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« Le cannabis consommé aujourd’hui n’est pas celui des années hippies »

Pour écouter cette émission sur RTS cliquer sur Michel Graf, expert en addictions et en projets de santé publique L’Invité de la rédaction 

Le chanvre produit aujourd’hui « a un effet beaucoup plus brutal sur le cerveau », a prévenu le spécialiste Michel Graf vendredi sur les ondes de la RTS, en rappelant que l’addiction au cannabis existe.

La teneur en THC du chanvre cultivé à fin récréative a sensiblement augmenté. « Le cannabis consommé aujourd’hui n’est pas celui des années hippies », a indiqué Michel Graf.

Et ceci est valable aussi en Suisse, « même si la hausse du taux de THC est moins élevée que dans le reste de l’Europe », a souligné cet expert en addictions et en projets de santé publique.

Selon lui, les jeunes consommateurs ne sont pas forcément à la recherche d’une marijuana plus concentrée. C’est plus le hasard qui les met face à cette substance, a-t-il estimé, en précisant : « Ils n’ont souvent pas de curseur pour déterminer quel est le cannabis le plus fort ».

« L’intention fait la différence »

Plus violent, le cannabis peut être plus addictif. Reste qu' »il n’y a jamais eu de véritable séparation entre drogue douce et drogue dure. C’est la manière et l’intention de l’utilisateur qui va faire la différence », a précisé Michel Graf.

« Le mystère du cannabis, mais aussi de n’importe quelle autre substance, c’est la relation que l’individu tisse avec. Certaines personnes arrivent à gérer l’héroïne, tandis que d’autres glissent dans l’addiction avec un peu d’alcool et de cannabis. On ne sait pas encore pourquoi, mais cela dépend de plusieurs facteurs telle que la génétique, l’environnement social, l’estime de soi, la capacité à gérer les frustrations, l’histoire personnelle et la phase traversée ».

Dans tous les cas, « quand la substance devient une amie, on risque de s’y accrocher de manière permanente », a prévenu le spécialiste.

Vers une dépénalisation

Michel Graf soutient une réforme de la politique de la drogue, notamment pour mieux contrôler la qualité des produits. Néanmoins, « ce n’est pas la petite Suisse qui va parvenir à casser les reins de la mafia. Il faut un mouvement international », a-t-il conclu.

Le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe. Il représente 80% des saisies, selon un rapport publié jeudi.

La consommation de cannabis largement répandue en Europe, mais surtout en France

Le cannabis, particulièrement apprécié par les Français, et une surmortalité constatée dans le nord du continent. L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) publie, jeudi 4 juin, son nouveau rapport annuel. Quelles sont les substances les plus consommées ? Où se situe la France ? Francetv info a sélectionné quelques chiffres.

Le cannabis, drogue la plus populaire

C’est de loin la substance illicite préférée des Européens. Quelque 79 millions d’entre eux en ont déjà pris. « La prévalence de la consommation de cannabis est environ cinq fois supérieure à celle des autres substances », écrivent les auteurs de ce rapport de 86 pages.

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Si le cannabis est consommé par toutes les tranches d’âge, les amphétamines (comprenant l’amphétamine et la méthamphétamine) sont surtout l’apanage des jeunes. Parmi les quelque 1,6 million d’adultes qui disent en avoir consommé au cours des douze derniers mois, 1,3 million sont de jeunes adultes (de 15 à 34 ans).

La France, première consommatrice de cannabis

D’après les chiffres publiés par l’OEDT, la France est le pays qui compte la part la plus importante de personnes ayant déjà consommé du cannabis. Dans le détail, 40,9% de la population française (des 15-64 ans) y a déjà goûté. Un chiffre loin devant celui du Danemark, de l’Espagne et des Pays-Bas.

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Rien d’étonnant. Dans une étude de l’OEDT, publiée en 2012, et menée dans 36 pays, l’Hexagone arrivait déjà en première position.

Les jeunes adultes français (15-34 ans) sont également les plus gros fumeurs de cannabis : 22,1% d’entre eux en ont consommé au cours des douze derniers mois alors que la moyenne européenne pour la même tranche d’âge se situe à 11,7%.

L’Espagne et le Royaume-Uni largement en tête sur la cocaïne

C’est la drogue stimulante illicite la plus consommée en Europe, mais « la plupart des usagers se situent dans un petit nombre de pays occidentaux de l’UE », relève le rapport. La France est en troisième position, mais est largement devancée par l’Espagne et le Royaume-Uni.

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Si la cocaïne est davantage consommée en Espagne, elle est davantage retrouvée dans les eaux usées de Londres que dans celles de Barcelone. Et, avec les résultats selon les jours de la semaine, on observe, sans surprise, des pics le week-end.

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Si l’on entend souvent que la cocaïne se démocratise de plus en plus, sa propagation ralentit. Plusieurs pays européens ont enquêté sur cette consommation depuis 2012. Parmi eux, huit constatent des prévalences plus faibles chez les jeunes (15-34 ans) et trois des estimations plus élevées, relève le rapport.

On meurt davantage à cause de la drogue dans le nord de l’Europe

Sur l’ensemble des morts enregistrés chez les Européens âgés de 15 à 39 ans, l’Observatoire indique qu’une surdose est constatée dans 3,4% des cas, et qu’il s’agit d’opiacés dans environ 66% des surdoses létales.

L’Estonie arrive très largement en tête de ce triste palmarès avec un taux de mortalité huit fois supérieur à la moyenne européenne. Le pays enregistre pourtant une récente diminution, selon l’Observatoire. Comment expliquer cette hécatombe ? « Les surdoses fatales sont principalement dues à l’injection de fentanyls, opiacés de synthèse très puissants », dit le rapport.

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De nouvelles drogues arrivées en Europe ces dernières années sont également dangereuses. Elles mêlent des « substances de synthèse ou naturelles, non réglementées par le droit national » et souvent fabriquées dans l’intention de reproduire les effets des substances prohibées, écrivent les auteurs du rapport. « De plus en plus de rapports font état de leurs effets nocifs, notamment des hospitalisations et des décès. »

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Rapport de l’OEDT: La France, première consommatrice de cannabis d’Europe

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) a rendu son rapport annuel jeudi à Lisbonne. Selon le document, plus de 80 millions de personnes, soit près d’un quart de la population adulte de l’Union Européenne, ont déjà consommé des drogues illicites.

La drogue reine ? Le cannabis, qui reste la plus consommée et représente 80% des saisies, mais aussi plus de 60% de toutes les infractions liées à la drogue en Europe.

Les 15 – 34 ans particulièrement concernés

Fait notable du rapport relevé par France TV info : la France est le pays qui compte la part la plus importante de personnes ayant déjà consommé du cannabis. 40,9% de la population française entre 15 et 64 ans en a déjà fumé, un chiffre qui place l’hexagone loin devant le Danemark, l’Espagne et les Pays-Bas.

Les jeunes adultes français ayant entre 15 et 34 ans sont également les plus gros fumeurs de cannabis : 22,1% d’entre eux en ont consommé au cours des douze derniers mois, alors que la moyenne européenne pour la même tranche d’âge se situe à 11,7%.

Dans son étude annuelle de 2012, l’OEDT estimait déjà que la France était première consommatrice de cannabis d’Europe. Le rapport 2015 indique que cette consommation est aujourd’hui en hausse.

Une drogue plus « pure »

Tout comme c’est le cas pour les autres drogues étudiées, l’OEDT observe que la teneur en principe actif du cannabis augmente. En cause : l’innovation technique et la concurrence sur le marché. Dans ce contexte, la production d’herbe de cannabis s’est intensifiée ces dernières années sur le continent.

L’organisme évoque d’une part le « travail » de petits cannabiculteurs soucieux d’un produit « de qualité », d’autre part celui des réseaux de type mafieux. Attirés par les bénéfices, ceux-ci poussent les producteurs de résine, majoritairement marocaine, à améliorer leur produit pour rester attractifs.

Les teneurs moyennes en principe actif de l’herbe ont du coup doublé en cinq ans et celles de la résine en dix ans.

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Les jeunes et le cannabis: ils passent d’addicts à clean en moins d’un an

Une habitude qui a de lourdes implications physiques et sociales, selon les professionnels de santé.

Fumer un pétard n’a rien d’exceptionnel pour les adolescents belges. Dans la tranche d’âge 15-24, une personne sur 4 a déjà bravé l’interdit au moins une fois dans sa vie, selon la dernière enquête nationale de santé.

Certains jeunes prennent goût à la saveur et aux effets du cannabis : plus de 10 % des adolescents en ont consommé au moins une fois au cours de la dernière année. Cette banalisation du pétard inquiète les professionnels de santé.

Le plaisir de fumer un joint peut vite se transformer en addiction, explique Caroline Soudron, psychologue chez Trempoline, une ASBL spécialisée dans la prévention et le traitement des assuétudes. « Au bout d’un moment, la consommation n’est plus uniquement festive. Ça prend après une ampleur, une autre dimension dans la vie. Les jeunes ne fument plus pour le plaisir. Mais plutôt pour apaiser, calmer les tensions. »

Dans le cadre d’une consommation régulière, les effets sur la santé sont dévastateurs : le cannabis brûle moins que le tabac et produit davantage de gaz carbonique. Fumer un joint équivaut à fumer entre 2,5 et 5 cigarettes de suite. Imaginez les dégâts sur la santé !

Le cannabis a aussi des effets – parfois irréversibles – au niveau neurologique : problèmes de mémoire et de motivation, aggravation des troubles psychiques, troubles de l’attention ou encore diminution des performances cognitives.

Tous ces symptômes ont des implications sociales. « Ces adolescents ont par exemple plus de difficultés pour réussir leur année scolaire. Ils sont aussi moins motivés pour pratiquer des loisirs », regrette la psychologue.

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La consommation de cannabis peut être prévenue, réduite ou retardée

En réaction aux changements rapides des contextes culturel et juridique, des chercheurs de l’Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine ont découvert une façon de prévenir, de réduire ou de retarder la consommation de cannabis parmi les jeunes à risque.

Les consommateurs de cannabis s’exposent à des déficits neurocognitifs, à des réussites scolaires et professionnelles moindres, à des accidents de la route, à des symptômes psychiatriques exacerbés et au déclenchement d’une psychose. Les adolescents sont particulièrement à risque puisque leur cerveau est en développement.

Les jeunes qui ont consommé de la marijuana ont démontré une plus grande difficulté à maintenir leur attention et à contrôler leurs impulsions ainsi que des processus cognitifs altérés. « La consommation de marijuana est très fréquente chez les adolescents en  Amérique du Nord et en Europe, souligne Patricia Conrod, docteure en psychologie, qui a mené l’étude. Dans un contexte où les attitudes et les lois par rapport à la marijuana changent, il est important de trouver des façons d’en prévenir et d’en réduire la consommation chez les jeunes à risque. Notre étude révèle que des interventions brèves et ciblées, effectuées par des professeurs formés, permettent d’atteindre cet objectif. »

L’étude portait sur 1 038 élèves britanniques à risque élevé et leurs professeurs dans 21 écoles secondaires de Londres. Les jeunes, qui étaient en secondaire 4 (dixième année dans le système britannique, troisième en France), ont été considérés comme à risque élevé selon leurs réponses à une évaluation de la personnalité validée en clinique. Les personnes qui sont sujettes à l’anxiété ou aux pensées négatives, qui sont impulsives ou à la recherchede sensations fortes sont reconnues comme ayant un risque élevé de consommation de drogues. « Les élèves ont participé volontairement à deux séances cognitivocomportementales de 90 minutes, qui avaient été adaptées à leur type de personnalité. Ces séances, qui leur donnaient l’occasion d’apprendre à partir de scénarios réels expliqués par d’autres jeunes à risque, ont été conçues pour donner des exemples de mécanismes de gestion du risque. Le cannabis n’était pas mentionné directement à moins que les élèves abordent le sujet », explique Ioan T. Mahu, premier auteur de l’étude. « Bien que nous ayons observé que le programme retardait la consommation de cannabis en plus d’en réduire la fréquence chez tous les jeunes participants, nos résultats indiquent surtout que le programme est particulièrement efficace pour prévenir la consommation chez les adolescents les plus à risque, ceux à la recherche de sensations fortes », affirme Mme Conrod.

Environ 25 % des jeunes à risque élevé ont commencé à consommer du cannabis pendant l’étude de deux ans. L’intervention a été associée à une réduction de 33 % des taux de consommation de cannabis dans les six premiers mois qui l’ont suivie, puis à une fréquence réduite de consommation pour les six autres mois suivants. « Au sein du groupe au risque le plus élevé, soit les jeunes à la recherche de sensations fortes, l’intervention a été associée à une réduction de 75 % des taux de consommation de cannabis pendant les six mois ayant suivi l’intervention, ainsi qu’à une réduction importante de la fréquence par la suite », souligne Mme Conrod. La consommation de drogue a été déterminée au moyen de questionnaires anonymes remplis par les participants tous les six mois au cours des deux ans ayant suivi le début de l’étude. Le protocole d’évaluation incluait un certain nombre de procédures pour écarter les données provenant d’élèves qui faisaient de fausses déclarations.

Les amateurs de sensations fortes ont besoin d’un degré élevé de stimulation, et ils sont prêts à prendre plus de risques que la moyenne pour vivre des expériences excitantes. Ils tendent également à présenter peu d’inhibitions et une faible tolérance à l’ennui. « Les personnes à la recherche de sensations fortes sont particulièrement à risque de consommer du cannabis parmi cette tranche d’âge. Il est possible que d’autres traits de personnalité prédisposent les sujets plus âgés à ce comportement, affirme M. Mahu. Des recherches futures pourraient déterminer les motivations qui mènent à la consommation de cannabis chez les personnes appartenant à d’autres types de personnalité à risque. Il serait alors possible d’élaborer des programmes d’intervention aussi efficaces pour elles que celui-ci pour les amateurs de sensations fortes. »

Selon Mme Conrod, auteure en chef, « en raison des effets délétères bien documentés d’une utilisation hâtive de la marijuana chez les adolescents, la prévention et le retardement de ce comportement sont de la plus grande importance pour le public, particulièrement au moment où la société expérimente diverses politiques publiques pour encadrer les méfaits liés au cannabis »

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Editorial : Serge Lebigot  « Salles de shoot, ce qu’ils refusent de vous dire »

Association parents contre la drogue,

Nos lecteurs connaissent bien cet auteur grand pourfendeur des cannabinophiles et autres amateurs de drogues. Nous lui ouvrons souvent nos colonnes car il mène une lutte sans répit, courageuse et audacieuse contre les zélateurs des drogues, la permissivité des autorités responsables et la prolifération sans frein des nouvelles molécules toxicomanogènes de synthèse.Il a aussi un rôle de conseiller orientant les toxicomanes vers des centres de désintoxication et prévenant les hésitants des dangers encourus.

L’ouverture possible et incompréhensible de « salles de shoot » ne pouvait que l’amener à réagir, c’est le but de ce livre (151 pages, 16 euros). Etape ultime et souvent irréversible de l’évolution non contrôlée d’une toxicomanie, le recours à l’injection intraveineuse de solutions de substances non identifiées, partiellement purifiées, mal solubilisées et de surcroit non stérilisées ne peut qu’aboutir à des désastres. Ils sont bien connus, régulièrement rapportés dans nos colonnes et pourtant ils sont le plus souvent sous estimés voire niés dans des articles pseudo-scientifiques où l’idéologie  ne laisse aucune place à la rigueur médicale.

Cet ouvrage retrace l’histoire de ces salles, les premiers essais et leurs échecs camouflés, la création de ces centres en lieu et place de véritables structures de soins dont l’efficacité n’est pas contestable, la démission récente des autorités sanitaires  et le désastre programmé qui en résulterait.

Ce livre apporte une mine de renseignements et est un plaidoyer convaincant contre l’ouverture de ces salles. Il a reçu le soutien de deux experts internationaux et de nombreux collègues nationaux.

Initiative intéressante et inédite, il analyse objectivement les « expériences » d’autres pays, l’absence de bénéfices mesurables que l’on y constate et même parfois l’arrêt discret mais progressif de ces activités.

Toute personne confrontée à l’éventualité de l’ouverture d’une de ces salles devrait avoir lu ou devrait  lire ce livre. Elle en tirera les arguments qui  s’imposent, de bon sens et d’économie. C’est donc bien volontiers que je recommande la lecture de ce livre.

 Jean-Paul Tillement

 

Un livre sur les salles de shoot

Le publiciste et politologue français Raymond Aron avait l’habitude de se présenter en « spectateur engagé ». Pour ma part, c’est en « acteur engagé » que je m’adresse à vous…
Au lieu de trouver des solutions originales pour améliorer la vie quotidienne des français Mme Touraine, Ministre de la santé nous balance encore la recette mille fois cent fois éculée des salles de shoot. A titre expérimental, on croit rêver ! Malgré tous les avis compétents et sensés elle a choisi de persister et de signer. N’y a-t-il pas mieux à faire ?

Si les drogués posent un problème social qu’on ne peut pas nier, ce sont avant tout des malades qu’il faut soigner. La drogue est un fléau. Il faut aider et soigner les malheureux drogués. On ne soigne pas la drogue par la drogue. Est-ce qu’on soigne un alcoolique par l’alcool ? Est-ce qu’il viendrait à l’idée d’un médecin de traiter le diabète par des injections de sucre ? Il y a là un manque de bon sens, de la part d’un ministre coupé des réalités. Il faut guérir les toxicomanes et non entretenir leurs rêves mortels. Car la drogue tue, il n’y a pas de drogue douce. Ceux qui veulent les dépénaliser ne sont pas médecins, ou ont oublié qu’ils l’étaient. Les salles de shoot sont une imbécillité médicale, à laquelle seuls les politiques et les associations du lobby pro-drogues peuvent adhérer.

Les salles de shoot sont un écran de fumée. La vie humaine n’a pas de prix On n’expérimente pas sur des êtres humains, des malades, car les drogués, il faut le répéter, sont avant tout des malades qu’il faut soigner et non prendre comme sujets d’expérience.

La Suède, avait autrefois de salles de shoot, elle les a fermées, au profit d’une politique qui aboutit au nombre de toxicomanes le plus bas d’Europe.

S’accommoder du mal ne l’a jamais transformé en bien. Banaliser les drogues ne les a jamais rendues inoffensives. Le but premier de toute politique de la drogue devrait et doit être de viser l’abstinence. Ce n’est pas parce que le but est un idéal qu’il faut renoncer à cet idéal.

Posez-vous la question : à qui profite cette supercherie ?

Pour rétablir la vérité sur les salles de shoot, j’ai écrit un livre intitulé « Salles de shoot, ce qu’ils refusent de vous dire ».

Pour pouvoir l’éditer Parents contre la drogue a besoin de vous pour ce projet.

Même le plus petit geste est le bienvenu.

Je vous invite donc à en parler autour de vous et inciter les gens à participer même à hauteur de 5 €

http://fr.ulule.com/parents-contreladrogue/

Merci encore pour vos soutiens, vos participations.

Serge Lebigot

Une stratégie pour contrer l’usage du cannabis chez les jeunes

MONTRÉAL – Des chercheurs de l’Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine ont découvert une façon de prévenir, de réduire ou de retarder la consommation de cannabis chez les jeunes à risque.

Selon les scientifiques, les individus sujets à l’anxiété ou aux pensées négatives, impulsives ou à la recherche de sensations fortes, sont reconnus comme ayant un risque élevé de consommation de drogues.

L’intervention qu’ils préconisent consiste à soumettre les jeunes des séances cognitivocomportementales de 90 minutes, adaptées en fonction des personnalités. Ces séances d’information, qui permettent d’apprendre à partir de scénarios réels expliqués par d’autres jeunes, ont été conçues pour donner des exemples de mécanismes de gestion de risques.

L’étude a été réalisée auprès de 1038 élèves de quatrième secondaire issus de 21 établissements d’enseignement de Londres.

«Bien que nous ayons observé que le programme retardait la consommation de cannabis en plus d’en réduire la fréquence chez tous les jeunes participants, nos résultats indiquent que le programme est particulièrement efficace pour prévenir la consommation chez les adolescents les plus à risque, ceux à la recherche de sensations fortes», a expliqué Patricia Conrod, auteure principale de ces travaux.

Ainsi, les séances d’information ont permis une réduction de 33 % des taux de consommation de cannabis dans les six mois suivants, puis une fréquence réduite de consommation pour les six autres mois.

«Au sein du groupe au risque le plus élevé, soit les jeunes à la recherche de sensations fortes, l’intervention a été associée à une réduction de 75 % des taux de consommation de cannabis pendant les six mois ayant suivi l’intervention, ainsi qu’à une réduction importante de la fréquence par la suite», a précisé Mme Conrod.

Plusieurs études ont déjà démontré que la consommation de cannabis peut engendrer des déficits neurocognitifs, causer des accidents de la route, des symptômes psychiatriques exacerbés et même déclencher des psychoses. Les adolescents sont particulièrement à risque puisque leur cerveau est en plein développement. Ceux ayant fumé de la marijuana ont démontré une plus grande difficulté à maintenir leur attention et à contrôler leurs impulsions, ainsi qu’une altération de leurs processus cognitifs.

«La consommation de marijuana est très fréquente chez les adolescents en Amérique du Nord et en Europe, a ajouté Patricia Conrod. Dans un contexte où les attitudes et les lois par rapport à la marijuana changent, il est important de trouver des façons d’en prévenir et d’en réduire la consommation chez les jeunes à risque. Notre étude révèle que des interventions brèves et ciblées, effectuées par des professeurs formés, permettent d’atteindre cet objectif.»

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La future « salle de shoot » parisienne à Lariboisière

Les associations de riverains du 39, boulevard de La Chapelle, dans le 10e arrondissement de Paris, auront finalement eu gain de cause. La future salle de consommation à moindre risque (SCMR), plus connue sous le nom de « salle de shoot », ne sera pas implantée à cette adresse, mais quelques centaines de mètres plus loin, sur le terrain de l’hôpital Lariboisière. « C’est un dispositif santé, on l’adosse à l’hôpital », annonce au Monde Bernard Jomier, l’adjoint au maire de Paris chargé de la santé, soucieux de « banaliser le dispositif » afin d’en « élargir l’adhésion politique ».

A Lariboisière, l’emplacement exact n’est pas encore arrêté. Deux lieux, l’un en « dur », l’autre en Algeco, sont envisagés pour accueillir les 200 m2 de la salle. « On ne fera pas entrer les usagers par la grande porte de l’hôpital, ce sera un accès plus discret », assure d’ores et déjà Bernard Jomier. « Ce sera une entrée séparée qui mènera à une enclave au sein de l’hôpital », abonde Rémi Féraud, le maire PS du 10e arrondissement, pour qui « plus les liens sont forts avec l’hôpital, plus on rassure ». « Le site du 39 a montré des défauts, notamment son enclavement et ses difficultés d’accès », ajoute-t-il, jugeant par ailleurs que l’actuelle présence d’un campement de migrants à proximité crée un « environnement urbain trop dégradé pour pouvoir envisager l’ouverture de la salle ».

A l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), on confirme « travailler avec la ville pour pouvoir accueillir ce centre » et on explique que « les discussions portent sur l’emplacement le plus adapté ». Cette décision marque un rapprochement de la capitale avec les choix de Bordeaux et Strasbourg, les deux autres villes pressenties pour expérimenter cette structure qui doit permettre de réduire les risques d’infection, de contamination (VIH, hépatite C) et d’overdose des toxicomanes les plus précaires. Les deux villes ont fait connaître leur volonté d’associer leur future salle d’injection à une structure hospitalière.

Expérimentation pendant six ans

A l’intérieur de ces espaces, les toxicomanes ne pourront pas être poursuivis pour « usage illicite et détention illicite de stupéfiants » lorsque la quantité de drogue détenue sera limitée au « seul usage personnel ». Le personnel médical et paramédical qui supervisera le fonctionnement de ces structures bénéficiera également d’une immunité.

L’association Gaïa Paris, structure de prévention et de soins en toxicomanie chargée du projet, a régulièrement mis en avant les réticences des usagers à fréquenter les structures hospitalières. « Cela pourrait avoir du sens d’être proche de l’hôpital, mais en étant complètement indépendant », avait déclaré à L’Obs au mois d’avril Céline de Beaulieu, la coordinatrice de l’association. La solution retenue devrait donc lui convenir.

Reste la question de la date d’ouverture de la salle. Le projet de loi santé autorisant l’expérimentation de ces salles d’injection pendant six ans a été voté à l’Assemblée nationale en avril mais ne sera débattu au Sénat qu’en septembre et en octobre. Un calendrier qui complique la mise en route de la salle avant début 2016.
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2 étudiants en situation critique après avoir consommé du cannabis synthétique !

L’histoire en bref :

 

La consommation de cannabis fait des ravages chez les jeunes. C’est une drogue très prisée et addictive qui ne manque pas de les séduire. 2 étudiants de l’université de Lancaster en ont fait les frais après avoir ingéré une drogue de substitution du cannabis mais leurs vies ne sont plus en danger !

Le cannabis, ce fléau chez les jeunes

Le cannabis n’a pas fini de faire des ravages. Les jeunes apprécient cette drogue « douce » malgré le fait qu’elle soit tout aussi dangereuse. Alors que la question de la légalisation du cannabis se pose chaque année, et que le gouvernement reste plutôt ferme quant à sa pénalisation, cette affaire ne vient que renforcer l’idée que cette drogue n’est peut-être pas aussi inoffensive qu’elle n’y paraît.

Des étudiants dans une situation critique

Deux étudiants de 19 ans continuent encore de lutter pour leur vie après qu’ils aient consommé une version synthétique du cannabis. L’université de Lancaster a confirmé la nouvelle aujourd’hui que ces deux étudiants seraient revenus à la vie après avoir été dans une situation entre la vie et la mort pendant une journée.

La police travaillerait en coopération avec l’école et l’hôpital afin de déterminer la nature exacte de cette drogue dangereuse. Le département psychologique de l’université a proposé ses services dans l’optique d’améliorer le suivi des élèves et leur éviter de tomber dans ces travers.

Trois autres étudiants qui ont consommé de cette substance ont été relâchés par l’hôpital. L’université se veut confiante sur le sort des deux autres restants. Leurs jours ne seraient plus en danger selon un tweet paru dans la journée hier.

Des actions de prévention

La police a émis un communiqué dans lequel elle explique que :

« Juste après 6h30 hier soir, 5 étudiants, tous âgés de 19 ans, ont été hospitalisés à l’infirmerie du Royal Lancaster après qu’ils aient pris une substance non identifiée. Trois des étudiants ont depuis quitté l’hôpital. Les deux restants à l’hôpital sont conscients et dans une condition stable.

La police travaille avec l’Université de Lancaster et le Royal Lancaster Infirmery pourdéterminer la nature exacte de la substance qui ,à ce stade, semble être une sorte de substitut du cannabis. »

Les enseignants n’ont pas manqué d’envoyer des e-mails aux 12 000 autres élèves de l’université pour les prévenir du danger.

Cette drogue, plus communément appelée Spice fait partie de ces nombreuses drogues de substitution inventées par l’Homme. Elle serait constituée de produits chimiques reproduisant les effets d’une drogue psychédélique.

Les usagers se sentent joyeux et relaxés. Le produit se présente sous la forme d’herbe qui auraient été pulvérisées avec des produits chimiques ce qui veut dire qu’il ne sentirait pas forcément comme du cannabis une fois allumé. SOURCE

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