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Cannabis K2 : une drogue de synthèse 85 fois plus puissante que la naturelle

Les drogues de synthèse, à la composition chimique en perpétuelle évolution, sont responsables d’un nombre croissant d’overdose aux Etats-Unis.

Quand 33 personnes se sont effondrées sur les trottoirs de Brooklyn durant une seule journée de juillet dernier, les spécialistes de santé ont tout de suite pensé à un coupable : le cannabis de synthèse, que l’on peut acheter sur Internet et dans certaines épiceries sous le nom de K2, ou de Spice.

Quelques mois après cet incident, une étude publiée dans le New England Journal of Medicine cette semaine confirme ces premiers soupçons. Surtout elle révèle que ce cannabis de synthèse était en fait 85 fois plus puissant que la vraie marijuana.

Pour expliquer cette « épidémie de zombies » – c’est ainsi que les personnes qui ont appelé les secours décrivaient les personnes en train de faire une overdose – Roy Gerona, professeur assistant au laboratoire de toxicologie clinique de l’Université de Californie a analysé la composition chimique d’un des paquets de cannabis de synthèse découverts sur la scène. Il a réussi à déterminer que cette drogue – appelée avec le poétique nom de « AK-47 24 Karat » –  était un cannabinoïde synthétique, le AMB-FUBINACA, c’est-à-dire un analogue à la molécule AB-FUBINACA développée par Pfizer en 2009 comme puissant anti-douleur.

Plus de 540 nouvelles substances psychoactives en un an
Cet épisode tragique est le révélateur d’un mouvement de fonds aux Etats-Unis où les drogues de synthèses sont en plein boom. La composition chimique précise de ces drogues de synthèse est en perpétuelle évolution. Roy Gerona  explique dans son étude que « plus de 540 nouvelles substances psychoactives » ont été rapporté l’année dernière à l’Office des Nations Unies contre les drogues et les crimes. Cela a pour but de contourner la législation sur les drogues : il suffit de changer un tout petit peu la molécule pour qu’elle ne soit plus dans la liste des produits illicites. Mais cela rend également les conséquences médicales de ces drogues totalement imprévisibles.

Résultats : aux Etats-Unis, les overdoses au cannabis synthétique sont en pleine explosion. Selon les centres d’information toxicologiques, cités par la chaîne d’information américaine CNN, 5300 personnes ont été exposées au cannabis synthétique durant la première semaine de juillet, contre 3600 durant toute l’année 2015.

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Le fonctionnement de la rétine est fortement perturbé par l’usage du cannabis

Le cannabis a une incidence sur le fonctionnement de l’œil :

les chercheurs du programme CAUSA MAP le mettent en évidence pour la première fois au monde

retine-photo-des-chercheursLe fonctionnement de la rétine est fortement perturbé par l’usage du cannabis : c’est la conclusion de l’étude menée par des chercheurs du CHRU de Nancy et du Centre Psychothérapique de Nancy, le Pr Raymund Schwan et les Drs Vincent Laprévote et Thomas Schwitzer, publiée ce 8 décembre 2016 dans le journal scientifique américain réputé, JAMA Ophtalmology.

L’étude fait partie de CAUSA MAP, vaste programme de recherche initié et dirigé par l’équipe de Nancy, qui fédère des centres de Strasbourg et de Paris, et financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les conduites addictives (MILDECA).

Cette étude est dite « préliminaire », parce qu’elle porte sur une partie des volontaires de CAUSA MAP, mais son résultat est jugé suffisamment innovant et important pour être publié avant la fin du recrutement des volontaires qui se poursuit actuellement.

Elle a été menée auprès de 52 volontaires (28 usagers réguliers de cannabis et 24 non exposés) à partir de la mesure des courants électriques des cellules nerveuses de la rétine grâce à un électrorétinogramme. Cet examen, réalisé soit en neurophysiologie clinique ou en ophtalmologie, permet de diagnostiquer certaines anomalies de la rétine.

Cette recherche, qui n’avait encore jamais été menée sur l’être humain, montre scientifiquement que les yeux d’un consommateur régulier de cannabis ont un important retard dans leur réponse à un signal lumineux.Ce résultat est interprété comme une altération dans la communication entre les cellules nerveuses de la rétine sous l’influence du cannabis. Une démonstration qui ouvre de nombreuses perspectives, puisque la vision est impliquée dans les actes de la vie quotidienne, et en particulier, dans la conduite automobile.

Les équipes de recherche nancéiennes entendent poursuivre leurs explorations pour estimer les conséquences de ce retard rétinien sur l’ensemble de la fonction visuelle.

Ce sont les cellules ganglionnaires de la rétine qui ont été explorées car leur fonctionnement est très proche de celui des neurones du cerveau humain et elles sont plus faciles à étudier.

Concrètement, les volontaires, ont répondu à des questionnaires de santé et de consommation de substance, passé un examen urinaire, des tests de mémoire et d’attention, puis des tests visuels par électrorétinogramme et d’autres par électroencéphalogramme pour mesurer l’activité du cerveau.

Les usagers réguliers de cannabis participant à cette étude fumaient au moins 7 joints par semaine et ont été recrutés, tout comme les volontaires non exposés, par un appel presse et affichage. Des conseils pour arrêter de fumer ont été systématiquement proposés à tous les participants.

 

La progression des ingestions accidentelles de cannabis confirmée

Paris, le mercredi 14 décembre 2016 – Il y a un mois était révélée l’hospitalisation en service de soins intensifs d’un enfant de 18 mois après avoir ingéré du cannabis laissé à sa portée par son père. Si les cas aussi graves restent isolés, les accidents de ce type ne sont pas rares. En 2015, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) alertait quant à l’augmentation du nombre de signalements d’ingestions accidentelles de cannabis par des jeunes enfants. Aujourd’hui, les données du Bulletin épidémiologique hebdomadaire confirment l’existence de ce phénomène préoccupant.

L’étude présentée porte sur les registres de Provence Alpes Côte d’Azur (PACA). Entre 2009 et 2014, tous âges confondus, 1 182 patients ont été admis aux urgences en raison d’une intoxication au cannabis. Les 15/18 ans représentaient la classe d’âge la plus représentée (20,4 %), tandis que 4,1 % des sujets étaient âgés de moins de 8 ans. Les auteurs observent encore que l’augmentation constatée durant la période est la plus forte chez les 8/15 ans et les moins de 8 ans. Si vomissements et céphalées représentent la majorité des symptômes relevés, les auteurs signalent que deux enfants de moins de deux ans ont dû être admis en réanimation.

Des avertissements indispensables

Extrapolés à la France entière (même si les données démographiques de la région ne sont pas parfaitement superposables à tous les autres territoires), ces chiffres dessinent un phénomène d’ampleur non marginale et inquiétante.

Pour les auteurs, ils confirment la nécessité d’avertissements spécifiques, dans le cadre par exemple des campagnes de sensibilisation aux méfaits du cannabis. Sans doute les opposants et les partisans de la dépénalisation du cannabis trouveront dans ces données de nouveaux motifs d’affrontement, les premiers pouvant juger que ces cas confirment la dangerosité de la banalisation du produit, les seconds pouvant arguer qu’un contrôle de la production permettra peut-être de renforcer les avertissements sanitaires et de limiter les concentrations en substance active.

A.H.

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Pour lire la suite de l’article et l’avis du Professeur Costentin,

cliquez sur cannabis-mefaits-toujours

Cette étude qui montre que le cannabis fait (aussi) des ravages sur le coeur

Malgré le contexte américain ou cinq Etats veulent légaliser l’usage du cannabis, ce produit reste nocif, à plus d’un titre. Des études récemment publiées aux Etats-Unis font désormais état des risques pour le bon fonctionnement du muscle cardiaque. Au vue de l’étendue de son usage et les tranches d’âge concernées des problème vont survenir dans un avenir proche.

Atlantico : Des études scientifiques récemment publiées aux Etats-Unis montrent que la consommation de cannabis peut avoir un effet sur le coeur et provoquer notamment des cardiomyopathie. Que nous apportent ces résultats concrètement ? En quoi nous permettent-ils de mieux comprendre les effets du cannabis ?

Guy-André Pelouze : Pour comprendre comment le cannabis fumé peut avoir des conséquences sur le système cardiovasculaire il faut tout d’abord expliquer qu’il s’agit  de l’inhalation de la fumée d’une pyrolyse végétale. La pyrolyse est la décomposition (ou thermolyse) d’un composé organique par une augmentation importante de sa température pour obtenir d’autres produits ou libérer des molécules actives dans la fumée. Le végétal en question, feuilles et efflorescences de cannabis sativa contient bien évidemment des matières organiques qui lorsqu’elle brûlent à haute température produisent des carcinogènes notamment des benzopyrènes et par ailleurs des cannaboïdes (présents dans la résine) en particulier le tétrahydrocannabinol.

L’étude de ces cas a permis d’aller plus loin. Il y a deux types de récepteurs aux cannaboïdes. Le CB1 et le CB2 et c’est par l’intermédiaire de ces récepteurs que les cannaboïdes produisent leurs effets. L’activation forte du récepteur CB1 périphérique c’est à dire celui présent dans les organes autres que le cerveau est impliquée dans ces effets délétères et curieusement c’est par le même mécanisme d’activation que certaines chimiothérapies sont toxiques pour le muscle cardiaque. Il serait donc possible de diminuer la toxicité de ces chimiothérapies en bloquant ce récepteur périphérique.

Enfin il n’est pas possible de donner une probabilité du risque de ce danger. Ce qui est certain c’est que les personnes déjà cardiaques sont à plus haut risque et que la consommation concomitante de toxiques récréatifs (phénomène très fréquent) potentialise le risque.

Ces cannaboïdes passent dans la circulation pulmonaire en arrivant dans les alvéoles du poumon puis dans la circulation systémique celle qui se rend aux organes, en particulier le cerveau, mais aussi tous les autres. Les cannaboïdes ont des récepteurs dans le cerveau et leur molécule est suffisamment petite pour traverser la barrière hémato-encéphalique qui « protège » le cerveau de molécules indésirables. Il y a plusieurs décennies que des cas sporadiques de cardiomyopathie réversible ou non ont été décrits chez des fumeurs de cannabis. Des publications plus récentes ont confirmé cette toxicité.

De quoi s’agit il?

Le muscle cardiaque est extrêmement endurant puisqu’il peut à la fois se contracter et se relâcher sans arrêt pendant toute la vie mais aussi augmenter immédiatement son activité (fréquence des contractions et force de celles ci) en fonction de la demande du corps (exercice, digestion…). Il dispose pour ce faire d’une usine à énergie rapide très performante la mitochondrie située dans chacune des cellules. Cette mitochondrie est altérée par de nombreux toxiques récréatifs : alcool, cocaïne, méthamphétamine, ecstasy, cannaboïdes. D’une manière générale ces molécules altèrent de manière aiguë ou chronique la mitochondrie et privent le muscle cardiaque d’énergie entraînant son affaiblissement. Le débit cardiaque diminue jusqu’à mettre en danger la vie dans certains cas. Cette atteinte peut être aiguë avec une défaillance cardiaque souvent en raison d’une consommation importante ou chronique chez des consommateurs réguliers. Il y a comme pour toute toxicité de ce type un effet dose mais aussi une plus grande susceptibilité de certaines personnes, qui est en rapport avec des différences génétiques dans la capacité à réparer les effets toxiques des cannaboïdes au niveau de la mitochondrie

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Pourquoi la drogue et l’alcool s’invitent de plus en plus au travail ?

Alcool, cannabis, cocaïne… Que ce soit pour pallier au stress ou tout simplement pour améliorer leurs performances, les travailleurs sont ainsi de plus en plus nombreux à présenter des conduites addictives au bureau. Un fléau qui posent problème aux entreprises françaises puisqu’il concerne plus de 20 millions de personnes et cause une forte augmentation des accidents du travail.

Le 5 décembre 2016 s’est tenue à Paris la seconde édition de la Journée nationale de prévention des conduites addictives en milieu professionnel. Lors de cette conférence, de nombreux professionnels de la santé ont exposé leurs recherches concernant les conduites addictives sur le lieu de travail des français. Et le constat est effarant :  plus 20 millions de salariés, qu’ils soient agents de la fonction publique, en CDI comme en CDD, en situation précaire ou non consomment des substances illicites au bureau. Parmi elles, les produits les plus consommés seraient l’alcool et le cannabis. Mais on note une hausse considérable de consommation de cocaïne, d’héroïne et même d’amphétamines. La prise de médicaments tels que des antidépresseurs et des analgésiques est également fréquente.

Demain, tous accrocs au bureau ?

Dopage et dépression

Pour les spécialistes, il y a deux catégories de consommateurs au travail : ceux qui le sont déjà à titre personnel et ceux que le stress lié travail a mené à la prise de substances addictives. Certains souhaitent améliorer leurs performances : on parle de « dopage professionnel ». Gladys Lutz, ergonome-chercheur présidente du Congrès Addictologie et Travail (Additra) explique que « les anesthésiants ou stimulants tels que le cannabis, l’alcool, l’héroïne ou la cocaïne sont devenus des recours de plus en plus répandus face à des situations stressantes pour pouvoir tenir« . En soulignant d’ailleurs que « les managers, au cœur de la situation, sont eux-mêmes consommateurs ». Des informations qui font écho à l’étude scientifique publiée dans The British Medical Journal en 2015 qui expliquait que les salariés travaillant plus de 48 heures par semaine, soit un temps de travail qui dépasse le seuil raisonnable selon une directive européenne, avaient plus de risque de devenir alcooliques que les autres.

11% des entreprises confrontées à des problèmes liés au cannabis

La santé, l’hôtellerie-restauration et le marketing sont les plus touchés

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas les traders qui consomment le plus de cocaïne et les ouvriers qui boivent le plus. La réalité est bien loin des clichés : l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies explique que tous les corps de métiers sont exposés, et à tous les niveaux. Selon M. Reynaud, psychiatre addictologue et président du Fonds Actions Addictions, « tous les métiers sont touchés et notamment les professions de santé, l’hôtellerie-restauration, le marketing, la création et la pêche ». Il évoque alors une « souffrance physique aussi bien que psychique ».
Face à ce constat, le gouvernement a fait de la prévention des conduites addictives en milieu professionnel une priorité et à mis en place un plan de lutte contre les drogues et les conduites addictives. De nombreuses actions ont été lancées par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), allant de la formation des médecins du travail jusqu’à la mise en place d’un site internet dédié aux addictions au bureau.

Les entreprises désormais autorisées à faire passer des tests aux salariés

Côté entreprises, certaines tentent d’aider leur employé concerné en lui faisant souffler dans l’éthylotest en cas de doute. A ce sujet, le Conseil d’Etat vient tout juste d’accepter qu’une employeur fasse passer un test salivaire pour contrôler la consommation de drogue. Ceci reste sous condition, comme le stipule le code du travail : « nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ». L’employeur pourra donc faire ce test si le poste occupé par le salarié peut présenter un danger particulier pour lui-même ou pour un tiers. La procédure pourra être effectuée par un responsable hiérarchique.

Quand d’autres préféreront la manière douce en bannissant tout alcool de leur carte de restaurant/cantine. Certains DRH feront également appel à des intervenants extérieurs tels que des préventeurs, des psychologues et des assistantes sociales afin que le travailleur puisse se faire aider au travail, mais sans se sentir épié par sa hiérarchie. Quand cela ne fonctionne plus, l’entreprise peut proposer de financer une cure de désintoxication. « Mais ça ne marche que temporairement » explique Me Denis Andrieu, avocat en droit social défendant les entreprises sur ces questions de santé au travail.

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Qu’est-ce que le captagon, la drogue des djihadistes ?

Pour pouvoir tuer de sang-froid, les djihadistes de Daech consommeraient une drogue appelée captagon. Quels sont ses effets ? Quels sont les signes qui montrent qu’une personne est sous l’emprise de cette drogue ? Le Pr Jean-Pol Tassin, neurobiologiste à l’Inserm et spécialiste des addictions, nous dit tout sur cette drogue prisée par l’organisation Etat islamique.

Le 26 juin 2015, un homme âgé de 23 ans tue 39 personnes et en blesse 39 autres dans une station balnéaire près de Sousse, en Tunisie. Des témoins affirment que l’homme souriait et riait pendant la tuerie. L’autopsie de Seifeddine Rezgui, abattu juste après son massacre, révèlera qu’il était sous l’emprise de captagon, une drogue qui l’aurait aidé à tuer de sang-froid. Des témoignages recueillis auprès de témoins présents à Paris vendredi 13 novembre 20151 peuvent laisser penser que les terroristes auraient pu être sous l’emprise de cette drogue. Seules des autopsies pourront l’affirmer avec certitude.

Identification de nouveaux comprimés d’ecstasy fortement concentrés en MDMA

Dans le cadre du système d’Alerte Précoce (Early Warning System – EWS), l’Institut Scientifique de Santé Publique (WIV-ISP) nous a informés de l’identification de nombreux comprimés d’ecstasy fortement dosés en MDMA. Ces pilules ont majoritairement été analysées dans le cadre de recherches réalisées par le WIV-ISP et ses partenaires sur base de produits circulants dans les festivals cet été.

Les deux premières pilules (« Tomorrowland » et « ACAB ») ont été analysées début décembre dans le cadre du service de testing de l’asbl Modus Vivendi, proposé à Bruxelles au lieu d’accueil Modus Fiesta.
Vous trouverez le détail de cette alerte et des conseils de réduction des risques en cliquant ici.

Entre la drogue et les écrans, les jeunes ont fait leur choix

Selon le nouveau rapport de l’Observatoire français des Drogues et des toxicomanies (OFDT), les jeunes passent plus de temps devant les écrans et découvrent la drogue plus tard.

Addictions aux écrans

À tous les parents qui pensent que les écrans sont en train de prendre trop de place dans la vie des adolescents, sachez que cela peut les détourner de la drogue et de l’alcool, pendant un certain temps. Selon les données de l’OFDT, en 2014, en moyenne, les jeunes ont fumé leur première cigarette à l’âge de 14 ans (8 mois plus tard par rapport à 2014) et leur premier joint à 15,3 ans (4 mois plus tard).

Ce manque d’attrait pour l’alcool et les drogues s’expliquerait par une autre addiction : celle des écrans. De 2003 à 2015, la part des jeunes qui vont quotidiennement sur Internet est passée de 23 % à 83 %, selon le rapport. « La génération née entre 2000 et 2005 passe beaucoup plus de temps connectée aux écrans que la précédente, ce qui est de nature à éloigner ces jeunes d’un certain nombre d’opportunités de consommer, notamment hors du regard des adultes référents », souligne François Beck, directeur de l’Observatoire.

Changements de mode de vie

Mais ce n’est pas la seule explication. De plus en plus de parents ont décidé d’arrêter de fumer. Le jeune étant moins confronté à la cigarette au quotidien, il est moins tenté d’essayer. Cette modification du mode de vie se constate aussi avec l’alcool. De nombreuses campagnes de sensibilisation ont mis en lumière les dangers de ces comportements pour la santé. Si les parents ont été touchés, il semblerait que les jeunes aussi.

« Les parents de ces jeunes-là sont eux-mêmes moins consommateurs que les générations précédentes », explique François Beck, sur France Info. « Or jusqu’à au moins 12-13 ans, le premier modèle des enfants, ce sont les parents. La prévention elle aussi fonctionne. Encore faut-il qu’on laisse les actions de prévention s’installer dans le temps. »

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