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Cette information date de 39 ans et 5 mois (14.399 jours) !!

Max Gallo Porte parole du gouvernement

présidé par François Mitterrand, déclare en avril 1982 :

« 55 % des personnes présentées au parquet de Paris sont de jeunes drogués

Cette situation ne peut absolument pas se prolonger.

Il s’agit, quelles que soient les mesures du plan de rigueur, de consacrer les sommes nécessaires à cette lutte contre la drogue et Monsieur le Président de la République a demandé à Monsieur le Premier Ministre de faire de cette lutte une priorité.

En un mot, dans cette bataille contre la drogue, il faut se fâcher, il y va de l’avenir d’une partie importante de notre jeunesse »

Trafics de drogues : la solution simple que tout le monde oublie

Imaginez un instant : vous êtes un médecin français. 

Vous avez fait vos 10 ans d’études de médecine et maintenant vous travaillez dans un grand hôpital public dans l’agglomération marseillaise…

Et un beau jour, vous recevez un jeune garçon de 14 ans. Il n’est pas tombé en trottinette. Non, son corps est déchiqueté par plusieurs balles de Kalachnikov…

Pourtant, vous n’êtes pas médecin militaire ! Vous ne soignez pas des soldats français attaqués par les talibans ! 

Vous soignez des grand-mères ayant fait une mauvaise chute ou des enfants un peu casse-cou !!!

Cette scène est pourtant une réalité.

Ce jeune garçon de 14 ans s’appelait Rayane et il est décédé des suites de ses blessures. 

Depuis le début de l’année à Marseille, il y a déjà eu 15 homicides dont deux adolescents…

Ces 15 homicides sont directement liés au trafic de drogue. 

Ce trafic gangrène à peu près toutes les grandes villes françaises, et d’après ce que j’entends, le fléau s’attaque de plus en plus aux plus petites villes de province. 

Il y a 10 jours par exemple, à Saint-Malo (!), un homme marocain a été tué de plusieurs coups de couteau sur fond de trafic de drogue. 

Un autre article du Monde expliquait récemment comment, en Saône-et-Loire, le trafic de drogue explosait, sous l’impulsion de jeunes venus de banlieue parisienne. 

Rien ne semble endiguer l’ampleur du trafic de drogue.

La politique de la ville déverse 10 milliards d’euros par an, les effectifs de police ont été augmentés. Plusieurs stratégies ont été essayées : amendes forfaitaires, politique du chiffre, etc… 

Enfin, les partis au pouvoir se sont eux aussi succédé. Mais avez-vous vu des résultats ? Les choses ont-elles changé à votre avis ?

Devant tant de ratés, la France insoumise ou Europe Écologie Les Verts proposent même la légalisation pure et simple du cannabis. 

Quel signal de défaite envoyé aux délinquants ce serait ! Quel signal d’abandon moral et sanitaire envoyé aux consommateurs !

Pourtant, il y a une solution qui n’a pas été essayée depuis 50 ans.

Depuis presque 50 ans maintenant, on a accusé cette solution d’être rétrograde, de ne pas être assez compréhensive. 

On a dit qu’il fallait plutôt être en faveur de la réinsertion. On a dit que la prison était l’école du crime…

Cette solution… C’est une Justice répressive.

Car c’est justement une Justice répressive qui permet aux délinquants de comprendre la gravité de leurs actes.

C’est une Justice répressive qui parle à l’inconscient collectif d’une société et qui trace la ligne entre ce qui est permis et ce qui ne l’est PAS.

C’est une Justice répressive qui déclare la guerre à l’insécurité et la combat vraiment.

C’est une Justice répressive qui neutralise les délinquants et criminels et les empêche d’agir.

L’Institut pour la Justice se bat depuis maintenant 14 ans pour cette Justice ferme. 14 ans que nous sommes traînés dans la boue par les médias ou les juges laxistes (un de mes prédécesseurs était affiché sur le Mur des cons, vous vous en souvenez ?).

Pour rétablir une Justice répressive, il faut :  -instituer un arsenal pénal vraiment dissuasif en rétablissant les peines planchers et en supprimant l’aménagement des peines.

 -redonner du sens aux condamnations en rétablissant la peine de perpétuité réelle.

 -vider le réservoir à délinquants qu’est la France en expulsant systématiquement les étrangers condamnés en France.

 -redonner des moyens à la Justice en construisant 40 000 places de prison.Êtes-vous d’accord avec ces propositions ?

Alors il faut vous faire entendre et partager cet email à vos amis, votre famille et tous ceux qui pourraient vous rejoindre et rejoindre l’Institut pour la Justice dans ce combat.

Je vous le demande, ni pour moi, ni pour l’Institut pour la Justice, mais pour une certaine idée de la France.

Avec tout mon dévouement,

Pierre-Marie Sève
Directeur de l’Institut pour la Justice

Ps : Emmanuel Macron va se rendre à Marseille et va très certainement annoncer des mesures. Espérons que certains de ses conseillers lisent nos travaux et s’inspirent de nos propositions. Mais j’en doute.

Source <a href= »http://Pierre-Marie Sève – Institut pour la Justice

Règlements de comptes à Marseille : « Les moyens sont là pour lutter contre cette merde qu’est la drogue », assure Gérald Darmanin

Publié le 24/08/2021

D’après le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, à Marseille, il y a « deux fois moins de règlements de comptes aujourd’hui qu’il y a dix ans ».

« Je peux assurer que les moyens sont là, à Marseille, pour lutter contre cette merde qu’est la drogue », a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, mardi 24 août sur franceinfo. Et s’il « faut sans doute encore davantage de moyens », il y a tout de même « deux fois moins de règlements de comptes aujourd’hui qu’il y a dix ans », affirme-t-il.

Le ministère de l’Intérieur fait « un travail très important à Marseille, et on le fait en lien avec la justice », insiste le ministre. « 300 policiers de plus, deux unités de CRS, des opérations antidrogues avec des saisies extrêmement importantes. C’est vrai qu’il y a des règlements de comptes qui se sont accélérés depuis le mois de juin, mais ce sont d’une part des règlements de comptes liés directement au travail de la police et de la justice, qui ont mis en prison des gros caïds. La guerre de la drogue autour du cannabis, c’est une guerre de territoires. »

À Marseille, il y a parfois des points de deal qui représentent 100 000 euros d’argent liquide par jour, donc évidemment le gâteau est très généreux.Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur 

franceinfo

« Ce crime organisé, qui est très violent à Marseille comme ailleurs, essaye de reprendre ses parts », explique Gérald Darmanin.

Quant à la création d’un parquet spécial de lutte contre la drogue à Marseille, réclamée lundi 23 août sur franceinfo par le maire socialiste de la ville, Benoît Payan, Gérald Darmanin affirme lui avoir « dit que son idée est intéressante. Je lui dis aussi de mettre des caméras de vidéoprotection dans sa ville. Marseille est une des villes où il y en a le moins, et je dis que nous sommes prêts à financer une très grande partie de ces caméras, qui pourtant sont la compétence » des maires, a-t-il déclaré.

La légalisation du cannabis, une « défaite morale »

Le ministre de l’Intérieur écarte cependant la légalisation du cannabis comme moyen de lutte contre le trafic de drogue, la qualifiant « d’insulte » et de « défaite morale »« Là où il y a du cannabis, il y a aussi de la cocaïne et vous n’allez pas légaliser la cocaïne. Ensuite, le cannabis, c’est 500 morts sur la route par an. Ce sont des enfants qui sont totalement déscolarisés, des gens qui rentrent dans la dépression. C’est un niveau de THC [le tétrahydrocannabinol est la principale molécule du cannabis] qui n’a rien à voir avec le joint de papa ou de maman il y a 30 ou 40 ans. C’est un poison, et nous devons lutter très fortement contre ce poison qui touche beaucoup de familles françaises », conclut-il.

Source

Les morts par overdose aux Etats-Unis ont connu une forte hausse en 2020.

Pourquoi l’explosion du nombre de morts par overdose avec la pandémie aux Etats-Unis devrait nous inquiéter aussi ?
Interview du Pr. Jean Costentin

Atlantico :

Des dizaines de milliers d’Américains sont morts d’overdose au courant de l’année 2020. La responsabilité de la pandémie est pointée du doigt.
Quels sont les facteurs  (stress, anxiété, solitude, etc.) qui peuvent avoir entraîné ce lourd bilan ? Les drogues actuellement en circulation peuvent-elles avoir une responsabilité dans cette aggravation ? 


Pr. Jean Costentin :

L’an passé aux Etats-Unis, ce sont, à ma connaissance, 80.000 personnes qui seraient mortes par overdoses/surdoses de substances opiacées (i.e. issues de l’opium comme la morphine) ou opioïdes (i.e.  de  molécules de synthèse chimique mimant les effets des opiacés, tel le fentanyl). Ces décès y sont en nombre bien  supérieur à ceux des accidents de la route ajoutés aux victimes des armes à feu, qui défraient pourtant la chronique. 

Ces chiffres ne sont pas apparus brutalement, mais sur plus d’une demi douzaine d’années. Ainsi, ils ne sont pas imputables majoritairement aux conséquences de la pandémie de la Covid-19 qui, néanmoins, a pu les  majorer.       
Les molécules en cause sont : pour les unes des médicaments prescrits et utilisés comme tels au départ, et pour les autres des drogues vendues par des dealers telle l’héroïne ou des dérivés chimiques des anilino-pipéridines, les « fentanyls ».

Ce sont les deux voies d’entrée dans cette addiction fatale, l’une « thérapeutique », l’autre « récréative ».
A l’origine de cette première voie, il s’agit de patients ayant des douleurs plus ou moins intenses, auxquels leurs médecins, pour être rapidement très efficaces, prescrivent des antalgiques forts, au-delà de l’aspirine, du paracétamol, des anti inflammatoires non stéroïdiens, ou encore des corticoïdes.

C’est alors la codéine ou le tramadol, le dextropropoxyphène = Di-antalvic®, Propofan® ; la France a retiré ce dernier médicament du marché depuis une demi douzaine d’années. Prescrits à des doses et à des fréquences élevées,
ils induisent une tolérance, c’est à dire que leur effet diminue quand leur administration se prolonge. Le patient est alors incité à accroître la dose et la fréquence d’administration. Il y a des douleurs dont la cause a pu disparaître ou qui ont pu régresser mais qui, par le développement d’une dépendance, d’une addiction, font croire au patient qu’il a toujours besoin d’être traité. L’effet s’amenuisant, il presse le médecin de lui prescrire un médicament plus efficace.

Aux produits précédents  (classés par l’organisation mondiale de la santé/O.M.S. comme produits du palier 2) vont être substitués des produits du palier 3 ; tels la morphine, l’oxycodone, la méthadone, la buprénorphine, la péthidine, le fentanyl… Ces médicaments devraient être réservés (hormis pour une brève durée) aux soins palliatifs, à des
patients dont l’espérance de vie est brève.

Sinon l’addiction s’installe, avec le besoin tyrannique de consommer ces médicaments devenus des drogues. Privé de leur consommation le sujet voit ses douleurs s’exacerber, d’autres douleurs apparaissent, tandis que surviennent
des manifestations, en fait des troubles, qui sont à l’opposé des effets que développaient ces agents morphiniques : dilatation pupillaire avec intolérance à la lumière, là où le morphinique contractait la pupille ; sudation là ou le morphinique la tarissait ; irritabilité, là où le morphinique rendait plus sociable ; accélération du péristaltisme intestinal là où le morphinique était constipant ; multiplication des passages aux urinoirs alors que le morphinique tendait à induire une rétention d’urine ; humeur triste, dépressive là où le morphinique améliorait l’humeur ; une hypersensibilité à la douleur, à la place de l’analgésie….Bref  c’est le passage de Charybde en Silla.

Si les chiffres français ne sont pas connus, peut-on anticiper un phénomène similaire en France ? En a-t-on certains indices ? 
Les chiffres français sont connus grâce à l’enquête DRAMES ; traduisez : décès en relation avec l’abus de médicaments et de  substances  qui, pour l’année 2019, dénombre   503 décès par overdoses, ; ce qui fait de nous les bons élèves de la classe européenne. La crise américaine  des opioïdes  ne nous affecte donc pas.  Les  médecins français sont conscient de la forte propension de nos concitoyens à s’adonner aux drogues et à certains psychotropes ; ainsi nous battons des records internationaux en matière de consommation de tabac, d’alcool, de cannabis, d’hypnotiques, de benzodiazépines, d’antidépresseurs.

Cela pourrait être à l’origine de leur plus grande pusillanimité,  disons de leur plus grande prudence dans leurs
prescriptions que les médecins américains. Toujours prompts à nous inciter à copier les U.S.A. des journalistes nationaux ont reproché au corps médical français d’être avare du recours aux analgésiques puissants, allant jusqu’à lui reprocher d’être insensible aux douleurs des patients. Heureusement la majorité des médecins français a su résister à cette provocation.
D’ailleurs, les provocateurs d’hier sont devenus discrets, essayant de faire oublier leurs errements.  Incorrigibles, ils vitupèrent maintenant, sans disposer des informations pertinentes pour la légalisation du cannabis dit « thérapeutique ». 
C’est peut-être aussi parce que les français seraient culturellement plus « résistants à la douleur ».
Il est à noter encore que la pression concurrentielle entre praticiens pourrait être en cause. Le déficit des effectifs médicaux en France, qui culmine dans les « déserts médicaux », atténue la démagogie qui pollue aux U.S.A. la pratique médicale pour capter des patients.
L’aura médicale, même malmenée par la gratuité croissante des soins, conserve au praticien une certaine autorité, qui lui permet de résister aux sollicitations de plus en plus fortes de sa patientèle.
Ce pic constaté en 2020  est il conjoncturel ou doit on s’attendre à ce que la situation continue de s’aggraver post pandémie ?
La préservation de notre Nation aux débordements de l’utilisation des antalgiques constatés en Amérique est précaire. Si nous n’y prenons garde nous pourrions, comme en d’autres matières, copier ce mauvais exemple américain.
Notre tolérance à la douleur s’amoindrit : « Prendre sur soi » ; supporter ;  adhérer au précepte formulé par Albert Camus « un Homme ça s’empêche » ; ne sont plus trop à la mode.
Très tôt  nous opposons  à chacun des maux de nos enfant un médicament, instaurant chez eux le stéréotype : à chaque trouble-une réponse médicamenteuse.
 Notre prémunition contre les drogues s’érode. Les français, exceptionnellement désinformés, seraient maintenant favorables en majorité au cannabis dit « thérapeutique » ; tandis que s’accroit le nombre de ceux  qui souhaitent sa légalisation « à des fins dites récréatives ».
Le « jouir sans entrave » soixante-huitard continue, sans faiblir, de contaminer nos comportements.

Comme patients nous sommes de plus en plus impatients et requérants. Auprès des praticiens le « j’aimerais », devient de plus en plus souvent : « je veux » ; faisant craindre qu’il s’exprime bientôt « j’exige» ! 


En conclusion, nous ne sommes pas atteints par cette crise des opioïdes mais, si nous n’y veillons pas, nous pourrions le devenir.

Une grande et bonne nouvelle !

                                                   

Notre collègue, le Professeur Jean-Pierre Goullé est promu ce jour dans l’ordre de la Légion d’Honneur.

Professeur de Toxicologie,pourfendeur inlassable des addictions et de ceux qui les entretiennent, promoteur de ceux qui les soignent, il est en première ligne dans l’opposition constructive à la légalisation du cannabis.

Cette distinction est la juste récompense de son action.

Membre de deux académies nationales, de médecine et de pharmacie, il y a insufflé un rythme nouveau en y apportant de nouvelles preuves  scientifiques, médicales mais aussi socio-économiques des méfaits des drogues.

Il les accompagne par son rôle dynamique au sein du CNPERT, par sa lettre et son blog. C’est donc aussi ici que nous savourons  cette reconnaissance .

A mes félicitations personnelles, j’apporte  celles de Drogaddiction.com. D’autres le feront mieux que moi mais que Jean-Pierre sache ici toute notre joie et notre fierté de voir son travail reconnu et apprécié.

Qu’il y voit aussi un encouragement à poursuivre son combat à travers les institutions académiques  et associatives qu’il anime.

Nous lui souhaitons tout le succès à venir qu’il mérite

Jean-Paul Tillement

Cet hommage est si bien exprimé qu’il est inutile d’y ajouter quoique ce soit; hormis d’indiquer à titre personnel l’immense joie que je ressens devant l’annonce de cette très haute distinction décernée à notre parfait Ami

Jean Costentin

Obligation vaccinale contre la Covid-19, un devoir de santé publique et un engagement démocratique

Publié le 9 juillet 2021

Télécharger le communiqué (PDF)

Communiqué de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de pharmacie [1]

9 juillet 2021

Depuis le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la Covid-19, l’Académie nationale de médecine s’est exprimée publiquement à 7 reprises par communiqués de presse.

Elle a notamment rappelé et expliqué que seule une vaccination universelle permettrait de contrôler la pandémie au cours de l’année 2021 (14 décembre 2020) ; et que la mise en œuvre du programme de vaccination devait être accélérée (30 décembre 2020).

L’Académie nationale de médecine a préconisé :

– la vaccination de toute femme enceinte exposée ou porteuse de comorbidité (2 mars 2021) ;

– la vaccination obligatoire contre la Covid-19 chez les professionnels de santé, le personnel des EHPAD et les auxiliaires de vie pour personnes âgées (8 mars 2021) ;

– la nécessité de créer un passe vaccinal plutôt qu’un passe sanitaire (29 avril 2021) ;

– l’obligation vaccinale contre la Covid-19 (25 mai 2021) ;

la suspension du remboursement des tests RT-PCR et des tests antigéniques pratiqués pour convenances personnelles (23 juin 2021).

Ces prises de position ont devancé un débat qui ne doit plus être évité devant la reprise épidémique attisée par le variant Delta.  Le principe d’une vaccination fondée sur le volontariat révèle aujourd’hui ses limites, ce qui compromet l’accès au niveau d’immunité collective indispensable pour éviter une recrudescence épidémique au 4ème trimestre. Les avis de l’Académie nationale de médecine émis depuis le lancement de la stratégie vaccinale sont confortés par l’étude de l’Institut Pasteur présentée le 29 juin 2021, concluant que la vaccination est à ce jour « l’approche la plus efficace pour contrôler l’épidémie ». Le lendemain, la HAS estimait, elle aussi, que « la réflexion sur l’obligation vaccinale pourrait s’étendre à l’ensemble de la population. »

Différentes approches informatives et incitatives ont été développées auprès des personnes encore réticentes au vaccin de la Covid-19, sans résultats concluants. Les autorités sanitaires évoquent à présent l’éventualité d’une législation relative à l’obligation vaccinale.

Dans ce contexte, les arguments éthiques doivent impérativement s’ajouter aux arguments de santé publique.

Si la liberté individuelle doit être respectée, elle est toutefois limitée lorsqu’il y a danger pour autrui.

Face à la Covid-19, la vaccination n’est pas seulement un geste civique, c’est un impératif éthique. Il importe que les décisions politiques arbitrées à la suite de la concertation en cours soient éclairées, soutenues et accompagnées par l’avis de personnalités représentatives des champs de la santé et de l’éthique et des instances représentatives de la démocratie sanitaire.

Pour les soignants et les professionnels en charge des personnes âgées et vulnérables, l’obligation vaccinale contre la Covid-19 s’impose au regard des principes de solidarité et de réciprocité. Elle concerne aussi le personnel hospitalier paramédical et administratif, les ambulanciers, les pompiers, etc. Chaque soignant est tenu de tout mettre en œuvre afin de « surtout ne pas nuire ».

Les médecins et pharmaciens partagent un devoir d’exemplarité vis-à-vis de leurs patients et un rôle majeur dans la promotion de la vaccination. Les principes de bienveillance et de non-malfaisance sont au fondement de l’éthique du soin et de l’accompagnement. Mettre sciemment en péril la vie des personnes vulnérables dont on a la charge brouille le sens de l’effort collectif et compromet son efficacité. La protection des plus fragiles est une exigence démocratique à la base même du plan de lutte contre la pandémie. La morbidité et à la mortalité induites par les Covid-19 nosocomiaux en appellent à la responsabilité individuelle et à l’esprit d’engagement, au respect de la déontologie et des bonnes pratiques. Il devrait en être de même pour d’autres professions exercées dans un contexte qui favorise les risques de contamination.

Surseoir à l’obligation vaccinale des soignants revient à consentir implicitement à de nouvelles contaminations liées aux soins.

Concernant l’ensemble de la population âgée de 12 ans et plus, l’obligation vaccinale contre la Covid-19 constitue la seule option réaliste en termes de responsabilisation personnelle et d’engagement solidaire permettant de préserver sa santé, celle des autres et de parvenir à l’immunité collective. L’obligation s’impose quand une vaccination efficace et bien tolérée peut maîtriser une infection sévère, potentiellement mortelle et incontrôlable par tout autre moyen. Plusieurs maladies ont justifié une telle décision en France : la variole (1902-1984), la diphtérie (1938), le tétanos (1940), la tuberculose (1950-2007), la poliomyélite (1964). Plus récemment, 11 vaccins du nourrisson ont été rendus obligatoires en 2017.

Promouvoir l’obligation vaccinale, c’est reconnaître l’urgence d’une mobilisation de la communauté nationale dans la lutte contre un nouveau flux pandémique lié aux variants du SARS-CoV-2. Cela exige un effort de communication visant les personnes isolées, vulnérables ou exclues, dépourvues de recours à une information pertinente.

L’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie rappellent également notre devoir de solidarité internationale à l’égard des populations démunies du privilège de bénéficier de la vaccination.

Pour l’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie :

– la Covid-19 réunit toutes les caractéristiques justifiant l’obligation vaccinale ;

– le « passe vaccinal » devrait pouvoir attester du respect de cette obligation ;

– la mise en œuvre de l’obligation vaccinale devrait s’accompagner d’une campagne nationale de communication favorisant une pédagogie ciblée de la responsabilité partagée, évitant toute stigmatisation, dans le cadre d’un engagement démocratique ;

la solidarité vaccinale s’impose au plan international.

[1] Communiqué émis par l’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie à la suite d’un débat organisé le 8 juillet avec des personnalités représentatives de plusieurs institutions scientifiques, académiques, sanitaires et civiles.

Ce communiqué vise à alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur l’urgence, pleinement justifiée sur les plans éthique et scientifique, de vacciner toute la population au moment où celle-ci commence à prendre conscience de ses droits et de ses devoirs dans la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l’alcool pour réduire les cancers

Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l'alcool pour reduire les cancers
Le gouvernement veut lutter contre le tabac et l’alcool pour réduire les cancers© AFP/Archives/ROSLAN RAHMAN

Aller vers une France sans tabac, ce qui inclut de nouvelles hausses des prix, et limiter les excès d’alcool sont deux axes majeurs de la stratégie de lutte contre le cancer pour les dix années à venir, détaillée lundi par le gouvernement.

Les grandes lignes de cette stratégie décennale 2021-2030 avaient été annoncées en février par le président Emmanuel Macron, et le premier comité de pilotage s’est réuni lundi.

L’un des principaux objectifs de ce plan est de « réduire de 60.000 par an le nombre de cancers évitables à horizon 2040 », indique le Premier ministre Jean Castex dans le dossier de présentation.

Selon les chiffres officiels, 382.000 personnes apprennent chaque année qu’elles sont touchées par un cancer et 157.500 en meurent. Or, on estime que 153.000 cancers par an pourraient être évités.

C’est pourquoi l’action publique doit être guidée par « la perspective d’une France affranchie du tabac », selon les termes du plan. Avec 45.000 morts par an, le tabac est en effet « le premier facteur de risque de cancer ».

Le gouvernement veut donc poursuivre l’action menée dans le cadre de la lutte anti-tabac ces dernières années, qui a permis de faire baisser d’1,6 million le nombre de fumeurs entre 2016 et 2018.

« Le prix de vente de tous les produits du tabac devra converger vers les prix les plus hauts, pratiqués par les pays les plus avancés sur ce sujet (AustralieRoyaume-Uni, Irlande) », selon le plan.

Plusieurs hausses de prix ont été imposées en France ces dernières années, et le paquet de 20 cigarettes coûte désormais environ 10 euros. Mais en Australie, cela peut aller jusqu’à l’équivalent de 30 euros.

Juste derrière le tabac, « l’alcool est le deuxième facteur de risque de cancer ».¨Pourtant, « son image est positive pour la population qui l’associe à la fête, à la convivialité et au plaisir ».

C’est pourquoi la stratégie de réduction envisagée n’est pas la même que contre le tabac: il faut « prendre en compte la dualité +risque/plaisir+ propre à la consommation » d’alcool.

L’objectif n’est donc pas le zéro alcool, mais la diminution des consommations excessives, supérieure aux repères établis par les autorités sanitaires.

Cela passe par l’adoption d’un « programme national de prévention du risque alcool, interministériel et pluridisciplinaire ».

Les autres objectifs de la stratégie de lutte contre le cancer sont de « réaliser 1 million de dépistages en plus à horizon 2025, réduire de 2/3 à 1/3 la part des patients souffrant de séquelles 5 ans après un diagnostic, améliorer le taux de survie des cancers de plus mauvais pronostic à horizon 2030 », selon M. Castex.

Pour renforcer le dépistage du cancer colorectal, à partir d’octobre prochain, toute personne éligible pourra recevoir le kit nécessaire à domicile, après une commande en ligne, sans consultation médicale préalable.

En février, M. Macron avait indiqué que cette stratégie décennale s’appuierait sur un financement de 1,7 milliard d’euros pour les cinq premières années, dont 600 millions d’euros pour la recherche.

Source

CNPERT : Drogaddiction.com


Dix ans déjà bien tassés !

C’est un travail quotidien de grande qualité qu’accomplit notre maitre du web, Monsieur Guy Millant sur le site qu’il a créé.

Dix ans déjà, cet anniversaire est l’occasion de saluer l’œuvre accomplie. A partir des publications essentiellement françaises qu’il recueille chaque jour et les travaux scientifiques internationaux que nous sélectionnons, de nombreux messages vous sont proposés tous les matins auxquels s’ajoute la lettre bi- mensuelle du CNPERT qui attire l’attention sur l’actualité.
Un grand merci et toute notre reconnaissance à notre ami Guy Millant. Qu’il sache que son travail est utile, efficace et apprécié 


Jean-Paul Tillement
Vice président du CNPERT

La Birmanie brûle pour un demi-milliard de dollars de drogue

Les autorités birmanes ont fait brûler samedi pour plus d’un demi-milliard de dollars d’opium, d’héroïne, de méthamphétamine et autres drogues, saisis par la police.

Des pompiers passent devant un tas de drogues illégales incendié par les autorités birmanes pour marquer la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, à Yangon, Myanmar, le 26 juin 2021. | NYEIN CHAN NAING / EPA/MAXPPP

Les autorités birmanes ont fait brûler samedi pour plus d’un demi-milliard de dollars d’opium, d’héroïne, de méthamphétamine et autres drogues, saisis par la police, comme avertissement aux trafiquants qui semblent avoir appris à contourner les restrictions de voyage dues au Covid et ont repris leur trafic.

Un grand nuage noir

À Rangoun, les journalistes ont pu voir un tas énorme de sacs de cannabis, à côté d’autres remplis de petites pilules roses, et de tables pleines d’héroïne et autres drogues diverses, avant que les autorités n’y mettent le feu, envoyant dans le quartier un grand nuage noir.

Des opérations similaires ont eu lieu aussi dans les villes de Mandalay et Taunggyi, dans l’État Shan, brûlant pour 668 millions de dollars de drogues, dont 224 millions de comprimés de méthamphétamine, a précisé la police.

Cette opération avait lieu à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogue.

Marché en expansion

En dépit des restrictions dues au Covid, on a observé récemment « une augmentation constante du marché de la méthamphétamine en Asie de l’est et du sud-est », avait souligné l’ONU, qui ajoutait craindre que cela n’augmente encore avec les difficultés actuelles de la Birmanie.

Toujours selon l’ONU, l’État Shan, en Birmanie, reste la principale source de cette drogue, qui est souvent envoyée vers les marchés étrangers tels l’Australie et le Japon sous sa forme cristalisée, plus puissante.

Cet État fait partie du Triangle d’Or, à la frontière de la Birmanie, du Laos et de la Thaïlande, centre depuis des décennies de la production de drogue en Asie du sud-est.

Source

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