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De nouvelles études soulignent le danger du« nouveau » cannabis

Interview du Professeur Costentin par Atlantico

Selon plusieurs publications scientifiques, la consommation de marijuana riche en THC conduit à certains symptômes de psychose pour 40% des consommateurs. Une consommation régulière conduit 35% des fumeurs à une rupture psychotique complète.


Atlantico :

Selon plusieurs études, la consommation de marijuana conduit à de légers symptômes de psychose pour 40% des consommateurs. Une consommation régulière, avec notamment des produits riches en THC, conduit 35% des consommateurs à une rupture psychotique complète. La probabilité de devenir bipolaire ou schizophrène est de 50%. Quel est l’ensemble des effets secondaires de la marijuana ?

Avons-nous sous-estimé les effets néfastes de cette substance ?
Jean Costentin : De longue date ces effets néfastes ont été tus ou sous-estimés. En 1840 un psychiatre, on disait alors un «aliéniste» Jacques-Joseph Moreau (dit Moreau de Tours) publiait un livre intitulé « Du haschisch et de l’aliénation mentale ». Il y a une trentaine d’années l’alerte a été donnée par une pédopsychiatre d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, Marie/Louise Arsenault. Elle a suivi une cohorte de 1.000 adolescents qui avaient commencé à fumer du cannabis entre 12 et 15 ans. Si cette tranche d’âge peut surprendre, il faut savoir que c’est désormais au collège que les jeunes français commencent à expérimenter la consommation
de cannabis.


La Nouvelle-Zélande à l’époque dans cette étude était particulièrement victime du laxisme qui prévalait sur cette drogue, à l’instar de la situation qui prévaut en France actuellement, et qui fait de nous les tout premiers consommateurs de cannabis des 28 Etats européens. A cette période, le cannabis était quatre à cinq fois moins dosé en THC que celui qui prévaut actuellement sur le marché.


Le groupe de ces 1.000 gamins consommateurs a été entouré de 4.000 autres qui n’avaient pas encore commencé à cet âge-là. Elle a donné rendez-vous à tous ces jeunes à l’âge de 18 ans. Elle a alors constaté que sur ces 1.000 jeunes qui avaient commencé à consommer du cannabis entre 12 et 15 ans, 10% d’entre eux étaient devenus schizophrènes ; que chez ceux qui avaient commencé à en consommer entre 15 et 18 ans, 2,5% d’entre eux étaient diagnostiqués schizophrènes ; et qu’enfin chez ceux, les plus nombreux, qui n’avaient jamais consommé de cannabis ni d’autres drogues, 1% d’entre eux étaient schizophrènes à cet âge de 18 ans.

Car oui, hélas, on peut devenir schizophrène sans jamais avoir consommé de cannabis, Hélas car on saurait alors comment éradiquer cette maladie très grave.
Ainsi, quand on commence à consommer du cannabis entre 15 et 18 ans, le risque d’être diagnostiqué schizophrène est multiplié par 2,5 et quand on commence entre 12 et 15 ans, le facteur d’augmentation est multiplié par 10.


Les relations entre le cannabis et la schizophrénie sont donc établies de longue date. Un autre exemple concerne une étude suédoise qui remonte à une quarantaine d’années. Un psychiatre, Sven Andréasson, était surpris dans sa pratique psychiatrique de rencontrer des jeunes patients qui présentaient une schizophrénie, laquelle résistait assez notablement aux traitements antipsychotiques et, notamment à l’halopéridol, un médicament majeur dans cette pathologie.

Il est parvenu à faire avouer à un certain nombre de ces jeunes qu’ils étaient fumeurs de cannabis. Il s’est alors demandé si cette addiction n’était pas en cause dans la schizophrénie. Sven Andréasson a alors obtenu des autorités Suédoises des moyens
considérables pour effectuer une étude que l’on pourrait qualifier de gigantesque. Les 50.000 conscrits suédois de l’année 1970 ont tous été vus par des psychologues et des psychiatres ; ce qui a permis d’éliminer de l’étude ceux qui étaient alors schizophrènes à 18 ans.

Il fut demandé à chacun des autres d’indiquer qu’elle été sa consommation de cannabis avant la conscription.
L’ étude s’est poursuivie pendant les quinze années ultérieures en suivant l’évolution de la santé mentale ces jeunes gens durant la période comprise entre leurs 18 et 33 ans, et ce grâce au registre des maladies mentales qui existe en Suède. Ce registre permet, lorsque l’un de ces jeunes se présente à une structure de soin pour des troubles psychiatriques, d’en connaître le diagnostic ; ainsi fut suivie l’évolution de la santé mentale de ces jeunes gens.


En 1981, après compilation de toutes ces données, la conclusion de cette étude a été publiée dans une revue majeure du monde médical, « The Lancet ». Elle conclue que le fait d’avoir fumé /plus de 50 « joints » en tout avant l’âge de la conscription (18 ans en Suède) a multiplié par 6 chez ces jeunes gens le risque de devenir schizophrène au cours des quinze années qui suivirent.


Si cette étude avait été suffisamment relayée par les médias et notamment auprès des décideurs politiques, ils auraient sans doute eu une autre attitude vis-à-vis du cannabis que ce laxisme qui a permis à cette drogue de diffuser en France, à un tel niveau ; laissant 1.500.000 des nôtres en devenir des consommateurs réguliers, approvisionnés par plus de 200.000 dealers.

Les Français devenus les tous premiers consommateurs de cannabis parmi les 28 Etats membres de l’Union européenne.
Le cannabis consommé actuellement comporte un taux moyen de THC qui a été multiplié par 6,5 au cours des trente dernières années. De nouveaux modes de consommation augmentent la dose de THC qui est cédée à l’organisme de ses consommateurs, via la pipe à eau, via le détournement de la cigarette électronique avec de l’huile de cannabis.


Le cannabis fumé sur les barricades de Mai 1968 n’a plus rien à voir avec le cannabis d’aujourd’hui.
Peut-on comparer la « marijuana médicale » à un opioïde ? Pourquoi a-t-on tendance à faire le rapprochement ?
Ces drogues, le THC du cannabis, la morphine de l’opium et tous ses dérivés agissent sur le système de récompense du cerveau. Ces drogues ont en commun d’intensifier la libération d’un neuromédiateur, la dopamine, « le neuromédiateur du plaisir » dans une très petite structure du cerveau, le noyau accumbens.

Qu’un individu consomme de l’alcool, fume du tabac, fume du cannabis, s’injecte de l’héroïne, ou avale du tramadol ou de la codéine, cela a pour effet d’augmenter cette libération de dopamine, suscitant de ce fait une sensation de plaisir. Il y a par ce mécanisme une communauté d’action entre toutes les drogues avec néanmoins, de l’une à l’autre, des intensités différentes.

En bref, toutes les drogues intensifient la transmission dopaminergique dans le noyau accumbens, au service de la perception du
plaisir. Lorsque la concentration de la drogue diminue dans l’organisme, et plus encore lorsque le sujet est privé de sa drogue, le plaisir associé à la transmission de dopaminergique qui était important fait place à un très vif déplaisir.

Pour échapper à cette sensation pénible, à cette frustration, à cette incomplétude le sujet est alors très incité à reprendre de la drogue. Ce besoin tyrannique de consommer est la caractéristique de la dépendance, de l’addiction.
Lors de l’usage régulier du cannabis, alors que l’usage erratique « l’us » a fait place à « l’abus », une tolérance à ses effets recherchés s’installe progressivement.

Alors qu’au début un joint tous les trois jours suffisait à procurer ce plaisir, l’effet diminuant au fil des usages, le consommateur passe alors à un joint tous les jours, puis plusieurs. J’ai eu en consultation un patient de 17 ans qui était à 20 joints par jour ! Il n’était pas beau à voir le pauvret. Il faut insister sur le fait qu’il est très difficile, voire impossible, de sortir de son addiction un sujet dépendant du cannabis.
Les effets épigénétiques du cannabis qui commencent à être bien connus sont aussi des données qu’il est très important de porter à la connaissance du plus large public possible et des décideurs. Ce qui permettrait de clore ces discussions de plus en plus oiseuses sur la légalisation de cette drogue. Le fait de consommer du cannabis modifie durablement l’expression de certains gènes.

Ces modifications épigénétiques peuvent être transmises par l’individu consommateur à sa progéniture.
Le travail princeps sur ce sujet a été réalisé par l’équipe de Yasmin Hurd, directrice de l’Institut de toxicomanie du Mount Sinaï (U.S.A.). Elle a eu accès à des fœtus de 20 semaines qui consommaient du cannabis. Elle a comparé dans leur cerveau, au niveau du noyau accumbens sorte de centre du plaisir, le nombre de récepteurs sur lequel agit la dopamine.

Elle a constaté, comparativement aux fœtus du même âge issus de mères qui ne consommaient pas de cannabis, une baisse de plus de 50% des récepteurs de la dopamine.
Les chercheurs ont répliqué l’expérience chez des rats, administrant du cannabis, en fait du THC, à des femelles en gestation. Ils ont constaté que les ratons présentaient (comme les fœtus humains) une baisse du nombre de récepteurs de la dopamine dans leur noyau accumbens. Ils ont constaté que cette diminution persistait au long cours, puisque les petits ratons devenus grands présentaient toujours cette baisse des récepteurs de la dopamine et qu’ils présentaient une plus grande appétence pour la consommation de produits stupéfiants, que les rats issus de mères qui n’avaient pas reçu de THC pendant leur gestation.

Un même constat a été effectué quand des rats géniteurs mâles et femelles, recevaient du THC de façon semi-chronique, avec une longue période d’interruption précédant leur accouplement. Cet héritage épigénétique ne se limite pas à cette vulnérabilité aux drogues, elle concerne aussi une vulnérabilité à la dépression, à la schizophrénie, à des déficiences des capacités d’apprentissage /de cognition, à des diminutions de réponses immunitaires, à l’autisme même, à des malformations congénitales…


Ces connaissances nouvelles doivent interroger chaque consommateur de cette drogue sur ses dangers, et ériger le dogme « Fumer du cannabis ou se reproduire, il faut choisir »… Cette transmission intergénérationnelle des vulnérabilités constitue un véritable problème de santé publique.
L’Académie nationale de médecine a publié un communiqué très important en ce sens il y a six mois afin d’alerter sur les effets épigénétiques de différentes drogues : tabac, alcool, cocaïne, cannabis et sur leurs dangers.
Une addictologue affirmait que « de Big Tobacco à Big Pharma en passant par Big Marijuana, ce sont les mêmes personnes et le même schéma ».

Que veut-elle dire ? Dans quelle mesure les géants industriels ont-ils leur part de responsabilité dans les addictions ? Les mêmes subterfuges sont souvent utilisés pour conquérir un marché, avec la promesse de royalties qui peuvent occulter tout respect de l’humain.
En matière d’industries pharmaceutiques, par nature plus préoccupées par l’éthique que d’autres industries, elles ne semblent pas à l’abri de tentations mercantiles. La crise des opioïdes aux U.S.A. à l’intersection entre certains médecins galvaudant la prescription des analgésiques opioïdes ou opiacés avec les pressions de certains de ces laboratoires qui les produisent, a conduit l’an passé à plus de 100.000 décès (plus que la somme des accidents routiers et des victimes des armes à feu qui défraient tant la chronique).

Le nombre de médicaments détournés de leur usage thérapeutique à des fins toxicomaniaques interpelle également.
Dans un registre concernant par nature les addictions, il faut souligner que le fait de fumer du tabac crée une appétence redoublée, par un phénomène épigénétique, pour le cannabis. Si l’on ajoute du cannabis au tabac, cela crée une appétence redoublée pour la cocaïne et pour l’héroïne.

Il ne faut dès lors pas s’étonner que le nombre de toxicomanes soit en expansion.
Avec les différentes drogues se déroule une véritable course de relais. Elle commence avec le tabac, le relai est passé ensuite au cannabis. Les stimulants arrivent ensuite avec la cocaïne, le crack ; puis le relai est passé à la buprénorphine, le trop fameux Subutex, qui fait l’objet de détournements massifs. Ses « bénéficiaires » vont le revendre à des jeunes toxicophiles, leur ouvrant la porte des agents morphiniques, ils vont même se l’injecter et la porte de l’héroïne pourra s’ouvrir à eux. Il s’agit en l’occurrence d’une des modalités du phénomène d’escalade, longtemps contesté, devenu désormais irréfragable.


Les industriels du tabac ont rendu celui-ci beaucoup plus addictif. Ils y ont ajouté des chromones, pour en modifier le parfum et la saveur. Ces adjuvants, lors de leur combustion, donnent naissance à des aldéhydes volatiles qui arrivent au cerveau et qui inhibent l’enzyme qui dégrade la dopamine ; intensifiant sa libération sous l’influence de la nicotine ; suscitant un plaisir plus intense et un déplaisir consécutif plus pénible, incitant très vite à allumer une autre cigarette Après avoir pris un certain recul quant au bilan de la légalisation du cannabis aux États-Unis, la France pourrait-elle se permettre de légaliser cette drogue ?


Sachant ce que l’on sait, il serait criminel de légaliser cette drogue. Il existe pourtant un fort très lobbying en France, pour y parvenir. Certains députés Renaissance, LR, PS, EELV, LFI.. ont constitué une mission parlementaire pour le développement du cannabis thérapeutique. La création d’une filière française de production du cannabis est anticipée en cas de légalisation dans ce sens et, rêvant déjà pour élargir ce marché les mêmes envisagent la légalisation du cannabis désigné par euphémisme de «récréatif».

Le lobbying de puissants groupes capitalistes aux aguets s’exerce jusqu’à l’Assemblée nationale, où la fameuse mission
parlementaire propose un référendum portant sur la légalisation de cette drogue.

Quelles sont les dernières études à ce sujet ?
Il y a en cours un simulacre d’étude sur les usages thérapeutiques potentiels du cannabis. Nombre de règles qui prévalaient en matière d’expérimentation clinique de médicaments potentiels y sont négligées, afin de justifier à tout prix l’usage thérapeutique du cannabis. On sait qu’il est le faux nez et le cheval de Troie du cannabis récréatif.

Tous les Etats qui l’ont légalisé à des fins « récréatives » sont passés par la case « cannabis thérapeutique »
Que le cannabis ait quelques effets thérapeutiques, c’est indiscutable, mais l’efficacité dans les multiples indications proposées est d’une modestie certaine. En matière de médicament la principale question qui doit être posée est celle du rapport Bénéfices/Risques.

Quels bénéfices pourrait retirer de sa prescription le patient pour ses maux, pour sa pathologie et à quels risques l’exposerait-on en lui prescrivant ce produit. En l’état des informations disponibles ce rapport bénéfices / risques est clairement négatif.

Néanmoins des études doivent être réalisées d’une façon rigoureuse, à l’abri des influences idéologiques et des pressions
économiques ; bref en complète rupture rupture avec le simulacre d’expérimentation actuelle, qui d’ailleurs patine.

L’impact de la drogue sur le cœur

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La drogue (cannabis, cocaïne et méthamphétamine) et les médicaments opiacés augmentent le risque de trouble cardiaque. Une étude américaine révèle que ces drogues, illicites ou prescrites sur ordonnance, augmentent nettement les risques de fibrillation auriculaire et d’accident vasculaire cérébral.

Les drogues (notamment le cannabis) augmentent le risque de fibrillation auriculaire. Une étude américaine a étudié un panel de 23 millions de patients sur 10 ans.  (PETER DAZELEY / THE IMAGE BANK RF / GETTY IMAGES)
Les drogues (notamment le cannabis) augmentent le risque de fibrillation auriculaire. Une étude américaine a étudié un panel de 23 millions de patients sur 10 ans.  (PETER DAZELEY / THE IMAGE BANK RF / GETTY IMAGES)

Martin Ducret, médecin et journaliste au Quotidien du Médecin décrypte aujourd’hui dans C’est ma santé, une vaste étude américaine qui révèle que la consommation de certaines drogues augmentent drastiquement le risque de fibrillation auriculaire, le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent au monde.

franceinfo : Tout d’abord, qu’est-ce qu’une fibrillation auriculaire ?

Martin Ducret : Une fibrillation auriculaire (FA), c’est un emballement du rythme cardiaque qui devient alors anarchique et irrégulier. C’est un trouble fréquent qui peut être ressenti par le patient sous forme de palpitations par exemple, ou passer totalement inaperçu.

Sa principale complication est la survenue d’un accident vasculaire cérébral (AVC). En cas de FA, le risque de faire un AVC est multiplié par 5. L’âge est le premier facteur de risque de FA, mais il en existe beaucoup d’autres, comme l’hypertension artérielle, l’obésité ou encore le tabagisme et la consommation excessive d’alcool. 

Que nous apprend cette étude ?

Cette étude américaine révèle que le risque de fibrillation auriculaire est nettement augmenté par la consommation de drogues illicites – cannabis, cocaïne et méthamphétamine (c’est une drogue psychostimulante) – ou par l’usage de médicaments opiacés qui sont prescrit sur ordonnance (comme le tramadol ou la morphine).

Pour arriver à ces conclusions, les auteurs ont épluché les données médicales de plus de 23 millions d’américains sur une période de 10 ans. Chez ce panel de patients, le risque de développer une fibrillation auriculaire était augmenté de 35% en cas de consommation de cannabis, et de 60 à 80% pour les trois autres substances.

Pour le Pr William Lowenstein, addictologue et président de SOS addiction, “cette étude est remarquable car elle s’intéresse, sans faire de distinction, aux effets de substances légales, les opioïdes prescrits sur ordonnance, et de drogues illégales dont les conséquences ont été beaucoup moins étudiées à ce jour.”

Le risque de fibrillation auriculaire est-il dépendant de la dose de consommation de ces drogues ?

L’étude ne nous le dit pas, et c’est une de ses limites. Les auteurs précisent que les résultats ne peuvent être extrapolés aux patients qui consomment rarement ces substances. Mais ils ne spécifient pas à quel stade la consommation est considérée comme fréquente.

Ce point reste évidemment à éclaircir, sachant que l’usage ponctuel de certaines drogues, une seule prise de cocaïne par exemple, peut avoir de graves effets sur le système cardiovasculaire, comme la survenue d’un infarctus. D’autres études sont donc nécessaires pour évaluer à quelle dose, fréquence de consommation et voie d’administration, chacune de ces substances induit un risque de fibrillation auriculaire.

Loin de garantir la paix civile, la légalisation du cannabis la menace

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Professeur Jean Costentin

Aux Pays bas, à Amsterdam, se déroule actuellement le procès d’un ressortissant hollandais, né au Maroc, Ridouan Taghi, dirigeant d’un réseau maffieux, constitué en majorité de marocains, d’où son nom de « Mocro maffia » (Mocro forme de contraction de Marokko).

A ses cotés, sur le banc des accusés sont présents 16 membres de ce réseau néerlandais à l’origine qui est devenu international : R. Taghi a été arrêté à Dubaï et son bras droit, Saïd Razouki, en Colombie.

Dans cette Nation commerçante qu’est la Hollande, héritière de la ligue Hanséatique, tant que la drogue attirait dans ses coffee shops de jeunes européens venant des Etats voisins, y laissant force euros en échange de cannabis, cette permissivité était source de satisfaction.

La Hollande s’appliquait, par l’éducation, à en préserver ses adolescents, qui  en consommaient peu. Mais la situation a inéluctablement évolué, l’éducation ayant des limites que la pression des drogues ne connait pas. Prenant alors grand soin de ne pas sembler se déjuger l’Etat Hollandais a néanmoins fermé nombre de coffee shops.

Ce furent d’abord celles situées à proximité des établissements accueillant des jeunes ; puis vint le tour d’autres où, horreur, on y avait surpris des clients fumant du tabac, oui du tabac ! (De l’Amsterdamer peut-être ?)  essayant de rattraper par la rigueur appliquée au tabac, ses errements sur le cannabis.

Puis furent fermées celles où se déroulaient la vente ou la consommation d’autres drogues, dont la Mocro maffia et d’autres assuraient la fourniture.

La situation est devenue insupportable quand cette maffia, pour venger leur chef inculpé et incarcéré, a menacé des membres de la famille royale ainsi que du gouvernement.

La princesse héritière Amalia, menacée d’enlèvement, ne peut plus quitter le palais pour se rendre à l’Université, sans emprunter, sous bonne escorte, une voiture blindée ; le premier ministre a dû abandonner sa bicyclette pour souscrire à ce même type de protection.

S’attaquant à ces trafics le ministre hollandais de la justice menacé d’enlèvement a été contraint de se reclure.

En 1996, le président J. Chirac décrivait les Pays-Bas comme le « Narco-Etat n° 1 en Europe » ; constat et anticipation de la situation actuelle.

Son appréciation suscita les cris d’orfraie de ceux qui en France requéraient, comme au Pays bas (depuis lors tombé encore plus bas), qu’on légalise le cannabis.

A partir du port d’Anvers la « Mocro maffia » arrose maintenant toute l’Europe de cocaïne (en concurrence avec notre port du Havre).

L’argument selon lequel la légalisation du cannabis permettrait de pacifier nos cités « sensibles » (quoiqu’avec beaucoup cibles) est manifestement contredit chez nos voisins Bataves.

Le cannabis, par ses effets épigénétiques, accroit l’intensité avec laquelle ses consommateurs perçoivent les effets « appétitifs », les effets « de récompense », d’autres drogues, en particulier de la cocaïne et des morphiniques ; de ce fait il accroît leur consommation.

La permissivité appliquée au cannabis a labouré et hersé le terrain Hollandais et l’ont rendu accueillant pour d’autres drogues, que les trafics de R. Taghi et de ses sbires alimentent.

Débat sur la légalisation du cannabis

( le 27/10/2022 – 10 premières minutes)

Interpellation du député « Europe Ecologie Les Verts » J. Bayou

Pour fustiger ses finasseries parlementaires visant à légaliser le cannabis.

Professeur Jean Costentin

Monsieur Julien Bayou présidait le groupe Europe Ecologie Les Verts au sein de la NUPES, jusqu’à ce que madame Sandrine Rousseau le déboulonne. Pour exister encore, il vient de tenter un coup d’éclat. Prônant, avec ses « amis » écologistes, la légalisation du cannabis, il fait feu de tout bois pour parvenir à ses fins.

Ses roueries pour ce faire sont condamnables, au regard de l’éthique et de la morale, car elles sont au prix de l’intoxication de nos concitoyens. La seule circonstance atténuante qu’on pourrait lui accorder serait sa méconnaissance de cette drogue.

Il ne la connaît peut-être qu’au travers d’une consommation dont les conséquences pour lui auraient été minimes, puisqu’elles ne l’ont pas empêché de se faire élire à la haute assemblée ; pourtant cette consommation serait une circonstance aggravante pour un élu ayant pour fonction de légiférer sur cette drogue.

Précisons nos reproches. Monsieur Bayou use d’un subterfuge, qui confine à une malversation, par l’introduction d’un amendement au projet de loi du budget de la sécurité sociale, qui propose de taxer le cannabis (devenant de facto légal) pour générer des ressources supplémentaires dédiées à sa branche : maladie, maternité, invalidité, décès.

La belle âme ! Finesse grossière, puisque la loi (sur le financement de la Sécurité Social) l’emporte juridiquement sur un arrêté (en l’occurrence celui de décembre 1990 qui prohibe le cannabis). Si son piège fonctionnait il faudrait alors revoir l’arrêté et légaliser le cannabis.

Extrapolant des chiffres issus de l’Etat du Colorado, J. Bayou anticipe que les recettes fiscales issues de cette légalisation seraient en France de 4 à 5 milliards d’euros. Ce chiffre, même en l’état de notre record européen de consommation, paraît très excessif, relativement à nos 1.500.000 usagers réguliers; à moins qu’il n’anticipe, ce qui ne peut être exclu, que par cette légalisation la consommation tende vers celle du tabac, et ses 13.000.000 de sujets nicotino-dépendants.

Autre malversation, J. Bayou omet d’indiquer que pour 1 $ perçu en taxes, l’Etat du Colorado doit débourser 4,5 $ pour les dépenses induites par : les accidents routiers et professionnels, les frais de justice, les dépenses hospitalières (psychiatriques en particulier), l’assistance aux individus que cette drogue (qui incite à en consommer d’autres) plonge dans un état d’incurie, de perte d’autonomie…

Cela sans compter, ce qui n’est pas chiffrable mais sans doute considérable : les états d’aboulie, d’amotivation, de renoncement, de crétinisation, avec des indignés devenus résignés, exerçant « leur droit à la paresse », attendant tout d’un Etat providence ; autant de facteurs d’une régression économique que certains écologistes appellent de leurs vœux. 

S’agissant des taxes, ignorerait-il le solde très largement négatif pour celles appliquées au tabac et à l’alcool, qui ne couvrent que 30 à 40% des soins en rapport avec les pathologies liées à leur consommation.

Monsieur Bayou pousse le sophisme jusqu’à déclarer que cette légalisation permettrait de mieux prévenir et de réduire les risques du cannabis. A son école du « n’importe quoi », il nous apprend qu’allumer le feu permet de l’éteindre plus facilement et qu’augmenter le nombre de consommateurs permet de réduire les risques…

C’est le moment d’apprendre à cet apprenti législateur que :

  • la combustion du cannabis ou de sa résine engendre 6-8 fois plus d’oxyde de carbone (CO) et de goudrons cancérigènes que les cigarettes de tabac (responsables annuellement en France de 75.000 décès) ;
  • que le cannabis est la deuxième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde ;
  • qu’il induit des accidents vasculaires cérébraux, des cancers du testicule, des cancers ORL et broncho-pulmonaires ;
  • des déficits immunitaires ;
  • des perturbations de la grossesse, avec des nouveaux nés prématurés, hypotrophiques, à risques élevés de malformations diverses, de troubles du développement psychomoteur, de mort subite, de déficience cognitive,
  • de vulnérabilité à l’autisme, à la dépression, à la schizophrénie, aux toxicomanies…

Quant aux effets psychiques du cannabis, ils peuvent être redoutables :

  • l’ivresse, avec les accidents routiers et professionnels,
  • la désinhibition avec ses comportements auto- ou hétéro-agressifs,
  • les déficiences cognitives, avec une crétinisation qui participe largement à notre rang pitoyable (27ième) au classement international PISA des performances éducatives ;
  • des troubles mnésiques, anxieux, dépressifs,
  • des relations avérées avec la schizophrénie,
  • l’escalade vers d’autres drogues (dont la cocaïne et les morphiniques) qui s’ajouteront au cannabis (polytoxicomanies).

Monsieur Bayou feint d’ignorer que la consommation de cannabis est étroitement liée à celle du tabac et que le tabagisme, l’un des plus grands défis en santé publique, est responsable chaque année de 8 millions de décès dans le monde.

Que J. Bayou nous aide à trouver dans cette énumération tout ce qui lui parait positif pour la sécurité sociale.

Ajoutons à l’énumération de ses méfaits, les effets épigénétiques du cannabis. Ils consistent en des modifications durables de l’expression de certains gènes, qui affectent le consommateur et qu’il pourra transmettre à sa descendance, telle une vulnérabilité aux toxicomanies.

Fumer du cannabis ou se reproduire il devra choisir ! Encore faudrait-il que ces consommateurs soient informés et non point abusés par les menées de J. Bayou et de ses comparses en cannabinophilie.

Cannabis : en consommer avant une chirurgie augmente la douleur postopératoire

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Par Stanislas Deve

Les consommateurs de cannabis ressentent davantage la douleur après une chirurgie que les abstinents, selon une nouvelle étude.

Cannabis : en consommer avant une chirurgie augmente la douleur postopératoire


L’ESSENTIEL

  • En France, la consommation de cannabis représente 80 % de l’usage de l’ensemble des drogues. 1,2 million de personnes en consomment régulièrement. L’expérimentation relative au cannabis médical a été lancée en mars 2021 au CHU de Clermont-Ferrand.
  • Fumer régulièrement du cannabis comporte de nombreux risques : infarctus précoce, pertes de mémoire, épisodes psychotiques, dépendance, troubles de grossesse..

« Le cannabis est la drogue illicite la plus couramment consommée aux États-Unis, et il est de plus en plus utilisé comme traitement alternatif contre les douleurs chroniques, explique le chercheur Elyad Ekrami, de la Cleveland Clinic, en Ohio. Mais il existe peu de données montrant comment il affecte les ressentis des patients après une chirurgie. » Du moins jusqu’à aujourd’hui : « Notre étude révèle que les adultes qui consomment du cannabis ressentent davantage, et non pas moins, de douleurs postopératoires. »

Une douleur plus intense chez les consommateurs de cannabis

Pour arriver à ces conclusions, présentées lors du congrès 2022 de l’American Society of Anesthesiologists, les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de près de 3500 patients, dont 1.681 consommateurs réguliers de cannabis, ayant subi des opérations chirurgicales de 2010 à 2020. La cohorte de volontaires n’incluait pas de personnes souffrant de douleur chronique, « ce qui aurait sérieusement biaisé les résultats », selon les chercheurs. D’autres facteurs comme l’âge, le sexe, le tabagisme ou encore les troubles psychologiques ont été pris en compte pour harmoniser les résultats de l’enquête.

Dans le détail, les patients qui avaient consommé du cannabis dans le mois précédant la chirurgie ont ressenti, au cours des 24 heures suivant l’intervention, une douleur de 14 % supérieure par rapport à ceux qui n’avaient jamais touché à cette drogue. Pire : pour soulager le mal, ils ont été tentés de consommer 7 % d’opioïdes de plus que les autres.

Réajuster le niveau d’opioïdes en fonction des patients ?

Selon le Dr Ekrami, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux définir les effets du cannabis sur les bilans chirurgicaux. « Les médecins devraient considérer que les patients utilisant du cannabis peuvent ressentir plus de douleur et nécessiter des doses légèrement plus élevées d’opioïdes après la chirurgie, soulignant la nécessité de continuer à explorer une approche multimodale du contrôle de la douleur post-chirurgicale », a-t-il déclaré dans un communiqué.

A noter que cette étude ne remet pas en cause l’utilisation thérapeutique du cannabis, que ce soit pour traiter les douleurs chroniques ou liées à un cancer, pour soulager après une chirurgie sans avoir recours aux opiacés, ou encore pour réduire l’anxiété. Mais elle vient confirmer que son usage récréatif et régulier n’est jamais conseillé, et encore moins avant de passer sur le billard !

Source

Un billet d’humeur

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Professeur Jean Costentin Président du CNPERT (Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies)

à Madame Caroline Janvier

 Députée du Loiret

Madame la députée

    Je viens de prendre connaissance de vos déclarations dépitées sur le délai que s’accorde le nouveau ministre de la Santé pour tirer des conclusions de la pseudo étude (« expérimentation ») du cannabis dit « thérapeutique » dont vous avez contribué à la mise en place. 

    Avec quelques-uns de vos collègues cannabinophiles de l’Assemblée Nnationale vous avez décrété, a priori, que ce cannabis serait « thérapeutique ». Pour faire la démonstration que requérait le déroulement de votre projet, vous avez missionné un supplétif compliant, médecin psychiatre, professeur assez récemment dévoué à la pharmacologie (le docteur N. Authier).

    L’étude qu’il a mis en place n’est pas recevable au regard des règles en vigueur pour adouber une molécule comme médicament ; d’autant qu’en l’occurrence il s’agit d’un mélange de nombreuses molécules différentes, en proportions variables. Ces règles de bonnes pratiques ont été élaborées au long cours et l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) les a faites siennes.

    Aussi, le cannabis ne saurait justifier de leur aggiornamento, associant en la circonstance: l’absence de groupe placebo ; l’absence d’une pratique en double insu ; un nombre de patients limité malgré les cinq indications différentes explorées, l’utilisation de formes galéniques différentes et de doses différentes; la révélation presque en temps réel des résultats intermédiaires, de nature à influencer les patients inclus dans l’étude ou qui accepteraient d’y participer; la médiatisation de toute l’opération ; à laquelle s’ajoute vos déclarations récentes…

    Il nous faut aussi évoquer votre souhait, publiquement exprimé, d’autoriser le cannabis dit « récréatif », dont on sait la fréquence avec laquelle la « récré » se termine mal. Il apparaît ainsi clairement que votre « cannabis thérapeutique » est le faux nez ou, au choix, le cheval de Troie du « cannabis récréatif » que vous appelez de vos vœux.

Rappelons votre proposition, insensée dans cette période où cent évènements majeurs agressent notre Nation, de lancer un référendum sur la légalisation de cette drogue ce qui, dans l’exercice de votre mandat national, interroge sur votre capacité de hiérarchiser les problèmes qui nous assaillent.

Cette légalisation du cannabis est manifestement poussée par des idéologues, des consommateurs de cannabis et des lobbies capitalistes impatients de faire de juteux profits sur l’intoxication déjà importante de nos concitoyens.

Votre impatience s’est déjà exprimée dans la mise en place d’une filière de production nationale du chanvre indien, alors que n’est pas validé son usage potentiellement thérapeutique ; cela visait à installer une situation d’irréversibilité.

    Alors que le nombre de patients qui devaient participer à cette « expérimentation » est loin d’être atteint, vous voudriez néanmoins que les conclusions en soient tirées dès maintenant.

    En apostille, permettez-moi Madame de vous demander si vous êtes bien informée des réserves majeures qu’ont exprimées sur cette expérimentation les Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie ?

Permettez-moi de m’enquérir encore de vos connaissances sur les effets épigénétiques du cannabis, qui non seulement affectent ses consommateurs mais, en outre, font qu’ils les transmettent à leur progéniture s’ils viennent à se reproduire ? Enfin, vous souvenez-vous du souhait exprimé par le Président de la République : que la France connaisse en 2032 la première génération d’adultes sans tabac ? Si vos efforts de promotion du cannabis aboutissaient ils annihileraient ce grand projet, car le cannabis chevauche sur les épaules du tabac.

 Je vous prie d’agréer, Madame la Députée, l’expression de mes salutations distinguées.

Pr. Jean Costentin

Dr. en Médecine, Pharmacien, Dr. ès Sciences

Professeur émérite de la faculté de Santé de Rouen

Membre titulaire de l’Académie Nationale de Médecine

Membre titulaire de l’Académie Nationale de Pharmacie

Membre du collège de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD)

Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT)

Directeur honoraire de l’unité de neuropsychopharmacologie du CNRS (1984-2008)

Directeur honoraire de l’unité de neurobiologie clinique du CHU de Rouen (1999-2011)

Cannabis : combien de temps durent vraiment les effets ?

Une méta-analyse révèle la durée de l’impact du tétrahydrocannabinol (THC), le composant psychoactif du cannabis, sur nos fonctions cognitives.



L’ESSENTIEL

  • En France, la consommation de cannabis représente 80 % de l’usage de l’ensemble des drogues. 1,2 million de Français en consomment régulièrement.
  • Si nous ne sommes pas tous égaux face à la consommation de cannabis, le THC reste dans le sang pendant 1 à 3 semaines, dans les urines pendant 7 à 30 jours, et même dans les cheveux jusqu’à plusieurs mois.

Alors que sa dépénalisation voire sa légalisation sont aujourd’hui enclenchées dans de nombreux pays, et envisagées par d’autres, les chercheurs s’interrogent : pendant combien de temps se font ressentir les effets du cannabis sur les facultés cognitives ?

Selon une méta-analyse publiée dans la revue Neuroscience & Biobehavioral Reviews, un consommateur de marijuana peut rester sous l’emprise de la substance pendant trois à dix heures, en fonction de plusieurs critères comme la manière de consommer ou l’accoutumance.

L’altération cognitive liée au cannabis peut durer jusqu’à 10 heures

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs de l’université de Sydney (USyd), en Australie, ont compilé 80 études distinctes portant sur les effets nocifs du tétrahydrocannabinol, ou « THC », le principal composant psychoactif du cannabis. Afin de déterminer le niveau et la durée d’altération cognitive chez les consommateurs de cannabis, ils ont ainsi analysé les résultats de 1.534 personnes soumises à des tests de conduite (ou des tâches équivalentes) après avoir consommé du cannabis.

« Notre analyse indique que l’altération des fonctions cognitives peut durer jusqu’à 10 heures si de fortes doses de THC sont consommées par voie orale. Mais la durée habituelle est de 4 heures lorsque des doses plus faibles de THC sont consommées via le tabagisme ou la vaporisation », explique la nutritionniste Danielle McCartney, auteure principale de la méta-analyse.

Les effets du cannabis varient selon trois facteurs

Si la plupart des compétences liées à la conduite reviennent généralement dans les heures suivant la prise de cannabis, la durée de l’altération cognitive dépend en réalité de trois facteurs principaux : la teneur en THC du cannabis, la façon dont la drogue a été consommée (inhalée ou prise par voie orale), et la régularité de la prise.

Ce dernier critère est particulièrement important : « L’affaiblissement des facultés est beaucoup plus visible chez les consommateurs occasionnels que chez les réguliers. Même s’ils n’échappent pas à une certaine altération, les personnes habituées montrent une tolérance accrue aux effets », souligne le pharmacologue comportemental Thomas Arkell.

Sachant que l’intensité des effets du cannabis n’est pas la même en fonction des personnes, les chercheurs espèrent une évolution de la loi en la matière, pour parvenir à davantage d’équité. « Le THC peut être détecté dans le corps des semaines après la consommation de cannabis, alors qu’il est clair que l’altération des facultés dure beaucoup moins longtemps. Des poursuites uniquement sur la base de la présence de THC dans le sang ou la salive sont manifestement injustes », assure le psychopharmacologue Iain McGregor. Avant de conclure : « Nos cadres juridiques doivent probablement rattraper cela et, comme pour l’alcool, se concentrer sur l’intervalle au cours duquel les consommateurs présentent le plus de risque pour eux-mêmes et pour les autres. »

Source

A propos du cannabis « thérapeutique » faux nez du cannabis « récréatif »


Notre ministre de la Santé, médecin de sa profession (urgentiste), se comporte comme tel. Il ne cède pas au mercantilisme qui anime un groupe de députés subvertis par un puissant lobby qui pousse à la production nationale de chanvre indien.


Ce lobby, impatient de toucher les juteux dividendes escomptés de la commercialisation de cette drogue, a mis en place un simulacre d’essai clinique qui déroge aux bonnes règles d’évaluation des médicaments potentiels.
Alors que cet essai se dispense de groupes placebos, il fait état en cours d’expérimentation de résultats partiels, ce qui ne peut manquer d’influencer les patients déjà inclus dans l’étude.


Ce lobby n’attend même pas l’issue de cet essai clinique truqué ; ce qui est logique puisqu’il a décidé avant même sa mise en place qu’il serait positif et donc conforme à ses attentes.
Heureusement le Ministre veille ; il ne confond pas vitesse et expérimentation ; santé publique et royalties ; primauté d’une politique sanitaire sur des menées mercantiles ; essais cliniques et faux semblants.


Pr. Jean Costentin
Président du centre National de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)

« La filière du cannabis médical réclame une entrée dans le droit commun de ses médicaments »
Publié le 07/10/22 – dans la revue Hospimédia

« Lors de son audition à l’Assemblée nationale sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023,

François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, a mentionné la prolongation de
l’expérimentation sur le cannabis médical en France.

Une décision qui ne suscite pas l’enthousiasme de l’association professionnelle des producteurs et laboratoires exploitants Santé France cannabis.

Dans un communiqué, elle « réclame d’ores et déjà l’entrée dans le droit commun de ces médicaments en actant, dès aujourd’hui, la généralisation de leur usage à la fin de cette période transitoire ».

Le nœud du problème est plutôt, à son sens, l’absence de cadre réglementaire liée à la non-publication de deux arrêtés devant permettre la culture et la production de médicaments.

Santé France cannabis dit également se tenir à disposition des autorités pour « communiquer les informations nécessaires à l’arbitrage des dernières questions en suspens ». Ces problématiques à résoudre portent sur les standards de production et de fabrication, le statut des médicaments, leur évaluation et leurs modalités de remboursement ».

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