Recherche

Catégorie

Alcool

Perdre 10% de votre poids en 100 jours ?

Attention à l’alcool

Généralement une perte de poids se fait à l’eau pas au vin rouge…

Attention à l’alcoolvadimphoto/Epictura

Il faut tordre le cou aux légendes :

  • Non, l’alcool ne réchauffe pas.
  • Non, l’alcool n’est pas source de bonne énergie.
  • Non, l’alcool ne rend pas plus viril, et surtout, contrairement à ce que certains peuvent prétendre, l’alcool coûte plus cher à la collectivité que ce que ne rapportent les taxes à l’État, car le vin est un tueur ; sympathique, mais un tueur.

La recommandation officielle de Santé publique France vient juste d’être publiée : la consommation sans risque est un leurre, expliquent ces experts, qui préfèrent désormais parler de « repères de consommation à faible risque ».

Il ne faut pas boire :

  • plus de deux verres d’alcool par jour,
  • homme comme femme,
  • et pas plus de dix par semaine –
  • ce qui inclut plusieurs jours de sobriété totale.
  • Ce qui nous arrange, l’alcool étant un mauvais aliment.
  • Trop riche en calories, mais surtout, qui plus est, donne faim en ouvrant plutôt l’appétit.

Donc pour moi, pas l’ombre d’une hésitation, la perte de poids se fait à l’eau…

Une astuce qui marche à tous coups : comme c’est très difficile de refuser du vin, laissez le maître de maison vous servir, trinquez avec les autres et ne touchez plus au verre pendant tout le repas. Pratiquement personne ne verra que vous ne buvez pas d’alcool (laissez-le en revanche vous servir de l’eau) et vous n’aurez pas besoin de vous lancer dans des explications pénibles.

La peur du gendarme et des contrôles d’alcoolémie est une autre excuse qui marche bien.

Source

Quel impact les principales drogues ont-elles sur la sexualité ?

L’alcool et l’ecstasy étaient plus fortement associés à des effets sexuels perçus intenses (attractivité sexuelle perçue, désir, durée du rapport…) que le cannabis. Les troubles sexuels (sécheresse, érection) étaient plus fréquemment rapportés par les hommes consommant de l’alcool ou de l’ecstasy ou par les femmes consommant du cannabis.

Pourquoi est-ce important ?

  • De nombreuses études se sont attachées à décrire l’association entre consommation d’alcool, de cannabis ou d’ecstasy et les comportements sexuels à risque (rapport sans préservatif, relations occasionnelles, non planifiées…). Mais comprendre l’impact spécifique de ces différentes drogues sur les interactions et fonctions sexuelles telles que ressenties par les usagers peut aider à améliorer les messages de prévention envers les publics à risque. Les études dans ce domaine sont en effet moins nombreuses, a fortiori celles étudiant simultanément plusieurs produits, et permettant des comparaisons directes.
  • Dans ce travail, conduit auprès de 18-25 ans fréquentant des night clubs new-yorkais, les auteurs ont voulu obtenir une description du ressenti personnel, de l’impact physiologique et de la survenue de troubles sexuels liés à ces consommations. Ils décrivent des différences spécifiques selon les produits et le sexe.

Principaux résultats

  • Parmi les 679 jeunes (21,9 ans d’âge moyen, 38,6% de femmes, 84,6% hétérosexuels) 87,3% rapportaient avoir déjà consommé au moins l’un des trois produits : le plus souvent (39,2%), ils rapportaient avoir déjà consommé les trois, puis avoir déjà consommé alcool et cannabis (20,6%).
  • 66,8% et 60,6% des participants se sentaient plus attirants sous alcool ou ecstasy, contre 25,3% sous cannabis et ils indiquaient avoir une capacité supérieure à aborder les autres dans respectivement 77,1%, 72,3%, et 26,1% des cas.
  • La sensibilité du corps était plus fortement augmentée sous ecstasy (74,5% vs 49,1% et 38,3% sous cannabis et sous alcool) alors que celle des organes sexuels était plus souvent augmentée sous alcool (85% vs 74,7% sous cannabis et 56,8% sous ecstasy).
  • Ceux ayant déclaré avoir déjà eu des rapports sexuels après consommation ont qualifié leurs ressentis : l’intensité sexuelle, la durée du rapport et l’intensité de l’orgasme étaient surtout majorées sous ecstasy (83%, 64,7% et 63,0% des cas).
  • Les troubles sexuels étaient plus fréquents sous ecstasy (46,7%) ainsi que sous alcool (40,2%) par rapport au cannabis (21,3%). Les remords suivant l’acte étaient plus souvent rapportés après consommation d’alcool (30,7%, vs 12,6% et 7,2% sous ecstasy ou sous cannabis).
  • La comparaison selon le sexe montrait que les femmes disaient aborder plus facilement les autres ou ressentir une plus forte intensité sexuelle après consommation d’alcool que les hommes. Les hommes rapportaient plus souvent une durée des rapports prolongée sous alcool que les femmes. Enfin, ces derniers rapportaient surtout des troubles de l’érection liés à la consommation d’alcool ou d’ecstasy, tandis que les femmes parlaient plus souvent de sécheresse vaginale sous cannabis.

Méthodologie

Des jeunes de 18 à 25 ans fréquentant des lieux nocturnes (night clubs, festivals) sélectionnés aléatoirement se sont vus proposés de répondre à un questionnaire rémunéré sur leur usage d’alcool, de cannabis et d’ecstasy. Outre leur profil sociodémographique, les répondants devaient indiquer s’ils avaient déjà consommé l’une et/ou l’autre de ces substances et coter, pour chacune de leurs consommation, leur perception de l’attractivité sexuelle, leur désir, la sensibilité de leur corps et de leurs organes sexuels et, s’ils avaient déjà eu des relations sous l’emprise d’une ou plusieurs de ces substances, la durée et l’intensité du rapport, la durée ou la fréquence de l’orgasme et les éventuels sécheresse vaginale ou troubles de l’érection rencontrés.

Limitations

  • Aucune distinction n’a été réalisée selon l’orientation sexuelle, la nature de l’alcool, le type de cannabis ou la présentation de l’ecstasy.
  • Les expériences vécues sous emprises sont subjectives et dépendent de l’environnement et du partenaire.

Limitations

L’étude a été financée par le NIH américain.

  • Caroline Guignot
  • 25 janv. 2018
  • Univadis Résumés Cliniques

Alcool. Deux verres par jour augmentent le risque de maladies du foie

  • Une consommation quotidienne d’alcool chez les jeunes hommes âgés de 18 à 20 ans renforcerait le risque de développer de graves maladies du foie au cours de leur existence.
    Une consommation quotidienne d’alcool chez les jeunes hommes âgés de 18 à 20 ans renforcerait le risque de développer de graves maladies du foie au cours de leur existence. | Photo d’illustration : Fotolia

Boire de l’alcool tous les jours augmenterait le risque de développer des maladies du foie chez les hommes âgés de 18 à 20 ans. Le risque débuterait avec moins d’un verre et serait particulièrement préoccupant à partir de deux verres consommés quotidiennement, selon une étude menée par des chercheurs danois.

Une consommation quotidienne d’alcool chez les jeunes hommes âgés de 18 à 20 ans renforcerait le risque de développer de graves maladies du foie au cours de leur existence.

Avec six grammes d’alcool ingérés quotidiennement, soit moins d’un verre, le danger serait déjà présent. Mais c’est avec une quantité de deux verres par jour (environ 20 grammes d’alcool) que le risque deviendrait vraiment préoccupant, selon une étude publiée ce lundi dans la revue Journal of Hepatology.

Risques accrus de cirrhoses et de cancers

Les scientifiques se sont intéressés aux données concernant 49 000 Suédois ayant effectué leur service militaire en 1969 et 1970. Les spécialistes ont ensuite étudié les dossiers médicaux de ces sujets 40 ans plus tard.

383 participants sont aujourd’hui atteints d’une sérieuse maladie hépatique, dont des cirrhoses et des cancers, ou sont décédés de l’une de ces pathologies. Ils ont ainsi pu établir un lien entre la consommation d’alcool jeune et le développement de ces maladies.

L’alcool tuerait chaque année 49 000 personnes en France, soit 13 % des décès masculins et 5 % des décès féminins. « Si ces résultats conduisent à abaisser les seuils de consommation d’alcool « sûre » chez les hommes, et s’ils adhèrent aux recommandations, nous pourrions assister à une réduction de l’incidence des maladies alcooliques du foie à l’avenir », explique le docteur Hagström, auteur de l’étude

Source

Jeunes et alcool : les liaisons dangereuses

Les habitudes d’alcoolisation des jeunes sont préoccupantes. La Bretagne et les Pays-de-la-Loire font figure de mauvais élèves. Les alcoolisations ponctuelles importantes et les ivresses régulières y sont nettement plus fréquentes qu’ailleurs. 

Par Emilie Colin

À 17 ans, la quasi-totalité des jeunes de nos régions ont expérimenté l’alcool, le plus souvent à travers des ivresses. Ainsi, en Bretagne, selon l’observatoire régionale de la santé, 39 jeunes de – de 25 ans sont hospitalisés chaque jour pour alcoolisation massive (intoxication éthylique aiguë) « accompagnés dans certains cas de complications sévères car un coma, des soins de réanimation, des soins intensifs ou de surveillance continue » « Et encore », estime le Dr Florence Tual, médecin de santé publique à l’ARS Bretagne et coordonnateur des addictions pour la région, « ce n’est là que la partie émergée de l’iceberg ! Ce chiffre, déjà impressionnant, ne tient pas compte des jeunes qui terminent la soirée en cellule de dégrisement au poste de police et toutes ces ivresses massives qui se déroulent dans le huis clos d’une habitation ».

Comme dans d’autres centres hospitaliers, le CHU de Nantes a mis en place une équipe de liaison, composée d’un médecin addictologue et d’infirmières spécialisées. Son rôle : repérer les habitudes de consommation problématiques de tous les jeunes admis aux urgences suite à une consommation excessive d’alcool« Le repérage très précoce est capital », explique Florence Tual, infirmière au Cappa de Nantes. « Sans jugement, nous évaluons leur niveau de dépendance ou bien leurs conduites à risque et prodiguons des conseils. L’entretien ne dure qu’une dizaine de minutes pour être percutant. Ensuite, si le jeune est d’accord, nous lui proposons un deuxième rendez-vous un mois plus tard pour faire le point. »

Accidents de la route (199 décès de jeunes dus à l’alcool dans les Pays-de-la-Loire sur les années 2012-2014 ; 2118 accidents corporels), noyades consécutives à des chutes au cours de soirée de beuverie, ces comportements à risque sont régulièrement remis sur le devant de la scène à chaque nouveau drame.

Des usages de l’alcool en forte progression chez les jeunes Bretons et Ligériens qui restent très largement supérieurs à la moyenne nationale. À titre d’exemple, dans l’Ouest : 3 lycéens sur 10 reconnaissent avoir été ivres au moins une fois dans le mois qui précède (2 sur 10 en France). Les filles ne sont pas épargnées. Toujours sur le plan épidémiologique, des différences sont constatées selon la filière de formation suivie : les apprentis et les élèves de lycées professionnels sont beaucoup plus concernés que leurs pairs des filières générales.

Les lycéennes bretonnes consomment de plus en plus d’alcool

Par Céline Guétaz,  France Bleu

En Bretagne, trois adolescentes sur quatre boivent de l’alcool au moins une fois par mois. Comme les garçons, elles se distinguent dans leur consommation excessive et régulière d’alcool. C’est le constat alarmant dressé dans la dernière enquête de l’Observatoire régional de santé publiée ce lundi.

La bière est la boisson la plus consommée par les lycéens bretons
La bière est la boisson la plus consommée par les lycéens bretons © Maxppp – Maxpp

En Bretagne, les lycéens consomment de l’alcool à des niveaux bien plus élevés qu’ailleurs en France. Particulièrement inquiétante, la consommation d’alcool chez les jeunes filles.

94% des lycéennes bretonnes ont consommé de l’alcool au moins une fois

C’est le chiffre le plus alarmant, comme les garçons, trois lycéennes sur quatre boivent de l’alcool au moins une fois par mois. C’est très au-dessus de la moyenne nationale. Même constat inquiétant pour les soirées d’ivresse ou de consommation de plus cinq verres en quelques heures, les lycéens bretons, garçons et filles se distinguent très nettement. C’est ce qui ressort de l’enquête de l’Observatoire régional de santé.

Les consommations d'alcool, tabac et cannabis / rapport Observatoire régional de santé - Aucun(e)
Les consommations d’alcool, tabac et cannabis / rapport Observatoire régional de santé – Observatoire régional de santé / capture d’écran

Les jeunes et l’alcool en Bretagne : même constat depuis 10 ans 

Finalement enquête après enquête, depuis 10 ans, le constat reste le même, alors que la tendance nationale est plutôt à la baisse, les lycéens bretons ont une consommation d’alcool parmi les plus importantes mesurées en France.

Pourquoi ? L’Observatoire régional de santé tente quelques explications. En Bretagne, il y a plus jeunes diplômés, ce serait l’un des facteurs. La tradition festive entre festoù-noz et festivals est également importante et puis la Bretagne est la troisième région productrice de bière, avec de très nombreuses brasseries locales, ce qui pourrait aussi expliquer cette appétence pour la bière, de loin le premier alcool consommé par ces lycéens.

Source

Journée sans alcool:

Comment une ancienne alcoolique se bat pour une meilleure prévention

Ni tabou, ni honte. « Il y a quinze ans, à 10 heures du matin, j’aurais pris un verre de vin », confie Laurence Cottet devant son jus d’orange. Carré blond, chaussures à talons et silhouette fine, cette femme de 57 ans dévoile son passé d’alcoolique sans détour. Mais surtout sa rédemption et comment elle transforme la noyade destructrice en force et en empathie. Avec un espoir : participer à une prévention plus adaptée sur l’alcoolisme. Alors que certains Britanniques se lancent dans un Dry January, (Janvier sans alcool), elle défend plutôt une journée sans alcool…

Soigner son deuil dans l’alcool

Un premier verre à 15 ans, un mari amateur de vin, des pots à répétition dans son entreprise de BTP… Une accoutumance banale qui dérape quand à 35 ans, elle perd brutalement son mari. « Je pose alors ce pansement alcool sur cette plaie deuil au lieu de me soigner, résume-t-elle. Après, tout a été très vite. A 39 ans, je suis alcoolique. » Les tremblements, une fiole de vodka dissimulée dans le sac à main, des comas éthyliques, l’entourage professionnel qui commence à jaser… « Pour protéger mon image au travail, j’essaie de ne pas m’exposer en public, donc de rentrer à temps m’alcooliser seule. »

Un manque d’aide criant

« A l’âge de 47 ans, en lisant le livre du psychiatre Olivier Ameisen, je me rends compte que je suis malade et je demande de l’aide. Malheureusement, les portes ne s’ouvrent pas », regrette-t-elle. Son médecin traitant balaie ses craintes en disant que son alcoolisme ne se voit pas sur son visage. Quant à sa psychanalyste, elle se contente de l’interroger sur ses rêves. « Mais je ne rêvais plus et j’arrivais ivre à la séance ! Je n’en veux pas à la médecine, mais je pense qu’il faut que les soignants soient mieux formés en addictologie. » Troisième chance manquée : son employeur ferme les yeux, ses collègues la couvrent…

Un malaise au travail

Jusqu’au drame. En 2009, devant toute l’entreprise, lors d’une cérémonie de voeux, Laurence s’effondre, ivre morte. « Il faut voir l’image de la cadre sup en talons qui ne peut pas se relever. On me ramène à mon bureau et on me laisse seule. Je fais une crise d’épilepsie, j’aurais pu mourir. Vers 17h, je me réveille, les autres font la fête. Je rentre chez moi en voiture, soit 30 km avec 2 à 3 grammes dans le sang… »

Le déclic dans une église

Le lendemain, elle pense mettre fin au cauchemar. « Vers 17h, je décide d’aller me jeter sous les rames du métro à Denfert-Rochereau (Paris). Mais devant l’église place d’Alésia, j’entends les cloches, je rentre. Et j’ai l’impression d’être une pécheresse, une débauchée. A ce moment, je ressemblais à « elephant woman », j’avais pris 10 kg. Moi qui n’avais plus communié depuis la mort de mon mari, j’y vais. Et je me suis dit : « démerde toi seigneur, moi j’ai tout essayé, la balle est dans ton camp ». »

Neuf ans d’abstinence

C’est un nouveau départ pour la quarantenaire qui vide alors toutes ses bouteilles d’alcool dans l’évier. C’était il y a neuf ans, elle n’a plus touché une goutte d’alcool depuis. « J’ai tout perdu. Et je n’oublierais jamais cette image de moi allongée par terre devant tout le monde. Mais le plus important, c’est que je me suis relevée. » Deux ans chez un psychiatre, deux livres-témoignages, une troisième en préparation… Ce recul et cette expertise, elle veut désormais les mettre au service des autres.

Source

Alcool et stupéfiants parmi les priorités du gouvernement


A l’occasion du Comité Interministériel à la Sécurité Routière qui s’est tenu le 9 janvier 2018, le Premier ministre a présenté les nouvelles mesures pour infléchir la courbe de l’accidentalité routière en hausse depuis 3 ans. Sur les 18 mesures annoncées, plusieurs concernent les consommations de substances psycho-actives
.

L’emprise d’alcool et de stupéfiants représente la seconde cause d’accidents corporels après la vitesse (alcool 19%, stupéfiants 9%). L’usage du téléphone portable au volant est également en ligne de mire.

Les mesures présentées concernent l’information, la formation, la règlementation et la répression :

  • Eduquer à la sécurité routière (signature d’une charte numérique par tous ceux qui viennent de réussir l’examen du permis de conduire, valorisation des comportements exemplaires, etc.)
  • Inciter à l’autoévaluation de son taux d’alcoolémie par une accessibilité renforcée des éthylotests
  • Rendre obligatoire la pose d’un éthylotest anti-démarrage (EAD) avec suivi médico-psychologique en cas de récidive d’infraction de conduite en état alcoolique.
  • Priver immédiatement l’auteur d’une infraction grave au Code de la route (notamment usage de stupéfiants, conduite avec un taux d’alcool délictuel) de la libre disposition de son véhicule. Sur décision préfectorale, celui-ci pourra être placé immédiatement en fourrière, pour une durée de 7 jours.

La MILDECA impliquée dans la lutte contre l’insécurité routière

Ces mesures constitueront l’un des volets du Plan national de mobilisation de lutte contre les addictions. Elles s’inscrivent dans le prolongement des actions déjà mises en œuvre. Engagée de longue date dans la lutte contre l’insécurité routière, la MILDECA porte notamment depuis 2013 l’action visant à mettre en œuvre le test de prélèvement salivaire permettant de confirmer rapidement la conduite après usage de stupéfiants.

L’éthylotest antidémarrage : qui est concerné ?

Faut-il relancer la piste de l’éthylotest antidémarrage (EAD) ? Parmi les mesures que le Premier ministre doit présenter mardi 9 janvier dans le cadre du Conseil interministériel de sécurité routière, cette technologie est à nouveau mise en avant pour lutter contre l’alcool au volant, qui reste aujourd’hui la première cause de mortalité sur les routes.

Le gouvernement réfléchit à la possibilité de faciliter le recours à ce dispositif (aux frais du conducteur contrôlé positif) qui, relié au démarreur d’un véhicule, empêche la mise en marche du moteur lorsqu’un certain niveau d’alcoolémie est détecté dans l’air expiré par le conducteur. A chaque démarrage, le conducteur d’une voiture ainsi équipée doit souffler dans l’éthylotest incorporé, bénéficiant alors de 5 minutes pour démarrer. En cas de test positif, le conducteur peut refaire un essai au bout d’une minute. Si son alcoolémie dépasse à nouveau la norme légale, le système se bloque pour 30 minutes.

Généralisé dans les transports en commun

Connu depuis plusieurs décennies, le dispositif a été rendu obligatoire, en France, dans les autocars transportant des enfants depuis le 1er janvier 2010. A partir du 1er septembre 2015, l’ensemble des autocars affectés à un transport en commun ont dû s’équiper obligatoirement d’EAD.

Dans les transports en commun, il est toujours possible de démarrer manuellement le véhicule à l’aide d’une clé ou d’un code détenu par l’employeur, mais le démarrage suite à une alcoolémie positive constitue une infraction au Code de la route. L’employeur peut conserver jusqu’à deux mois les données contenues dans l’EAD, à l’exception des données relatives spécifiquement à l’alcoolémie du conducteur.

Expérimenté pour les chauffards

Par ailleurs, la loi LOPPSI II de mars 2011 a permis à l’autorité judiciaire, pour les automobilistes ayant conduit en « état alcoolique » ou en « état d’ivresse manifeste », de conditionner le maintien de leur permis à l’installation d’un système EAD sur leur véhicule.

Il peut aussi s’agir d’une peine complémentaire ou d’une mesure de composition pénale. L’obligation s’applique également aux auteurs d’un délit de fuite après un accident ou d’un homicide involontaire dans un état alcoolisé. Le cas échéant, l’installation du système, dont le coût moyen est de 700 à 1000 euros, est intégralement à la charge du conducteur, sous forme d’une location, et assorti d’un stage de sécurité routière pour une période allant jusqu’à 60 mois.

En cas de non respect de l’obligation, l’automobiliste est passible de deux ans de prison, de 4.500 euros d’amende, de l’annulation du permis de conduire pendant trois ans ou plus, ou de l’interdiction de conduire pendant cinq ans ou plus. En cas de récidive, la confiscation du véhicule peut également être prononcée.

Le gouvernement a toutefois admis être en « échec » sur ce sujet, les centres d’installation d’EAD restant encore peu nombreux. La mesure a été expérimentée pour les conducteurs dont le permis a été suspendu pour cause d’alcoolémie positive dans les départements de la Drôme, de la Marne et du Nord. La préfecture de la Drôme avait livré en décembre un bilan provisoire à LCI de l’expérimentation dans ce département : six personnes étaient entrées dans le dispositif, et quatre d’entre elles étaient inscrites pour un stage d’accompagnement organisé par l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA).

Source

L’alcool pourrait causer des dommages génétiques irréversibles

Une étude britannique aurait établi le lien entre l’alcool et les mutations génétiques. En endommageant l’ADN des cellules souches, les boissons contenant de l‘éthanol augmentent -fortement- les risques d’avoir un cancer.

Le lien entre la consommation d’alcool et le cancer se clarifie un peu plus. Une nouvelle étude, publiée dans le magazine Nature, indique que les boissons alcoolisées peuvent éventuellement conduire à des mutations, dont des tumeurs malignes, en “brouillant” l’ADN des cellules.

Selon les scientifiques à la tête de cette recherche, l’alcool causerait des dommages génétiques irréversibles à la réserve de cellules souches du corps. « La façon exacte dont l’alcool cause des dommages est controversée », a déclaré à nos confrères du Guardian le professeur Ketan Patel, qui a dirigé les travaux du laboratoire de biologie moléculaire à Cambridge. « Cette étude fournit des preuves très solides montrant que l’alcool provoque des dommages à l’ADN et aux – très importantes – cellules souches qui vont fabriquer des tissus par la suite« , poursuit le spécialiste.

 L’aldéhyde déshydrogénase 2, premier rempart

Ce travail s’appuie également sur des études antérieures, qui avaient mis en évidence un produit de dégradation présent dans l’alcool, appelé acétaldéhyde (ou éthanal). Cette molécule, en tant que toxine, endommage l’ADN dans les cellules. Ce dernier travail a démontré que l’acétaldéhyde coupe l’ADN, causant des dommages permanents, si les effets de la toxine ne sont pas neutralisés par les mécanismes de défense naturelle.

Autre révélation, l’aldéhyde déshydrogénase 2 (ALDH2). Il s’agit d’une enzyme protectrice qui sert de premier niveau de défense à l’organisme. Les dommages infligés à l’ADN étaient exacerbés lorsque ALDH2 n’était pas présente sur le sujet. Selon les estimations, environ 8 % de la population mondiale, principalement dans l’est de l’Asie, ont une déficience héréditaire en ALDH2. Ceci expliquerait donc la forte prédominance des cancers de l’œsophage dans des pays tels que la Chine.

«L’alcool peut provoquer un cancer de différentes façons, même chez les personnes dont les mécanismes de défense sont intacts»

« Mais il est important de se rappeler que les systèmes d’élimination de l’alcool et de réparation de l’ADN ne sont pas parfaits. L’alcool peut provoquer un cancer de différentes façons, même chez les personnes dont les mécanismes de défense sont intacts », avertit Ketan Patel. « Le sang a un mécanisme de contrôle de la qualité très exigeant pour se débarrasser de tout ce qui est endommagé. Cela expliquerait pourquoi les alcooliques ont tendance à devenir anémiques. »

Bien plus qu’une gueule de bois

L’équipe de spécialistes prévoit maintenant de se pencher sur les types de cancer que la consommation d’alcool engendre. Pour Linda Bauld, experte en prévention du cancer, « cette recherche met en évidence les dommages que l’alcool peut causer à nos cellules. C’est bien plus grave qu’une simple gueule de bois. »

À titre d’exemple, un grand verre de vin par jour augmente considérablement le risque de cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du sein et de l’intestin.

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑