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Addictions. « 70% des jeunes ont déjà goûté à l’alcool à 12 ans » © Le Télégramme

Devant des parents souvent désemparés face aux addictions de leurs enfants, le professeur Daniel Bailly, pédopsychiatre à l’hôpital Sainte-Marguerite à Marseille, donnera des conseils lors d’une conférence ce vendredi soir, au Palais des arts, à Vannes. 

Comment arrive-t-on de plus en plus jeune à consommer de l’alcool et des drogues ? 
Le pic maximal de ces addictions se situe entre 15 et 19 ans, mais désormais 70% des jeunes ont déjà goûté à l’alcool à 12 ans et ils sont encore plus nombreux à avoir expérimenté le tabac et le cannabis. En fait, tout se passe dès la petite enfance, avec une initiation qui se fait souvent de plus en plus jeune de manière conviviale en famille, par exemple à l’occasion d’une fête, d’une communion ou d’un mariage. Parce qu’en France, on est dans une culture d’initiation à l’alcool comme un moyen pour mieux contrôler ultérieurement la consommation de ses enfants. Or, c’est faux. L’alcool est, en réalité, la première porte d’entrée à d’autres consommations.

Certaines classes sociales sont-elles plus touchées que d’autres ? 
Le milieu socioculturel n’a pas d’influence sur la consommation. Le phénomène touche tous les milieux et toutes les régions, même le monde rural. Ce n’est pas le produit qui crée des dépendances, mais les raisons et la manière pour lesquelles il est utilisé. Il faut alors travailler sur le comportement de l’adolescent, afin de mieux le comprendre et l’aider à s’en sortir. Or, on n’a toujours pas compris cela en France.

Pour autant, existe-t-il des profils de jeunes plus enclins à tomber dans ces addictions ? 

N’importe qui ne va pas devenir dépendant, mais les premières expériences sont importantes car elles sont structurantes. Un enfant qui s’est ainsi bien senti avec l’alcool ou la drogue va vouloir retrouver ce bien-être. Les facteurs principaux sont les risques familiaux, avec des pratiques éducatives trop laxistes ou, au contraire, trop coercitives. Il y a aussi des tempéraments à risques, notamment chez l’enfant hyperactif ou dépressif. Ce sont des signes qui doivent mettre les parents en alerte.

Comment alors prévenir ces risques bien en amont ? 
L’école est le maillon le plus important pour la prévention. C’est là qu’un enfant doit apprendre à développer ses compétences pour affronter la vie et ne pas sombrer dans ces dépendances. C’est là qu’il faut lui montrer les conséquences de ces addictions qui causent des troubles, des bagarres, des comportements sexuels à risques ou encore des accidents de la route.

Une forte utilisation du smartphone peut-elle être aussi un signe de troubles chez l’adolescent ? 
Comme pour l’alcool ou la drogue, ce ne sont pas les smartphones ou les jeux vidéo qui créent des dépendances. Cette forme d’addiction n’est là encore en effet que le résultat d’une forme de mal-être. Ce sont d’ailleurs bien souvent ceux qui sont addicts des premiers produits qui deviennent accros des seconds, avec, là encore, une initiation dès le plus jeune âge.

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© Le Télégramme

L’alcoolorexie

L’alcoolorexie, le trouble du comportement alimentaire qui met en danger les jeunes femmes

Elles sont de plus en plus nombreuses à sauter des repas afin d’économiser des calories et pouvoir s’autoriser à boire de l’alcool. Si le phénomène n’est pas encore cliniquement reconnu, il est fondé sur les mêmes mécanismes que l’anorexie: la crainte excessive de prendre du poids, notamment. près de 60% des étudiantes américaines seraient concernées par cette pratique. «Les symptômes de l’alcoolorexie les plus courants chez les étudiantes sont le fait de sauter des repas (37,5%), la consommation de boissons alcoolisées sans sucres et à faible indice calorique (46,3%) et une la pratique d’un exercice physique à la suite d’une soirée alcoolisée pour éliminer (51,2%).»

L’alcoolorexie est, avant tout, le reflet des injonctions contradictoires que la société fait peser sur les femmes. D’un côté, la pression d’être mince, à l’heure où le fitness est plus que jamais populaire. De l’autre, la nécessité d’avoir une vie sociale bien remplie (qui se construit souvent autour d’un verre) et d’être perçue comme «fun» et libre, surtout en début de carrière.

Tous les régimes alimentaires érigent l’alcool comme l’ennemi n°1 de la ligne. Les magazines féminins expliquent à leurs lectrices que, si elles ne peuvent vraiment pas s’en passer, il leur faudra choisir les liqueurs les moins caloriques.

Ainsi, on apprend par exemple qu’il vaut mieux opter pour une vodka avec un soda light ou des shots, plutôt qu’une bière. Ou encore que le vin blanc contiendrait plus de calories qu’une glace.

Autant d’informations déprimantes pour toute femme qui aime boire (même occasionnellement) mais tient à garder la ligne. Et qui débouchent fréquemment sur l’effet yo-yo: cette alternance entre périodes de restriction alimentaire la semaine, et phases d’excès en tous genres le week-end.

Et pour cause: une fois ivre, il est bien plus difficile de résister à la tentation de la pizza post-soirée.

L’alcoolorexie peut s’avérer extrêmement dangereuse.

D’abord, car boire avec l’estomac vide est particulièrement nocif pour l’organisme. Ensuite, car cette dichotomie entre privation alimentaire et binge-drinking peut conduire à de graves complications physiques et mentales.

Faire cela régulièrement peut provoquer des maladies chroniques touchant le foi et le cœur, au long terme. Cela augmente également le risque de manquer de vitamines et minéraux. S’il est bon de savoir combien de calories contient votre boisson favorite, ne laissez pas cela devenir une obsession.

Tous les experts s’accordent en tout cas sur une chose: si les calories vous inquiètent, diminuez l’alcool, et non la nourriture.

De la fête à la dépendance, un consommateur d’ice raconte

 PAPEETE, le 16 octobre 2017 – A 48 ans, Roura tente de sortir de l’enfer de l’ice. Après en avoir consommé pendant plus de 10 ans et être passé par la case prison deux fois, il tente de s’accrocher à une vie saine, loin de toute addiction. 

 

Roura, 48 ans, a consommé de l'ice pendant près de 15 ans.

Roura, 48 ans, a consommé de l’ice pendant près de 15 ans.
D’une main fébrile, Roura attrape une cigarette. Il en allume le bout et tire une longue taffe dessus. Quelques secondes à peine suffisent, il souffle la fumée. Il jette un coup d’œil à ce bout de tabac roulé et lâche : « L’ice, c’est vraiment de la merde! » Sourire. Son visage s’adoucit. Roura ne veut pas ajouter au drame. Si le quadragénaire a accepté de sortir du silence, ce n’est pas pour le plaisir de revoir ses vieux démons. Il parle pour alerter sur ce phénomène qui l’inquiète. « Je vois de plus en plus de jeunes, des gamins de 14 ou 15 ans qui prennent de l’ice. C’est inquiétant ! Il faut arrêter ça tout de suite », s’insurge l’homme de 48 ans. Ce dernier maîtrise son sujet. Il est tombé dedans voilà près de 15 ans.Roura a perdu son père à 14 ans. Le gamin d’alors aime la fête, les sorties entre copains et surtout les découvertes. Un soir, un ami lui propose d’essayer le paka. Sans hésitation, il en fume. « Au début, on était des bleus, on ne savait pas ce qu’on faisait, on avait des feuilles, on fumait ça, on était tout content. » Mais très vite, les bleus deviennent des experts.

10 ans après la première taffe, le groupe de jeunes s’initie aux drogues dures. Première expérience : le LSD. « On était en bringue, un ami m’a proposé. J’ai accepté juste pour voir. Puis c’est devenu occasionnel, on se marrait bien, je trouvais ça relaxant », confesse-t-il, toujours dans un sourire. Quelques temps après, il goûte à la cocaïne. Là aussi, la dépendance devient rapide. « Je pouvais m’en fournir car je travaillais. » La vie continue doucement, entre le travail et la bringue. Mais en 2003, une nouvelle rencontre trouble cet ordre.

IMPOSSIBLE D’ARRÊTER

« Un copain m’a proposé de l’ice. J’appréhendais un peu car j’entendais plein de choses dessus. Mais comme toujours, j’ai voulu essayer. La première bouffée, je n’ai rien ressenti. Mais après, je me sentais lourd. » Comme avec le LSD et la cocaïne, au départ, Roura n’en prend que les week-ends pour s’amuser. Puis le fêtard se prend au jeu.

Ces semaines commencent à tourner autour de cette nouvelle substance. « Je me suis dit que je ne deviendrai jamais dépendant. Je pensais pouvoir arrêter à la fin de l’année où j’ai commencé et finalement… », souffle-t-il, en allumant une cigarette. Sa consommation est régulière. Les effets sur sa personne sont immédiats : il ne dort plus, ne mange plus, ne boit plus. « C’est le truc qui te booste pour travailler. Je me sentais plus en forme, moins fatigué. Je faisais tout le temps la fête, j’allais bosser et je recommençais. Je n’avais plus besoin de dormir », décrit l’ex accro.

Ces sensations ne sont qu’une impression. Le corps de Roura se détériore à une vitesse folle. Famille et amis tirent la sonnette d’alarme. En vain. Le consommateur perd près de 10 kilogrammes en l’espace d’un an. « Je faisais comme si tout allait bien », se souvient-il aujourd’hui.

DESTINATION PRISON

Au bout de plusieurs mois de consommation, le corps fatigue et ne suit plus. Une raison d’arrêter? Pas du tout. Roura s’enfonce un peu plus dans son quotidien de drogué. Il commence à dealer.

Un jour, il est embarqué par les forces de l’ordre. Un collègue de défonce l’a dénoncé. Il plonge pour trafic de stupéfiants. Une première fois libérée, il se refait prendre quelques mois plus tard. En tout, il aura passé plus de trois ans en prison pour une poignée de cristaux. « J’ai fait une petite dépression en sortant. Cela a été dur. Heureusement que ma famille était là. Mais ils m’ont dit que si je retombais dedans, ils ne voudraient plus me voir. C’est normal. Je ne peux pas les confronter à nouveau à tout ça… C’est la hantise de tous les parents que leur enfant tombe dedans… »

Roura l’a compris, la liberté n’a pas de prix : à l’intérieur comme à l’extérieur de la prison. Toutes ces années, son pire geôlier ne se trouvait pas à Nuutania mais dans un petit sachet. L’ice l’a enfermé dans un cercle vicieux duquel il a beaucoup de mal à sortir.

Assis dans son salon en cours d’aménagement, l’enfant du pays songe à tout ça. Il se rappelle cette fois où il a cru mourir. Un soir, après avoir fumé de l’ice mélangé à de l’alcool et d’autres drogues, son cœur s’est mis à tambouriner dans sa poitrine. Il a cru qu’il allait se décrocher. « Je me suis fait peur, lâche-t-il. J’avais quelque chose d’hyper chargé et j’ai cru que j’y passait. » Les séquelles de l’ice sont toujours visibles sur son visage. Roura désigne ses dents rongées par la drogue.

Quatre ans après sa sortie de prison, l’homme de 48 ans mène sa vie entre son travail d’artisan et l’aménagement de sa maison. Il espère dire adieu à l’ice dans les mois qui viennent. « Je vais mieux, assure Roura, comme pour se rassurer lui-même. Quand je vois ce qui se passe, je m’inquiète. Je ne sais pas où notre jeunesse va aller avec ça. L’ice est un problème de société aujourd’hui. Il s’est démocratisé au fil des années. Personne n’est épargné ! »

« Une drogue énormément addictive »

Depuis plusieurs années, les équipes du centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie ont constaté la montée en puissance de la consommation d’ice sur le territoire. Les accros à cette drogue sont de plus en plus jeunes.

Dans une enquête menée en 2016, 3 % des jeunes interrogés ont déclaré avoir consommé au moins une fois de l’ice. « Cela ne devrait pas exister. L’influence de l’ice est partout, reconnaît Marie-Françoise Brugiroux, interviewée en septembre à ce sujet. C’est devenu presque banal. Ce n’est plus tabu comme avant. »

Comment s’en sortir?

Le centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomaine ( CCSAT) a été créé en 1984 à la direction de la santé. C’est le seul service spécialisé en addictologie de la Polynésie française. Il assure un accompagnement et des soins spécialisés en ambulatoire gratuits et anonymes à toutes les personnes, adolescentes ou adultes et leur entourage.

Les consultations ont lieu dans les locaux du service à la Direction de la Santé, rue des Poilus Tahitiens.  Téléphone : 40 46 00 67

Le site Internet permet notamment aux visiteurs de tester leur consommation d’alcool ou de drogue et permet de situer le degré de son addiction.

Cannabis : alcool, tabac et drogues dures menacent

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NEWS L’usage du cannabis à l’adolescence augmente considérablement le risque d’autres dépendances chez le jeune adulte : la marijuana est une porte d’entrée majeure vers l’addiction.

Le débat n’est pas neuf, et il ne manquera pas d’usagers pour rétorquer que malgré le fait qu’ils ont consommé du cannabis alors qu’ils étaient adolescents, ils n’en sont pas pour autant devenus accros à d’autres substances toxiques. C’est possible, mais lorsqu’on analyse l’évolution d’une large population, le constat est bien là.

Une équipe britannique a examiné des données concernant quelque 5000 adolescents, suivis quand ils étaient âgés de 13 à 18 ans. Ils ont été interrogés à plusieurs reprises chaque année, et ont renseigné leur consommation de cannabis : non-utilisateursconsommateurs occasionnels (moins d’une fois par semaine) ou consommateurs réguliers (au moins une fois par semaine).

Bien d’autres facteurs ont été pris en compte lors de l’analyse, comme la situation familiale et socio-économique, les troubles du comportement, d’autres addictions (tabac, alcool…)… Les participants ont été revus à l’âge de 21 ans, et ils ont été interrogés sur leur consommation d’alcool, de tabac et de drogues durant les trois derniers mois. Ce terme de drogue recouvre la cocaïne, les opioïdes, les hallucinogènes, les amphétamines ou encore les sédatifs.

Le résultat, relayé par la revue médicale Le Généraliste, montre que par rapport aux non-utilisateurs, les jeunes qui consommaient régulièrement du cannabis s’exposent, à 21 ans donc, à un risque multiplié par 3 de boire de l’alcool de manière inconsidérée, par 26 de consommer des drogues dures, et par 37 d’être dépendants à la nicotine.

La hausse du risque de dépendance est constatée dès une consommation occasionnelle, mais plus l’usage du cannabis a été fréquent, plus le risque augmente.

Autant dire que l’habitude de fumer un joint n’est pas un comportement anodin, ni sur le moment, ni à terme.

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Cette paille inventée par des lycéennes vous sauvera des drogues versées par un violeur

Aujourd’hui, les viols lors de soirées étudiantes ou de rendez-vous amoureux, causés par des drogues dans les boissons sont encore monnaie courante. Beaucoup de jeunes femmes en sont victimes, au lycée ou à l’université. Pour contrer ce problème, trois lycéennes ont créé une paille qui permet de savoir s’il y a des substances dans son verre.

UNE PAILLE INTELLIGENTE 

Victoria RocaSusana CappelloCarolina Baigorri sont toutes les trois inscrites à l’école préparatoire Gulliver à Miami en Floride. C’est lors d’un cours d’entreprenariat que les trois jeunes filles ont décidé de créer une paille singulière, Smart Straws. Lorsque que celle-ci est placée dans une boisson, elle indique si son contenu est sans danger ou si il y a une drogue à l’intérieur. Cette idée leur a permis de gagner le Business Plan Challengedans la catégorie Lycée.

Les trois lycéennes à l’origine du projet.

 PRÉVENIR LES RISQUES DE VIOLS 

La paille a été mise au point pour réagir aux drogues du violeur les plus communément utilisées contre les femmes. Elle permet donc de détecter les drogues comme le Rohypnol, le GHB ou encore le spécial K. Si l’extrémité de la paille devient bleue alors de la drogue a été versée dans la boisson. Si le test ne révèle rien, la boisson peut être consommée car les pailles ne les contaminent pas. Les trois lycéennes souhaiteraient que leur paille soit également eco-friendly. Elles sont actuellement en train de faire une demande pour breveter leur produit, ce qui permettrait de le commercialiser et elles ont mis en place un crowdfunding afin de financer sa production.

Plusieurs tests ont été effectués avant de présenter la paille.

DES TAUX DE VIOLS TOUJOURS IMPORTANTS

Selon le bureau des statistiques de la justice, les viols qui sont orchestrés pendant des rendez-vous amoureux sont parmi les plus nombreux. La plupart des personnes touchées ont entre 16 et 24 ans. Ces actes sont souvent perpétrés sur les campus des universités, pendant des soirées de fraternité. La paille est un objet qui est facilement stockable et distribuable dans ce genre de lieux. Les cliniques de santé au sein des universités peuvent également en distribuer. Bien que ce concept ne résout pas les problèmes de viol, c’est une initiative qui pourrait aider à sensibiliser et permettre aux étudiantes de se protéger.

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Les 10 euros du paquet de cigarettes endigueront-ils le tabagisme français ? (France Inter)

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Invités :

  • Alors que la hausse des prix du tabac est souvent accusée d’être une mesure hypocrite, le #telsonne accueille médecins et buralistes pour des questions quant à sa vraie utilité.

Ce fut un des moments importants du discours de politique générale d’Edouard Philippe devant l’Assemblée le 4 juillet : justifiant cette décision par la nécessité de suivre des voies courageuses, il s’est engagé à ce que le prix du paquet de cigarettes soit progressivement porté à 10 euros. Dans le même temps, il a dénoncé les trafics qui minent cette politique et en font peser le poids sur les épaules des plus faibles. Cette hausse correspond à une augmentation de 40% du prix de tabac, et la taille de la marche a vocation à signifier la sévérité des volontés gouvernementales. Cette mesure est-elle nécessaire ? Suffisante ?

Le tabagisme est un problème de santé publique dont la France est une des plus vulnérables victimes. En proportion, les Français fument plus que la grande majorité de leurs voisins, et persistent à le faire : la consommation française reste stable quand partout ailleurs elle est en baisse douce. Plus de 80 000 décès par an, 27% de fumeurs et une politique de prévention et d’accompagnement inefficace sur le long terme : toute la communauté médicale s’accorde sur la gravité de ce constat, et accueille donc la hausse du prix du paquet avec espoir. Dans quelle mesure la hausse des prix permettra-t-elle une baisse du tabagisme français ? Qu’en sera-t-il pour les jeunes et les défavorisés ?

Vigoureusement opposés à la hausse des prix, les buralistes français mènent de nombreuses actions pour se faire entendre. Le 21 juillet, ils avaient bâché 432 radars automatiques dans l’idée de se venger de la perte de revenu à laquelle l’Etat les condamnerait. Plus généralement, ils s’organisent dans la retransmission des arguments de l’industrie du tabac. Ces derniers sont nombreux : la hausse du prix ne fera que détourner les fumeurs vers des trafics qui continueront d’être alimentés, elle fera perdre de l’argent à l’Etat comme aux buralistes, elle n’entraînera pas de baisse générale de la consommation de tabac… La mesure du gouvernement sera-t-elle l’échec annoncé par les buralistes ? Cette profession ne devrait-elle pas chercher à se reconvertir ? Comment protéger les commerces français du trafic de tabac et des prix bas européens ? 

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Merci Aline

Les drogues seraient responsables de 33 % du déficit français annuel

TABAC, ALCOOL ET DROGUES ILLICITES COÛTENT 19,2 MILLIARDS D’EUROS PAR AN

En 2015, à la demande de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), Pierre Kopp a réalisé une étude sur le coût social des drogues en France. Selon cette enquête, chaque année, ce sont 19,2 milliards d’euros qui sont facturés à l’État français à cause des drogues, soit 1 % de son PIB.

Pour réaliser son enquête sur le coût des drogues pour la société française, Pierre Kopp s’est basé sur des données stables datant de 2010. Selon son analyse, l’État dépense 19,2 milliards d’euros tous les ans pour soigner les répercussions du tabac (13,8 milliards d’euros), de l’alcool (3 milliards d’euros) et des drogues illicites (2,4 milliards d’euros) sur la santé des Français. Une somme qui représente 1 % du PIB français.

En d’autres termes, les dépenses étatiques liées à ces addictions représenteraient 33 % du déficit budgétaire annuel. Les taxes de ces produits ne sont pas suffisamment élevées pour permettre l’équilibre du « budget tabac, alcool et drogues illicites ». En effet, alors que les frais médicaux engendrés par les consommations de tabac (25,9 milliards d’euros) et d’alcool (7,7 milliards d’euros) sont salés ; les recettes perçues par l’État avec les taxes tabac et alcool remboursent moins de la moitié des soins prodigués.

Le tabac est l’addiction la plus coûteuse pour le monde 

Pierre Kopp a calculé le coût social des drogues selon plusieurs critères : la valeur des vies humaines perdues, les pertes de qualité de vie et de production, les dépenses en prévention, les répressions et soins, l’économie des retraites non versées, les taxes prélevées sur l’alcool et le tabac … Selon ce chercheur en économie, les coûts sociaux de l’alcool et du tabac sont identiques (120 milliards d’euros chacun).

Celui des drogues illicites est évalué à 8,8 milliards d’euros. (à comparer avec le budget 2017 de la JUSTICE : 8,9 milliards)

Le tabac est sans hésitation la drogue responsable du plus grand nombre de décès. En revanche, les fumeurs vivent plus longtemps (71 ans) que les alcooliques (63 ans). Fumer est également l’addiction la plus coûteuse au monde.

Selon une étude publiée par Tobacco Control en janvier 2017, 6 % des dépenses mondiales liées à la santé sont causées par le tabagisme. En France, les paquets de cigarettes tarifés à 1,50 euro en 1990 sont désormais vendus à  près de 7 euros. Pourtant, selon le cabinet Microeconomix, si le coût pour la société était pris en compte, le prix juste d’un paquet de tabac serait supérieur à 13 euros.

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Cannabis et conduite : 230 morts sur les routes

Au même titre que l’alcool, et selon de nombreux spécialistes, « les drogues perturbent les sens et la capacité du cerveau à traiter correctement les informations. Elles rendent le conducteur inapte à la conduite, quel que soit le produit absorbé. » Le seul cannabis entraîne « une baisse de la vigilance et de l’attention ; une mauvaise coordination ; un allongement du temps de réaction ; une diminution des facultés visuelles et auditives ; parfois des hallucinations ».

Quant aux automatismes, ils sont perturbés, notamment en situation de stress. Ces effets peuvent persister durant de longues heures.
Consommé régulièrement, le cannabis peut être à l’origine de « troubles psychiques, comme des crises de panique, une perte de la maîtrise de soi, du sens du réel, des difficultés à se concentrer, une diminution de la vigilance au volant ».

Toujours selon des spécialistes de la santé, « la consommation de cannabis est parfois associée à celle d’alcool, chez les jeunes notamment. Cette pratique représente un réel danger pour les usagers de la route puisque les effets des deux substances se conjuguent et s’amplifient mutuellement. » Deux cent trente personnes meurent chaque année sur les routes à cause du cannabis.

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Les effets de l’alcool sur le corps sont impressionnants….

Les effets de l’alcool sur le corps sont impressionnants, et ils se voient surtout quand on arrête… La preuve avec ces 20 photos avant/après !

On le sait, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Et il n’y a qu’une fois que l’on décide de s’arrêter que l’on s’aperçoit vraiment à quel point. Surtout d’un point de vue physique.
Si l’on doit consommer par modération, ça n’a rien d’un hasard. La consommation excessive d’alcool a un impact très nocif pour notre organisme, pouvant causer de l’hypertension, augmentant les risques de crise cardiaque, sans mentionner que ça attaque le foie. De plus, en sachant qu’il y a notamment au moins 200 calories dans une pinte de bière, boire de l’alcool augmente votre masse grasse.À travers ces photos avant/après, on peut s’apercevoir à quel point l’alcool transforme le corps. Mais surtout comment la sobriété peut vite nous remettre dans une forme olympique. Ces personnes ont décidé d’arrêter l’alcool pour de bon et au regard des clichés, il s’agissait de la meilleure décision de leur vie.
Découvrez ces 20 photos avant/après ci-dessous :

1 – 1 an et demi de sobriété

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