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Video : Bernard Debré s’insurge contre le « mythe » d’un cannabis médical

« Si vous avez mal à la tête prenez des feuilles de saule, l’aspirine est faite avec des feuilles de saules ».

Réagissant sur BFMTV au rapport de Terra Nova prônant une légalisation du cannabis dans le cadre d’un monopole public, le député UMP Bernard Debré s’insurge contre une telle proposition. « Quand on fume cannabis longtemps (…) ça donne des troubles psychotiques gravissimes« , selon le médecin.

Cliquez ici pour voir la video sur BFMTV (1’40 »)

 

Marisol Touraine veut interdire la e-cigarette au cannabis mais sans THC

La première cigarette électronique à l’extrait de chanvre est menacée d’interdiction par le gouvernement pour incitation à la consommation de cannabis. Le concepteur du produit, a pourtant assuré ce mardi 16 décembre qu’elle est « 100% légale ».

« Je suis opposée à ce qu’un tel produit puisse être commercialisé en France », a déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine. « Cela constitue une incitation à la consommation de cannabis (…) potentiellement répréhensible par la loi », a-t-elle estimé sur la radio RTL.

La ministre a demandé à ses services « d’étudier de façon très précise la situation de ce produit » et a affiché « l’intention de saisir le juge pour faire interdire la commercialisation de cette cigarette électronique au cannabis ».

Pourtant Antonin Cohen, un des deux concepteurs de l’appareil baptisé Kanavape, a pris soin de souligner que cette e-cigarette contenant de l’huile de chanvre « n’avait aucun effet psychotique et psychotrope et ne pouvait pas être considérée comme une alternative au pétard ». Dans une présentation devant des journalistes dans un petit théâtre parisien, il a expliqué que Kanavape, qui ne serait disponible que début janvier, n’était en aucun cas un « e-joint », la version cigarette électronique d’un pétard.

Du cannabidiol à la place du THC

« Kanavape est un vaporisateur de chanvre, une variété (de la famille du cannabis, ndlr) qui n’a aucun usage récréatif puisqu’il ne contient pas de THC », le tétrahydrocannabinol qui est le principal principe actif du cannabis avec des effets euphorisants et psychotiques. Le liquide utilisé par cette cigarette électronique contient une autre substance cannabinoïde, tirée du chanvre industriel cultivé légalement en Europe : le cannabidiol ou CBD qui est un produit « anti-psychotique », « non-euphorisant » et « relaxant ».

« Les vertus du cannabidiol (CBD) sont nombreux avec notamment des bienfaits sur le stress, la relaxation, le sommeil », explique la société fondée par Sébastien Béguerie et Antonin Cohen qui militent pour l’usage médical du cannabis. Ce dernier a souligné que compte tenu de la concentration de CBD les effets seraient « très légers ».

« Un produit pour faire le buzz »

Les spécialistes des addictions et même les partisans de l’usage thérapeutique du cannabis s’interrogent sur « l’intérêt » d’un tel produit. « Ils sortent un produit pour faire le buzz, pour attirer l’attention », affirme Fabienne Lopez présidente de Principes Actifs, association pour la promotion de l’usage médical du cannabis.La militante doute de l’effet soulageant d’un tel produit et craint qu’il ne crée la confusion chez des personnes très malades à la recherche de produits anti-douleur au moment où arrive en pharmacie le Sativex, le premier spray à base de cannabis pour soulager les douleurs de type sclérose en plaques (SEP), délivré sur ordonnance.

Le spécialiste des addictions Laurent Karila est également critique. L’usage du cannabis « est une maladie de l’adolescent et du jeune adulte, le risque de sortir un produit de ce type est que les adolescents se l’approprient », met en garde ce psychiatre de l’Hôpital universitaire Paul-Brousse, près de Paris. Lui aussi s’interroge sur « l’intérêt de sortir un produit de ce type » qui sera perçu par le grand public comme un « joint électronique » et qui risque de « ternir l’image » de la cigarette électronique comme outil nouveau et relativement efficace pour arrêter ou diminuer la consommation de tabac.

L’usage récréatif du cannabis est strictement interdit en France, où il est théoriquement passible d’un an de prison et d’une amende de 3 750 euros. Une telle sanction reste exceptionnelle. Pour autant, le gouvernement, comme ses prédécesseur de droite, a toujours rejeté l’idée de sa dépénalisation.

Avec AFP

du 16/12/2014

 

Alcool, tabac, cannabis : les ados risquent gros

Selon une expertise collective de l’Inserm, les niveaux de consommation d’alcool, de tabac et de cannabis « demeurent élevés » chez les jeunes.

Les experts relèvent que les effets neurotoxiques de l’alcool sont plus prononcés chez les adolescents.

Une consommation régulière de cannabis peut altérer les résultats scolaires.

Quels messages de prévention convient-il de tenir pour les adolescents qui consomment de l’alcool, du tabac ou du cannabis ? Et comment aider les parents à dialoguer avec eux sur le sujet ? « Ce sont des questions compliquées. Et pour y répondre, la priorité est d’abord de se baser sur des connaissances scientifiques incontestables », souligne Danièle Jourdain-Menninger, présidente de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). C’est la raison pour laquelle cette instance a demandé à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de faire le point sur les conduites addictives des adolescents. Rendue publique jeudi 6 février, son expertise collective constate que les niveaux de consommation de l’alcool, du tabac et du cannabis « demeurent élevés » chez les jeunes.

ALCOOL DES EFFETS NEUROTOXIQUES PLUS PRONONCÉS À L’ADOLESCENCE

C’est à la fin des années collège qu’apparaissent les usages réguliers d’alcool : en 2010, 7 % des élèves de 3e déclaraient avoir bu au moins 10 fois dans le mois écoulé. Ensuite, l’usage se poursuit au lycée. En 2011, cette consommation régulière concernait 15 % des garçons et 6 % des filles de 17 ans. Au même âge, 53 % des garçons et des filles déclaraient avoir vécu, dans le mois écoulé, une alcoolisation ponctuelle importante (au moins cinq verres bus en une même occasion). Familièrement appelée« binge drinking », cette pratique est en hausse puisqu’elle n’était déclarée que par 46 % des jeunes de 17 ans en 2005.

Ces chiffres inquiètent les experts car il est désormais acquis que le cerveau des adolescents est plus vulnérable que celui des adultes face à cette consommation d’alcool surtout lorsqu’elle est massive et sur un temps très court. « Des études récentes montrent que le cerveau connaît un important processus de maturation jusqu’à l’âge de 20-25 ans. Ce processus de maturation cérébrale entraîne une plus grande vulnérabilité des adolescents chez lesquels les effets neurotoxiques de l’alcool sont plus prononcés », explique Mickael Naassila (université de Picardie).« Chez eux, l’alcool peut entraîner des atteintes des fonctions cognitives avec un impact sur la mémoire et un retard au niveau de l’apprentissage scolaire », poursuit le chercheur. Autre constat : plus la consommation d’alcool est précoce plus grand est le risque de devenir alcoolo-dépendant à l’âge adulte.

TABAC 30 % DES FILLES ET 33 % DES GARÇONS DE 17 ANS SONT DES FUMEURS QUOTIDIENS

À 17 ans, 30 % des filles et 33 % des garçons sont des fumeurs quotidiens. Chaque année, on recense 70 000 décès en France liés au tabac dont les conséquences sanitaires (cancers, maladies cardiovasculaires, pathologies respiratoires) sont bien connues. Mardi, en présentant le 3 e  plan cancer, François Hollande a marqué les esprits en affirmant qu’un « jeune sur deux qui fume régulièrement à 17 ans mourra avant 60 ans ». « C’est une réalité qu’il faut maintenant intégrer dans des messages de prévention qui pourront convaincre les jeunes », indique Danièle Jourdain-Menninger, en reconnaissant que la tâche n’est pas simple. « On sait que le discours ‘‘le tabac, c’est risqué pour la santé’’, cela ne marche pas chez les ados », ajoute-elle.

CANNABIS UN RISQUE DE DÉPENDANCE

En 2011, 42 % des ados de 17 ans déclaraient avoir déjà fumé au moins une fois. Quant à l’usage régulier (au moins 10 fois dans le mois), il concerne 2 % des élèves de 3e , 6 % de élèves de seconde et 7 % de ceux de terminale. À 17 ans, 5 % des jeunes présenteraient un risque « d’usage problématique » : 7 % des garçons et 3 % des filles. Les experts notent que, dans les heures suivant l’usage de cannabis, on observe des troubles cognitifs portant sur l’attention, le temps de réaction, la mémoire.« Plus on fume et plus on a du mal à organiser sa pensée. Une consommation régulière peut altérer les résultats scolaires », indique Alain Dervaux, addictologue à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.

Ces troubles cognitifs ont tendance à disparaître dans le mois suivant l’arrêt de la consommation. Mais « certains de ces troubles peuvent persister, y compris après sevrage, en particulier si la consommation a débuté avant l’âge de 15 ans », souligne l’Inserm, en précisant que les troubles cognitifs à long terme sont corrélés à la dose, la fréquence, la durée d’exposition et l’âge de la première consommation.

« Contrairement à ce qu’on pensait il y a dix ans, on sait désormais que le cannabis peut induire une dépendance. Quand on fume beaucoup, on peut se retrouver avec une envie de consommer qu’on n’arrive pas à réprimer », indique Alain Dervaux. Enfin, les experts relèvent que le cannabis peut « précipiter » la survenue de troubles psychiatriques : troubles anxieux ou dépressifs, symptômes psychotiques et schizophrénie.« Cela peut déclencher une schizophrénie chez des sujets prédisposés. C’est un événement grave mais qui reste rare puisqu’il concerne une personne qui fume sur 2000 environ », ajoute le chercheur.

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Premiers tests salivaires pour les conducteurs

Près d’un quart des accidents de la route sont dus à la consommation de drogue, en particulier de cannabis.

Des nouveaux tests salivaires viennent d’être mis en place.

test salivaire

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Quand le cannabis abîme le cerveau

Recherché par les consommateurs pour ses effets stimulants, le cannabis est aussi connu pour altérer la mémoire et perturber les réflexes. Autrement dit, la marijuana impacte directement le cerveau dès lors qu’elle est consommée régulièrement sous forme de joints. Ainsi, « dix ans après leur première prise, une réduction du volume cérébral est observée chez les gros fumeurs », viennent de découvrir des chercheurs américains.

Dans les premières années de consommation, certains jeunes fumeurs de cannabis présentent « une stimulation cérébrale au-delà de la moyenne », ont démontré les auteurs d’une étude récemment publiée dans les comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS). Autrement dit, l’adolescent ou le jeune adulte adepte peut au départ être plus réactif que ces camarades abstinents et ne présenter en premier lieu aucun trouble de la mémoire ni d’apprentissage.

6 à 8 ans plus tard

Mais positives en apparence, ces réactions ne sont que passagères et seraient même le moyen de cacher un trouble cérébral plus profond. « Six à huit ans après la première prise, le câblage entre les neurones est fortement endommagé si l’adolescent fume régulièrement », ont en effet contrebalancé les chercheurs. Des dommages cérébraux d’autant plus importants que la première prise est précoce.

Pour le prouver, l’équipe du Pr Francesca Filbey (Université de Dallas, Texas) a suivi 62 abstinents et 50 fumeurs réguliers. Chaque consommateur a dû fumer 3 joints chaque jour. Les 112 volontaires ont ensuite été soumis à des tests cognitifs par IRM. Chez les fumeurs uniquement, les chercheurs ont pu mettre en évidence une réduction de la masse cérébrale dans le cortex orbitofrontal, siège de l’addiction. Raison pour laquelle à terme, cette atteinte pourrait déclencher une forte tendance à la polyconsommation, soit une porte d’entrée vers la dépendance à d’autres produits (cigarettes, alcool, drogues dures…).

« Encore partiels, ces résultats sont tout de même à prendre au sérieux », a tenu à préciser le Pr Francesca Filbey. Depuis 2007, les Etats-Unis ont en effet enregistré une hausse de la consommation de cannabis dans la population adolescente. En France, et ce malgré une législation des plus strictes, les jeunes sont classés parmi les plus gros consommateurs d’Europe. Source

Défigurés par la drogue

L’effet dévastateur de la drogue sur la santé n’est plus à prouver. Les animations réalisées par le site Rehabs sur les transformations physiques des drogués font froid dans le dos.

La toxicomanie, à l’instar d’autres addictions, a un effet dévastateur sur le corps humain. Des photomontages ont été réalisés par l’organisation Rehabs pour un projet américain « Faces of Addiction ».
Et les images interpellent sans doute bien plus que les mots.
On y voit les dégâts progressifs provoqués sur une dizaine des visages d’hommes et de femmes. Les conséquences physiques de cetteaddiction à la drogue sont multiples.
On découvre que cela peut provoquer de nombreuses plaies sur la peau, les dents sont abîmées, le vieillissement prématuré…
L’organisation souhaite sensibiliser à la toxicomanie et à ses dangers. Elle aide également les toxicomanes à travers différents programmes. Source

Le cannabis, cette plante toxique

Cannabis 1 joint 7 cigarettes« Il n’y a aucune raison de penser que la fumée du cannabis est moins toxique que celle de la cigarette », ont confirmé les auteurs d’une récente étude américaine. Et pour cause, si les émanations de chanvre et de cigarette dégagent les mêmes produits cancérigènes. Les précisions du Pr Nicolas Bonnet, pharmacien et directeur du Réseau des Etablissements de Santé pour la Prévention des Addictions (RESPADD).

« La fumée émanant du cannabis après combustion est aussi toxique que celle dégagée par le tabac », souligne le Pr Nicolas Bonnet, pharmacien et directeur du Réseau des Etablissements de Santé pour la Prévention des Addictions (RESPADD). Et pour cause, les volatiles dégagés par la marijuana dans l’air ambiant présentent autant de risque sur le plan cardiovasculaire que ceux de la cigarette.

Ainsi, une étude récente menée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière par le Pr Bonnet le pneumologue Bertrand Dautzenberg comparait la toxicité du cannabis à celle de la cigarette. « Nous avons analysé la composition de la fumée des deux substances après combustion ». Pour ce faire, 200 joints ont été confectionnés et fixés à des machines spécifiques. Utilisées pour évaluer la concentration en goudrons, elles sont composées d’un filtre auquel on fixe le joint ou la cigarette.

1 joint = 7 cigarettes ?

Bilan, les filtres de joints se noircissaient bien plus rapidement comparés à la cigarette. « On a pu mesurer que la fumée d’un joint entier, fait de résine ou d’herbe, dégageait l’équivalent de 6 à 7 cigarettes en produits goudronnés potentiellement cancérigènes », souligne le Pr Bonnet.

Pour autant, cette seule proportion ne veut pas dire qu’un joint est 6 à 7 fois plus dangereux qu’une cigarette. On peut en revanche confirmer qu’un joint est aussi toxique pour les poumons que 2,5 à 5 cigarettes. « Il s’agit d’une estimation et non d’une donnée précise ». Plusieurs paramètres entrent en effet en ligne de compte. La quantité de composés toxiques émanant du tabac ou de la marijuana varie en fonction de la façon dont la personne tire sur la cigarette ou sur le joint, de la régularité de la consommation, mais aussi de la qualité du tabac ou du cannabis consommé.

« Certes, la fumée de la cigarette et du cannabis ont la même composition chimique », complète le Pr Bonnet. Mais le mode de consommation du cannabis en augmente sa dangerosité. « Par ailleurs l’impact du chanvre, dépend pour beaucoup de la qualité de la résine ou de l’herbe initiale, c’est-à-dire comment l’herbe a été coupée, si elle est récente ou ancienne », décrit le Pr Bonnet. Et plus elle sera ancienne, plus elle sera oxydée. Elle va dans ce cas dégager davantage de produits nocifs pour les fumeurs… mais aussi pour les non-fumeurs exposés au « cannabisme passif ».

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Eloge du Professeur Claude ADOLPHE (1931 – 2014)

Adolphe Claude 1

Claude ADOLPHE nous a quittés le 3 Novembre 2014 à l’issue d’une longue maladie d’abord maîtrisée, puis acceptée avec courage et discrétion.

Il était notre référence dans la qualité de l’exercice professionnel. C’était aussi un ami fidèle, celui de tous les combats, scientifiques et sanitaires  mais aussi plus personnels, philosophiques et humains. Nous partagions ses convictions morales, son sens des valeurs et ses engagements.

Claude avait reçu une double formation, il était pharmacien, diplômé de la Faculté de Pharmacie de Paris et physicien, titulaire d’une licence puis d’un doctorat ès Sciences physiques obtenus à la Faculté des Sciences. Cette double qualification lui a permis d’accéder rapidement au professorat ; agrégé à 33 ans, il est devenu l’un des plus jeunes titulaires cinq ans plus tard.

Il a poursuivi parallèlement une carrière hospitalière féconde. Interne en pharmacie des hôpitaux de Paris (reçu second), chef de laboratoire puis pharmacien-chef des hôpitaux de Paris, il termina sa carrière en tant que chef de service de biologie de l’Hôtel-Dieu.

Parallèlement, comme le veut la fonction de professeur des universités-praticien hospitalier (PU-PH), il a développé une activité de recherche en physique structurale d’abord orientée vers l’organisation atomique de substances minérales comme les sulfures de lanthanides puis très vite vers la cristallographie de molécules biologiques correspondant à ses activités hospitalières. Deux étapes ont marqué ce volet recherche : une mission à Berkeley et la création d’un laboratoire de biocristallographie et RMN biologiques (UMR 8015, CNRS). Ses travaux ont donné lieu à plus de 100 publications écrites, affichées ou sous forme de conférences nationales et internationales.

Il a été appelé à prendre des responsabilités administratives importantes. Dans l’enseignement supérieur il fut Président de l’UER des Sciences pharmaceutiques appliquées à la biologie, membre élu du Conseil de faculté puis du CNU. Il a présidé et participé à plusieurs jurys d’agrégation. Dans le domaine de la Santé publique, il fut expert auprès de la Cour d’appel de Paris, Président de la Commission chargée par le Directeur général de la Santé du contrôle de la publicité des objets, appareils et méthodes présentés comme bénéfiques pour la santé

Derrière le professionnel se cachait l’homme de conviction. Après les événements de Mai 68 il devint secrétaire général du syndicat autonome des enseignants de pharmacie : il le restera pendant 10 ans. Il rejoindra quelques années plus tard le cabinet de François Fillon alors ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : le résultat dont il était le plus fier était d’avoir obtenu le rétablissement du concours d’agrégation pour la nomination des professeurs d’université, selon lui la meilleure méthode de sélection. Il avait pu obtenir également que les étudiants en pharmacie disposent d’un enseignement hospitalier (loi J. Delong), à l’évidence nécessaire, qui a été jusqu’à une date récente le seul cadre administratif à la disposition des pharmaciens hospitaliers.

Au titre du bénévolat, il a participé aux activités du Secours catholique et de l’enseignement dit « de l’école à l’hôpital » apportant un enseignement individuel personnalisé à des élèves et à des étudiants hospitalisés leur permettant de terminer leurs années d’études avec succès  ou même de réussir certains concours universitaires.

Voici une vie professionnelle particulièrement bien remplie. La nation ne s’y est pas trompée, elle lui a décerné les distinctions de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques et d’Officier dans l’Ordre National du Mérite.

Un détail très significatif révèle l’engagement professionnel de Claude. Lorsqu’on l’interrogeait sur la plus forte de ses motivations, il répondait sans hésiter « ma passion pour l’enseignement ». L’exercice pédagogique qui consistait à lire avec lui, un article scientifique, à en faire l’analyse pour en dégager les lignes de force avant de les restituer soit sous forme d’un rapport soit, de façon plus concise pour une question d’oral d’internat de dix minutes, était un moment fort, privilégié, riche d’enseignement et contagieux. Il alliait un esprit logique et rationnel qu’il a su transmettre.

Ses étudiants ont salué la qualité de ses cours en lui remettant une distinction qui leur était propre, après un vote à bulletin secret sur la valeur de l’enseignement reçu : elle s’appelle le caducée, il l’a reçue quatre fois puis, en fin de carrière, le caducée d’honneur pour l’ensemble de son enseignement.

Tous ses élèves s’en souviennent aussi. L’auteur de ces lignes peut en porter témoignage, il a été mon conférencier d’internat, mon chef de laboratoire à l’Hôtel-Dieu et celui qui m’a convaincu de l’importance de l’enseignement oral direct lorsqu’il est construit, clair, précis. Il a été à l’origine de mes choix universitaire et hospitalier. Il a aussi soutenu dés ses débuts la lutte contre les drogues qu’avec quelques collègues pharmaciens, nous menons  dans le cadre du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les drogues et les Toxicomanies (CNPERT) : il a été un des premiers abonnés du blog (que vous lisez) et n’a  ménagé ni son soutien, ni ses conseils. Un de nos piliers dans ce combat difficile a disparu et nous manquera.

L’originalité de sa réflexion se retrouvait aussi dans ses convictions chrétiennes non seulement compatibles mais indissociables, partie intégrante de ses choix scientifiques

Ainsi, beaucoup d’entre nous ont eu la chance de profiter de ses talents pédagogiques, de son humanisme et de bénéficier de ses conseils. Expliquant à ses élèves comment il fallait construire un projet de carrière, son message se résume ainsi : une carrière médicale doit s’appuyer d’abord sur une activité hospitalière, assumer la routine, y développer des projets de recherche et apporter un enseignement de qualité. Le message est reçu et transmis, merci Claude, nous ne l’oublierons pas.

Nous présentons à Monique, son épouse qui a du l’aider, l’entourer et l’accompagner de façon aussi efficace que discrète, nos sentiments amicaux de vive sympathie.

Nous y associons ses deux fils, leurs épouses et ses quatre petits-enfants. Ils peuvent être fiers de leur héritage.

Jean-Paul Tillement

Drogue en Russie: plus de 50.000 jeunes morts par an (FSKN)

Près de 50.000 jeunes Russes par an trouvent la mort suite à leur addiction à la drogue, a annoncé jeudi le directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN) Viktor Ivanov.

« La consommation de drogues provoque une mortalité sans précédent parmi les jeunes âgés de 15 à 34 ans, au moins 50.000 personnes meurent par an suite à l’usure pathologique des organes intérieurs », a déclaré le responsable lors d’une réunion du gouvernement russe.

Selon M.Ivanov, la Russie dépasse sensiblement dans ce domaine les pays industrialisés de l’Europe et de l’Asie.

« Au Japon, la drogue tue 20 fois moins de jeunes qu’en Russie et en Europe, le nombre de jeunes  toxicomanes morts est 12 fois plus bas qu’en Russie », a ajouté le directeur du FSKN.

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