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Haute-Savoie : six adolescents intoxiqués par du « cannabis de synthèse »

Six jeunes gens d’Annecy ont été intoxiqués après avoir fumé « un produit de synthèse s’apparentant à de l’herbe de cannabis », et au moins trois d’entre eux ont été hospitalisés, a-t-on appris vendredi auprès du parquet et de la préfecture.

« Deux jeunes se sont évanouis dès la première bouffée de ces cigarettes. Ils se sont effondrés dans la cour de leur établissement scolaire », a indiqué le procureur d’Annecy Éric Maillaud. « Une jeune fille n’avait que 9 de tension plusieurs heures après les faits », a ajouté le procureur.

Une ado de 15 ans en garde à vue

La principale vendeuse de ce produit, une jeune fille de 15 ans, a été interpellée et placée en garde à vue vendredi par la police d’Annecy. Elle « a reconnu en avoir cédé à des élèves de plusieurs établissements scolaires d’Annecy et des alentours », a indiqué la préfecture dans un communiqué. « On a trouvé plusieurs sachets lors de perquisitions à son domicile. Elle achetait ça sur internet et gagnait 7 euros du gramme à la revente. Elle voyait là matière à se faire de l’argent de poche », a indiqué M. Maillaud.

Herbe et produit de synthèse

Le produit en question doit encore être analysé. Il est présenté sur internet comme ayant les mêmes effets que le cannabis. « Ce n’est pas un produit interdit à la vente car il n’est pas référencé », a précisé le procureur. La direction départementale de la sécurité publique de Haute-Savoie a mis en garde les consommateurs face à « la dangerosité avérée » de ce produit. « Il est conditionné la plupart du temps dans un petit sachet en plastique transparent et présenté sous la forme d’herbe hachée sur laquelle est fixé un produit de synthèse. Ce produit est vaporisé à plus ou moins forte dose sur cette herbe, de manière aléatoire et non maîtrisée, la dangerosité est ainsi proportionnelle à la quantité projetée », a précisé la préfecture. Ce produit « est ensuite consommé sous forme de cigarette artisanale, ses effets sont immédiats et peuvent provoquer malaises ou évanouissements« , a-t-elle ajouté.

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Cannabis : Les mauvais comptes font le trou de la santé par Jean Costentin

Dr CostentinJean Costentin est membre des Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie. Professeur en pharmacologie à la faculté de Rouen, il dirige une unité de recherche de neuropsychopharmacologie associée au CNRS. Président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches en Toxicomanie,  (CNPERT) il a publié en 2006 Halte au cannabis !, destiné au grand public.

La légalisation du cannabis serait une manne pour le budget de la nation et une aubaine pour le chômage…Bizarre qu’en cette période de vaches maigres, notre prix Nobel d’économie n’y ait pas pensé, et que nos gouvernants à court de pactes et autres plans de redressement de la courbe du chômage n’aient pas sauté sur une si belle occasion de jouer au Père Noël ! Pourtant, la Fondation progressiste Terra Nova a fait les comptes et nous n’avons plus qu’à gober, fanfare médiatique à l’appui, son joli conte de circonstance. Sonnez hautbois, résonnez fumettes ! Laissez-nous fumer en paix et ce sera tout bénéfice pour les finances publiques et le moral de la nation ! Laissez-nous nous abrutir en paix, et nous chanterons la vie en rose… avant de déchanter…

DES COMPTES TOXIQUES

Pour « réguler le marché », il faut dépénaliser, avant de légaliser… puisque le cannabis, c’est connu, n’a jamais fait de mal à personne… De qui se moque-t-on ? Le cannabis, c’est prouvé,  est sept fois plus toxique que le tabac qui tue déjà chaque année 73 000 de ses 13 millions de fumeurs. Plus grave, le cannabis tue plus tôt, en pleine activité, et plus fréquemment, ce qui pénalise l’investissement humain de notre pays. Toxique pour les voies respiratoires, il réduit aussi les défenses immunitaires, entraîne des artérites et des accidents vasculaires cérébraux précoces et hypothèque gravement l’avenir de l’enfant à naître quand la mère en consomme pendant sa grossesse. Autant de frais en termes médicaux, hospitaliers, en durée d’arrêts de travail et charges de handicaps dont Terra Nova ne semble pas tenir compte…

Surtout, le cannabis est un poison pour le cerveau. Le THC, son constituant principal, perturbe l’éveil, l’attention, la mémoire, la motivation et l’ambition, avec de graves conséquences sur les facultés d’apprentissage, ce qui explique que, forte de sa première place en Europe pour la consommation de cannabis chez les jeunes, la France se retrouve dans le fond du classement PISA, annihilant en partie ses efforts budgétaires en faveur de  l’Education nationale. Nul ne conteste plus que le cannabis soit aussi à l’origine d’un grand nombre d’accidents de la route, et, encore une fois, ce sont les jeunes qui paient le plus lourd tribut. Ces mêmes jeunes qui, au lieu de se lancer dans la vie active, sombrent dans la polytoxicomanie, et qu’on retrouve en psychiatrie, car le cannabis est à l’origine d’une forte proportion de troubles mentaux, de la simple anxiété à la schizophrénie dont il est un facteur aggravant. Rappelons simplement à nos doux rêveurs de Terra Nova que le cauchemar des maladies mentales représente pour la collectivité un coût annuel de 110 Mds €, soit 5,8% du PIB !

STOP A L’ENFUMAGE !

Le tabac coûte déjà assez cher à la nation pour qu’on ne prenne pas le risque, en légalisant le cannabis, de faire exploser le nombre déjà d’autant plus conséquent de ses usagers que sa consommation est illicite. Les 1 600 000 cannabinomanes d’aujourd’hui auront vite fait de rattraper les 4 millions d’alcoolo-dépendants, voire les 13 millions de fumeurs que seul un triplement du prix des cigarettes pourrait guérir de leur addiction… Mais, on peut craindre de nos décideurs à la vue courte qu’à l’instar de ce qui se passe avec les  lobbies du tabac, ils ne cèdent au chant des sirènes de ces pseudo-économistes cannabinophiles… Pendant ce temps, la première mesure du  nouveau président de l’Uruguay, un cardiologue, a été de repénaliser l’usage du cannabis…

TERRA SANA

Dans la compétition économique internationale n’émergeront que les nations qui sauront préserver leur jeunesse de l’abêtissement des drogues. Il ne sert à rien de se ruiner à vouloir éduquer des individus que la drogue rend réfractaires aux activités éducatives. Faire miroiter la perception de taxes est dérisoire comparé à ce qui n’a pas de prix, la santé et l’intelligence de notre jeunesse. S’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à notre jeunesse, il est plus important encore de se préoccuper de l’état de la jeunesse que nous préparons pour cette planète.

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Etre allergique au cannabis, c’est possible et cela peut même être mortel

Un article publié dans le numéro de mars de the Annals of Allergy, Asthma, and Immunology, qui combine différentes recherches sur le cannabis, démontre que «les allergies au cannabis non seulement existent, mais qu’elles peuvent aussi être mortelles», relate The Daily Beast.

Les docteurs Thad Ocampo et Tonya Rans, auteurs de l’article, soulignent que les cas d’allergie au cannabis sont encore rares et «peu cités dans la littérature médicale malgré le fait que la marijuana est la drogue illicite la plus largement consommée au monde». Mais avec la récente légalisation du cannabis dans différents Etats des Etats-Unis, la drogue pourrait devenir une source d’ennui de plus en plus récurrente pour les allergologues, selon les auteurs.

Leur article se concentre particulièrement sur les allergies au cannabis sativa, une sous-espèce connue pour ses effets psychotropes, qui peuvent se manifester sous «de nombreuses formes, allant de l’asthme et l’eczéma à la conjonctivite et l’anaphylaxie», note The Daily Beast.

Le docteur Purvi Parikh, allergologue et immunologiste, interrogée par The Daily Beast, relève aussi que: «le cannabis sativa peut causer jusqu’au choc anaphylactique», une réaction allergique qui peut engager le pronostic vital. Ce pourquoi l’étude des docteurs Ocampo et Rans doit être «prise très au sérieux», souligne Purvi Parikh.

D’autant plus que les allergies au cannabis ne concernent pas que les consommateurs.«L’inhalation peut causer des problèmes à ceux souffrant d’allergies qui ne consomment pas nécessairement de marijuana mais qui sont exposés à sa fumée de façon passive», dit Purvi Parikh. «Les spores de pollen issus de l’agriculture et de la production de marijuana seraient aussi un autre mode d’exposition aux allergènes.» Et «la production de cannabis va augmenter», estime l’immunologiste.

Le diagnostic des allergies au cannabis se réalise en général grâce à un test cutané, explique The Daily Beast. Mais les scientifiques cherchent à élaborer des moyens de dépistage plus sophistiqués. Et certains travailleraient sur des tests in vitro pour trouver des anticorps.

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Skunk ou haschich : que choisir ?

Pédagogique, scientifique… et spectaculaire, la chaîne privée Channel 4 fait expérimenter les deux drogues à des volontaires.

Jon Snow, 63 ans, journaliste vedette de la chaîne, coprésentateur et cobaye vedette de la soirée, en inhale sous forme gazeuse dans un ballon, puis se soumet immédiatement à une IRM cérébrale. Pris de panique, il doit interrompre le scanner. L’ancien correspondant de guerre témoigne : « J’ai tenu à Gaza, j’aurais dû tenir… J’ai déjà fumé du cannabis, mais, après avoir pris de la skunk, j’ai été envahi par la pire peur de ma vieJe ne le referai jamais. »

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Adolescents: Les troubles du sommeil liés à la consommation de psychotropes

Les troubles du sommeil pourraient être liés à l’usage de psychotropes, notamment le cannabis. C’est ce qu’indiquent les conclusions d’une récente étude américaine, publiée dans le Journal of Clinical Sleep Medicine.

Tests d’endormissement et d’urine

Pendant dix ans, les chercheurs du Nationwide Children’s Hospital (Ohio) ont, en effet, examiné le comportement de 383 adolescents redirigés vers une consultation au Centre des troubles du sommeil de l’hôpital. L’objectif? Tenter de prouver que ces troubles étaient aussi liés à la consommation de cannabis.

Pour comprendre et diagnostiquer leur narcolepsie, les patients ont, donc, d’une part, passé un test appelé Tile (test itératif de latence à l’endormissement ou MSLT en anglais): leurs phases de somnolence ont été observées et leur temps nécessaire à l’endormissement enregistré. Mais ils devaient, d’autre part, également se soumettre à un test d’urine. Et bingo: 43 % des adolescents ayant un test pouvant être lié à la narcolepsie ou à de graves troubles du sommeil étaient également positifs au cannabis.

Un diagnostic avant toute prise en charge

«Nos découvertes soulignent et soutiennent l’importance de faire passer des tests d’urine, au préalable, à tous les patients de plus de 13 ans avant d’accepter de faire des examens complémentaires pour diagnostiquer leur narcolepsie», confie, au MD NewsDaily, Mark L. Splaingard, directeur du Centre des troubles du sommeil, et principal auteur de l’étude.

Un test de dépistage qui apparaît, aujourd’hui, «essentiel avant d’entamer un diagnostic», selon le chercheur, afin de ne pas «envisager une prise en charge de l’adolescent» pour des troubles importants du sommeil qui pourraient être évités tout simplement en arrêtant les stupéfiants.

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Ils sont à l’écoute des jeunes victimes d’addictions

Chaque année, le centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie accueille près de 200 jeunes en consultation. La moitié d’entre eux viennent pour la consommation de cannabis.

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Le cannabis en tête des produits consommés

Sur 171 patients de moins de 25 ans, le Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) a enregistré 82 cas de consommation de cannabis, en 2014. « Ça représente la moitié des personnes que l’on reçoit, explique le Dr David Le Boulanger. La plupart d’entre eux s’adressent à nous à la suite d’une décision de justice, pour un rappel sur la santé et une éventuelle évaluation d’un problème plus ou moins grave. » Il arrive aussi que des consommateurs viennent rencontrer un spécialiste pour en parler, de leur propre chef.

Si le cannabis est en tête des produits consommés, l’alcool représente 25 % des dépendances nécessitant l’attention du Csapa. « Mais pour les jeunes, l’alcool reste un produit festif. Ils vont se dire que c’est moins problématique que de fumer des joints », précise le Dr Le Boulanger. Le Csapa permet également d’appréhender des dépendances aux jeux d’argent, aux médicaments, au tabac, ou aux jeux vidéos, même si cela « reste à la marge ».

Le mal être ciblé en priorité

Six spécialistes interviennent au quotidien, notamment auprès des jeunes. À savoir, deux médecins, deux infirmières, une psychologue et une éducatrice spécialisée. Leur rôle : comprendre le consommateur, mais aussi faire de la prévention. « L’important, ce n’est pas vraiment le stade de l’addictologie, même si nous cherchons à l’évaluer, mais pourquoi le patient consomme tel ou tel produit, indique le Dr David Le Boulanger. On ne travaille pas sur le produit consommé, mais sur la santé. On effectue une prise en charge axée avant tout sur le mal être. »

Régulièrement, l’équipe intervient dans les établissements scolaires. Par exemple, au lycée Victor-Hugo, un créneau a été mis en place le mardi, tous les quinze jours, pour les élèves qui cherchent de l’aide. « Depuis six mois, je ne suis pas intervenu car il n’y a pas eu de demandes, précise le spécialiste. C’est à l’élève de se manifester pour que je puisse en discuter avec lui. »

Pas d’évolution marquante de la consommation

Mais l’important aujourd’hui, c’est aussi de former les personnels encadrant des jeunes de moins de 25 ans a repérer les problèmes éventuels. Il y a cinq ans, le programme « Aimes ta vie » a été mis en place par le Csapa. « L’avantage, c’est qu’il y a un suivi de la personne formée pour l’aider en cas de situation délicate. » Mais pour le Dr le Boulanger, la priorité réside également dans la nécessité d’une proximité avec les jeunes. « Il nous manque une structure pour mettre en place une permanence, afin de rencontrer les patients à n’importe quel moment. »

En 2014, le Dr David Le Boulanger n’a pas relevé d’évolution marquante de la consommation des adolescents et jeunes adultes. Mais, il note une forte augmentation des consultations pour les personnes plus âgées. En cause : « Certainement le chômage et la vie quotidienne où, finalement, on ne nous laisse pas le droit à l’erreur si l’on veut rester dans la course. »

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Cannabis : il augmente le risque de narcolepsie

Le cannabis est la substance illicite la plus consommée en France avec plus de 41 % des jeunes de 17 ans qui en ont déjà pris. Attention, c’est un facteur favorisant le risque de souffrir de narcolepsie !

Une étude, réalisée par les chercheurs du Centre des troubles du sommeil à la Natiowide Children’s Hospital aux Etats-Unis, montre un lien entre la consommation de cannabis et la somnolence accrue chez les jeunes pouvant aller jusqu’à la narcolepsie.

Cette maladie du sommeil débute généralement à l’adolescence. Elle touche une personne sur 2 000.

Elle se caractérise par des accès de sommeil incoercibles qui surviennent n’importe quand : en travaillant, en mangeant, en discutant avec des amis…

Somnolence : elle touche plus de 40 % des fumeurs de cannabis

L’étude, qui a porté sur plus de 380 jeunes suivis pendant dix ans, montre un lien entre la consommation de cannabis et des habitudes anormales de sommeil. Ainsi, si votre adolescent fait des siestes répétées sans vrai raison, s’il vous semble amorphe toute la journée, s’il fait des nuits de dix à douze heures sans être sorti tard la veille, soyez vigilants.

Ces troubles du sommeil peuvent être le signe que votre jeune consomme du cannabis. Un simple dépistage urinaire peut permettre d’en savoir plus et d’orienter, si besoin, l’adolescent vers une structure qui l’aidera à se sevrer du cannabis.

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Le taux de décès des usagers de drogues dix fois plus élevés qu’en population générale en Europe

18/02/2015

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Le Centre de surveillance européen des drogues et des addictions (EMCDDA) vient de publier le sinistre portrait de la mortalité au sein des usagers de drogue européen. Selon l’EMCDDA, plus de 6 000 usagers de drogues meurent d’une overdose chaque année dans l’Union européenne.

En se basant sur des études de cohortes de consommateurs de drogues, issus de neuf pays européens, et totalisant 31 000 participants, ils ont calculé que le taux de décès toutes causes étaient de 14,2 pour 1 000 personnes-années, soit 10 fois plus qu’en population générale. Il y avait cependant de disparités géographiques, puisque ce taux oscillait entre 3,5/1 000 personnes-années (Malte) et 22,7/1 000 personnes années (Pologne) selon les cohortes. La majorité des décès par overdose intervenaient chez les 1,3 million de consommateurs d’opioïdes recensés en Europe en 2014. Les auteurs précisent d’ailleurs que la population européenne de consommateurs d’opioïdes était vieillissante et rencontrait de plus en plus de problèmes de santé.

L’overdose : première cause de décès des consommateurs de drogue

Parmi les morts documentées, les overdoses représentaient 35 % des causes de décès, une infection par le VIH était associée à 14 % des décès dont elle était la première cause médicale. Venaient ensuite les pathologies de l’appareil circulatoire (9 %) et du système respiratoire (5 %), et les suicides (5 %). Dans la moitié des cas, la cause de décès était externe : overdose, suicide, violence ou accidents. Les auteurs estiment que les décès des consommateurs de drogues sont, dans leur grande majorité,« prématurés et évitables ».

Le VIH et les overdoses font moins de victimes

En comparant ces résultats à ceux de l’étude COSMO menée dans les années quatre-vingt-dix dans huit pays européens, les auteurs notent que la mortalité des usagers de drogues a baissé, entraînée par la diminution de la mortalité liée aux infections par le VIH et aux overdoses. Ils précisent cependant, que cette nouvelle estimation n’a que deux sites en commun avec l’étude COSMO, ce qui limite la portée de la comparaison. Les auteurs plaident d’ailleurs pour que d’avantage de cohortes de grande taille soient montées dans les pays de l’Union européenne.

Damien Coulomb

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Une variété forte de cannabis augmente le risque de maladie mentale (étude)

(AFP) – La consommation fréquente d’une variété puissante de cannabis, comme la « skunk », augmente fortement les risques de développer une maladie mentale, selon une étude publiée mardi par la revue médicale britannique The Lancet.

Les personnes consommant de la skunk (une variété de cannabis avec une forte capacité psychotrope) tous les jours sont cinq fois plus susceptibles de développer une maladie mentale, selon cette étude réalisée dans le sud de Londres pendant six ans auprès de 410 patients atteints pour la première fois d’un trouble psychotique et de 370 personnes saines.

Cette probabilité tombe à trois fois plus en cas de consommation seulement le week-end et à deux fois plus pour une consommation réduite à moins d’une fois par semaine.

En revanche, l’étude n’a pas trouvé de lien entre la consommation de haschich (variété moins puissante de cannabis) et le développement d’une maladie mentale.

« Les résultats montrent que le risque de psychose chez les consommateurs de cannabis dépend de la fréquence d’utilisation et de la puissance du cannabis », a mis en avant le docteur Marta Di Forti, principal auteur de l’étude. « L’utilisation de haschich n’a pas été associée à un risque accru de psychose ».

Le haschich contient moins de THC (tétrahydrocannabinol, la molécule à l’origine des effets psychotropes du cannabis) que la skunk.

« Nos résultats montrent l’importance de sensibiliser le public au risque associé à l’utilisation de cannabis à forte puissance, en particulier à un moment où ces variétés sont de plus en plus disponibles », jugent les auteurs de l’étude.

« La tendance mondiale à la libéralisation de l’utilisation du cannabis rend en outre urgent le développement de l’éducation des jeunes sur les risques du cannabis à forte puissance », concluent-ils.

L’Uruguay est devenu l’année dernière le premier pays au monde à légaliser la production et la vente de cannabis tandis que quatre Etats américains ont réglementé son usage à des fins récréatives.

Le cannabis est la drogue illicite la plus consommée en Europe (73,6 millions des 15-64 ans l’ont expérimenté dans leur vie, soit 21,7% des Européens adultes), selon le dernier rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT).

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