Le Collège des médecins de famille du Canada émet ses recommandations aux médecins qui pourront dorénavant donner des ordonnances à des patients pour leur permettre de se procurer du cannabis à des fins médicales.
« L’autorisation de cannabis séché doit être envisagée exclusivement pour les patients souffrant de douleur neuropathique (qui touche les nerfs, la moelle épinière ou le cerveau) réfractaire aux traitements classiques », écrit le Collège des médecins de famille (CMFC) sur son site Internet.
Le CMFC spécifie que les médecins doivent d’abord tenter de soulager le patient à l’aide d’autres traitements et il stipule que « le cannabis séché n’est pas un traitement approprié de l’anxiété ni de l’insomnie ».
Le cannabis séché n’est pas non plus approprié pour les patients :
- âgés de moins de 25 ans
- qui présentent des antécédents de psychose
- qui présentent un trouble de consommation de cannabis actuel ou antérieur
- qui présentent un trouble de consommation de substances actives
- qui sont atteints d’une maladie cardiovasculaire
- qui sont atteints d’une maladie respiratoire
- qui sont enceintes, prévoient le devenir ou allaitent
En outre, l’accès au cannabis séché doit être autorisé avec prudence aux patients qui présentent un trouble actif concomitant anxieux ou de l’humeur, qui fument du tabac, qui présentent des facteurs de risque de maladie cardiovasculaire ou font une grande consommation d’alcool, notamment.
Les médecins avaient demandé au CMFC de leur fournir des lignes directrices après un changement à la réglementation fédérale, « qui demande aux médecins de famille de traiter les demandes des patients pour la marijuana médicale malgré un manque relatif d’information ou de données probantes », écrit le Collège des médecins de famille du Canada sur son site web.
Le règlement fédéral entré en vigueur en avril implique davantage le médecin dans le processus d’accès du malade au cannabis médical. Au lieu de passer par Santé Canada, les utilisateurs auront dorénavant besoin d’une ordonnance d’un médecin.
Le Collège des médecins avait déjà exprimé ses réticences à prescrire de la marijuana médicale.
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Commentaire de Jean-Paul Tillement
et Jean-Pierre Goullé
Le collège des médecins de famille du Canada (CMFC) a exprimé « ses réticences à prescrire de la marijuana médicale » mais respecte les décisions fédérales. Il réaffirme que « l’usage du cannabis à des fins médicales n’est pas un traitement reconnu par la profession… » mais a jugé de son devoir de se conformer aux décisions fédérales et donc de prévoir les conditions d’accès des patients au cannabis puisque c’est au médecin que revient la responsabilité de sa prescription. Celle-ci est assortie d’un protocole de recherche incluant entre autres, consentement du patient, évaluation du traitement, vérification des contre-indications et de la compatibilité avec les médicaments coprescrits.
Il ne nous appartient pas de critiquer les choix qui sont faits dans un pays étranger et de surcroit ami, mais il nous a semblé intéressant d’en observer les modalités et en conséquence la faisabilité. Cette prescription est conditionnée par de multiples restrictions (voir ci-dessous : Les médecins reçoivent des conseils pour prescrire du cannabis, ici radio-canada du 29/9/2014). Nous en extrayons quelques unes :
- l’indication est limitée à une douleur neuropathique, nerfs, moelle épinière, cerveau, réfractaire aux traitements classiques
- c’est à la demande du patient et non au choix du prescripteur que le cannabis est prescrit ; Le patient décide et consent (par écrit)
- toute forme de toxicomanie, passée ou présente, est un motif d’exclusion qui inclut évidemment le cannabis mais aussi toute autre substance psychoactive
- elle n’utilisera que de la marijuana « médicale » commercialisée par des laboratoires agréés et de titre en THC connu et vérifié (quelques mesures transitoires pour des cultures individuelles sont prévues)
Des consignes plus complètes aux médecins sur la marijuana médicale sont données ci-dessous (voir radio-canada, 1er Avril 2014)
Notre position est claire, nous n’avons pas changé d’avis et nous refusons le principe de l’utilisation médicale du cannabis pour de multiples raisons médicales que nous avons déjà développées. Il nous semble que la modification de la législation canadienne va soulever des difficultés de mise en œuvre. L’observation de son application sera suivie avec intérêt car il n’échappe à personne que seule la fréquence des douleurs neuropathiques pourrait justifier l’emploi du cannabis.
Alors que la libéralisation de la vente de cannabis pour usage médical et/ou récréatif s’élargit, les équipes du National Institute on Drug Abuse (NIDA) aux Etats-Unis insistent notamment sur les risques de dépendance liés à cet usage.
Ainsi, 9 % des consommateurs développeraient une addiction au cannabis, un pourcentage pouvant atteindre 17 % parmi ceux qui ont commencé à fumer de la marijuana à l’adolescence et 50 % chez les utilisateurs quotidiens. Le cannabis serait, par ailleurs, une porte d’entrée « possible » vers l’abus d’alcool, le tabagisme et l’usage des drogues en général.
Cet éditorial a utilisé les déclarations du CMFC et le reportage de Denis-Martin Chabot
Cette étude porte sur 20 ans d’utilisation du cannabis de 1993 à 2013. Elle a consisté à colliger les articles publiés en langue anglo-saxonne sur les fréquences des effets indésirables de la consommation de cannabis. Ce sont des résultats moyens et par défaut, on ne publie pas tout ce que l’on observe.
-Conduire sous cannabis multiplie par deux le risque d’accident (il faut y ajouter celui de l’alcool)
-La consommation régulière de cannabis en âge scolaire provoque des trous de mémoire (rappelez vous la phrase de notre Président « Pétard du matin, poil dans la main, pétard du soir, trou de mémoire ». C’est aussi vrai en Angleterre et en Australie ) et double le risque de quitter l’école.
Chez l’adulte jeune, elle double le risque de voir apparaitre des troubles psychotiques
-Le cannabis semble induire la consommation d’autres drogues, alcool, tabac, autres ce qui expliquerait pourquoi elles sont très souvent associées.
-Fumer du cannabis augmente le risque d’affections cardio-vasculaires chez l’adulte jeune, c’est la 5e cause d’infarctus du myocarde en France.
– Fumer du cannabis augmente l’atteinte des fonctions respiratoires en synergie avec le tabac, car la présence de cannabis dans le tabac augmente de 200°C la température de la fumée (elle passe de 500 à 700°C).
On ne pourra pas dire qu’on n’était pas prévenu
JP Tillement, JP Goullé
Douce ou dure, prise à l’occasion ou régulièrement, une drogue reste une drogue. Perte du contrôle de soi, changement d’humeur, modification des perceptions… les effets varient selon les substances et dépendent surtout de la fréquence et des quantités consommées. Point commun, une consommation excessive et régulière mène… à la dépendance. Mais quelles sont ces drogues, que renferment-elles ? Quels sont leurs effets ?
L’alcool, soft ou hard.
L’alcool abaisse le niveau de vigilance, fait rapidement perdre le contrôle de soi. L’organisme n’est en effet pas capable de digérer l’alcool. Chaque gorgée avalée va donc directement dans le sang, puis est transportée en quelques minutes dans toutes les parties de l’organisme. D’où les effets euphorisants de l’ivresse… quasi immédiats. Au-delà de 2 ou 3 verres par jour sur le long terme, la consommation augmente le risque d’addiction et de pathologies (cancers du pancréas, troubles cardiovasculaires, maladies du système nerveux, hypertension artérielle, troubles du comportement, cirrhose alcoolique, cancer du foie..). Chaque année, l’alcool est responsable de 40 000 décès.
Le cannabis, de l’herbe, de la résine ou de l’huile.
Après le tabac et l’alcool, le cannabis est la troisième substance psychoactive la plus consommée par les jeunes français. Sous forme d’herbe, de résine ou d’huile, le cannabis est utilisé pour son effet « planant ». Comme toutes les drogues, il permet à ses usagers de ressentir un plaisir inatteignable à l’état naturel. Consommée pour apaiser et stimuler sur le moment, cette plante provoque un effet psychotrope au long terme. C’est le THC (tétrahydrocannabinol) qui déclenche le phénomène addictif. L’impact varie selon chacun, entre légère euphorie ou somnolence, mais peut aussi entraîner un malaise ou un bad-trip (pensées noires, isolement, angoisse…).
Consommé sur plusieurs années, le cannabis est connu pour altérer la mémoire immédiate et les capacités de concentration. La dépendance au cannabis peut survenir selon la vulnérabilitéde chacun (sensibilité, histoire personnelle, isolement…). Avec près de 4 millions d’usagers dont 1,2 million de fumeurs réguliers, le cannabis est la substance illicite la plus consommée en France.
La France avec le Canada, la République Tchèque, la Suisse, les Etats-Unis et l’Espagne, se situe parmi les pays où la prévalence de consommation de cannabis chez les adolescents est la plus élevée. A 17 ans, 42% des Français ont fumé du cannabis au moins une fois.
Les drogues dures
La cocaïne, de la fine poudre blanche en cristaux. Lire la suite
Commentaire du Professeur Costentin
Cette distinction drogue douce-drogue dure est fallacieuse.
Le tabac, drogue douce, tue 73.000 personnes en France chaque année, l’alcool quant à lui fait 49.000 victimes; voila pour les drogues licites.
Le cannabis n’est pas une drogue douce, c’est une drogue lente ; il est, de toutes les drogues, par son THC, celui qui s’accumule et pour très longtemps (des jours et même des semaines) dans l’organisme , déterminant une multitudes de méfaits, non seulement psychiques, (psychiatriques même), mais aussi et physiques.
Notre jeunesse est entrain de se laisser bruler au feu de ce cannabis.
Le tabac donne rendez-vous à ses victimes après une trentaine d’années d’intoxication; pour le cannabis il existe une toxicité immédiate, des méfaits à moyen terme, et la toxicité tardive du tabac multipliée par au moins cinq, si l’on en juge par la concentration des goudrons cancérigènes que produit sa combustion.
Qui peut, sachant cela , continuer de parler de drogue douce à son propos?
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Professeur Jean Costentin – Président du CNPERT
Une étude vient de confirmer les effets néfastes d’une consommation régulière de cannabis sur la santé. Isolement social, diminution de la mémoire courte, influence sur le développement cérébral… Une liste qui remet les choses en place, dans un contexte où les conséquences de cette « drogue douce » sont trop souvent écartées.
Une étude (conduite sur 20 ans) sur les effets de la consommation à long terme du cannabis a été récemment publiée par le Professor Wayne Hall, conseiller sur ces questions à l’OMS.
Les résultats publiés révèlent notamment que le cannabis serait très addictif, provoquerait des problèmes de santé mentales et ouvrirait la porte à des drogues dures. Ne contredisent-ils pas ainsi l’argument selon lequel la consommation de cannabis serait inoffensive ? Qu’en est-il dans les faits ?
Alain Morel : Nous n’avons pas tous les éléments méthodologiques de l’étude du Pr Wayne Hall, mais, au-delà des leurs formulations « choc » trop simplistes, les conclusions que vous rapportez ne font que confirmer ce que l’on sait déjà : une consommation intensive de cannabis qui commence tôt à l’adolescence et se prolonge des années augmente tous les risques de ce produit. Mais cela est valable pour tous les produits psychoactifs, y compris le tabac et l’alcool : plus on commence tôt, plus la consommation est répétée, et plus les risques d’addiction et les risques propres au produit sont aggravés. Le cannabis est un produit psychoactif qui est généralement consommé par des jeunes qui inhalent la fumée de combustion. Ces deux éléments donnent immédiatement une idée des principaux risques qui lui sont liés : les effets psychiques et les effets toxiques pulmonaires à long terme (d’autant plus quand il est consommé avec du tabac).
Quels sont les effets (physiologiques, psychologiques et psychiques) d’une consommation prolongée et à long terme du cannabis ?
La consommation prolongée de cannabis perturbe particulièrement les fonctions cognitives, l’apprentissage et la mémoire, la perception de l’environnement, les motivations, la coordination motrice et la sensibilité douloureuse. Chez l’adolescent, l’usage régulier de cannabis entraîne des troubles cognitifs et un risque de désinvestissement plus ou moins global de ses activités sociales, familiales et scolaires. Des études ont montré….
© Photo : Service fédéral de contrôle de la circulation des drogues dans la région Krasnoïarsk
Par La Voix de la Russie | En deux semaines plus de 700 Russes se sont intoxiqués au cannabis synthétique, dont 25 sont décédés, a communiqué Viktor Ivanov, directeur du Service fédéral de contrôle des stupéfiants lors d’une réunion du Comité d’Etat anti-stupéfiants.
Les premiers cas d’intoxication ont été recensés dans plusieurs régions le 19 septembre.
Le district autonome des Khantys-Mansis (nord de la Russie), la région de Kirov et la république du Bachkortostan (Volga) ont été les plus touchés.
Les intoxications ont été provoquées par la drogue qui n’est pas encore portée sur la liste des stupéfiants interdits.
La Douma prépare un projet de loi interdisant le cannabis synthétique en Russie.
Source:
© Photo: AP/Kelley McCall, File
Par La Voix de la Russie | A Moscou trois personnes intoxiquées au cannabis de synthèse ont été hospitalisées.
Ces dernières semaines on constate une brusque montée d’intoxications au cannabis synthétique : dans la région de Kirov 395 personnes ont été intoxiquées, dont 5 sont décédées. 40 % des personnes hospitalisées sont des adolescents âgés de 14 à 16 ans.
A Sourgout on a recensé 150 cas et 6 décès. Des cas d’intoxication ont eu lieu dans les régions de Nijni Novgorod et d’Ivanovo, ainsi qu’au Bachkortostan. La drogue a été essentiellement vendue en ligne. Les organisateurs du trafic sont recherchés.
Les nouveaux locaux du centre d’addictologie du bassin d’Arcachon ont été inaugurés.
L’occasion de revenir sur le travail engagé depuis treize ans par cette structure.
SABINE MENET s.menet@sudouest.fr
Si son déménagement remonte au mois de mars, ce n’est que vendredi que le Centre d’addictologie du bassin d’Arcachon a inauguré ses nouveaux locaux sur l’esplanade de la gare à Arcachon (1). Une ville que l’antenne gérée par le comité d’étude et d’information sur la drogue et les addictions (CEID) a investie il y a déjà treize ans. Le point avec Jean-Michel Delile, médecin psychiatre et directeur du CEID.
« Sud Ouest ». Pourquoi et comment le centre s’est-il implanté à Arcachon ?Jean-Michel Delile. Dans les années 90, deux personnes sont mortes d’overdose. Un premier bus d’échange de seringues s’est installé sur la jetée Thiers sous l’impulsion de Didier Spinhirny (2). Le constat a vite été fait que le problème n’était pas saisonnier. Grâce au docteur Fauquet, le centre a pu ouvrir dans les locaux de la Croix Rouge avec l’aide de la Cobas.
Quel public accueilliez-vous en 2001 ?Des héroïnomanes, des cocaïnomanes. Des gens qui avaient des problèmes à l’année, beaucoup issus du monde de la mer. Au début, nous avions une vingtaine de personnes. À présent, nous recevons 200 réguliers et le chiffre peut monter jusqu’à 400. Et nous gérons tout type d’addiction : drogue, alcool, jeu, alimentation…
Est-ce pour cela que vous avez eu besoin de locaux plus spacieux ?Oui. Le déménagement du service d’aide à domicile nous a permis de venir ici. Le dialogue avait été engagé lorsque Jean-Jacques Eroles présidait la Cobas. Nous nous connaissions, car en tant que pharmacien, il a été l’un des premiers à accepter de délivrer de la méthadone.
Qu’est-ce qui pousse les gens à franchir la porte du centre et qu’est-ce qui les en empêche ?La moitié vient spontanément ou sur l’encouragement d’un proche. Les autres sont orientés par les services sociaux ou les médecins. La réglementation fait que les consultations sont anonymes et gratuites. Cela lève déjà des barrages. En revanche, beaucoup ont peur d’être jugés ou se disent tout simplement que décrocher est une affaire de volonté. Or c’est faux. À un moment donné, la volonté ne suffit plus. Si l’on est vraiment dépendant, malade, il faut accepter de se faire aider.
Quels profils se côtoient dans la salle d’attente ?Tous les profils : des retraités aisés qui ont tout perdu au jeu aux jeunes marginaux avec leurs chiens.
Combien de temps faut-il pour décrocher ?Cela dépend. Si l’on prend un jeune fumeur de cannabis qui n’est pas encore tombé dans la dépendance et qui a envie de changer cela peut prendre quelques mois, même moins. Pour quelqu’un engagé dans une addiction dure et longue cela peut se compter en années. Il faut prendre en compte tous les facteurs car avec l’addiction, il y a souvent la dépression, l’anxiété, la phobie sociale. C’est pour cela que notre équipe est composée d’un psychiatre (lui), d’une assistante sociale et de médecins. Et ce que l’on constate, c’est que l’on peut se sortir de toutes les addictions.
À partir de quel âge peut se mettre en place un processus addictif ?En moyenne à 15 ans. Ce qui signifie que la consommation, alcool, drogue ou jeux vidéo, a débuté avant. Nous intervenons dans les lycées car le gros enjeu est de précisément retarder l’addiction. Plus elle survient jeune, plus elle a de conséquences sur l’organisme.
On parle aussi d’addictions au sexe. En traitez-vous ?Cela reste marginal. Nous avons eu trois cas sur le centre.
(1) Centre d’addictologie du bassin d’Arcachon : 05 56 83 11 12. Du lundi au vendredi de 9 h à 13 h et de 14 h à 17 h, parking des Quinconces sur l’esplanade de la gare à Arcachon. (2) Du réseau BASTHA : Bassin d’Arcachon, Sida, toxicomanies, hépatites, addictions.
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Selon une analyse publiée ce mercredi par une revue médicale de psychiatrie, les jeunes qui fument régulièrement du cannabis sont nettement plus sujets à l’échec scolaire que les autres.
Les jeunes fumeurs réguliers de cannabis seraient nettement plus susceptibles de se trouver en échec scolaire que les autres, c’est la conclusion d’une analyse publiée ce mercredi par la revue médicale The Lancet psychiatry. Les adolescents de moins de 17 ans qui fument du cannabis tous les jours ont 60% plus de risques que les élèves non-fumeurs de ne pas mener leurs études secondaires à terme, et d’échouer à l’examen final.
La publication de cette analyse tombe à point nommé selon l’un de ses auteurs, qui précise à l’AFP que « plusieurs Etats américains et pays d’Amérique latine se sont engagés sur la voie de la dépénalisation du cannabis, ce qui pourrait rendre l’accès à cette drogue plus facile pour les jeunes ».
Afin d’aboutir à ce résultat, les scientifiques ont cherché à mettre en corrélation la fréquence de consommation de cannabis d’un jeune avec son comportement plus tard dans la vie. Parmi les critères retenus : réussite scolaire, usage de drogues illégales, dépendance au cannabis, dépression ou tentatives de suicide.
Les risques de dépression aggravés
Les chercheurs sont affirmatifs, un lien « clair et consistant » a été établi entre la fréquence de consommation du cannabis avant 17 ans et la plupart des critères observés, donc notamment la dépression et le risque de suicide. Comme l’indique l’analyse, les fumeurs quotidiens de cannabis ont en effet sept fois plus de risque de commettre une tentative de suicide, et huit fois plus de risque de se tourner vers d’autres drogues à l’avenir.
Pour le principal auteur de l’étude, ces conclusions prouvent « de manière évidente » que la lutte contre la consommation de cannabis chez les jeunes offre « d’importants bénéfices au niveau sanitaire et social ».


