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Quels sont les dangers du cannabis pour la santé ?

Bien qu’illégal, le cannabis fait partie des drogues douces qui continuent d’entrer en France et de se vendre, en cachette, auprès des connaisseurs. Ainsi, vous pouvez vous retrouver en contact avec cette drogue lors d’une simple soirée entre amis. Si les effets recherchés sont de l’ordre de l’euphorie et du plaisir, le cannabis peut entraîner une addiction dangereuse pour votre santé. Ensemble, nous allons voir de quoi il retourne.

Les effets immédiats du cannabis sur l’organisme

En consommant du cannabis, vous espérez sans doute rencontrer l’euphorie et développer votre sensibilité. Le cannabis est en effet la recherche d’un état second, inatteignable au naturel et rarement obtenu lorsque vous en consommez enfin. En effet, le cannabis entraîne des états seconds qui peuvent aller jusqu’au « bad trip » dans certains cas. Le bad trip est une mauvaise réaction face à la consommation de cannabis. Cela provoque un malaise caractérisé par des tremblements, des vomissements, une impression d’angoisse très forte ainsi que de confusion, voire d’étouffement.

Tout ce qui concerne votre perception visuelle, votre vigilance mais aussi votre mémoire et vos réflexes sont modifiés lorsque vous consommez du cannabis. Votre corps se relâche totalement, associant une perte de contrôle de vos mouvements à une perte de contrôle de vos pensées et de vos paroles. Ce qui devrait être un plaisir devient alors un cauchemar durant plusieurs heures.

Des manifestations physiques sont aussi à prévoir. Lorsque vous consommez du cannabis, les vaisseaux sanguins de vos yeux gonflent et ces derniers deviennent rouges. De même, vous avez soudainement faim, votre bouche est sèche et votre rythme cardiaque augmente comme si vous aviez fait un effort physique intense.

dangers du cannabis

 Les dangers à long terme du cannabis

De nos jours, en France, la consommation d’une drogue telle que le cannabis se fait de plus en plus jeune. En effet, dès douze ans, les jeunes gens commencent à tester cette drogue douce ainsi que l’alcool. Vers seize ans, la consommation peut être régulière. Cependant, à long terme, le cannabis a des répercussions dramatiques sur la santé physique et psychique de la personne.

Les échecs scolaires peuvent être la conséquence d’une consommation régulière de cannabis. Ce dernier diminue les capacités de concentration, ce qui joue alors en votre défaveur au sein d’une formation scolaire ou de votre travail. Les médecins expliquent aussi qu’une perte de motivation peut apparaître avec le cannabis, ainsi qu’un isolement social : le consommateur, se focalisant uniquement sur sa drogue, finit par s’éloigner de son environnement proche.

Dans certains cas, si vous êtes déjà victime de troubles psychiques (l’anxiété, la paranoïa, ou encore la panique), le cannabis peut aggraver ces troubles. De même, il développe les maladies mentales graves telles que la schizophrénie. Ainsi, en plus d’entraîner une addiction qui peut parfois se terminer par une hospitalisation du consommateur, le cannabis aggrave les problèmes psychologiques dont vous pouvez être victime et ce, même s’ils n’étaient que très peu développés chez vous.

Bon à savoir

Le cannabis est plus toxique que la cigarette.

Il possède plus de produits cancérigènes et favorise donc l’apparition d’un cancer du poumon ou de la gorge sur le long terme.

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Le cannabis échoue à démontrer une efficacité contre la douleur chez des patients cancéreux

cannabis

L’utilisation médicale du cannabis a très souvent été mise en avant par les apôtres de la libéralisation de cette drogue non seulement pour appuyer leur tentative de normalisation mais aussi pour en améliorer l’image en faisant passer cette drogue destructrice pour une alliée de la santé humaine. Cet argument médical est souvent utilisé par certain médias et personnages politiques en particulier de gauche. Le think tank Terra Nova, proche du Parti Socialiste, avançait récemment qu’un cadre moins répressif pourrait avoir un résultat plus satisfaisant pour limiter la consommation. Dans ce contexte,  une nouvelle étude menée chez des patients cancéreux et démontrant que le cannabis ne soulage absolument pas les douleurs de ces patients doit être considérée.

 

En 2009, le journal Le Monde publiant un article au titre évocateur, “Le cannabis, une drogue aux vertus thérapeutiques“. Il récidivait le 19 décembre 2014 prônant la libéralisation du cannabis, dans un article incluant (online) une vidéo avec ce commentaire «Cannabidiol au Brésil: des familles dans l’illégalité pour leurs enfants : Le cannabidiol, dérivé du cannabis, est l’un des médicaments utilisé pour traiter des patients atteints d’épilepsie grave». Cela sous-entendait évidemment au sein de ce dossier ouvert par un éditorial intitulé “Pour la légalisation du cannabis”, que refuser le cannabis, revenait à refuser un traitement médical efficace à ces malades, en particulier ici des enfants. Qui ne s’exclamerait pas à ce moment, libéralisation au moins médicalement ! La manipulation était grossière ; mais elle reste très utilisée dans cette stratégie de tentatives répétées de légalisation du cannabis. Pour en revenir à cet exemple de l’utilisation des dérivés des cannabinoïdes dans l’épilepsie, il n’existe actuellement aucune étude sérieuse randomisée, contrôlée, en double-aveugle, sur les effets du THC ou du cannabidiol dans l’épilepsie. L’intérêt des dérivés du canabinnoïde dans la prévention des récidives de crises d’épilepsies est à ce jour pure spéculation, et bien sur aucun pays au Monde n’a jamais autorisé l’utilisation de ce dérivé du cannabis chez ces patients, encore moins chez des enfants. Une étude chez des mineurs épileptiques est prévue au Etats-Unis mais avec un produit dénommé Epidiolex, purifié de tout tetrahydrocannabinol (THC). Il existe également quelques publications de cas individuels mais rien de suffisant pour affirmer un effet favorable.

l’intérêt du cannabis a également souvent été évoqué dans le soulagement des douleurs cancéreuses.Le Sativex, un traitement dérivé du cannabis (delta-9-tétrahydrocannabinol + cannabidiol) produit par la société GW Pharmaceuticals/Otsuka a obtenu une indication chez certains patients atteints de sclérose en plaques, pour soulager les contractures sévères (spasticité), résistantes aux autres traitements. Afin d’évaluer son intérêt chez les patients cancéreux, il a été évalué chez des 399 patients ayant un cancer à un stade avancé et insuffisamment soulagés par les opiacés. Ces patients ont donc été séparés en deux groupes, l’un recevant le Sativex et l’autre un placebo, en plus des opiacés. Le soulagement de la douleur était mesuré sur échelle analogique (de 0 à 10). Après 5 semaines de traitement, il n’y avait aucune différence entre l’intensité des douleurs ressenties par les patients traités par Sativex et les patients traités par le placebo, indique un communiqué de presse rendu public avant la publication de l’étude. Les résultats pour les critères secondaires suivent la même tendance.

Les patients traités par Sativex avaient par ailleurs plus de somnolence, (12% vs 4%) et plus de vertiges (8% vs 5%).

Cette étude démontre une nouvelle fois que l’intérêt médical du cannabis et de ses dérivés n’est toujours pas démontré et qu’avant de prêter attention aux apôtres de la libéralisation du cannabis sous prétexte d’aider à soulager des patients, des études doivent sérieusement en démontrer l’intérêt.

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Addictions : comment les repérer en 5 minutes

La Haute Autorité de Santé  publie un outil d’aide au repérage précoce des conduites addictives (alcool, cannabis). Grâce à un questionnaire du médecin qui dure 5 mn.

Alcool, tabac, cannabis : ces trois substances psychoactives, dont l’une est illégale, sont les plus consommées en France. Face à ce constat, la Haute Autorité de Santé (HAS) publie ce jeudi un outil d’aide au repérage précoce et à l’intervention brève (RPIB). L’objectif, « que les médecins apportent une réponse individuelle à des consommations à risque de dommages physiques, psychiques ou sociaux de leurs patients. » Un travail qui s’inscrit dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017.

Un simple questionnaire
La HAS indique que « les professionnels de santé de premier recours (1), notamment les médecins généralistes, sont confrontés à des difficultés en matière de repérage de la consommation de substances psychoactives (alcool, tabac, cannabis, ). » Elle rajoute que « alors que la consommation de tabac figure souvent dans le dossier des patients, la consommation d’alcool ou de cannabis est peu documentée. »

Alors, pour aider les professionnels de santé à repérer précocement et à suivre les consommations addictives, la HAS met désormais à leur à disposition un simple questionnaire avec des questions de ce type : « Vous est-il arrivé de consommer de l’alcool le matin pour vous sentir en forme ? »
Ces questions permettent d’évaluer le risque encouru par le patient. Selon la HAS, cet exercice « doit avoir lieu idéalement au moins une fois par an, ainsi que pour des situations particulières : grossesse, précarité, conduite de véhicules, échec scolaire, examens, changement de travail, retraite, divorce, deuil, etc. »

5 minutes pour sensibiliser les patients
Par ailleurs, la notion d’intervention « brève » en alcoologie existe depuis 2005, explique la HAS. Et le travail de la HAS a permis « son extension au domaine de la consommation du tabac et du cannabis », poursuit-elle.
Pour la Haute Autorité, la durée de cette intervention est variable : 1 minute peut suffire à recueillir l’information concernant la consommation déclarée d’une substance, « alors que 5 minutes permettent de délivrer une information sur les résultats du questionnaire, les conséquences potentielles de cette consommation et de demander au consommateur s’il envisage de réduire sa consommation. »

Le but ultime de ce travail est bien évidemment de se diriger vers l’abstinence et les autres conduites favorables à la santé (alimentation, exercice physique, etc.)
Enfin, « les pratiques à risque comme la consommation épisodique massive d’alcool (binge drinking, etc.) et les associations alcool/cannabis ou alcool/autres substances psychoactives feront l’objet d’une prise en charge adaptée », conclut la HAS.

(1) Médecins généralistes, pédiatres, sages-femmes, pharmaciens d’officine, infirmier(e)s, dentistes, ainsi que les médecins du travail et les médecins scolaires

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Comment apprendre à gérer ses émotions sans en passer par une addiction

Les émotions trop fortes, violentes, peuvent être à l’origine d’un processus d’addiction chez la personne qui y est sujette.

Apprenez à détecter les signaux qui disent « danger ! », grâce à ce troisième volet de notre série consacrée à la gestion des émotions.

Atlantico : Qu’est-ce qui fait qu’une personne deviendra « addict » (drogue, cigarette, aliments, sport, etc.) et qu’une autre ne développera pas de tendance addictive?

Sylvie Protassieff : Pour qu’une addiction se développe chez une personne, il faut la conjonction de trois facteurs : un produit, un milieu, une personnalité. Il faut entendre le terme « produit » au sens large, on y trouve bien sûr l’alcool, le tabac, tous les psychotropes, (ce qu’on appelle dans la langue courante les drogues et tous les produits utilisés comme tels, colles, etc.), mais aussi les médicaments. Le milieu agit comme un facteur d’entraînement et parfois même de justification pour l’usage du produit.

Pour un adolescent par exemple, s’il est physiquement fragile et s’il se trouve dans un milieu qui va le mettre en présence de telle ou telle substance, ces facteurs vont l’encourager à la consommation. Ils peuvent également devenir un code de reconnaissance entre plusieurs jeunes. Un adulte seul, peut trouver une satisfaction en jouant au poker. De plus, se retrouver en groupe avec d’autres joueurs va entraîner une tendance à adopter des comportements. Utiliser des substances, adopter un comportement est généralement encouragé par le groupe. C’est ce que l’on constate aussi la plupart du temps à propos de la cigarette. La personnalité présente en général des carences de l’axe narcissique. Autrement dit, pour avoir un axe objectal, c’est-à-dire être capable de parler, d’échanger avec les autres, il faut déjà avoir une bonne assise intérieure personnelle. C’est ce qu’on appelle le narcissisme (dans le sens positif du terme). Les carences dans l’appréciation de soi se trouvent souvent dans le sentiment de ne pas avoir été aimé, de ne pas être l’enfant choisi par ses parents ou de ne pas être celui que ces derniers attendaient. C’est alors un vécu qui peu être le lit d’une addiction ultérieure, qui viendra palier un manque. Le problème de l’appréciation de soi est aussi fréquent chez beaucoup de personnes non « addicts ».

Quelle différence peut-on établir entre l’addiction à une substance et l’addiction à un comportement ? Qu’est ce qu’on appelle une addiction comportementale ? Peut-on vraiment qualifier « d’addiction » un comportement dans lequel aucune substance n’intervient ?

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L’utilisation de la E-Cigarettes explose chez les plus jeunes

Source : Teen prescription opioid abuse, cigarette, and alcohol use trends down

National Institute on Drug Abuse (NIDA), December 16, 2014

Présentée comme un outil d’arrêt du tabac par ses producteurs et comme une nouvelle incitation à fumer et à contourner les lois anti-tabac par ses détracteurs, la e-cigarette poursuit sa conquête du monde. Alors que l’Australie a définitivement interdit la e-cigarette et que l’OMS en réclame une restriction plus forte, une étude menée aux Etats-Unis montre que la e-cigarette est dorénavant le moyen le plus utilisé par les plus jeunes pour fumer, devenant ainsi la première technique d’initiation au tabagisme.

Cette situation nouvelle, inédite mais logique après les investissements publicitaires massifs des industriels de la e-cigarette, met également en lumière l’incapacité voire l’abandon des instances de santé publiques face à un outil dont les dangers restent ignorés de leurs utilisateurs. Il faut bannir la e-cigarette avant qu’il ne soit trop tard.

L’étude menée aux Etats-Unis  par l’Institut National des abus de drogues (NIDA) a mesuré chez des adolescents du collège au lycée, l’utilisation d’alcools, de drogues, tabac et e-cigarettes, dont de précédentes études avaient retrouvé une augmentation exponentielle d’utilisation parmi les plus jeunes, cible marketing privilégiée des fabricants. 41 000 jeunes ont répondu à un questionnaire.

L’étude retrouve que les plus jeunes fument dorénavant plus de e-cigarettes que de tabac, banalisant dangereusement le fait de fumer selon les experts.  17% des 17-18  déclarent avoir utiliser une e-cigarette dans les mois précédents ainsi que 13.6% reconnaissaient avoir fumer des cigarettes. Parmi les 15-16 ans, les résultats montrent une utilisation respectivement à 16% et 7% et parmi les 12-14 de 8.7% et 4%. Si la consommation de e-cigarette explose en comparaison aux études réalisées en 2013, l’usage de toutes les autres drogues, cigarettes, médicaments  opiacés, MDMA, K2/spice (MJ synthétique) et alcool, sont eux en décroissance chez les moins de 18 ans.

A l’heure où les Etats-Unis, à la différence de la France, a réussi à faire passer le nombre de fumeurs en dessous de la barre des 18% de la population (36% en France), la e-cigarette pose un problème terrible de santé publique. Certes, il reste probable que fumer une e-cigarette est moins toxique que de fumer du vrai tabac, mais toujours beaucoup plus que de ne rien fumer ;  Or cette étude montre un engouement et une utilisation de plus en plus fréquente de la e-cigarette chez des jeunes non-fumeurs. Ces e-cigarettes peuvent contenir de la nicotine, substance addictive déjà rencontrée dans la cigarette, mais aussi en fonction des fabriquant, contenir des éléments nocifs, cancérigènes ou autres.

Cette année, nous sommes très inquiets du niveau d’utilisation des e-cigarettes chez les adolescents“ expliquait Lloyd D. Johnston, médecin et principal auteur de cette étude “Ce serait une tragédie si ce produit détruisait les grand progrès obtenus dans la lutte contre le tabagisme des plus jeunes”.

Par ailleurs dans les Etats ayant normalisé la vente du cannabis, l’étude retrouve un taux d’utilisation de cette drogue chez 40% des 17-18 ans, souvent mixée avec de la nourriture, alors que ce taux d’utilisation n’est que de 26% dans les Etats n’ayant pas libéralisé la vente de medical marijuana, un argumenta allant contre ceux plaidant pour sa libéralisation, comme le plaidait encore récemment le quotidien Le Monde, sous prétexte que l’interdiction favorise la consommation. C’est le contraire.

La légalisation du cannabis : une idée fumeuse de Terra Nova

Le club de réflexions Terra Nova, proche des socialistes, propose de légaliser la vente du cannabis et de créer un monopole pour en assurer la commercialisation. Cette opération devrait rapporter environ 2 milliards d’euros de taxes par an au Trésor public. En effet, ce nouveau service public vendrait le cannabis à un prix intégrant une taxation importante. Ce prix élevé devrait faire baisser la demande. Ainsi cette opération serait bénéfique pour le budget de l’État et pour la santé publique. Les coûts liés à la lutte contre le trafic de cannabis pourraient être divisés par deux selon Terra Nova.

Toutefois ce raisonnement néglige la réaction prévisible des individus après la création du monopole public. Les consommateurs de cannabis ne changeront rien à leurs habitudes. Ils iront s’approvisionner auprès des trafiquants en place. Pourquoi payer plus cher un produit disponible auprès de leur dealer habituel à meilleur marché ? Il faut être un socialiste naïf pour croire que les drogués vont se précipiter vers le monopole pour contribuer au comblement du déficit budgétaire de l’État. Certains qui avaient peur de faire une mauvaise rencontre dans les cités chaudes se laisseront tenter par cette opportunité. Mais l’essentiel du trafic passera toujours par les trafiquants illégaux.

L’État se trouvera en concurrence avec des trafiquants qui auront refusé de céder la place. Actuellement, les assassinats permettent une autorégulation dans ce milieu. Mais on imagine mal les pouvoirs publics utiliser la même méthode pour assainir le marché. Il reste l’option d’un démantèlement légal des réseaux. Toutefois les pouvoirs publics ont pris l’habitude de fermer les yeux sur les trafics dans les cités pour acheter la paix sociale. De plus, les trafiquants sont souvent d’origine étrangère. Or Terra Nova a recommandé au PS de devenir un prestataire de services pour les minorités. Les vendeurs de cannabis d’origine étrangère appartiennent à une minorité qu’il faut respectée. L’arrestation de ces « chances pour la France » constituerait un mauvais signal.

En conclusion, la proposition de légaliser la vente de cannabis est une idée fumeuse. Elle provoquerait une augmentation de la demande qui ne contribuerait que marginalement au renflouement du budget de l’État. Cette proposition permet surtout de saisir l’état d’esprit de notre élite intellectuelle. Ces bobos, en dignes héritiers des babas cool, considèrent que fumer des substances illicites est une conquête individuelle sur une société injustement répressive. Après avoir probablement fumé la moquette de leur club, ils ont eu l’idée de joindre l’utile à l’agréable : donner une nouvelle liberté qui contribue au renflouement des finances publiques. Mais les socialo-bobos, en habillant leur désir hédoniste de raisonnements économiques, ont surtout démontré leur incompréhension totale de l’économie libérale.

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L’utilisation de la E-Cigarettes explose chez les plus jeunes

Présentée comme un outil d’arrêt du tabac par ses producteurs et comme une nouvelle incitation à fumer et à contourner les lois anti-tabac par ses détracteurs, la e-cigarette poursuit sa conquête du monde. Alors que l’Australie a définitivement interdit la e-cigarette et que l’OMS en réclame une restriction plus forte, une étude menée aux Etats-Unis montre que la e-cigarette est dorénavant le moyen le plus utilisé par les plus jeunes pour fumer, devenant ainsi la première technique d’initiation au tabagisme. Cette situation nouvelle, inédite mais logique après les investissements publicitaires massifs des industriels de la e-cigarette, met également en lumière l’incapacité voire l’abandon des instances de santé publiques face à un outil dont les dangers restent ignorés de leurs utilisateurs. Il faut bannir la e-cigarette avant qu’il ne soit trop tard.

L’étude menée aux Etats-Unis  par l’Institut National des abus de drogues (NIDA) a mesuré chez des adolescents du collège au lycée, l’utilisation d’alcools, de drogues, tabac et e-cigarettes, dont de précédentes études avaient retrouvé une augmentation exponentielle d’utilisation parmi les plus jeunes, cible marketing privilégiée des fabricants. 41 000 jeunes ont répondu à un questionnaire.

L’étude retrouve que les plus jeunes fument dorénavant plus de e-cigarettes que de tabac, banalisant dangereusement le fait de fumer selon les experts.  17% des 17-18  déclarent avoir utiliser une e-cigarette dans les mois précédents ainsi que 13.6% reconnaissaient avoir fumer des cigarettes. Parmi les 15-16 ans, les résultats montrent une utilisation respectivement à 16% et 7% et parmi les 12-14 de 8.7% et 4%. Si la consommation de e-cigarette explose en comparaison aux études réalisées en 2013, l’usage de toutes les autres drogues, cigarettes, médicaments  opiacés, MDMA, K2/spice (MJ synthétique) et alcool, sont eux en décroissance chez les moins de 18 ans.

A l’heure où les Etats-Unis, à la différence de la France, a réussi à faire passer le nombre de fumeurs en dessous de la barre des 18% de la population (36% en France), la e-cigarette pose un problème terrible de santé publique. Certes, il reste probable que fumer une e-cigarette est moins toxique que de fumer du vrai tabac, mais toujours beaucoup plus que de ne rien fumer ;  Or cette étude montre un engouement et une utilisation de plus en plus fréquente de la e-cigarette chez des jeunes non-fumeurs. Ces e-cigarettes peuvent contenir de la nicotine, substance addictive déjà rencontrée dans la cigarette, mais aussi en fonction des fabriquant, contenir des éléments nocifs, cancérigènes ou autres.

Cette année, nous sommes très inquiets du niveau d’utilisation des e-cigarettes chez les adolescents“ expliquait Lloyd D. Johnston, médecin et principal auteur de cette étude “Ce serait une tragédie si ce produit détruisait les grand progrès obtenus dans la lutte contre le tabagisme des plus jeunes”.

Par ailleurs dans les Etats ayant normalisé la vente du cannabis, l’étude retrouve un taux d’utilisation de cette drogue chez 40% des 17-18 ans, souvent mixée avec de la nourriture, alors que ce taux d’utilisation n’est que de 26% dans les Etats n’ayant pas libéralisé la vente de medical marijuana, un argumenta allant contre ceux plaidant pour sa libéralisation, comme le plaidait encore récemment le quotidien Le Monde, sous prétexte que l’interdiction favorise la consommation. C’est le contraire.

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Video : Bernard Debré s’insurge contre le « mythe » d’un cannabis médical

« Si vous avez mal à la tête prenez des feuilles de saule, l’aspirine est faite avec des feuilles de saules ».

Réagissant sur BFMTV au rapport de Terra Nova prônant une légalisation du cannabis dans le cadre d’un monopole public, le député UMP Bernard Debré s’insurge contre une telle proposition. « Quand on fume cannabis longtemps (…) ça donne des troubles psychotiques gravissimes« , selon le médecin.

Cliquez ici pour voir la video sur BFMTV (1’40 »)

 

Marisol Touraine veut interdire la e-cigarette au cannabis mais sans THC

La première cigarette électronique à l’extrait de chanvre est menacée d’interdiction par le gouvernement pour incitation à la consommation de cannabis. Le concepteur du produit, a pourtant assuré ce mardi 16 décembre qu’elle est « 100% légale ».

« Je suis opposée à ce qu’un tel produit puisse être commercialisé en France », a déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine. « Cela constitue une incitation à la consommation de cannabis (…) potentiellement répréhensible par la loi », a-t-elle estimé sur la radio RTL.

La ministre a demandé à ses services « d’étudier de façon très précise la situation de ce produit » et a affiché « l’intention de saisir le juge pour faire interdire la commercialisation de cette cigarette électronique au cannabis ».

Pourtant Antonin Cohen, un des deux concepteurs de l’appareil baptisé Kanavape, a pris soin de souligner que cette e-cigarette contenant de l’huile de chanvre « n’avait aucun effet psychotique et psychotrope et ne pouvait pas être considérée comme une alternative au pétard ». Dans une présentation devant des journalistes dans un petit théâtre parisien, il a expliqué que Kanavape, qui ne serait disponible que début janvier, n’était en aucun cas un « e-joint », la version cigarette électronique d’un pétard.

Du cannabidiol à la place du THC

« Kanavape est un vaporisateur de chanvre, une variété (de la famille du cannabis, ndlr) qui n’a aucun usage récréatif puisqu’il ne contient pas de THC », le tétrahydrocannabinol qui est le principal principe actif du cannabis avec des effets euphorisants et psychotiques. Le liquide utilisé par cette cigarette électronique contient une autre substance cannabinoïde, tirée du chanvre industriel cultivé légalement en Europe : le cannabidiol ou CBD qui est un produit « anti-psychotique », « non-euphorisant » et « relaxant ».

« Les vertus du cannabidiol (CBD) sont nombreux avec notamment des bienfaits sur le stress, la relaxation, le sommeil », explique la société fondée par Sébastien Béguerie et Antonin Cohen qui militent pour l’usage médical du cannabis. Ce dernier a souligné que compte tenu de la concentration de CBD les effets seraient « très légers ».

« Un produit pour faire le buzz »

Les spécialistes des addictions et même les partisans de l’usage thérapeutique du cannabis s’interrogent sur « l’intérêt » d’un tel produit. « Ils sortent un produit pour faire le buzz, pour attirer l’attention », affirme Fabienne Lopez présidente de Principes Actifs, association pour la promotion de l’usage médical du cannabis.La militante doute de l’effet soulageant d’un tel produit et craint qu’il ne crée la confusion chez des personnes très malades à la recherche de produits anti-douleur au moment où arrive en pharmacie le Sativex, le premier spray à base de cannabis pour soulager les douleurs de type sclérose en plaques (SEP), délivré sur ordonnance.

Le spécialiste des addictions Laurent Karila est également critique. L’usage du cannabis « est une maladie de l’adolescent et du jeune adulte, le risque de sortir un produit de ce type est que les adolescents se l’approprient », met en garde ce psychiatre de l’Hôpital universitaire Paul-Brousse, près de Paris. Lui aussi s’interroge sur « l’intérêt de sortir un produit de ce type » qui sera perçu par le grand public comme un « joint électronique » et qui risque de « ternir l’image » de la cigarette électronique comme outil nouveau et relativement efficace pour arrêter ou diminuer la consommation de tabac.

L’usage récréatif du cannabis est strictement interdit en France, où il est théoriquement passible d’un an de prison et d’une amende de 3 750 euros. Une telle sanction reste exceptionnelle. Pour autant, le gouvernement, comme ses prédécesseur de droite, a toujours rejeté l’idée de sa dépénalisation.

Avec AFP

du 16/12/2014

 

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