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Un court-métrage poignant et éducatif : Addiction

Loin des clichés liés à l’addiction, l’association Cellofan’ a dévoilé, il y a quelques jours à la Maison des adolescents, un court-métrage poignant et éducatif intitulé Addiction. Une manière pour l’association de parler de l’addiction autrement et surtout sans porter de jugement

ADDICTION from Cellofan’ on Vimeo.

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Santé: le mélange cannabis et café serait MORTEL !

1000 effet cannabis et café

Une récente étude s’est intéressée au mélange entre cannabis et café. Les résultats ne sont pas encourageants pour les consommateurs.

LE CANNABIS ET LE CAFÉ SE COMPLÈTENT L’UN L’AUTRE

L’étude en question s’est intéressée aux différents composants du cannabis et du café. À savoir le combo entre THC, substance présente dans la dopamine relâchée par le cannabis, et le café. Ou n’importe quel autre excitant d’ailleurs. Mais vous vous en doutez, le mélange n’est pas forcément agréable pour le corps ou l’esprit.

En effet, consommer du cannabis en buvant du café accentue les effets de la drogue. Mais le magasine newsweed qui a repris l’info, l’analyse ainsi : « D’une part, de petites doses de caféine semblent renforcer les effets du THC. D’autre part, une trop forte dose de caféine augmente la consommation de cannabis et en diminue l’effet, ce qui peut provoquer une dépendance au THC, à la caféine ou aux deux combinés. »

DES TESTS ONT ÉTÉ FAIT SUR DES SINGES ACCROCS AU CANNABIS

Les scientifiques à l’origine de cette étude ont expérimentés leurs résultats sur un groupe de singe. Déjà, niveau morale éthique, c’est pas top. Ils leur ont administré de la MSX-3, substance proche de la caféine, ainsi que du THC. Ils ont remarqué que plus la dose de caféine augmentait, plus le THC disparaissait lentement du corps des singes.

En d’autres termes, l’effet du cannabis est très fortement augmenté en fonction de la dose de café ingurgitée. Cela peut ainsi mener à une dépendance croissante, voir des troubles psychologiques graves. Certains entraînant une mort cérébrale.

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Le mot du jour Chemsex

PAR ORLANE DURIMEL

ACTUALITÉ
Cette pratique sexuelle qui implique la prise de drogues dures se répand partout en Europe, notamment au sein de la communauté homosexuelle. Elle inquiète les médecins et associations qui en voient les effets dévastateurs.

Pourquoi on en parle ?

Le terme de chemsex a été évoqué à plusieurs reprises lors de la Neuvième Conférence Scientifique sur le VIH qui s’est déroulé du 23 au 26 juillet à Paris. En effet, les spécialistes du sida pointent du doigt ce nouveau jeu sexuel qui participe à une propagation du VIH.

Le chemsex, qu’est-ce que c’est ?

Contraction de « chemicals » (drogues chimiques en anglais) et de sexe, le chemsex est une pratique qui consiste à avoir des rapports sexuels tout en étant sous psychotropes, c’est-à-dire des produits ayant un effet sur l’activité cérébrale au niveau du système nerveux. L’alcool, le tabac, la caféine ou encore le cannabis sont par exemple de psychotropes naturels.

Seulement, les usagers du chemsex ne sont pas des adeptes des produits naturels. Ils préfèrent les produits de synthèses aux effets bien plus puissants. La pratique amuse et stimule les plaisirs mais entraîne une baisse de vigilance chez les deux partenaires.

Une fois la drogue injectée dans le sang les usagers deviennent vite accro même si la consommation est occasionnelle(Photo : Pixnio)

La pratique du chemsex, apparue au Royaume-Uni à la fin des années 2000, est très courante au sein de la communauté homosexuelle. « Les usagers n’utilisent plus de préservatifs et se partagent même les aiguilles pour s’injecter de la drogue, affirme Vincent Leclercq, membre de la plateforme téléphonique de l’association AIDES et de la Coalition Internationale Sida. C’est devenu une pratique à risque qui expose de plus en plus aux MST et au VIH. »

De la vente à bas prix sur internet

Depuis quelques années, l’émergence d’un nouveau marché est apparue, de nouvelles catégories de produits sont accessibles et vendus très facilement et à bon prix. « Ils prennent de la 3MMC ou de la 4MEC, des drogues dures avec un très fort potentiel addictif », selon Vincent Leclercq. Souvent mélangés à d’autres drogues avant d’être consommées, ces produits de synthèses sont très dévastateurs et se vendent à seulement 10 € le gramme quand la cocaïne se trouve à 60 ou 80 € le gramme.

Les drogues se trouvent facilement sur internet et il est possible de se faire livrer à domicile. Le marché est entretenu par le site de rencontre gay « Grindr », où les adeptes de chemsex sont nombreux.

Une addiction rapide

La pratique qui se répand inquiète les professionnels de la santé. « Les quantités absorbées sont très importantes, l’effet de la drogue est beaucoup plus direct et en plus, le potentiel additif est multiplié », s’inquiète un membre de Fédération Addiction. Nous n’avons pas de remède miracle hormis les cures de désintoxication, et les séances de psychologues. »

Selon un rapport de l’Onu cette semaine, le sida a tué 1 million de personnes dans le monde en 2016. (Photo : Photobanque gratuite)

 

Pour l’instant, il est « impossible détablir des statistiques sur le nombre de personnes concernées, ni sur les drogues consommées », ajoute-t-ilMais l’augmentation du nombre de « chemsexeurs » se vérifie sur le terrain. Vincent Leclercq estime ainsi qu’une vingtaine d’appels par jour au dispositif d’écoute de AIDES concerne le chemsex. « Ils sont en détresse face à leur consommation de produits, trois semaines suffisent pour devenir accro. »

Les victimes du chemsex « décrochent très rapidement », ajoute-t-il. Ils perdent leurs emplois, n’ont plus de vie sociale, font des overdoses, des comas et parfois même succombent en plein acte sexuel. Le manque de vigilance les expose en plus au risque de la contamination par le virus du sida.

C’est pourquoi le sujet a été abordé à la Conférence Scientifique sur le VIH. Selon un rapport de l’Onu cette semaine, le sida a tué 1 million de personnes dans le monde en 2016. En seulement un an, 1,8 million de nouveaux cas a été répertorié, soit une nouvelle contamination toutes les 17 secondes environ.

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Cannabis chez les ados : certains profils plus dangereux que d’autres

Le cannabis a des effets délétères sur le cerveau des jeunes. Il serait particulièrement nocif pour certains utilisateurs dont la consommation augmente dans le temps.

Qui dit cannabis à l’adolescence dit gros risques pour le cerveau du jeune en construction. Mais cela dépendrait de la manière dont l’adolescent consomme durant cette phase de vie. Des chercheurs de l’Ecole de Médecine de l’université de Pittsburgh aux Etats-Unis ont mené une étude à ce sujet parue dans la revue Addiction. 158 garçons et jeunes hommes du Projet Pitt Mère et Enfant y ont pris part. Cette recherche à long terme se concentre sur des hommes à risque de comportements antisociaux et d’autres psychopathologies, selon des critères comme le revenu et la composition du foyer.

A 20 ans, les participants ont rapporté dans un questionnaire leurs habitudes de consommation de cannabis pour chaque année de leur adolescence. Ils ont aussi subi une Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle, qui révèle la connectivité du cerveau et son fonctionnement. Entre 20 et 22 ans, les volontaires ont passé des tests pour évaluer leurs résultats psychosociaux, leur taux de dépression et le niveau d’éducation.

RISQUES DE DÉPRESSION ET MOINDRE ÉDUCATION

Les résultats indiquent qu’une augmentation importante de consommation est plus délétère qu’une consommation forte, stable et constante. Les participants ayant débuté leur usage de manière occasionnelle à 15 ou 16 ans et qui ont vu leur consommation augmenter drastiquement dans les années qui suivent sont ceux qui présentent le plus de dysfonctionnements dans les circuits neuronaux de la récompense, le taux le plus élevé de dépression, et le moins bon niveau d’éducation à l’âge adulte.

Rappelons que quel que soit le profil de consommation, la consommation de ce psychostimulant n’est pas sans risque : « Bien que beaucoup de personnes pensent que le cannabis n’est pas nocif, il peut avoir des conséquences sévères sur le fonctionnement cérébral et physique, l’éducation, et la gestion de l’humeur », alerte Erika Forbes, auteure principale de l’étude.

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Les drogues seraient responsables de 33 % du déficit français annuel

TABAC, ALCOOL ET DROGUES ILLICITES COÛTENT 19,2 MILLIARDS D’EUROS PAR AN

En 2015, à la demande de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), Pierre Kopp a réalisé une étude sur le coût social des drogues en France. Selon cette enquête, chaque année, ce sont 19,2 milliards d’euros qui sont facturés à l’État français à cause des drogues, soit 1 % de son PIB.

Pour réaliser son enquête sur le coût des drogues pour la société française, Pierre Kopp s’est basé sur des données stables datant de 2010. Selon son analyse, l’État dépense 19,2 milliards d’euros tous les ans pour soigner les répercussions du tabac (13,8 milliards d’euros), de l’alcool (3 milliards d’euros) et des drogues illicites (2,4 milliards d’euros) sur la santé des Français. Une somme qui représente 1 % du PIB français.

En d’autres termes, les dépenses étatiques liées à ces addictions représenteraient 33 % du déficit budgétaire annuel. Les taxes de ces produits ne sont pas suffisamment élevées pour permettre l’équilibre du « budget tabac, alcool et drogues illicites ». En effet, alors que les frais médicaux engendrés par les consommations de tabac (25,9 milliards d’euros) et d’alcool (7,7 milliards d’euros) sont salés ; les recettes perçues par l’État avec les taxes tabac et alcool remboursent moins de la moitié des soins prodigués.

Le tabac est l’addiction la plus coûteuse pour le monde 

Pierre Kopp a calculé le coût social des drogues selon plusieurs critères : la valeur des vies humaines perdues, les pertes de qualité de vie et de production, les dépenses en prévention, les répressions et soins, l’économie des retraites non versées, les taxes prélevées sur l’alcool et le tabac … Selon ce chercheur en économie, les coûts sociaux de l’alcool et du tabac sont identiques (120 milliards d’euros chacun).

Celui des drogues illicites est évalué à 8,8 milliards d’euros. (à comparer avec le budget 2017 de la JUSTICE : 8,9 milliards)

Le tabac est sans hésitation la drogue responsable du plus grand nombre de décès. En revanche, les fumeurs vivent plus longtemps (71 ans) que les alcooliques (63 ans). Fumer est également l’addiction la plus coûteuse au monde.

Selon une étude publiée par Tobacco Control en janvier 2017, 6 % des dépenses mondiales liées à la santé sont causées par le tabagisme. En France, les paquets de cigarettes tarifés à 1,50 euro en 1990 sont désormais vendus à  près de 7 euros. Pourtant, selon le cabinet Microeconomix, si le coût pour la société était pris en compte, le prix juste d’un paquet de tabac serait supérieur à 13 euros.

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Nouvelle-Zélande : sept décès imputés au cannabis synthétique

La substance est interdite depuis 2014 en Nouvelle-Zélande en raison de sa dangerosité.

Depuis le début du mois de juillet, au moins sept personnes ont péri à Auckland après avoir vraisemblablement pris du cannabis synthétique. Dressant ce bilan vendredi, la police néo-zélandaise ne donne pas de précisions sur ces décès.

Selon le «coroner» Deborah Marshall, chargée d’enquêter sur les morts non naturelles, les services ambulanciers ont signalé une hausse importante du nombre d’hospitalisations en lien avec la prise de ce type de drogue.

«Nous sommes très préoccupés par le fait que les utilisateurs n’ont pas conscience des poisons chimiques qu’ils se mettent potentiellement dans le corps en fumant cette drogue», explique de son côté dans un communiqué l’inspecteur Gary Lendrum.

Les autorités expliquent que le cannabis de synthèse, interdit en Nouvelle-Zélande depuis 2014, contient souvent des produits chimiques dangereux.

Des produits qui affectent les récepteurs cérébraux
Le cannabis synthétique peut ressembler à première vue à de la marijuana naturelle mais il est parfois addictif et mortel en raison de la forte concentration de produits destinés à imiter le tétrahydrocannabinol (THC), le principe actif qui fait planer. L’effet de ces produits chimiques sur les récepteurs cérébraux peut donc être largement plus fort que le THC.

Il est aussi parfois vendu sous une forme liquide et consommé dans des cigarettes électroniques.
L’agence de l’ONU chargée du contrôle des drogues avait affirmé en 2015 que le cannabis de synthèse, apparu aux Etats-Unis il y a une dizaine d’années, posait un problème grave de santé publique. Un des aspects du problème tient au fait que plusieurs centaines de types de cannabis de synthèse sont en circulation, et facilement accessibles sur internet.

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La Journée internationale contre la drogue en Chine

26 juin 2017 : des officiers brûlent la drogue confisquée dans la ville de Mangshi, la capitale de la préfecture autonome dai et jingpo de Dehong, dans la province du Yunnan (sud-est de la Chine).

Un total de 5635 tonnes de drogue confisquée ont été détruites lundi, lors de la 30e Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues. [Crédit photo : Xinhua]

La Chine a marqué la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues par l’exécution de barons de la drogue et d’expositions visant à effrayer les utilisateurs potentiels de drogues, dans un contexte de renforcement des efforts dans la guerre contre les drogues.

Samedi, la cour intermédiaire de Shanwei, dans la province méridionale chinoise du Guangdong, a condamné à mort treize trafiquants dans un jugement, qui s’est déroulé dans un stade. Huit d’entre eux furent exécutés plus tard dans la journée. Tous étaient originaires de Lufeng, une ville hantée depuis longtemps par la production illégale de drogues.

La Chine met également en place des moyens créatifs pour traiter les addictions, incluant l’utilisation de films utilisant la réalité virtuelle et la médecine traditionnelle chinoise. Les officiels indiquent cependant que le problème de la drogue restait grave et complexe, du fait de l’émergence des réseaux sociaux.

Afin de sensibiliser la population, divers événements se sont déroulés à travers le pays pour marquer la Journée internationale contre les drogues, qui a lieu le 26 juin de chaque année.

La police de Beijing a notamment détruit 1,4 t de stupéfiants saisis entre 2014 et 2015.

Lundi, le ministre de la Sécurité publique, Guo Shengkun, a déclaré lors d’un forum, que tous les départements du pays devaient augmenter leur coopération et leur coordination dans les opérations de lutte contre les drogues. Il a également appelé à l’expansion des organisations sociales et à la mobilisation de la population pour participer à la guerre contre les drogues.

Lors d’un forum qui s’est tenu vendredi dernier, Xiong Desheng, le directeur adjoint de la Commission nationale chinoise de contrôle des stupéfiants (NNCC), a indiqué que la toxicomanie avait engendré des milliers de milliards de yuans de pertes. L’impact sur la main d’œuvre du pays a été significatif du fait de l’influence néfaste des drogues sur la santé, celles-ci engendrant notamment la propagation de maladies infectieuses.

En mars, la NNCC a indiqué qu’à la fin 2016, la Chine comptait 2,5 millions de toxicomanes, soit 6,8 % de plus par rapport à l’année précédente. Parmi eux, 58,4 % sont âgés entre 18 et 35 ans.

Trafic en ligne

Un rapport de la NNCC indique que la Chine continue de faire face à de nombreux défis concernant le contrôle des stupéfiants : « Le trafic de drogues se basant sur Internet se répand rapidement et les activités de trafic sont devenues plus dissimulées. »

Les plateformes de réseaux sociaux, comme WeChat et Momo, sont de plus en plus fréquemment utilisées pour le trafic de stupéfiants, indique Wang Wei, un professeur à l’Université de la sécurité publique du peuple de Chine, ajoutant que les trafiquants collectent l’argent par le biais de ces réseaux sociaux et envoient des photos du lieu où a été cachée la drogue : « Ces trafiquants peuvent opérer sans se rencontrer, ce que rend leur arrestation plus difficile. »

La NNCC indique également que le trafic de drogues est devenue plus transfrontalier et qu’il s’est internationalisé.

En 2016, les autorités chinoises ont dévoilé 1481 affaires de drogues impliquant des étrangers. Elles en ont arrêté 1876 et saisi 6,6 t de drogues diverses.

Lundi, la police de la préfecture autonome du Xishuangbanna dans la province du Yunnan, a remis quatorze trafiquants birmans à la police du Myanmar, qui a de son côté renvoyé douze toxicomanes chinois présumés en Chine.

La police du Xishuangbanna a indiqué que ces utilisateurs de drogues seraient envoyés dans des centres de désintoxication.

Une désintoxication basée sur la technologie

D’après Xiong Desheng, la Chine a construit 775 centres de désintoxication pouvant accueillir 361 000 toxicomanes, afin d’aider ceux-ci à traiter leur addiction.

Cao Xuejun, le directeur de l’administration en charge de la désintoxication affiliée au ministère de la Justice, a indiqué jeudi lors d’une conférence de presse, que la médecine traditionnelle chinoise et la réalité virtuelle seraient utilisées pour aider à réhabiliter les toxicomanes.

Les consommateurs de drogues doivent regarder des films, qui montrent les conséquences horribles de l’utilisation de drogues. Ils en regardent ensuite un autre leur montrant la beauté d’une vie saine, indique Mme Wang, une employée du Centre de réhabilitation obligatoire de Liangzhu.

La technologie de la réalité virtuelle rend tout plus frappant. De nombreux patients sont pris de vertiges et leur rythme cardiaque monte en flèche pendant le visionnage du film. En dehors de cela, il n’y a cependant aucun autre effet secondaire, explique Wang Wei, ajoutant que de nombreux patients étaient effrayés à l’idée de consommer des drogues après avoir reçu un tel traitement pendant quelques mois.

Lundi, le gouvernement de Beijing a également utilisé la technologie de la réalité virtuelle dans une campagne de lutte contre les drogues dans les stations de métro, afin d’exposer la population aux souffrances de la toxicomanie.

Purple drank : la nouvelle drogue des jeunes

Le purple drank français n'est pas violet comme son nom anglais le suggère mais orange, du fait de la couleur du sirop. - Le purple drank français n'est pas violet comme son nom anglais le suggère mais orange, du fait de la couleur du sirop.

Le purple drank français n’est pas violet comme son nom anglais le suggère mais orange, du fait de la couleur du sirop.

Sirop codéiné, Sprite et Phenergan. Ce nouveau – et dangereux – cocktail des jeunes alerte les pharmaciens, décidés à prendre le sujet à bras-le-corps.

Je voudrais de l’Euphon, c’est pour ma mère.

Depuis un an et demi, les pharmaciens tourangeaux entendent ce mensonge jusqu’à deux fois par jour. Popularisé par les rappeurs américains dans les années 1990, le purple drank ou lean est un mélange de sirop codéiné et de soda, principalement du Sprite en France.
Les jeunes le prennent avec des comprimés de Phenergan, dont ils ignorent souvent la finalité. Pour Alice, qui en a consommé plusieurs fois, « c’est pour amplifier l’effet du sirop ». Pas exactement selon Éric Doudet, phamarcien et président de Resist 37 : « Ça sert à soulager les démangeaisons provoquées par une trop forte dose de codéine. » Les effets recherchés sont la sensation de « phaser », planer en restant immobile, et de perdre le sens de la réalité autour de soi. Mais surtout, pour beaucoup d’interrogés, « ça fatigue énormément, et on s’endort très vite. » 
Si de nombreux ados entre 14 et 18 ans ont donc déjà testé ce cocktail, ils n’y reviennent pas forcément : « C’est complètement nul, je ne bougeais plus et c’est trop dangereux », déclare Manon. Même son de cloche chez Bastien, qui n’envisage pas d’en consommer régulièrement : « Il faut faire attention, ça reste des médicaments. »

Selon Éric Doudet, les trois principaux risques sont « la baisse de la vigilance, l’arrêt respiratoire et la dépendance ».« C’est extrêmement dangereux pour les asthmatiques pour qui ces sirops sont proscrits », précise une consœur.

Déjà deux jeunes en sont morts depuis le début de l’année en France.
La disponibilité des produits sans ordonnance a facilité l’expansion du phénomène, mais les pharmaciens sont autorisés à refuser la prescription en cas de danger pour la santé du client. La majorité d’entre deux fait désormais bloc, toujours dans l’intérêt du jeune. Une soirée-débat de l’association contre l’addiction Resist 37 traitait de la manière de gérer ces échanges au comptoir : « Le plus important, c’est de garder le lien avec l’ado, et plutôt que d’avoir un discours moralisateur, montrer qu’on prend soin de lui », préconise Éric Doudet.

Juliette Geay

Avec Elodie Gossuin (ex Miss France), l’addiction aux drogues, on en parle !

Campagne nationale de prévention sur l’addiction aux drogues

Nous pouvons tous, un jour, être touchés par l’addiction aux drogues… directement ou par le biais de notre entourage. Sensibiliser la population des coiffeurs autour d’un tel sujet, est un véritable défi que Mutex et les partenaires sociaux de la branche professionnelle de la coiffure, en partenariat avec l’ANPAA, ont relevé. Cette campagne de prévention nationale veut ainsi briser les tabous et aller plus loin dans l’échange et l’information sur la dépendance aux drogues.

Lancée fin juin, cette campagne a pour objectif premier de sensibiliser la population des coiffeurs aux problèmes liés aux drogues. En effet, les statistiques démontrent que les 18-25 ans sont les plus touchés par l’addiction aux drogues. La majorité des coiffeurs se situant dans cette tranche d’âge, il était évident pour les partenaires sociaux de la branche professionnelle de la coiffure, réunis sous Coiffure Vitalité, de s’engager dans cette campagne de prévention pour les sensibiliser.

Mais cette campagne nationale de prévention n’a pas qu’un unique objectif de sensibilisation : décomplexer les personnes touchées et leur entourage, installer une prise de parole et favoriser un discours préventif autour de conseils et d’accompagnement, représentent des enjeux tout aussi importants.

Avec Elodie Gossuin, on en parle !

Cette campagne est conçue autour de 10 épisodes visionnables tout au long de l’année, sur la page Facebook de Coiffure Vitalité. Elodie Gossuin, la célèbre animatrice, toujours aussi engagée dans les débats sociétaux, interroge des experts de l’ANPAA dans un salon de coiffure, sur divers thèmes comme : l’aide à apporter à un proche, les risques encourus en cas de consommation de drogue, savoir ne pas stigmatiser pour déculpabiliser…

Des rendez-vous pour mieux débattre

Pour compléter cette série de 10 épisodes, des jeux-concours et des rendez-vous fréquents ont aussi été prévus -toujours sur Facebook pour
échanger et débattre avec les internautes et ainsi libérer la parole.

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