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« il faudrait renforcer la prévention et la répression »

Le Maire du 15ème arrondissement à Paris

Côtes-d’Armor : deux enfants hospitalisés après avoir léché la casserole d’un gâteau au cannabis

Transportés en urgence à l’hôpital de Rennes, les deux enfants âgés de deux et cinq ans sont en bonne santé. Leur père, placé en garde à vue, sera convoqué au tribunal.

Avec France Bleu Armorique – 

Cette madeleine de Proust avait un arrière-gout amer. Qui ne se souvient pas, enfant ou même adulte, d’avoir plongé ses doigts dans la pâte à gâteau ?

Cette fois, l’expérience aurait pu mal tourner, comme le raconte France Bleu Armorique mardi 9 novembre. 

Dimanche 7 novembre à Trémorel (Côtes-d’Armor), deux enfants âgés de deux et cinq ans ont été pris de malaise après avoir léché la casserole dans laquelle leurs parents avaient préparé un alléchant gâteau… au cannabis !

Comprenant très vite ce qu’il se passait, les parents ont immédiatement appelé les secours qui ont décidé de transporter les enfants par hélicoptère au CHU Pontchaillou, à Rennes. Après une nuit passée à l’hôpital, les deux enfants ont pu retrouver leurs parents en bonne santé.

Le père sera prochainement convoqué au tribunal après avoir été placé en garde à vue à la gendarmerie de Merdrignac (Côtes-d’Armor). Choquée, la mère sera entendue prochainement.

Contre le fléau de la drogue, il n’y a pas de solution miracle.

Guillaume Roquette. Le Figaro

À chaque explosion de violence dans les banlieues, contre la police ou entre trafiquants de drogue, la proposition revient sur le tapis: et si on légalisait le cannabis? La question mérite en effet d’être posée, au vu de la barbarie qui règne dans ce que l’on appelle pudiquement «les zones de non-droit». Et pas seulement à Marseille, puisque toutes les métropoles sont désormais le théâtre des règlements de comptes et des batailles rangées avec la police. Cette semaine encore, les forces de l’ordre se faisaient tirer dessus aux abords d’un point de deal à Lyon.

À découvrir

  • L’objectif de la légalisation est évidemment de faire baisser le niveau de la délinquance en normalisant le commerce du cannabis comme cela a été fait ailleurs, au Canada, en Uruguay ou dans plusieurs États américains. Le problème est que le résultat n’est pas vraiment probant: un marché noir demeure et les trafiquants se sont rabattus sur les drogues dures pour combler le manque à gagner.
  • Comme le dit pertinemment le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin: «Pensez-vous que des voyous qui gagnent 100.000 euros par jour vont monter une petite échoppe et payer des cotisations?» Et il est à craindre que les petits dealers, souvent très jeunes, qui peuplent les territoires perdus de la République soient bien trop marginalisés pour pouvoir revenir vers une activité professionnelle licite mais payée au smic. Ils préféreraient sans doute les braquages ou le racket. À moins qu’ils ne continuent à dealer du cannabis: la vente de cigarettes a beau être parfaitement légale, un paquet sur quatre est vendu au noir dans notre pays.

Refus d’une vraie politique de répression

Et puis, on néglige la dimension transgressive d’une institutionnalisation des drogues «douces». Ceux qui affirment que «presque tous les adolescents en consomment» mentent: 70 % des jeunes Français de moins de 16 ans et plus de la moitié des 15/64 ans n’ont jamais touché un joint de leur vie. Sans doute parce que le respect de l’interdit signifie encore quelque chose pour eux.

Comment les parents pourraient-ils convaincre leurs enfants de la dangerosité du produit si celui-ci est en vente libre ?

L’argument de la légalisation sert trop souvent à masquer le refus d’une vraie politique de répression. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il est surtout brandi par des responsables politiques de gauche ou écologistes. Ils en usent comme ils prônaient autrefois la rénovation urbaine, supposée être le remède absolu à la délinquance dans les quartiers.

Or, on constate quotidiennement qu’il n’en est rien: le quartier de la Duchère à Lyon, où des policiers ont failli se faire tuer cette semaine, a bénéficié de plus de 700 millions d’euros d’argent public pour sa réhabilitation! Mais ni le gymnase, ni la bibliothèque municipale, ni les stades, ni la halle d’athlétisme, ni la piscine d’été, ni les centres sociaux n’ont fait reculer d’un centimètre le trafic de drogue. Contre ce fléau, il n’y a pas de solution miracle.

Le cannabis sur la route

Cliquez ici : début du reportage à 19:08

Benjamin Sire : Pourquoi la légalisation du cannabis est une illusion

Si le tout-répressif en matière de drogues est une impasse, la légalisation n’a rien d’une solution idéale, comme le prouvent les exemples étrangers ou l’essor de la cocaïne.

La drogue, je connais… 

Cannabis, cocaïne, MDMA, peyotl, morphine, et j’en passe. 

Au fil des années, pour de bons et de très mauvais prétextes. Au fil des années, parfois pour répondre à la douleur nue, au handicap et aux aléas d’une vie davantage sortie des pages d’un roman que d’une froide réalité. Au fil des années pour oublier les coups, les viols, les traumas, les décès et ce diagnostic sans issue ni importance qui se cache derrière le syndrome borderline, qui semble être concomitant aux addictions… 

Au fil des années jusqu’à la rédemption, qui ne résout pourtant rien, parce que toute addiction est si vite remplacée par une autre, parce que le café, la cigarette et l’apéro ne sont que les avatars légaux des stupéfiants dont le parfum d’interdit se dissipe vite, ne laissant plus que s’installer le triste face à face avec la dépendance. 

La drogue, eux, ils ne connaissent pas, ou trop peu.  

Pourtant ce sont eux qui en parlent, légifèrent et qui jugent. 

Politiciens éloignés des réalités, médecins plus ou moins empathiques, services sociaux décharnés, souvent superbes de nudité impliquée, parfois exaspérants d’idéologie, pouvoir judiciaire dépassé, exsangue, et parfois trop perméable aux interprétations politiques. 

Ce sont eux qui ont à traiter des questions de dépénalisation, de légalisation, de répression, ou à organiser le statu quo, tandis que les forces de l’ordre gèrent l’impossible, dans un perpétuel salut à Sisyphe. 

En matière de drogue, et particulièrement concernant le cannabis, les expériences se multiplient, les échecs aussi, et nul n’est en mesure de savoir placer le curseur entre la carotte et le bâton, pour la simple et bonne raison qu’un juste équilibre sera toujours impossible à trouver avant la résolution de certains problèmes sociaux et sociétaux, propres à notre temps, à commencer par la peur d’un avenir sans horizon et de la perte de sens qui irrigue une époque ultra individualiste et concurrentielle. Le crime et la drogue prolifèrent sur le mal être et la tentation, la tentation se nourrit du vide de sens et d’utilité…. et la drogue à son tour refabrique du vide en aspirant l’âme des consommateurs. 

Des dizaines de milliers « d’emplois »

La légalisation est-elle la plus mauvaise solution à l’exception des toutes les autres, ou un pire parmi les autres ? 

De quoi s’agirait-il donc, si ce n’est d’une défaite des plus amères ? Jusqu’où peut aller la logique mortifère considérant que si un produit illégal et dangereux – parce que oui, le cannabis l’est dangereux, à l’image d’autres drogues et produits jugés plus sévèrement – est massivement consommé, il doit être légalisé ? C’est un puits sans fond… 

Réfléchissons bien et regardons s’ouvrir la boite de Pandore.  

Jeunes, en nombre, et moins jeunes, consomment en masse du cannabis, nourrissant un marché parallèle fondé sur un banditisme des plus violents, mais assurant des dizaines de milliers « d’emplois », faisant vivre des quartiers entiers et générant, en France, un chiffre d’affaire de près de 3,5 milliards d’euros selon l’OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies). Rien que cette phrase révèle son lot de problématiques qui sont autant de casse-têtes. 

C’est un secret de polichinelle que les autorités ne peuvent trahir trop ouvertement. L’une des craintes liées à une éventuelle légalisation, supposée entraîner un assèchement de la criminalité, notamment dans les cités, tient à la possible explosion de celles-ci, par la suppression de dizaines de milliers de boulots plus ou moins bien rémunérés qu’elle provoquerait. Dans des environnements déjà précaires, où l’échec scolaire est endémique et les mentalités gangrenés par la ghettoïsation, nulle mesure ne pourrait rapidement permettre aux populations concernées de combler un manque à gagner qui est pour beaucoup le salaire de la survie. Loin des revenus mirifiques des trafiquants qui occupent le haut de la pyramide économique du secteur, la plupart des « salariés » du cannabis, sont des « intérimaires » qui jouent les petites mains en échange de pourboires aux montants variables. D’une certaine manière, aussi cynique soit-il de l’écrire, le statu quo est censé assurer une forme de paix sociale, même s’il s’agit toujours de reculer pour mieux sauter. 

Un très relatif assèchement du marché criminel

Pourtant, les choses ne se passeront pas ainsi, parce que partout où la légalisation a été instaurée, l’assèchement du marché parallèle et criminel du cannabis a été des plus relatifs, après, généralement, une période de flottement à laquelle a succédé une forte reprise.  

Plusieurs pays ou États de nations fédérales ayant fait l’expérience de la légalisation depuis plusieurs années peuvent ici nourrir notre réflexion. Il s’agit des Pays-bas, de l’Uruguay, du Canada, des États du Colorado et de Washington aux Etats-Unis (1), et de l’Espagne, dont la législation est plus tortueuse puisque seule la production à des fins de consommation personnelle y est autorisée, tandis que l’usage publique et le commerce restent prohibés. 

Auteur d’une tribune remarquée dans le Figaro au mois de juin, François Jolivet, député LREM de l’Indre est clairement hostile à la dépénalisation, bien que, comme moi, fervent partisan du cannabis thérapeutique. Comme il le confie : « J’ai une phrase pour résumer cela : je ne suis pas contre ce qui soulage, je suis contre ce qui tue. Je fais bien la différence ».  

Comme d’autres, le député de l’Indre a observé la situation aux Pays-Bas, plus vieux pays où la consommation est autorisée, jusqu’à produire un important narco-tourisme que nul n’ignore en France. 

Dans le pays des tulipes, l’État, qui autorisait la vente et la consommation de longue date, s’est lancé à titre expérimental dans la production afin d’alimenter les coffee shop, jusque-là approvisionnés par le marché parallèle et l’étranger. Cette expérience vient de s’étendre et le pays s’avère le premier de l’Union européenne à légaliser la production.

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Le cannabis ne sera finalement pas légalisé au Grand-Duché de Luxembourg

Pas de réorientation de la politique antidrogue par le biais d’une légalisation du cannabis. Le gouvernement rétropédale.

Cette promesse-là, le gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg ne pourra pas la tenir. La légalisation du cannabis récréatif, pourtant inscrite dans le programme de la coalition, ne s’opérera pas comme prévu. Il n’y aura pas de coffee shop, pas de vente possible même sous contrôle de l’État.

La ministre de la Santé a annoncé mardi sur les ondes de la radio socioculturelle 100,7 qu’une série d’incompatibilités avec les législations européennes empêchait la légalisation du cannabis au Grand-Duché.

Le pays devait être le premier de l’Union européenne à se risquer dans une telle politique qui consistait à placer la culture et la vente de cannabis sous contrôle de l’État. Finalement, seule la consommation ainsi que la culture dans la sphère privée et dans des quantités limitées seront réglementées. Pas plus de précisions pour l’heure.

C’est une sacrée volte-face du gouvernement et qui surprend du monde, à commencer par déi Lénk qui s’est fendue d’un communiqué dans lequel le parti revendique la poursuite des travaux déjà engagés pour aboutir à la légalisation programmée. Un groupe de travail avait été mis en place pour plancher sur le projet de loi, réunissant sept ministères.

Le gouvernement a décidé, dès cet été, de virer de bord. Plus question de jouer les pionniers en la matière. L’ambition du Grand-Duché avait aussitôt suscité des réactions mitigées dans les pays voisins alors qu’à la Chambre des députés, le Parti chrétien-social s’était ouvertement prononcé contre la légalisation pour des raisons de santé publique.

Le Grand-Duché ne comptait pas suivre le modèle des Pays-Bas qui n’a, au demeurant, jamais légalisé le cannabis. Des coffee shops sont autorisés à en vendre des petites quantités, mais la production est interdite. Les Pays-Bas ont tout de même réagi à ce non-sens en se lançant à titre expérimental dans la culture légale du cannabis, supervisée par l’État.

Deux ans plus tard, après cette phase concluante, le gouvernement de Mark Rutte fait des Pays-Bas le premier pays de l’Union européenne à légaliser la production de cannabis. Le dispositif entrera en vigueur l’année prochaine.

Pendant ce temps, aux Pays-Bas

Le Grand-Duché, de son côté, se dirige vers une politique plus soft qui permettra de cultiver quelques plants à la maison et de consommer chez soi. Ceux qui n’ont ni la place ni la patience, ou ni la main verte, continueront à faire appel aux réseaux qui n’ont pas à s’inquiéter de la concurrence.

Pour déi Lénk, le revirement du gouvernement n’est pas une première dès qu’il s’agit de «projets ambitieux» qui demandent «beaucoup d’engagements et de travail». Il sera «lourd de conséquences», estime la Gauche, en prévenant que les dealers avaient encore de beaux jours devant eux.

Sans parler de la qualité du produit qui échappe à tout contrôle. L’abandon du projet de légalisation du cannabis «est un aveu de faiblesse du gouvernement», insiste la Gauche.

Pour les agriculteurs qui espéraient consacrer quelques hectares à la production de cannabis, c’est une mauvaise nouvelle. Il leur reste encore le cannabis à usage médical, que le gouvernement peine à se procurer à l’étranger, pour les sauver.

En 2017, quand le gouvernement néerlandais a décidé d’expérimenter la production de cannabis d’État, le journal De Volkskrant écrivait qu’il n’y avait que deux réponses possibles à l’échec du système néerlandais concernant les drogues douces: «Soit on interdit la vente de cannabis et on ferme tous les coffee shops, soit on réglemente la culture du cannabis, pour permettre à l’État de contrôler toute la chaîne, de la production jusqu’à la consommation. […] C’est une démarche louable, qui s’impose d’urgence.»

Les Pays-Bas ont décriminalisé la vente de petites quantités de cannabis (moins de cinq grammes) en 1976 et la loi autorise chaque citoyen à cultiver légalement cinq plants de cannabis pour son usage personnel. C’est ce que compte faire le Grand-Duché en 2021?

Le gouvernement devrait préciser son projet en octobre. Celui des Pays-Bas, premier pays européen à produire du cannabis, ne s’est pas fracassé sur les écueils de la législation européenne.

Lien entre usage du cannabis et crise cardiaque chez des jeunes

Une étude scientifique dirigée par des chercheurs de Toronto laisse croire qu’une consommation récente de cannabis est associée à un risque plus élevé de crise cardiaque chez les jeunes adultes, et que le risque augmente avec l’usage.

L’étude publiée mardi dans le journal de l’Association médicale canadienne précise que même si le risque de crise cardiaque chez les jeunes consommateurs de cannabis est généralement faible, les usagers âgés de moins de 45 ans courent un risque près de deux fois plus élevé d’être terrassés que ceux qui n’en consomment pas.

Les données ont été puisées auprès d’une population de 33 000 adultes âgés de 18 à 44 ans, dont 17% ont rapporté avoir pris du cannabis au cours des 30 derniers jours. Des incidents cardiaques ont été relevés chez 1,3% des consommateurs de cannabis et chez 0,8% des personnes qui n’en ont pas pris.

Le scientifique clinique torontois Karim Ladha croit utile que les médecins connaissent les conclusions de l’étude et en informent leurs patients car à son avis, prendre du cannabis peut poser un risque cardio-vasculaire.

Habitudes

De précédentes études avaient déjà établi un lien entre la forte consommation de la marijuana et le risque de crise cardiaque. L’étude dirigée par les chercheurs de Toronto s’est penchée sur le cas de personnes qui en ont pris quatre fois ou plus au cours d’une période de 30 jours.

L’étude a aussi constaté que les consommateurs de cannabis posaient plus de risques d’être des hommes, de fumer la cigarette ou de faire usage de cigarettes électroniques et de boire beaucoup d’alcool.

Or, il s’agit d’habitudes qui augmentent le risque de crise cardiaque, mais elles ont été prises en compte dans l’étude sur le cannabis.

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La France, leader européenne de la consommation de cannabis

La France, leader européenne de la consommation de cannabis
Un million de Français fume quotidiennement du cannabis. © Crédit photo : Le Deodic David

Par Sudouest.fr
Publié le 20/09/2021

Malgré une répression importante et l’apparition de nouvelles amendes, la France est la première consommatrice européenne de cannabis.

Dans un article paru le 20 septembre dans Aujourd’hui en France, 44,8 % des Français de 15-64 ans, soit 18 millions, ont déjà consommé au moins une fois du cannabis dans leur vie selon un rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. Ce qui fait de la France le leader européen de la consommation de cannabis, loin devant le Danemark (38,4 %) et l’Espagne (37,5 %). Un million de Français fumerait quotidiennement. Plus inquiétant encore alors que le cannabis agit sur le développement du cerveau, 3,9 % des 15-34 ans disent en consommer chaque jour.

Une répression forte

Bien que première consommatrice, la France possède également l’une des répressions les plus fortes sur les drogues en Europe. Dernière mesure en date : la création le 1er septembre 2020 d’une amende forfaitaire délictuelle pour les consommateurs. De 200 euros, elle est ramenée à 150 euros si payée rapidement. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, en un an, près de 100 000 amendes ont été délivrées dont 60 000 en 2021.

Vers une légalisation ?

Les résultats semblent pourtant limités. Les Français fument et les règlements de compte sur fond de trafic de drogues comme à Marseille se multiplient. Certains demandent alors à l’État de changer de politique en privilégiant la prévention des risques voire la légalisation pour autant contrôler la production que la consommation.

En mai dernier, un rapport parlementaire préconisait sa légalisation pour protéger les mineurs. « On propose de reprendre le contrôle en légalisant, mais avec une légalisation encadrée, régulée, considérant que la légalisation est la meilleure façon de prévenir les risques associés au cannabis et de rétablir la sécurité, donc finalement de protéger les Français » a expliqué Caroline Janvier, la députée LREM qui a coordonné ce travail. Pourtant le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le président Macron pourraient enterrer ce rapport, étant opposés à la légalisation. Un débat qui alimentera certainement la prochaine élection présidentielle.

Une épidémie de vomis incontrôlables touche les fumeurs de cannabis aux États-Unis

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La légalisation de la marijuana pourrait avoir accentué le phénomène.

Le syndrome d’hyperémèse cannabique (SHC) touche certains consommateurs réguliers de cannabis. | Elsa Olofsson via Unsplash
Le syndrome d’hyperémèse cannabique (SHC) touche certains consommateurs réguliers de cannabis. | Elsa Olofsson via Unsplash

Les cas se multiplient et les médecins ne savent pas vraiment quoi faire. Aux États-Unis, les urgences voient arriver des vagues de malades d’un nouveau genre: des consommateurs réguliers de cannabis, pris de vomissements incontrôlables et répétitifs. Un phénomène connu, mais encore incompris.

Les médecins l’appellent le syndrome d’hyperémèse cannabique (SHC), ou syndrome cannabinoïde. Décrit pour la première fois en 2004 par des chercheurs australiens, il touche certains fumeurs habitués au cannabis, provocant chez eux douleurs intestinales subites, nausées et vomissements pendant plusieurs heures, étalés parfois sur plusieurs semaines.

Aujourd’hui, les cas explosent aux États-Unis. Une étude publiée le 17 septembre 2021 montre l’ampleur de ce phénomène, qui se répandrait davantage avec la légalisation du cannabis dans certains États du pays. Dans le Colorado par exemple, plus de 800.000 cas de vomissements ont été signalés entre 2013 et 2018, soit une augmentation de 29% depuis que la marijuana y a été légalisée, précise CNN. À l’échelle nationale, près d’une personne sur cinq soignée pour des vomissements cycliques entre 2005 et 2014 avait consommé du cannabis.

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De ce syndrome d’hyperémèse cannabique on ne sait rien, ou presque. Par exemple, les médecins savent que les malades auraient tendance à prendre une douche extrêmement chaude pour traiter eux-mêmes leurs symptômes. Ils ne savent en revanche pas quels facteurs, comme la fréquence ou la durée de consommation, favoriseraient la maladie.

Le docteur Sam Wang, spécialiste en médecine d’urgence pédiatrique et toxicologue à l’Hôpital pour enfants du Colorado, qui s’occupe entre autres des adolescents atteints de ces vomissements, avance une hypothèse pouvant expliquer ce phénomène. Selon lui, la puissance du cannabis, dont les taux de THC oscillent parfois autour des 20% aujourd’hui (contre 4% dans les années 90), est peut-être en cause.

De futures études devraient bientôt nous éclairer davantage.

Télécharger le rapport :

Changes in Emergency Department Encounters for Vomiting After Cannabis Legalization in Colorado

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