Alcool. Deux verres par jour augmentent le risque de maladies du foie

  • Une consommation quotidienne d’alcool chez les jeunes hommes âgés de 18 à 20 ans renforcerait le risque de développer de graves maladies du foie au cours de leur existence.
    Une consommation quotidienne d’alcool chez les jeunes hommes âgés de 18 à 20 ans renforcerait le risque de développer de graves maladies du foie au cours de leur existence. | Photo d’illustration : Fotolia

Boire de l’alcool tous les jours augmenterait le risque de développer des maladies du foie chez les hommes âgés de 18 à 20 ans. Le risque débuterait avec moins d’un verre et serait particulièrement préoccupant à partir de deux verres consommés quotidiennement, selon une étude menée par des chercheurs danois.

Une consommation quotidienne d’alcool chez les jeunes hommes âgés de 18 à 20 ans renforcerait le risque de développer de graves maladies du foie au cours de leur existence.

Avec six grammes d’alcool ingérés quotidiennement, soit moins d’un verre, le danger serait déjà présent. Mais c’est avec une quantité de deux verres par jour (environ 20 grammes d’alcool) que le risque deviendrait vraiment préoccupant, selon une étude publiée ce lundi dans la revue Journal of Hepatology.

Risques accrus de cirrhoses et de cancers

Les scientifiques se sont intéressés aux données concernant 49 000 Suédois ayant effectué leur service militaire en 1969 et 1970. Les spécialistes ont ensuite étudié les dossiers médicaux de ces sujets 40 ans plus tard.

383 participants sont aujourd’hui atteints d’une sérieuse maladie hépatique, dont des cirrhoses et des cancers, ou sont décédés de l’une de ces pathologies. Ils ont ainsi pu établir un lien entre la consommation d’alcool jeune et le développement de ces maladies.

L’alcool tuerait chaque année 49 000 personnes en France, soit 13 % des décès masculins et 5 % des décès féminins. « Si ces résultats conduisent à abaisser les seuils de consommation d’alcool « sûre » chez les hommes, et s’ils adhèrent aux recommandations, nous pourrions assister à une réduction de l’incidence des maladies alcooliques du foie à l’avenir », explique le docteur Hagström, auteur de l’étude

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