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Succès de la réalité virtuelle pour traiter les toxicomanes

La Chine a utilisé avec succès la technologie de réalité virtuelle pour traiter la toxicomanie, a-t-on appris d’un média chinois.

Le Bureau de gestion de la désintoxication de la province chinoise du Zhejiang (est) indique avoir testé à 1.008 reprises le traitement par réalité virtuelle sur les toxicomanes, selon un article publié sur le site Internet thepaper.cn.

D’après le bureau, le traitement par réalité virtuelle est « très efficace » dans 98,1% des cas d’addiction moyenne à la méthamphétamine, et 67,3% des toxicomanes ayant une addiction grave à cette drogue ont présenté une certaine amélioration, note l’article.

Wang Yongguang, responsable du projet, explique que le système de réalité virtuelle peut évaluer la gravité de la dépendance du toxicomane à la méthamphétamine en lui montrant des clips vidéo de consommation abusive de drogue, note le site.

Selon M. Wang, leur analyse des 1.008 échantillons montre que le traitement est efficace dans une certaine mesure sur 73,7% des addictions à la méthamphétamine et que le taux de sevrage est de 37,6%, soit un niveau assez satisfaisant.

« Nous avons accordé beaucoup d’attention aux détails dans la réalisation de la vidéo de réalité virtuelle […] Si les toxicomanes peuvent résister à la dépendance aux drogues via la vidéo de réalité virtuelle, ils peuvent aussi résister dans la réalité », déclare M. Wang.

Ce type de thérapie de réalité virtuelle pour l’évaluation et le traitement de la toxicomanie sera introduit dans d’autres provinces au cours des prochains mois, et une méthodologie spéciale de thérapie de réalité virtuelle adaptée aux femmes sera également développée, ajoute l’article.

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ArcelorMittal passe un pacte avec ses salariés dépendants aux drogues

Le géant de l’acier aide ses employés à se défaire de leur dépendance aux drogues en leur proposant de s’engager par contrat avec leur manager et le médecin du travail.

DES JEUX VIDÉO PEUVENT ATTAQUER LA MATIÈRE GRISE

Bang, bang et re-bang. Les adeptes de jeux de tir à la première personne descendent les ennemis à un rythme impitoyable. Ce qu’ils ignorent toutefois, c’est qu’ils risquent ainsi d’attaquer également… leur propre matière grise. Des chercheurs montréalais viennent en effet de découvrir que certains jeux vidéo peuvent atrophier l’hippocampe, une région dont la faiblesse prédispose à la maladie d’Alzheimer. Explications.

Meilleure attention visuelle, meilleure motricité fine, meilleure mémoire à court terme : les jeux vidéo ont plusieurs bénéfices sur le cerveau. Mais certains d’entre eux peuvent avoir des effets sournois. Selon une recherche publiée dans la revue Molecular Psychiatry, les jeux de tir à la première personne, dans lesquels le joueur voit l’action à travers les yeux du tireur, peuvent provoquer une perte de matière grise dans l’hippocampe chez certaines personnes. Cette région du cerveau s’occupe notamment de la visualisation spatiale et de stocker les souvenirs. « Aucune étude n’avait montré qu’une activité, quelle qu’elle soit, peut mener à la détérioration de l’hippocampe. Alors on estime que c’est grave et sérieux », a dit à La Presse Véronique Bohbot, coauteure de l’étude, professeure à l’Université McGill et chercheuse à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. L’étude a été menée conjointement avec des chercheurs de l’Université de Montréal, notamment le professeur Gregory West.

CALL OF DUTY C. SUPER MARIO

Le premier indice d’un problème est venu en examinant le cerveau de 33 volontaires. Ceux qui se disaient adeptes de jeux de tir à la première personne (la moitié du groupe) avaient moins de matière grise dans leur hippocampe que les autres. Pour déterminer si les jeux vidéo sont vraiment responsables de cette différence, les chercheurs ont ensuite recruté 64 non-joueurs. Certains d’entre eux ont joué pendant 90 heures à des jeux de tir à la première personne comme Call of Duty ou Killzone. Les autres ont plutôt joué à des jeux dits « de plateforme » comme Super Mario 64. Après l’exercice, les scientifiques ont noté qu’un sous-groupe important de participants ayant joué à des jeux de tir avait subi une atrophie de l’hippocampe. Aucun changement ne s’était produit chez ceux ayant joué à Super Mario 64.

DÉSÉQUILIBRE

Mais par quel mécanisme un jeu vidéo peut-il atrophier l’hippocampe ? L’explication n’est pas simple. La professeure Bohbot explique que, dans le cerveau, l’hippocampe est en compétition avec une autre structure, qu’on appelle les noyaux caudés. « Il y a vraiment une corrélation inverse entre la matière grise des noyaux caudés et celle de l’hippocampe. Les gens qui ont de gros noyaux caudés ont un petit hippocampe, et vice-versa », dit-elle. Or, les jeux de tir à la première personne stimulent massivement les noyaux caudés, notamment parce qu’ils activent à répétition et de façon immédiate le système de récompense du cerveau. L’hippocampe, lui, est très peu sollicité et s’atrophie, conduisant à un déséquilibre. Ce phénomène ne survient pas avec un jeu comme Super Mario 64 parce qu’il stimule aussi l’hippocampe. Les chercheurs croient que c’est parce qu’il demande aux joueurs de se faire une carte mentale de l’environnement virtuel où ils se trouvent.

TEST DU LABYRINTHE

La compétition entre l’hippocampe et les noyaux caudés a des implications importantes parce que chacune de ces structures nous aide à nous orienter dans notre environnement… mais de façon bien différente. Quand nous prenons le métro sans trop réfléchir pour aller au bureau, ce sont nos noyaux caudés qui nous guident. On dit souvent que nous sommes alors « sur le pilote automatique ». Lorsqu’on se fait plutôt une carte mentale des lieux pour s’orienter, c’est l’hippocampe qui travaille. En faisant naviguer les participants de l’étude dans un labyrinthe virtuel, les scientifiques ont découvert que 83 % des adeptes de jeux de tir à la première personne naviguent sur le pilote automatique, contre 50 % pour la population en général. Ils ont aussi découvert que ce sont ceux qui utilisent cette stratégie pour s’orienter qui subissent une atrophie de l’hippocampe en jouant à des jeux de tir à la première personne. La minorité de joueurs qui utilisent leur hippocampe pour s’orienter semble donc immunisée contre la perte de matière grise, même lorsqu’ils jouent à ces jeux.

ALZHEIMER

Le point le plus troublant de l’étude est qu’on sait que plus l’hippocampe est atrophié, plus le risque de développer la maladie d’Alzheimer est grand. Jouer à des jeux de tir à la première personne peut donc faire courir un risque à certaines personnes. L’étude recommande ainsi la « prudence » à ceux qui voudraient utiliser les jeux vidéo pour prévenir l’alzheimer. Le danger est de surstimuler les noyaux caudés, puis de voir ceux-ci nous mettre trop souvent sur le pilote automatique. « Si vous entrez dans une pièce et que vous ne vous souvenez plus pourquoi vous vous y êtes rendus, par exemple, vous êtes sur le pilote automatique », illustre la professeure Bohbot. Si cela se répète trop souvent, le cerveau peut sombrer dans la démence. Pour forcer l’hippocampe à reprendre le dessus, la chercheuse recommande de se faire des cartes mentales de notre environnement, de minimiser l’utilisation du GPS et d’apporter des changements à sa routine. L’exercice et une bonne nutrition peuvent aussi aider.

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Un réquisitoire implacable et des faits indiscutables mais oubliés?

Nos lecteurs connaissent bien  Jean-Paul Bruneau, ex policier, président fondateur d’EDVO, qui assure l’accompagnement des toxicomanes de façon aussi efficace que bénévole.

Il nous livre son témoignage dans la lutte contre le cannabis, à lire, à méditer, à diffuser.

Le débat est à nouveau relancé, peut-être pour récompenser  le vote de plus de 2 millions de cannabiculteurs  ou d’usagers ou d’usagers revendeurs de cannabis.

Sous prétexte de liberté ou de guerre perdue contre la drogue, il est toujours possible  de manipuler les  plus influençables. La loi de 1970 n’est plus appliquée depuis longtemps ; en 2004 ; les consignes ministérielles ont  permis à tout le système répressif de pratiquer le simple avertissement pour tout usager de drogues et l’incitation aux soins. Se servir de l’argument d’emprisonnement des usagers est une grosse manipulation puisque moins de 100 usagers multirécidivistes sont incarcérés et presque tous  pour des faits antérieurs où la peine de prison avec sursis tombe ou l’aménagement de peine n’a pas été respecté.

Les brigades de lutte contre les stupéfiants sont les services les moins pourvus en effectifs et en équipements spécialisés, depuis plus de 20 ans !  La suppression de la police de proximité dans nos cités, depuis 15 ans  et l’avertissement plutôt que la sanction recommandé par notes ministérielles depuis 2004 pour le simple usage de cannabis, fait qu’il est ridicule de parler de résultats dans cette lutte ! L’application d’une sanction comme pour le défaut de port de ceinture de sécurité permet très rapidement de parler de résultat !

S’appuyer sur la  liberté de vendre et fumer du tabac n’est pas crédible ; ce produit est légalisé, vendu sous contrôle d état, mais cela n’empêche pas les mineurs d’y accéder ou la vente de tabac de contrebande. (1 cigarette sur 4 est vendue illégalement et surtout depuis l’instauration du paquet neutre).

En France 78 000 morts évitables par an liés aux maladies du fumeur (fumeur de tabac et/ou de cannabis). Aucun des « experts » prônant la légalisation ne dit que fumer du cannabis est plus cancérigène que le tabac ; alors que la mortalité et le nombre de malades  fumeurs augmentent chaque année !

Aucun ne dit que fumer du cannabis est aussi dangereux que l’abus d’alcool pour  la conduite des véhicules alors que l usage de tabac seulement ne modifie ni les réflexes ni le comportement des conducteurs.

On ne parle pas non plus des victimes « innocentes » des fumeurs de  cannabis en termes d accident de la route ou au travail. (www.association-marilou.org).

Ces 50 dernières années les politiques ont fait évoluer nos mœurs en réduisant la liberté de vente et de consommation d’alcool ou de tabac en utilisant la voie répressive. Donc libéraliser l’usage d une drogue supplémentaire, serait  en opposition à  ce principe de précaution.

Dans cette logique libertaire, pourquoi pas supprimer tous les contrôles de vitesse et ne compter que sur la sagesse des conducteurs !

Dire que la légalisation du cannabis est la meilleure solution est d’une naïveté grotesque et dangereuse dans un pays latin comme le notre car une liberté acquise ne se reprend pas.

Arguments  de propagande:  la légalisation de cannabis permet de neutraliser le trafic et génère des emplois et  des profits pour l’Etat.  faux !

Le trafic est solidement organisé en France, surtout dans les cités de toutes les villes et nous sommes devenu le Pays  le  plus gros consommateur d Europe. Vendre le cannabis légal taxé en officine avec accès aux adultes seulement sous prétexte de protéger les mineurs reste du domaine de l’utopie.

Le cannabis  » herbes ou résine ou cannabis synthétique ?  » vendu en officine sera moins puissant en THC que les variétés vendues sur le darknet ou dans les cités. sémilla. skunk. Spip… Les dealers de nos cités n’ont pas attendu la légalisation ; ils sont tous multicartes à présent en proposant tous les produits stupéfiants.  Le dealer  ne paie ni taxe ni charge donc il sera en concurrence, avec des  produits plus puissants, en quantité non limitée,  moins chers.

Une  officine comme le Coffee Shop en Hollande, interdit l’accès aux mineurs, et permet pour l’adulte l’achat avec limitation à détention de 5 grammes pour un usage privé … avec une carte de membre pour limiter l’accès à l’officine (interdit aux étrangers) et un  contrôle pour les usagers cannabiculteurs? Même si la consommation de cannabis est nettement moindre chez les jeunes hollandais, il faut prendre en considération le côté strict de l’éducation et la prévention précoce dans ce pays nordique, comme en Suède. La légalisation en Hollande n’a pas neutralisé le trafic des stupéfiants (plaque tournante la plus importante d’Europe depuis la dépénalisation) et la criminalité liée  à l’usage des drogues.

Dans notre Pays, les mineurs étant  les plus ciblés par l’offre illicite de cannabis, il faudra toujours autant de policiers et de gendarmes pour les protéger. Les dealers n’iront pas pointer davantage au chômage, le cannabis n’étant que le produit d’amorçage pour vendre le reste.  Il faudra plus de contrôles dans les cités pour limiter la vente  cannabis illicite et plus de dépistages car il y aura plus de conducteurs adultes  attirés par ce produit plus exotique que le tabac. Donc davantage de répression pour limiter l’accidentologie sur les routes et au travail.

Dans notre Société où faire fortune compte plus que l’intérêt général,  les startups cannabis comme aux USA  dans leurs nouvelles boutiques, avec toutes les variétés de cannabis ou les moyens d’en produire et avec plus de mille produits ou supports (dentifrice, shampooing, chewing gum, bière au cannabis, vêtements en fibre de chanvre cannabis, etc…) auront bientôt leurs boutiques en France. Les taxes seront insuffisantes pour prendre en charge les conséquences de cet usage dangereux pour la santé 10 à 20 ans plus tard comme nous l’avons vu pour le tabac. Ce seront encore les non fumeurs qui seront là pour payer !

Utile pour soigner :  faux !

On ne fait pas fumer de l’opium pour soulager la douleur des malades ; on  extrait, à des dosages bien précis certaines molécules de l’opium pour en fait la morphine, la codéine, la buprénorphine,… idem pour le cannabis qui a permis la fabrication de médicaments comme le sativex ou le marinol prescrits de façon très limitée à des malades atteints de sclérose en plaques par exemple . La fumée  d’opium ou du cannabis, entre autres méfaits,  est toxique pour les poumons jusqu’à preuve du contraire !

Si l’ont veut réduire efficacement et durablement  le problème  drogues en France qui gangrène  la vie dans nos cités et plus particulièrement la vie des jeunes, il faut remettre en place l’ilotage avec ses cinq missions tel qu’il avait été conçu initialement, avec une police de proximité au contact de la population, surtout partout où les dealers exploitent les cités.

Il faut simplifier la répression pour le simple usage de cannabis  avec  une amende à paiement immédiat proportionnelle à l’infraction. Il ne faut pas retirer le caractère délictuel de l’usage dès qu’il y a soupçons d’usage revente ; ce qui permet au policier, au gendarme et au magistrat de poursuivre les investigations pour lutter contre le trafic, mais aussi, quand il y a accident derrière cet usage (piéton imprudent sous effet, conducteur de 2 roues ou autres véhicules ou engins de travail).

En matière d’appréciation des conduites à risques, l’usage des drogues doit  être considéré  pas moins que le défaut de port de casque ou de ceinture de sécurité ou d’abus d’alcool,  et permettre une interpellation et une sanction immédiate.  Si il y a dépénalisation du simple usage pour le cannabis, produit psychotrope qui à faible dose  modifie durablement le comportement, il faudra  attendre l’accident ou des faits plus graves, pour permettre le dépistage et la sanction !

Pour sauver des vies, les pouvoirs publics sont de moins en moins tolérants vis-à-vis de l’usage d’alcool et du tabac. Nous savons que l’effet d’un simple  joint de cannabis associé à l’usage d’alcool au seuil de tolérance, multiplie par 14 le risque d’accident ; alors, dépénaliser ou légaliser l’usage du cannabis serait le plus mauvais signal dans l’évolution de nos mœurs alors que nous sommes devenus champion d’Europe pour cette pratique.

La majorité des parents, même ex-consommateurs, sont hostiles à une libéralisation de cet usage, surtout face aux difficultés scolaires et aux troubles de comportement de leurs ados « dits consommateurs festifs » qui ont généralement, sous cet effet,  une consommation d’alcool aussi « libérée » !

Jean-Paul BRUNEAU

Ex-policier formateur anti drogue – double DU en addictologie – président fondateur d’EDVO ayant accompagné plus de deux milles toxicomanes dans leur rétablissement en 29 ans de bénévolat.

www.edvo-addictions.fr

 

Cette paille inventée par des lycéennes vous sauvera des drogues versées par un violeur

Aujourd’hui, les viols lors de soirées étudiantes ou de rendez-vous amoureux, causés par des drogues dans les boissons sont encore monnaie courante. Beaucoup de jeunes femmes en sont victimes, au lycée ou à l’université. Pour contrer ce problème, trois lycéennes ont créé une paille qui permet de savoir s’il y a des substances dans son verre.

UNE PAILLE INTELLIGENTE 

Victoria RocaSusana CappelloCarolina Baigorri sont toutes les trois inscrites à l’école préparatoire Gulliver à Miami en Floride. C’est lors d’un cours d’entreprenariat que les trois jeunes filles ont décidé de créer une paille singulière, Smart Straws. Lorsque que celle-ci est placée dans une boisson, elle indique si son contenu est sans danger ou si il y a une drogue à l’intérieur. Cette idée leur a permis de gagner le Business Plan Challengedans la catégorie Lycée.

Les trois lycéennes à l’origine du projet.

 PRÉVENIR LES RISQUES DE VIOLS 

La paille a été mise au point pour réagir aux drogues du violeur les plus communément utilisées contre les femmes. Elle permet donc de détecter les drogues comme le Rohypnol, le GHB ou encore le spécial K. Si l’extrémité de la paille devient bleue alors de la drogue a été versée dans la boisson. Si le test ne révèle rien, la boisson peut être consommée car les pailles ne les contaminent pas. Les trois lycéennes souhaiteraient que leur paille soit également eco-friendly. Elles sont actuellement en train de faire une demande pour breveter leur produit, ce qui permettrait de le commercialiser et elles ont mis en place un crowdfunding afin de financer sa production.

Plusieurs tests ont été effectués avant de présenter la paille.

DES TAUX DE VIOLS TOUJOURS IMPORTANTS

Selon le bureau des statistiques de la justice, les viols qui sont orchestrés pendant des rendez-vous amoureux sont parmi les plus nombreux. La plupart des personnes touchées ont entre 16 et 24 ans. Ces actes sont souvent perpétrés sur les campus des universités, pendant des soirées de fraternité. La paille est un objet qui est facilement stockable et distribuable dans ce genre de lieux. Les cliniques de santé au sein des universités peuvent également en distribuer. Bien que ce concept ne résout pas les problèmes de viol, c’est une initiative qui pourrait aider à sensibiliser et permettre aux étudiantes de se protéger.

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Cocaïne, cannabis : un nouveau kit salivaire à disposition des gendarmes

Depuis mi-juillet, les gendarmes de Loire-Atlantique utilisent un tout nouveau kit salivaire lors de leurs contrôles routiers. Il permet d’éviter les prises de sang en cas de test positif aux stupéfiants.

Par Fabienne Béranger Publié le 06/08/2017

« Ce test salivaire remplace la prise de sang, et il permet en huit minutes seulement, d’établir si le conducteur a consommé du cannabis, mais encore de la cocaïne ou tout autre forme de drogue. » expliquent les gendarmes sur leur page Facebook.

Traces de cannabis, cocaïne mais aussi opiacées, amphétamines et méthamphétamines peuvent ainsi être détectés grâce à ce kit salivaire dernière génération. Les contrôles en sont facilités.

« Les enquêteurs ne sont plus obligés de quitter le terrain. il y a un gain de temps énorme, y compris pour la personne qui est contrôlée. Il y a également un gain d’ordre pécuniaire car les tests sont beaucoup moins onéreux qu’auparavant » explique  le capitaine Yves Mainguet, de l’escadron de sécurité routière de Loire-Atlantique.

Comme par le passé, les conducteurs ont le droit de refuser le prélèvement de leur salive. Mais leur permis de conduire est alors confisqué et ils repartent avec une convocation au tribunal.

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La crise des opiacés ravage les Etats-Unis

mediaLes Etats-Unis consomment 80% de la production mondiale d’opiacés. 
Getty  images/E+/Savushkin

Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, a présenté mercredi 2 août les premières mesures d’un plan de lutte contre la crise des opiacés. Ces dérivés de l’opium, prescrits comme antidouleurs, font des ravages aux Etats-Unis. Douze procureurs sillonneront désormais le pays pour engager des poursuites contre les médecins et les pharmaciens qui prescrivent et distribuent illégalement ces antalgiques. Mais la crise est tellement grave que Donald Trump pourrait déclarer l’état d’urgence sanitaire.

Les chiffres font froid dans le dos, et les responsables américains n’ont de cesse d’utiliser des comparaisons mortifères pour alerter l’opinion publique. Le dernier rapport d’une commission de la Maison Blanche estime ainsi qu’en trois semaines, les overdoses font autant de victimes que les attentats du 11-Septembre. Cela représente 142 décès par jour.

Autre comparaison : on évalue à 60 000 le nombre d’overdoses mortelles en 2016. C’est autant que le nombre de morts des guerres du Vietnam et d’Irak réunies. C’est aussi deux fois plus que le nombre de victimes d’accidents de la route, presque cinq fois plus que le nombre de tués par armes à feu. Le New York Times précise qu’il s’agit d’une augmentation de 19 % par rapport à 2015.

Le problème est propre aux Etats-Unis : le pays consomme 80 % de la production mondiale d’opiacés, et on estime entre deux et trois millions le nombre de citoyens américains dépendants. Le coût total estimé pour la société américaine, en comptant les frais de soins et la perte de compétitivité, serait de presque 80 milliards de dollars.

Des médicaments particulièrement addictifs

 Les opiacés sont des dérivés de l’opium, qui contient de nombreuses molécules aux propriétés narcotiques et antalgiques. La plus célèbre d’entre elles est la morphine, qui, une fois acétylée, permet d’obtenir de l’héroïne.

Les opiacés s’obtiennent par réaction chimique d’autres molécules issues de l’opium comme la thébaïne ou la codéine. En résultent de puissants antidouleurs, bien plus forts que la morphine, et pourtant prescrits à tour des bras par des médecins américains.

Mais les opiacés n’agissent pas que sur les douleurs, elles influent aussi sur les centres du plaisir du cerveau. C’est ainsi que naît la dépendance : pour retrouver le plaisir de la première prise, le patient en prend de plus en plus, car l’effet du médicament s’estompe avec le temps, jusqu’à atteindre l’overdose.

Une explosion de la consommation depuis les années 1980

A partir des années 1980, alors que les médecins américains sont à la recherche de traitements antidouleurs, au même moment l’industrie pharmaceutique met en place un intense lobbying pour vendre ces fameux opiacés. Encouragés par des chercheurs de l’université de Boston, qui publient un article niant le lien entre opiacés et dépendance, les médecins se mettent à prescrire ces stupéfiants. Cette étude, qui s’avère rapidement erronée, est pourtant relayée sans cesse par les laboratoires qui parviennent à franchir un pas dans les années 2000 : les règles de prescriptions sont alors largement assouplies, et la consommation d’opiacés explose.

Si la crise a pris tant d’ampleur, c’est donc avant tout parce que les médecins ont été trompés. Ils agissent souvent par méconnaissance des effets addictifs des opiacés. D’ailleurs, bon nombre d’entre eux ne connaissent pas de traitement alternatif face aux douleurs.

Le réveil des pouvoirs publics

Les pouvoirs publics commencent seulement à saisir l’ampleur du problème.

La poursuite des médecins et des pharmaciens qui distribuent illégalement les opiacés est un premier pas, mais ce n’est pas du tout suffisant. Une commission de lutte contre la dépendance aux drogues, créée par Donald Trump, a rendu lundi 31 juillet son premier rapport : elle estime que le président doit déclarer l’état d’urgence sanitaire dans le pays. Un moyen de débloquer des fonds supplémentaires pour traiter la crise.

En 2016 pourtant, Barack Obama avait déjà tenté d’engager la lutte : il avait invité les médecins à réduire leurs prescriptions qui concernaient à l’époque un tiers des Américains. Une mesure qui n’a pas eu l’effet escompté : beaucoup de patients, devenus dépendants, se sont alors tournés vers l’héroïne pour assouvir leur addiction. D’autant qu’un sachet de cette drogue ne dépasse pas les 10 dollars aux Etats-Unis. Beaucoup de jeunes Américains sont d’ailleurs devenus héroïnomanes au cours des trois dernières décennies en commençant par voler des opiacés dans les pharmacies de leurs parents ou grands-parents, jusqu’à devenir accros et préférer l’héroïne achetée dans la rue.

Aux Etats-Unis, le débat fait rage sur les solutions possibles à cette crise. Les plus radicaux sont partisans de laisser mourir ceux qui ont basculé dans la drogue. La grande majorité dirige sa colère contre les producteurs d’opiacés considérés comme responsables de la crise. Des procureurs généraux dans plusieurs Etats, les plus touchés, ont même déjà commencé à poursuivre certains laboratoires. Mais ceux-ci se défendent en rappelant que la fin des opiacés entraînerait une explosion de la consommation d’héroïne.

COMMENT L’ARGENT DE LA DROGUE SOUTIENT LE SECTEUR BANCAIRE

Chacun connaît les méfaits de la drogue, mais sa dimension économique, sa fantastique capacité à faire de l’argent est rarement étudiée en tant que telle.

Ce travail est nécessaire, d’autant que cette économie criminelle profite au secteur bancaire, qui n’ose bien sûr l’avouer.

Cet argent a même contribué à sauver plusieurs banques lors de la crise de 2008.

« Lettre Stratégie & Conseil » lève le voile sur un aspect bien sombre de la planète financière.

Cliquez ici pour télécharger le document

 

« Nous allons interpeller les députés sur la légalisation du cannabis »

 

Elisa Martin, la Première adjointe en charge de la tranquillité publique à la Ville de Grenoble, est sortie de son silence concernant la sécurité et le trafic de drogue qui “gangrène” la ville, pour reprendre les propos de Jean-Yves Coquillat, procureur de la république (édition du 26 juillet), lui-même réagissant au désarroi des habitants des deux tours du quartier Jouhaux (édition du 25 juillet) qui n’en peuvent plus de vivre au milieu d’une poignée de dealers qui dictent leur loi.

« Le poids des stupéfiants dans la ville nous préoccupe autant qu’il préoccupe les habitants, commence l’élue. Il ne s’agit pas d’un fait grenoblois mais bien d’un phénomène national et même international. Nous trouvons évidemment écho aux propos du procureur mais il s’agit d’avoir un regard lucide sur Grenoble qui est une place du grand banditisme depuis un certain temps maintenant. Dans son ouvrage “Mafias” (Fayard), le juge d’instruction Gilbert Thiel consacre un chapitre entier sur Grenoble…

Nous sommes confrontés à des groupes mafieux à la fois organisés et violents qui n’hésitent pas à happer les adolescents du quartier pour en faire des “guetteurs”. A notre niveau, nous faisons notre part, nous coopérons avec les services de police tout en ayant une politique éducative continue.

Nous n’avons pas hésité à ouvrir des accueils loisirs en direction des ados au cœur des quartiers chauds que ce soit Mistral, Lys Rouge ou Très-Cloîtres parce que nous pensons qu’il faut continuer à garder un échange avec les populations. Le cadre législatif ne fonctionne pas, l’interdiction suscite du désordre. Nous allons donc interpeller les députés pour une réponse législative et poser la question de la légalisation du cannabis.

A partir du mois d’octobre, nous allons lancer une campagne de communication pour sensibiliser les consommateurs de cannabis afin de leur rappeler que lorsqu’ils viennent acheter leur drogue, ils soutiennent un système de terreur et de mise en danger des plus jeunes. Ils n’en ont peut-être pas conscience une fois chez eux, assis confortablement sur le canapé à fumer. Le problème est à la fois d’ordre public mais aussi de santé publique ».

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