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Le défi de la maladie d’Alzheimer, 2013 lu par Pierre G.Delaveau

Nous avons lu pour vous :

Le défi de la maladie d’Alzheimer, synergies franco-québécoises.
Lavoisier éditeur, Paris, 2013, Jean-Paul Tillement, Jean-Jacques Hauw,  Vassilios Papadopoulos

Parmi les maladies actuellement dépourvues de traitement curatif, la maladie d’Alzheimer est un cas d’école. En progression constante, affectant des patients mais aussi ceux qui les entourent, posant des problèmes de prise en charge, d’accueil et de soins, cette maladie est  un défi de santé publique. Tous les pays sont concernés, la France et le Québec, n’échappant pas à la règle, ont décidé de relever ce défi en conjuguant leurs efforts selon deux « plans Alzheimer ». Ce sont des objectifs psychosociaux : aide aux personnes jeunes atteintes d’une maladie d’Alzheimer ou d’une maladie neurodégénérative apparentée et explication des aspects physiopathologiques nouveaux.

Parmi ceux-ci, théorie dite de Continuer à lire « Le défi de la maladie d’Alzheimer, 2013 lu par Pierre G.Delaveau »

Sauver l’Assurance maladie par Jean Vesale – (Editions l’Harmattan)

Le nom de l’auteur Jean Vésale, peut surprendre : c’est une  excellente idée des auteurs véritables (P.Ambroise-Thomas, G.Blanchet (in memoriam), M.Huguier, M.Lagrave, A.Marcelli, G.Milhaud, C.Rossignol et J-P Tillement, tous membres de l’Académie nationale de médecine) d’avoir attribué cet ouvrage en forme d’hommage à un grand humaniste flamand du XVIe siècle fort bien connu pour ses observations anatomiques et son art de l’analyse.

Si le sujet est fort sérieux, avec cette masse budgétaire énorme qui grève le volume des dépenses financières de l’Etat, une citation de Tahar Ben Jelloun (21 mars 2011) permet de situer la question : “Les Français ont cette chance que beaucoup de peuples nous envient. La civilisation d’une société  se mesure à l’importance qu’on accorde à la santé de ses concitoyens quelques soient leur âge, leur religion, leur couleur de peau.”

C’est en 18 parties que sont étudiés de façon concentrée et précise les principaux aspects de cette question d’actualité brûlante. Tout d’abord un point sur le caractère scientifique de la médecine actuelle avec ses progrès à allure exponentielle – motif d’admiration pour les auteurs, mais sujet de graves préoccupations de la part des gestionnaires et financiers. L’idée généreuse initiale était de créer une sorte de cagnotte alimentée par un groupe restreint de bons compagnons, bien décidés à réutiliser les fonds mis de côté pour subvenir aux besoins subitement manifestés par quelques uns. Quatre principes généraux dominaient : humanisme, liberté, responsabilité et participation. Malheureusement, malgré des ajouts de recettes ultérieurement décidés (en particulier la Contribution sociale généralisée imaginée en 1991), ces grands principes manifestent leur fragilité lorsqu’ils se trouvent confrontés à la réalité. La plus grande difficulté est de réaliser une alliance entre solidarité et liberté.

Si la notion de solidarité existait depuis longtemps sous des formes variées, des accrocs ont commencé à apparaître : à la différence des systèmes habituels d’assurance fondés sur la modulation des cotisations selon les aides dispensées et surtout selon les moyens des cotisants, leur participation est identique et leur consommation est très variable. Comment alors prévoir un budget en équilibre? Différentes amodiations ont été conçues en vue de maintenir un équilibre satisfaisant. Ainsi sont apparues la notion de “petit risque”, la méfiance à apporter aux médications de confort : la définition de la santé par l’OMS a imprudemment inclus l’exigence du confort dans la préoccupation générale de la bonne santé.

Une difficulté évolutive réside dans l’apparition de nouvelles maladies, généralement associées à des dégradations métaboliques subtiles dont l’étude requiert de coûteux moyens d’investigation , dans la mise en jeu de moyens diagnostiques plus élaborés exigeant des appareillages physiques importants, de médications nouvelles beaucoup plus onéreuses que les médicaments classiques, de l’exigence considérée comme normale de soigner coûte que coûte tous les malades quels que soient leur âge et leurs moyens financiers personnels…

Si, en 1945, Pierre Laroque, chargé d’élaborer le plan général de la Sécurité sociale pouvait prétendre à un ordre social nouveau, écartant “la tradition d’étatisme bureaucratique” la réalité complexe actuelle n’a cessé d’exiger des remèdes progressivement différenciés : ordonnances de 1967 selon lesquelles la Caisse nationale d’assurance-maladie était responsable de son équilibre financier; projet annuel de financement de la Sécurité sociale et Objectif national des dépenses d’assurance-maladie (ONDAM); transfert de certaines compétences étatiques à l’Union nationale des Caisses d’Assurance-maladie; création de multiples organismes administratifs complémentaires…

De ces observations résultent diverses propositions susceptibles d’asseoir la prise en main de l’assurance-maladie : restaurer la démocratie sociale, créer une véritable loi des finances sociales, distinguer l’assurance maladie de la politique de santé, se doter d’un organe d’évaluation de la politique d’assurance maladie.

Chacun s’accorde à estimer que la médecine est devenue un bien de consommation courante et que les courbes sont régulièrement croissantes, souvent de façon non linéaire, mais plutôt exponentielle. Malade et perturbé dans la gestion de la vie courante, qui de nous refuse les services offerts par les soins médicaux ? Cette sollicitude à l’égard de notre “précieuse santé” a évidemment des conséquences financières qui se répercutent sur l’équilibre de l’Assurance-maladie. Le facteur âge ajoute son poids, modulé en outre par l’allongement de la durée de vie.

Parmi les questions particulière se présentent la situation des hôpitaux et celle des médicaments, ces deux immenses domaines intervenant avec un poids considérable.

Très riche de faits précis et écrit d’une plume alerte, ce petit livre de 178 pages de lecture aisée est une excellente présentation des questions principales de l’Assurance maladie que consulteront avec profit les multiples utilisateurs des services de cette administration d’Etat. Editeur L’Harmattan Paris 2012. (cliquez ici pour acheter le livre)

Pr. Honoraire P.Delaveau, membre émérite de l’Académie nationale de médecine, ancien président de l’Académie nationale de pharmacie.

« Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l’usage du cannabis », par le professeur Jean Costentin

Le professeur Jean Costentin, pharmacologue, neurobiologiste, membre titulaire des Académies nationales de Médecine et de Pharmacie et président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies vient (23 février 2012) de publier un livre, « Pourquoi il ne faut pas dépénaliser l’usage du cannabis », aux Editions Odile Jacob.

A l’heure où se développe une sorte de pandémie cannabique, des mouvements d’inspiration idéologique, s’abritant parfois derrière des considérations économiques, requièrent la dépénalisation de cette drogue, afin d’en obtenir la légalisation puis, un peu plus tard, celle de toutes les drogues.

Ce livre, sans aucune concession à ces errements, détaille les multiples méfaits physiques et psychiques du cannabis, et de son principe actif majeur, le tétrahydrocannabinol (THC). Il s’ouvre sur l’énumération de 101 raisons qui plaident contre cette dépénalisation, et, dans les chapitres qui suivent sont détaillées et justifiées ces expressions lapidaires.

Il évoque l’accroissement de la teneur en THC des produits en circulation, les nouveaux modes d’administration (pipe à eau) qui en décuplent la cession à l’organisme.
La toxicité physique est soulignée au travers,
– des effets cancérogènes très supérieurs à ceux du tabac (pour la gorge et l’appareil respiratoire) ;
– de la nocivité cardiaque (infarctus) et vasculaire (artérites et accidents vasculaires cérébraux) ;
– des perturbations de la grossesse et de ses conséquences pour l’enfant à naître ;
– des perturbations endocriniennes masculines ;
– de l’immunodépression…

L’auteur tord le cou au subterfuge du « cannabis-médicament », argument du type « cheval de Troie », visant à faire pénétrer cette drogue dans la cité. La toxicité psychique du THC est détaillée, au travers de la pharmacodépendance, de l’addiction, avec leurs substrats psychique et physique :
des perturbations de la cognition ;
– du syndrome amotivationnel ;
– du développement de troubles anxieux ;
– de l’exacerbation de troubles dépressifs ;
– des relations, désormais très bien établies, avec les troubles psychotiques, dont la schizophrénie ;
– de l’induction d’autres toxicomanies, aboutissant à ces polytoxicomanies qui, se généralisant, abondent le vivier de l’héroïnomanie qui ne cesse de grossir (250.000 malades de l’héroïne en France).

L’auteur rappelle qu’en dépit de son caractère illicite ce cannabis est consommé de façon régulière dans notre nation par 1.700.000 personnes (faisant des Français les premiers consommateurs des 27 états membres de l’Europe), avec un rajeunissement des premiers usages. Or « plus tôt l’essayer c’est plus vite l’adopter et plus intensément se détériorer ».

La légalisation du cannabis ne manquerait pas, selon l’auteur, d’accroître sa consommation, la faisant tendre alors vers les chiffres de l’alcoolisme (3 millions d’alcoolo-dépendants) et pire, du tabagisme (13 millions de nicotino-dépendants). « Ce n’est pas quand tout brûle qu’il faut se débarrasser des extincteurs (la loi), même s’ils s’avèrent insuffisants ». Et l’auteur de conclure que « pire qu’une fausse bonne idée, la dépénalisation de l’usage du cannabis, serait une vraie mauvaise idée », criminelle même, car il traite dans un chapitre spécifique des diverses façons dont le cannabis peut tuer. Pour acheter ce livre 

Addictologie clinique

Résumé

L’alcool, le tabac, le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, les nouvelles drogues de synthèse, et même la nourriture sont autant de supports aux addictions. Mais, les jeux d’argent, les jeux en ligne, l’Internet et le visionnage des séries télévisées se sont révélés être devenus aussi de redoutables produits toxiques. Même les activités sportives et le travail que l’on pouvait penser être des remèdes peuvent devenir des drogues de choix tout aussi redoutables ! Voilà autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre. Voici un livre conçu pour  lire la suite

Cannabis : ce que les parents doivent savoir

L’expérience d’un homme de terrain 

L’auteur est le Président de l’Association Parents contre la Drogue. Il appartient au milieu associatif  qui lutte inlassablement pour sortir les toxicomanes de l’enfer de la drogue.

Il le fait avec efficacité et réalisme

Son livre est focalisé sur le cannabis dont il décrit tous les dangers, depuis la supercherie de le présenter comme une « drogue douce » jusqu’aux lésions graves irréversibles neurologiques et cardio-vasculaires en passant par la fréquence des accidents automobiles qu’il provoque et des suicides qu’il peut entrainer.

Beaucoup d’autres informations sont rassemblées, quelques unes très éloquentes : le cannabis facilite le passage à la cocaïne. « Les adolescents qui consomment du cannabis entre 12 et 17 ans sont 85 fois plus susceptibles que les autres de passer ensuite à la cocaïne ». Mais, lorsqu’ils associent  les trois drogues de passage : alcool, tabac et cannabis, le risque est 266 fois plus grand ! La vente des deux premiers est réglementée, qu’arriverait-il si le troisième était en vente libre. Facile à imaginer !

Dans un langage simple, direct, compréhensible de tous, l’auteur s’adresse aux parents auxquels il décrit les risques encourus par leurs enfants, en particulier au moment de l’adolescence.

Il propose des lignes de conduite adaptées à ces situations, parler sans braquer, expliquer sans asséner, convaincre et indiquer comment se libérer de l’emprise de la drogue.

Cet ouvrage apporte aussi une note d’espoir par des témoignages d’anciens toxicomanes qui ont réussi leur sevrage. Tous témoignent de la nécessité d’être aidé, entouré, de vouloir guérir, d’accepter les soins. On doit recommander ce livre à tous ceux et celles qui sont confrontés  à une toxicomanie, ils y trouveront les informations utiles pour être efficace.

Jean-Paul Tillement

Pour acheter le livre (16,15€)

Nouveau regard sur le cannabis par Jean COSTENTIN Professeur de Pharmacologie

Pour lire l’article du Professeur Costentin, cliquez ICI 

Résumé 

On assiste au rajeunissement de l’usage du cannabis / marijuana / shit…, à l’accroissement du nombre de personnes qui s’y adonnent et à la diffusion de produits dont la teneur en principe actif  (le tétrahydrocannabinol = THC) est décuplée relativement à celle des produits d’antan. Simultanément sont produites des données épidémiologiques qui soulignent sa nocivité, tandis que des études neurobiologiques éclairent enfin ses mécanismes d’action.

Cette revue présente diverses données récemment acquises sur les récepteurs du THC, sur les substances endogènes qui les stimulent ( endocannabinoïdes ), sur les différents effets qu’elles modulent, sur la pharmacocinétique du THC, ses propriétés addictives intrinsèques, ses interactions avec l’alcool et l’héroïne, ses effets psychotoxiques en matière d’anxiété, de dépression, de perturbations cognitives, de schizophrénie, de comportements violents.

Tous ces éléments sont en rupture flagrante avec les propos erronés et banalisants qui continuent d’être tenus sur cette drogue.

Pour lire l’article , cliquez ICI 

Jean COSTENTIN. Professeur de Pharmacologie, Unité de Neuropsychopharmacologie

FRE 2735 CNRS – Faculté de Médecine & Pharmacie – 76183. ROUEN

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