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Alcool : comment la taille du verre influe la consommation

Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Vendredi 15 Décembre 2017 

Les verres de grande taille favorisent une surconsommation d’alcool, d’après une étude. La limiter pourrait préserver la population.

Un vin chaud pour se réchauffer, un moelleux  pour accompagner le foie gras ou le saumon… Les raisons de s’enivrer ne manquent pas en fin d’année. Mais que ce soit pour de grandes occasions ou au quotidien, nous buvons plus aujourd’hui que par le passé.

C’est peut-être dû à la taille des verres, suggère une étude parue dans l’édition de Noël du BMJ, qui rassemble des études décalées. Au Royaume-Uni, la dose d’alcool ingérée a doublé depuis les années 1980. Une progression pour le moins effrayante.

Mais une autre évolution a attiré l’attention des chercheurs de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) qui signent ces travaux. En 300 ans, la taille moyenne du verre de vin a été multipliée par sept. La capacité de stockage est passée de 66 ml, en 1700, à près d’un demi-litre en 2017. Et le rythme s’est accéléré de manière notable depuis les années 1990.

La fin des verres XL ?

A l’origine de ce phénomène, la demande faite par les Etats-Unis de proposer des verres de plus grand volume. De fait, qui n’a pas en tête les ballons de vin rouge disproportionnés servis dans les séries télévisées ?

Les bars et restaurants auraient eux aussi profité de cette opportunité pour augmenter leurs ventes. Une étude menée en 2015l’a montré : plus les verres sont grands, plus les doses d’alcool ingérées sont élevées. Par rapport aux tailles standard, les formats « XL » sont associés à une vente d’alcool supérieure de 9 %.

Ce scénario est d’autant plus probable que, récemment, l’alcool est devenu financièrement plus abordable au pays de Sa Majesté. Pour baisser la consommation, il faudrait donc inciter les fabricants à réduire le format de leurs verres… et pourquoi pas des bouteilles ?

La France boit moins

La forme des chopes pourrait aussi aider à limiter la vitesse d’absorption de l’alcool. L’université de Bristol (Royaume-Uni) a, en effet, montré que les gobelets évasées ont tendance à se vider plus vite. En revanche, les verres droits tiennent plus longtemps.

Au-delà de leur aspect amusant, ces travaux abordent un sujet plus sérieux. Car la consommation d’alcool est le 7e facteur de mort prématurée dans le monde. Contrôler les volumes servis pourrait bien être une arme efficace. En France, où la taille des verres est standardisée, le volume ingéré par an et par habitant a reculé de deux litres depuis 2000.

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Délinquance observée dans son quartier ou son village : alcool et drogues pointés du doigt

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Le rapport annuel 2017 de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de paraitre. Il fait le point chaque année, sur l’état de la criminalité en France en regroupant les premiers résultats de l’année en cours de l’enquête de victimation « Cadre de vie et sécurité » (CVS) et des analyses synthétiques de données issues de sources administratives et privées. Une partie de cette enquête est consacrée au sentiment d’insécurité, aux préoccupations sociétales et à l’observation de certains phénomènes de délinquance.

Dans ce contexte le phénomène le plus fréquemment observé est celui de la consommation exagérée d’alcool : plus d’une personne sur cinq de 14 ans et plus a déclaré avoir observé ce phénomène (21 %). Dans le détail, 8 % ont dit que cela arrivait « souvent » et 13 % « de temps en temps ».
La part de la population qui observe « souvent » ou « de temps en temps » des phénomènes de consommation ou de trafic de drogue est estimée à 17 %.
Enfin, un peu moins de 3 % des personnes ont dit avoir observé de la prostitution dans leur village ou leur quartier et 2 % ont confié avoir été indirectement témoins d’autres trafics (recel de voitures ou de deux-roues, de matériel électronique ou de tout autre trafic en dehors de celui de stupéfiants).

Par ailleurs, la fréquence d’observation est corrélée au lieu de vie. Ainsi, plus la zone d’habitation est densément peuplée plus ces phénomènes sont rapportés.

Cette enquête renforce le besoin d’une politique gouvernementale impulsée par la MILDECA visant à renforcer la réglementation et son application en matière de vente d’alcool et de lutte contre l’offre illicite de drogues, développer des actions de prévention pour la tranquillisation de l’espace public et mieux prendre en compte la vie nocturne festive.

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La police canadienne agit contre l’alcool au volant

Quebec : La police de l’accueil a lancé un appel au public de la Rive-Sud pour les inciter à dénoncer les gens qui conduisent en état d’ébriété. 

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Société. Pourquoi ils font la fête sans alcool

De plus en plus d’événements festifs proposent un bar sans alcool. Minoritaires, ils révèlent un désir d’être davantage dans le contrôle de soi.

Au bar du festival « L’Arbre qui marche », fin août à Saint-Martin-du-Bois (49), on pouvait siroter du thé aux épices, des jus ou des cocktails de fruits. Le festival s’affiche sans alcool.

« Les festivaliers apprécient: il y a une ambiance sereine, davantage de familles, de communication et de confiance entre les gens », assure Simon Goudeau, membre coordinateur de l’événement. Auparavant, la trop grande consommation de bière, y compris par les artistes invités, « alourdissait l’ambiance », poursuit-il. Les organisateurs ne sont pas anti-alcool : « on montre juste qu’on n’a pas besoin d’alcool comme lien social ».

En général, la fête s’associe à la modification d’un état de conscience, en s’aidant ou pas de produit. « En France, l’alcool reste très associé à la fête, d’autant plus qu’il a été par ailleurs restreint dans la vie quotidienne: au travail ou pour les conducteurs », rappelle Ludovic Gaussot, enseignant chercheur sur le sujet, à Poitiers. Rester sobre en soirée sans raison médicale ou religieuse reste rare. « C’est encore mal vu, ajoute le sociologue. Car trinquer à l’alcool scelle une certaine forme de prise de risque en commun. »

Contrôle de soi

Pourtant, L’Arbre qui marche n’est pas le seul à opter pour le sans alcool. À Stockholm, plusieurs clubs sobres ont ouvert, pour proposer une alternative au « binge drinking ». À Paris sont organisées des raves sans alcool, comme les « Daybreaker ». Leurs organisateurs revendiquent : « On n’a pas besoin de faire semblant d’être quelqu’un d’autre. En dansant sans alcool, on développe des bonnes hormones pour notre cerveau. »

Pour Ludovic Gaussot, cette idée de fête « bonne pour la santé », qui peut sembler paradoxale, se développe : « La santé est devenue la norme. Les excès ont moins bonne presse, car la société encourage le contrôle de soi et la clairvoyance. Nous sommes censés gérer nos vies, comme un capital qu’il faut faire fructifier. »

Après la première édition de « Good Morning Rennes », fête matinale sans alcool inspirée des fiestas « Morning Gloryville » londoniennes, la présidente de l’association, Anne-Claire Loaec, a reçu ce message d’une participante : « Merci, j’avais oublié que je pouvais m’amuser sans alcool ». «Sans alcool, les gens s’amusent de manière plus enfantine, en se souciant moins de séduction ou d’apparence, remarque-t-elle. C’est aussi une question de rapport au temps. Les gens veulent se dérider, mais ils n’ont plus le temps d’avoir la gueule de bois. Leur planning du lendemain est trop chargé. »

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Le cannabis est plus présent dans le sang des conducteurs morts au volant

OTTAWA : Le nombre de conducteurs qui perdent la vie sur les routes canadiennes après avoir consommé du cannabis ne cesse d’augmenter depuis 2000, révèlent des données de la Fondation de recherches sur les blessures de la route.

En 2000, près de 12 % des automobilistes blessés mortellement dans un accident de la route avaient des traces de cannabis dans le sang. Ce pourcentage a augmenté à 19 % en 2014.

Cette tendance est encore plus marquée chez les jeunes. La marijuana a été la drogue la plus détectée chez les conducteurs mortellement blessés âgés de 16 à 19 ans et de 20 à 34 ans (29,8 % et 27,2 %, respectivement).

Toutefois, les automobilistes plus âgés étaient plus susceptibles de mourir sur la route lorsqu’ils avaient consommé d’autres types de drogues, notamment les dépresseurs du système nerveux central (23,6 % chez les 65 ans et plus).

Il faut noter que les automobilistes chez qui on détecte du cannabis dans le sang n’ont pas nécessairement les capacités affaiblies par la drogue; puisque le THC, l’ingrédient actif du cannabis, peut être trouvé dans le sang dix heures après la consommation.

Les nouvelles sont plus réjouissantes en ce qui concerne l’alcool. En 2000, près de 35 % des conducteurs mortellement blessés présentaient un test de dépistage d’alcool positif, tandis que ce pourcentage a diminué à 28 % en 2014, d’après la Fondation de recherches sur les blessures de la route.

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Un portail pour combattre les addictions en milieu professionnel

Étonnant et préoccupant : les actifs consomment plus de tabac, d’alcool, de médicaments psychotropes et de cannabis que la population générale.

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Publié le  | Le Point.fr
Les actifs fument plus que les non-actifs (illustration).
Les actifs fument plus que les non-actifs (illustration). © FRANCK LODI/SIPA
Avoir une activité professionnelle ne met pas à l’abri de la consommation de tabac, d’alcool, de médicaments psychotropes, de cannabis ou d’autres formes d’addiction, bien au contraire.
Les chiffres annoncés par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) et le Fonds Action Addictions (F2A) ont de quoi surprendre.
Et ils justifient le lancement, en début de semaine, d’un portail internet pour prévenir et gérer les conduites addictives dans le monde du travail.
L’Académie de médecine avait d’ailleurs déjà alerté sur le sujet à la mi-octobre et recommandé que « des actions collectives d’information et de sensibilisation sur les dangers des drogues licites et illicites soient réalisées en milieu professionnel ». C’est donc chose faite.

Hausse de la consommation de drogue et d’alcool au travail: « On se sent impuissant »

Six dirigeants sur dix ont déjà été confrontés à des problèmes d’alcool chez leurs employés, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanie. 

La consommation de cannabis et de cocaïne chez les actifs est en augmentation. Quand l’addiction s’invite dans l’entreprise, les managers et chefs d’entreprises se retrouvent souvent démunis.

Prévention alcool et cannabis, les lycéens de Champollion concernés

Restitution du projet salle Balène.

Avec beaucoup de sérieux, mais aussi parfois de franches rigolades, 136 internes du lycée Champollion se sont défoulés vendredi 17 novembre salle Balène, en s’initiant à la prévention alcool-cannabis, avec leurs proviseurs, leurs CPE, leurs surveillants et quelques parents, en compagnie de José Da Costa du théâtre Arc-En-Ciel.

Ce projet de longue haleine, qui a regroupé huit associations et organisations du Figeacois, en partenariat avec des services du Grand Figeac, trouvait là sa restitution après de nombreux ateliers ou animations menés depuis la rentrée de septembre. Il y a eu là café-débats animés par Familles Rurales, Csapa du Peyry, Espace jeunes, PIJ, Planning familial, Antenne d’Oc et prévention spécialisée de Figeac, ciné-débat «La Playa» présentée par l’Astrolabe et Stéphanie Boyé de l’ANPAA du Lot, théâtre forum avec José Da Costa, et soirées Halloween jeudi 19 octobre à l’internat, avec Didier Buffarot du service du patrimoine. «Ce travail de partenariat aurait-il fonctionné, s’interroge Nadine Ric infirmière du lycée ? Moins d’élèves ont quitté l’internat ce jeudi 19 octobre. Seulement 42. Malgré tout le lendemain, 76 étaient absents au lycée. Ce soir-là dans la ville, les maraudes se sont déroulées sans appel aux sapeurs-pompiers. La présence d’adultes sur cet événement aurait-elle eu un impact ? Tous les jeunes sont volontaires, ils adhèrent au projet, et ont tous bien participé, malgré quelques difficultés d’organisation».

Le 15 décembre, le Csapa du Peyry dévoilera le résultat du questionnaire à la réunion parents-profs des secondes et le 12 janvier pour les premières et terminales.

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Cannabis, alcool et accidents mortels de la circulation

L’objectif de ce travail sur les accidents mortels de la sécurité routière en France est double :

  • Estimer le facteur de risque relatif pour un conducteur sous l’influence du cannabis ou de l’alcool d’être responsable en 2011 d’un accident mortel de la circulation routière ;
  • Comparer les résultats de 2011 à ceux obtenus lors de l’étude stupéfiants et accidents mortels de la circulation menée sur le territoire national entre 2001 et 2003.

En 2011, les procès-verbaux établis au cours d’accidents mortels impliquant 4059 conducteurs ont fait l’objet d’une analyse détaillée. Les dosages d’alcool et des drogues illicites dont le cannabis ont été réalisés dans le sang de ces conducteurs. L’étude compare les résultats obtenus pour ces analyses, chez les conducteurs responsables d’un accident mortel et chez ceux qui sont impliqués dans un tel accident sans toutefois être responsables.

Dans cette cohorte, la proportion de conducteurs sous l’influence de l’alcool est de 2,1% et sous l’influence du cannabis de 3,4%. Les sujets conduisant sous l’influence de l’alcool présentent 18 fois plus de risque d’être responsables d’un accident mortel et ceux sous l’influence du cannabis un risque multiplié par 1,7. De plus, un conducteur sur deux sous l’influence du cannabis était également alcoolisé. La présence à la fois d’alcool et de cannabis augmente par un facteur 29 (18 x 1,7) le risque d’accident mortel.

Dix ans après l’étude stupéfiants et accidents mortels de la circulation, la proportion de conducteurs alcoolisés ou sous l’influence du cannabis responsables d’un accident mortel de la circulation est restée la même, ainsi que la proportion des accidents mortels qui pourraient être évités si les conducteurs n’avaient consommé pas d’alcool ou de stupéfiant. Compte tenu du fait que le nombre global d’accidents mortels a considérablement diminué au cours de cette période (3963 tués en 2011 contre 8.000 en 2002), le nombre de victimes attribuable à l’alcool et/ou au cannabis a diminué dans les mêmes proportions. Pour les auteurs de ce travail, l’alcool, responsable du tiers des accidents mortels demeure le problème majeur en matière de sécurité routière.

Pr Jean-Pierre Goullé

J.L. Martin et al. PLoS One, 2017, 12 (11) : e0187320.

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