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Trouble bipolaire : le cannabis pourrait favoriser les épisodes de manie

La consommation de cannabis est liée à un risque accru de survenue d’un premier épisode de manie et à une exacerbation des symptômes de manie chez les personnes ayant déjà un diagnostic de trouble bipolaire, selon une étude publiée dans le Journal of Affective Disorders.

Les symptômes de manie font partie du trouble bipolaire. Ils peuvent inclure un sentiment d’exaltation persistant, une énergie accrue, une hyperactivité et un besoin réduit de sommeil.
Un épisode de manie peut aussi inclure une tendance accrue à la colère et l’agressivité ainsi que des symptômes tels que des idées délirantes ou des hallucinations (ex. entendre des voix).

Steven Marwaha de l’Université de Warwick et ses collègues ont réalisé une revue de la littérature scientifique sur le sujet. Ils ont recensé 6 études impliquant 2,391 personnes ayant vécu des symptômes de manie et ayant été suivies pendant près de 4 ans en moyenne.

Ces études confirment une association entre la consommation de cannabis et l’exacerbation des symptômes maniaques chez les personnes ayant déjà reçu un diagnostic de trouble bipolaire. Une méta-analyse de deux études suggère que le cannabis est associé à un risque environ 3 fois plus élevé de première apparition de symptômes maniaques.

L’utilisation du cannabis avaient tendance à précéder l’apparition des symptômes de manie ou à coïncider avec cette dernière plutôt que de la suivre. Ce qui suggère une influence causale potentielle de la consommation de cannabis sur le développement de la manie.

Plus de recherche est nécessaire pour examiner les mécanismes spécifiques de cette associations et la façon dont ils peuvent être affectés par une vulnérabilité génétique et des facteurs de risque environnementaux, notent les chercheurs.

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Débat sur Europe 1 : Faut il légaliser le cannabis ?

Légalisation du Cannabis : solution contre le trafic ou fausse bonne idée ? (12 fév 2015)

Charles Prats, magistrat, membre du conseil scientifique du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique (CSFRS).

Stéphane Gatignon, maire EELV de Sevran, co-auteur (avec Serge Supersac) de « Pour en finir avec les dealers » chez Grasset.

Cliquez sur la photo et déplacer la ligne vidéo jusqu’à 1h 22′

Europe 1 Debat 2015 02 12

C dans l’air (France 5 le 10/2/2015)

 Cette vidéo est disponible jusqu’au 16/2/2015 en cliquant sur l’image ci dessous.

A remarquer un passage de 3 minutes (de 47’28 » à 51’40 ») 

(Faites glisser la ligne d’avancement de la vidéo si vous ne voulez voir que ce passage)

c dans l air

L’impact psychologique du cannabis (Le Figaro)

Si l’on n’évalue pas encore ses conséquences à long terme, ses effets immédiats sur la personnalité sont décryptés.

Jack a 17 ans. Il consacre ses journées à fumer des joints, traquer les lieux où acheter des «barrettes de shit», traîner avec ses copains… Mais la plupart du temps, il s’efforce de rassembler ses idées, d’y voir plus clair dans ses petits méfaits du quotidien et de calmer ses peurs.

Jack est le héros d’un premier roman best-seller en Suisse (Ils sont tous morts, éd. L’Age d’homme) qui, bientôt adapté au cinéma, a fait de son auteur, Antoine Jaquier, le lauréat du prestigieux prix Édouard Rod 2014 et l’une des personnalités les plus remarquées du pays. Si les aventures quelque peu pathétiques de ces ados en errance se passent dans les années 1980, c’est parce que le romancier les a lui-même vécues. Il a donc su raconter «de l’intérieur» les effets du voyage haschischin, jusqu’à la dérive dans des drogues plus dures.

Aujourd’hui, outre l’écriture, Antoine Jaquier est animateur social à Lausanne et très engagé auprès de jeunes en difficulté. Parmi ceux-ci, beaucoup sont des fumeurs réguliers de cannabis, mais ils ne ressemblent pas vraiment à celui qu’il était. «À mon époque, fumer des joints signifiait qu’on ne voulait pas s’intégrer à la société telle qu’elle était, explique-t-il. Aujourd’hui, c’est juste une source de “business” ou, comme chez les skateurs, très nombreux ici, un élément de code culturel.»

Crises d’anxiété et altération de la mémoire

En revanche, Antoine Jaquier reconnaît ces «états anesthésiés» qui ont tellement marqué sa jeunesse: «Comme pris dans une bulle avec ses potes de consommation, on se retrouve dans une réalité parallèle, se souvient-il. Passer un coup de téléphone pour faire avancer des projets auxquels on tient pourtant peut prendre des mois.» Cette léthargie lui a coûté cher en son temps: «Une année de plus de formation parce que je n’allais pas assez en cours.»

Cette difficulté dans l’action et l’engagement est appelée aujourd’hui «syndrome amotivationnel» par les chercheurs en addictologie, qui s’intéressent de plus en plus aux effets du cannabis sur la psychologie du fumeur. «Auparavant, on s’est beaucoup focalisé sur les conséquences quant à la santé, constate Étienne Quertemont, professeur de psychologie et directeur de recherches sur les dépendances à l’université de Liège, qui a notamment participé à l’ouvrage Regards croisés sur le cannabis (Éditions Mardaga). Mais les liens du cannabis avec la psychose ont suscité de nouveaux intérêts, plus centrés sur les altérations du système cognitif.»

Si l’euphorie, l’état de relaxation et de bien-être pendant la période d’intoxication si savamment dépeinte par Baudelaire sont confirmés par la science, on observe aussi chez certaines personnes des crises d’anxiété et de paranoïa. Autres effets immédiats observés: l’altération de la mémoire et de la flexibilité mentale: «Le fumeur a du mal à se rappeler ce qu’il a vécu quand il était sous l’effet de la drogue, explique Étienne Quertemont. Et même, certains faux souvenirs peuvent faire intrusion dans son récit d’un fait passé.» Aussi les témoignages de fumeurs de cannabis sont-ils considérés comme peu fiables dans certaines enquêtes policières.

Quant à la rigidité du comportement, elle empêche la personne de s’adapter à tout événement inhabituel. «C’est pour cela que le risque d’accidents de voiture sous consommation cannabique est décuplé, explique le chercheur. Freiner soudain, changer brutalement de route est difficile car, d’une part, les réflexes du conducteur sont ralentis, et d’autre part il n’a pas la mobilité psychique nécessaire pour faire face à l’imprévu.»

«On peut vraiment s’en sortir»

Ajoutez à cela la distorsion du sentiment du temps (observé même chez les animaux), l’impression d’avoir des pensées profondes – «Ce qui n’est pas celle de vos interlocuteurs!», précise Étienne Quertemont -, une intensification des perceptions pouvant mener à des hallucinations, et la «douceur» présumée du cannabis vacille, d’autant plus que la concentration de son principe actif et addictif (le THC) s’est largement intensifiée depuis quelques années.

Mais le réel point de controverse concernant cette drogue est celui de la durée de ses effets à long terme sur le psychisme. On ignore encore si des phénomènes cognitifs comme la démotivation ou le manque de concentration peuvent perdurer, voire devenir permanents chez les gros consommateurs, ou s’ils se résorberont, même chez cette population.

Pour Antoine Jaquier, «on peut vraiment s’en sortir». Selon lui, il faut pour cela accompagner les jeunes dans l’accomplissement de leurs potentiels en se concentrant sur leurs désirs profonds: projets artistiques, formations. «Au lieu de se concentrer uniquement sur leur dépendance, les inviter à se projeter dans un avenir qui leur fera plaisir», résume l’écrivain.

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Des chocs électriques pour soigner l’addiction

Un traitement à base de petites décharges électriques dans le cerveau de souris supprime les signes d’addiction. Des essais cliniques chez l’homme sont envisagés

La stimulation électrique cérébrale profonde via l’implantation d’électrodes dans le cerveau est pratiquée depuis plus de vingt ans dans le traitement de la maladie de Parkinson. Pourrait-on adapter cette technique pour soigner une addiction sévère? C’est la question posée par le neuroscientifique Christian Lüscher et son équipe à l’Université de Genève. Les chercheurs ont réussi, chez la souris, à faire disparaître les symptômes d’addiction à la cocaïne en stimulant électriquement une zone du cerveau en combinaison avec une substance pharmacologique. Leurs travaux sont publiés ce vendredi dans la revue Science.

«L’addiction est un comportement compulsif en dépit des conséquences négatives, explique Christian Lüscher. Elle se distingue de la dépendance qui est la manifestation de symptômes de sevrage à l’arrêt brusque de la consommation d’une substance.» Les mécanismes cérébraux de l’addiction diffèrent de ceux de la dépendance. Depuis plusieurs années, l’équipe genevoise a publié de nombreuses études qui décryptent les effets de la cocaïne sur le cerveau de souris. «La consommation de cocaïne remodèle les connexions entre neurones, poursuit le chercheur. Elle renforce certaines voies de transmission de signaux entre des neurones du cortex – partie superficielle du cerveau – et d’autres plus profonds, regroupés en une structure appelée noyau acubens.»

On appelle plasticité cette capacité des neurones à changer leurs réseaux de communication, un processus clé dans l’apprentissage. Dans l’addiction à la cocaïne, la drogue détourne ce processus qui s’emballe et affecte le comportement des souris. Leur locomotion en particulier est modifiée: les rongeurs sont agités et courent plus que les souris contrôles. Un comportement adaptatif que les scientifiques appellent «sensibilisation locomotrice».

Or, en 2011, Christian Lüscher et ses collègues ont réussi à faire disparaître la sensibilisation locomotrice des souris induite par la cocaïne, grâce à une technique très fine, l’optogénétique. Celle-ci consiste dans un premier temps à modifier génétiquement des neurones afin de les rendre sensibles à la lumière. Puis à les stimuler avec le faisceau lumineux d’une diode implantée dans le cerveau des rongeurs. Ils ont observé que l’activation ciblée des neurones du cortex au niveau de leur zone de contact avec les neurones du noyau acubens – une zone appelée synapse – rétablit une locomotion normale chez les souris «accro». La stimulation par la lumière a déclenché des signaux électriques de basse fréquence (10 à 15 pulsations par seconde) dans les neurones du cortex qui ont modifié la surface des neurones du noyau acubens au niveau des synapses et rendu le comportement des animaux normal.

«L’optogénétique nous a permis d’établir un lien de causalité entre les modifications de ces synapses et le comportement des souris, précise Christian Lüscher. Cette stratégie a renversé les effets de l’addiction à la cocaïne. Mais elle est très compliquée à transposer chez l’homme, à cause des manipulations génétiques des neurones. D’où l’idée d’essayer de reproduire cette réversion avec la technique de stimulation électrique profonde.» Cette méthode, mise au point il y a 25 ans dans le traitement de la maladie de Parkinson, consiste à implanter dans le cerveau des micro-électrodes qui produisent des pulsations électriques. Chez les patients parkinsoniens, la fréquence des stimuli est élevée – une centaine de décharges par seconde. Christian Lüscher et ses collègues ont eu l’idée d’implanter des électrodes dans le cerveau de la souris au niveau des synapses du noyau acubens et d’observer l’effet des décharges électriques sur la sensibilisation locomotrice. Une fréquence de 130 pulsations par seconde (130 hertz) n’a pas rétabli une locomotion normale chez les souris «accro». Plus surprenant, une fréquence plus basse (12 hertz) proche de celle de l’optogénétique, n’a eu aucun effet non plus. Les chercheurs ont par la suite découvert que la stimulation électrique provoque la libération de dopamine dans cette région du cerveau, ce qui annule l’effet des décharges. En ajoutant un composé chimique qui bloque l’effet de la dopamine, ils ont enfin pu normaliser la communication entre les neurones.

«Les travaux de l’équipe de Christian Lüscher sont très intéressants, car non seulement ils proposent une méthode pour réduire certains symptômes de l’addiction chez la souris, mais surtout ils décrivent très précisément les mécanismes cellulaires qui sous-tendent ces résultats», commente Eric Burguière, neuroscientifique à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

La transposition de ces résultats chez l’homme est-elle envisagée? «Il faut inciter la communauté médicale à lancer une étude à large échelle chez l’homme, avec très probablement une étape intermédiaire d’essais chez le primate», répond Christian Lüscher qui ajoute qu’au préalable, un cadre éthique clair devra être mis en place. «L’avantage d’adapter la stimulation cérébrale profonde pour l’addiction est que son utilisation est déjà encadrée depuis longtemps pour d’autres maladies», continue-t-il. «De plus, les effets bénéfiques de ce nouveau protocole de stimulation électrique sur l’addiction chez la souris sont durables, ajoute Eric Burguière. Ce qui présenterait un avantage évident chez l’homme, car des stimulations moins fréquentes augmenteraient l’autonomie des batteries des implants, voire même un traitement unique qui ne nécessiterait pas une implantation durable d’électrodes.»

D’autres maladies psychiatriques sont aussi dans la ligne de mire de la stimulation électrique profonde. Comme la dépression ou le trouble obsessionnel compulsif (TOC). Luc Mallet, psychiatre et directeur de recherche à l’ICM, qui a été un des premiers à diriger des études pour le traitement du TOC par stimulation cérébrale profonde a, d’ailleurs, récemment rejoint les Hôpitaux universitaires de Genève.

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Un spot pour lutter contre les addictions à la drogue

Les étudiants de la Master Class ont remporté le Prix Prévention Addiction grâce à leur clip contre les addictions à la drogue.

Comment expliquer aux jeunes les dangers de la drogue ? Telle est la question que se sont posés les étudiants de la Master Class Luc Besson. Ces derniers ont réalisé une courte vidéo d’une minute dans le cadre du concours de scénario organisé par SOS Addictions et le laboratoire RB Pharmaceuticals. IntituléMon Addiction, ce clip a remporté le Prix Prévention Addiction.

Afin de sensibiliser les jeunes aux dangers de la drogue, les étudiants de la Master Class Luc Besson ont imaginé un scénario qui suit un adolescent dans sa vie de tous les jours. Ce dernier va tomber peu à peu dans l’enfer de la drogue et va se trouver à chaque fois des excuses afin de reprendre une autre dose de drogue. Peu à peu son addiction va lui gâcher la vie.

Sélectionnés par un jury de professionnels composé notamment de ou Vincent Moscato, les gagnants de ce concours vont voir leur spot publicitaire diffusé à la télévision mais également dans les salles de cinéma.

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Un spot efficace contre l’addiction aux drogues… par konbini

Compte rendu de l’Assemblée générale du C.N.P.E.R.T , du 8 décembre 2014

Lieu : Amphithéâtre de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), place Saint Georges, Paris

Nous avons été très aimablement accueillis par monsieur Chrétien (Président de Familles de France) et monsieur T. Vidor (directeur général de Familles de France)

Absents excusés : Mme le Pr. M. Adolphe, Mme le Dr. C. Bravard, Mr. P. Beyries, Pr. J.-P. Giroud, Pr. P. Joly,  Pr. B. Kerdehlué, Pr. M . Lhermite, Mme Mahuzier, Dr. P. Mura, Pr. M. Paris, Pr. P. Queneau, Pr. J.-P. Tillement, Mr. G. Millant

Rappel de nos thèmes d’actions présents (Pr. J. Costentin) :

Notre opposition :

  1. aux « salles de shoots pour les toxicomanes » ;
  2. au cannabis « médicament » ;
  3. à la dépénalisation et plus encore à la légalisation du cannabis
  4. aux détournements de la buprénorphine à haut dosage (Subutex)
  5. au tabac chez les jeunes
  6. à l’alcool chez les jeunes (Premix, alcoolisations aigues…)

Notre attention portée :

  1. à la prévention
  2. à la bonne gestion des cigarettes électroniques/vapoteurs

Bilan financier (Mr. G. Renaillé) :

Cette année encore notre budget a été légèrement déficitaire, ce qui a contraint notre trésorier à puiser environ 600€ dans nos réserves (d’environ 16.000 €).

La cotisation de base de l’année a été portée à 25 € ; les membres sont sollicités pour acquitter une cotisation de 50 €, faisant d’eux des membres bienfaiteurs. Cela devrait équilibrer notre exercice 2015. Nous remercions chaleureusement Mr G. Renaillé pour l’amabilité et la qualité de sa gestion.

Communication sur le blog http://drogaddiction.com

Sa consultation est en régulière progression. Nous remercions le Pr. Tillement et Mr. G. Millant des efforts qu’ils déploient et des heureux résultats qu’ils obtiennent ; ce blog crée un lien quasi permanent entre les membres du CNPERT ; il est en outre un moyen de communication vers l’extérieur, très important

Communication sur la Lettre du CNPERT

Sa fréquence de parution bimensuelle est raisonnable ; sa taille (6 pages) n’est pas excessive (i.e. non dissuasive pour le lecteur ; plusieurs lecteurs nous disent apprécier les blagounettes, les sujets traités sont tous au cœur de nos thèmes d’action

Projet de réalisation d’un livret sur le cannabis, par les membres du CNPERT

Son originalité résiderait dans la réponse aux questions que se posent les adolescents sur cette drogues ; (questions collectées par des enseignants et infirmières des collèges et lycées) ; ainsi que dans le démontage des idées fausses qui ont cours parmi les jeunes, et parfois les adultes, avec une attention toute particulière pour les enseignants. Un recueil des propositions et des suggestions des membres du CNPERT va être effectué, en vue d’arrêter une méthodologie opérationnelle ; et d’abord de s’assurer que cette initiative a l’aval des membres du CNPERT (est-ce opportun ?)

Débat final  

A l’issue de cette A.G. un large débat s’est engagé,  auquel ont pris part : Mme Pic, le Pr. A. Coquerel, Mr. X. de Beaurepaire, le docteur Fabre, Mr Chrétien, le Pr. J.-P. Goullé, le Pr. J. Costentin, Mr G.Renaillé, le Dr. Semery, le Dr. J. Pic, le Pr. C. Giudicelli.

E-cigarette : le risque de cancer des poumons jusqu’à 15 fois plus élevé que la cigarette

Le NEJM, la prestigieuse revue médicale américaine, publie une révélation majeure concernant le risque de santé publique liée à l’utilisation de e-cigarettes : leur consommation entraine un risque de cancer des poumons entre 5 et 15 fois plus élevé que la cigarette.

Certain consommateurs de e-cigarette imaginent encore que la fumée qu’ils absorbent est de la vapeur d’eau. Loin s’en faut. Le liquide contenu dans les e-cigarettes est une solution de propylène glycol, de glycérol ou des deux, à laquelle sont ajoutés de la nicotine et parfois des parfums. Et la transformation de ces produits chimiques liquides en produits gazeux nécessite une combustion qui produit du formaldéhyde, un cancérigène reconnu (cancérigène de classe 1 selon l’Agency for Research on Cancer) et produit de dégradation du propylène glycol, qui réagit ensuite avec le propylène glycol et le glycérol pour former des hémiacétals, des composés chimiques utilisés comme biocides industriels (étymologiquement : bio + cide = «qui tue la vie»), pesticides ou anti-parasitaires par exemple.

Dans la vapeur de e-cigarette, 2% des molécules sont transformées en formaldéhyde, une quantité supérieure à ce que la même e-cigarette contient comme nicotine. Cette dégradation survient, avec les e-cigarettes équipées d’un voltage de 5V au moment où l’aspiration du consommateur créé la montée en température de la e-cigarette transformant la solution liquide en solution gazeuse. A ce voltage, les scientifiques détectent 380 μg de formaldéhyde pour 10 bouffées. Ils mesurent ainsi qu’un utilisateur de e-cigarettes consommant 3 ml de solution par jour inhalera 14.4±3.3 mg de formaldéhyde. Un fumeur de cigarettes normales absorbe lui 3 mg de formaldéhyde en fumant un paquet par jour, soit 5 fois moins.

Connaissant le risque de survenue d’un cancer du poumon associé à l’inhalation de formaldéhyde en fonction du poids, il est facile de comparer le risque de cancer existant entre les consommateurs de cigarette et de e-cigarette. Les scientifiques évaluent ainsi qu’entre un homme de 70 kilogrammes fumant des e-cigarettes et le même homme fumant une quantité équivalente de cigarettes normales, le premier fumant des e-cigarettes présente un risque de souffrir d’un cancer des poumons entre 5 et 15 fois plus élevé.

L’argument selon lequel il est moins nocif d’utiliser des e-cigarettes que des cigarettes ne peut donc raisonnablement plus être évoqué. Par ailleurs, les preuves scientifiques manquent toujours pour commencer à penser que la e-cigarette pourrait aider à l’arrêt du tabac, sans compter que ce produit a montré qu’il était de plus en plus consommé par les jeunes n’ayant jamais fumé (cf article Docbuzz). Il est donc temps d’arrêter la machine infernale. Nos responsables de santé publique, ministère de la santé en tête se doivent de réagir très vite. Il parait évident que la e-cigarette présente un risque majeur de santé publique et doit donc très rapidement être totalement interdite à la vente. Les premiers consommateurs de e-cigarette qui souffriront d’un cancer des poumons sont invités à porter plainte contre les fabricants et les vendeurs de ce produit hautement cancérigène comme contre les responsables de notre santé publique qui l’auront laissé en vente.

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Jeunes, cannabis et risque d’addictions : des solutions existent

 

Vous avez un adolescent un peu « rebelle » et vous craignez qu’il fume des joints ? Vous savez qu’il en a déjà fumé ou vous vous inquiétez tout simplement de l’addiction à cette drogue douce ? Il existe un lieu où trouver quelques réponses : les Consultations jeunes consommateurs (CJC).

Car le problème du cannabis inquiète de plus en plus les parents.

La consommation de cannabis banalisée

Les joints sont courants chez les jeunes : 42% des moins de 17 ans auraient déjà fumé un joint. Tandis que 53% ont déjà bu plus de 5 verres d’alcool dans une soirée, allant jusqu’à l’ivresse. Autant de dérives et de comportements qui inquiètent des parents qui, souvent, n’arrivent pas à en parler avec leur enfant.

Les CJC accueillent donc ces parents inquiets (ils seraient 94% dans ce cas), que ce soit avec ou sans leur ado. Une consultation gratuite et anonyme qui permet de tirer au clair certains comportements, de trouver des réponses et surtout des solutions.

Pour les parents mais aussi et surtout pour les jeunes

Si les CJC acceptent de rencontrer les parents, ils sont surtout là pour accueillir les jeunes qui font face à des problèmes de drogue, d’alcool et de potentielles addictions à ces produits. Et ce sont souvent les parents qui conseillent à leurs enfants de s’y rendre, pour avant tout comprendre les risques.

Après avoir discuté avec les jeunes, le CJC met en place un objectif thérapeutique pour le bien-être de l’adolescent. Olivier Phan, responsable du CJC de Paris, explique que « l’arrêt des comportements addictifs et des consommations problématiques n’est pas un objectif en soi mais un moyen »

Bonnes pratiques et situations contre productives des relations adolescents / parents, très problématiques, y sont donc expliquées pour que l’adolescent arrête de fumer ou de trop boire.

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