Recherche

Mois

février 2018

Libérez-vous de l’alcool avec la Croix bleue

 L’alcool tue environ 50 000 personnes en France (entre 1800 et 2000 en Lorraine) et plus de 3 millions dans le monde par an. L’ONU estime que l’alcool est responsable d’un décès sur vingt sur Terre. Soit plus que le sida, la tuberculose et la violence réunis.

Un des socles de l’association consiste en la tenue des réunions qui se tiennent deux fois par mois, les vendredis soirs. Chaque personne peut déposer un peu son fardeau. Pas de jugement ni de commentaires, simplement de l’écoute et de l’échange. Photo RL

Après dix-neuf années d’existence, la Croix bleue Porte de France Thionville-Yutz reste une valeur sûre et forte où se côtoient continuellement des nouveaux et des anciens.

Bernard Carentz, président de la Croix bleue à Yutz, nous expose un constat alarmant sur les ravages que peut provoquer la consommation excessive d’alcool. Synonyme et symbole de convivialité, de détente, d’amusement et de réjouissances, l’alcool est bien souvent de la partie quand il s’agit de faire la fête. Anniversaire, mariage, réveillon ou simple plaisir de se retrouver entre amis : toutes les occasions sont bonnes pour trinquer. Et on ne se pose même pas la question de la présence ou non de cette potion magique. L’alcool est culturellement présent dans notre vie.

«  Quelle serait la réaction de la majorité des gens s’ils ne trouvaient que des jus de fruits et sodas pour célébrer une réunion amicale ou familiale ? Est-ce que la fête peut être plus folle sans alcool ? Je vous dis oui, bien sûr  », affirme le responsable.

Jeunes et adultes tous concernés

Les adolescents sont susceptibles de rechercher des sensations fortes et d’adopter des comportements à risques. Nombre des jeunes sont en mode « cuite express » qui consiste en une consommation occasionnelle mais excessive dans l’intention de se défoncer par amusement.

Concernant les adultes, il est vrai que la conjoncture actuelle n’est pas reluisante. Il y a aussi les accidents de la vie, un décès, une séparation, une perte d’emploi, avec comme issue, une consommation d’alcool.

C’est pour toutes ces raisons que la Croix bleue existe.

Un des socles de l’association consiste en la tenue des réunions qui se tiennent deux fois par mois, les vendredis soirs. Chaque personne peut déposer un peu son fardeau. Pas de jugement ni de commentaires, simplement de l’écoute et de l’échange.

Les membres interviennent également dans les lycées ou lors d’autres manifestations lorsqu’ils sont sollicités.

La méthode mise en place par la Croix bleue qui consiste à un accompagnement personnalisé et à l’aspiration à l’abstinence permet à nombre de personnes de ne pas recourir ni au sevrage, ni à la postcure.

Source

Un magistrat s’inquiète de l’usage grandissant du cannabis

Un magistrat s'inquiète de l’usage grandissant du cannabis

André-Frédéric Delay : « Sur les 18-30 ans, un quart des hospitalisations est lié aux stupéfiants ». 

Quelle réponse la justice doit-elle apporter face l’usage grandissant du cannabis ? Le juge, André-Frédéric Delay ouvre des pistes de réflexion. Quelle réponse la justice doit-elle apporter face à l’usage grandissant du cannabis ? Le juge André-Frédéric Delay ouvre des pistes de réflexion.

André-Frédéric Delay, vice-président du tribunal de grande instance du Puy connaît bien la question de la consommation de cannabis, à travers son ancien métier de policier, aujourd’hui en tant que magistrat. Il accepte de nous éclairer sur ce phénomène de société.

Que pensez-vous des nouvelles dispositions en matière de répression de l’usage du cannabis ?

J’ai compris qu’il y aurait une amende délictuelle, avec quand même des possibilités de poursuites. Mais pour le moment c’est très flou. En réalité, ça ne change pas grand-chose. Il y a bien longtemps que l’usage de cannabis n’est réprimé que par une amende. Seuls des cas exceptionnels appellent d’autres sanctions. Je traite régulièrement par ordonnances pénales des affaires d’usage de stupéfiants, souvent associées d’ailleurs à des conduites sous l’empire de la drogue.

Vous parlez là de petits usagers ?

Tout dépend ce que l’on entend par petits usagers. Si vous entendez simple consommateur par rapport à celui qui détient des quantités importantes ou celui qui en revend, alors oui, celui-ci n’est pas renvoyé devant un tribunal, mais il est poursuivi malgré tout pour avoir commis un délit et il est le plus souvent puni d’une amende qui varie en fonction des ressources, entre 200 et 500 euros.

Il m’arrive de ne pas accepter d’ordonnance pénale, si je m’aperçois que la personne possède des antécédents importants d’usage de stupéfiants. Dans ce cas, la comparution devant un juge est peut-être nécessaire, pour arriver à une prise de conscience, pour engager des soins. Il faut essayer de trouver dans notre « boîte à outils » des moyens d’aider le sujet de sortir de son addiction.

La consommation de cannabis a-t-elle réellement explosé ?J’ai du mal à quantifier l’augmentation. Je peux dire par contre que l’essentiel des ordonnances pénales concernaient auparavant des conduites en état alcoolique. Maintenant, sur une cinquantaine de dossiers que je traite, j’en ai à peu près une vingtaine avec du cannabis.

Je vais à l’hôpital psychiatrique deux fois par semaine (depuis 2011, la loi impose l’intervention d’un juge avant le douzième jour d’hospitalisation sans consentement). L’an dernier, j’ai rendu près de 350 ordonnances, soit une cinquantaine de dossiers en plus par rapport à 2016. Sur les 18-30 ans, un quart des hospitalisations est lié à une consommation de produits stupéfiants, ce qui est énorme. En général, du cannabis, la drogue ordinaire, que l’on prend pour se calmer, pour dormir le soir. On voit apparaître la cocaïne, qui est un peu comme la bouteille de champagne pour les fêtes. On se fait plaisir avec un petit rail de coke.

À travers votre expérience, que pouvez-vous dire sur les méfaits du cannabis ?L’usage provoque la psychose cannabique. Une modification de l’état de conscience. Sur les personnalités fragiles, il favorise l’apparition de failles importantes de type psychotique. Je n’évoque même pas les problèmes induits comme la désocialisation, les troubles de la concentration, le décrochage scolaire. Les gens connaissent très mal les effets du cannabis, en particulier les professionnels de la route. Le gars qui se fait un joint le week-end en boîte de nuit, ne se rend pas compte qu’il sera contrôlé positif au volant, le lundi ou le mardi. En plus, les cannabis sont beaucoup plus nocifs qu’avant, plus chargés en THC. Les drogues douces n’existent plus.

La dépénalisation, vous n’y pensez même pas ?

Ce serait catastrophique. L’argument selon lequel on autorise l’alcool ne tient pas. Ce n’est pas parce que l’on a une drogue dure avec laquelle on est extrêmement complaisant que pour autant il faut en rajouter une autre. L’alcool est culturellement accepté, on est moins désociabilisé en buvant. Mais les effets du cannabis sont tout autant sinon plus redoutables que ceux de l’alcool. Avant de parler de dépénalisation pour désengorger les tribunaux, mieux vaudrait réfléchir à l’éducation. Faire peur aux jeunes, ça ne sert à rien. Il est préférable de les faire réfléchir sur la manière de conduire leur vie

On pourrait penser que la Haute-Loire est relativement privilégiée, sur le plan de la délinquance en général. Qu’en est-il concernant les stupéfiants ? N’allons pas croire que la Haute-Loire soit épargnée. Tout le monde sait qu’il y a des dealers professionnels qui vendent aux portes des lycées de Monistrol-sur-Loire, de Roche-Arnaud et de La Chartreuse. Il y a une très grande porosité entre la plaque urbaine stéphanoise et l’est de la Haute-Loire. Le département est un territoire de consommation et d’échanges de stups. D’ailleurs les « clients » que j’avais à Saint-Étienne avant, je les retrouve au Puy.

Philippe Suc Source

Le désarroi des parents face à la consommation excessive de cannabis

Plus de 7 % des jeunes de 17 ans présenteraient un risque élevé d’usage problématique, soit environ 60 000 adolescents de cet âge.

LE MONDE | Par François Béguin

Que faire lorsqu’un adolescent se met à avoir une consommation excessive de cannabis ? Cette question, des milliers de parents se la posent chaque année en France, avec souvent le sentiment d’être bien démunis et bien seuls pour y répondre.

Aucune famille ne semble a priori immunisée contre une telle situation. Médecin à Bordeaux (Gironde), Stéphanie, qui préfère garder l’anonymat, et son mari, dentiste, n’avaient par exemple jamais pensé que l’un de leurs enfants puisse un jour être concerné par une telle addiction. Lorsqu’un soir celui-ci, alors en classe de troisième, rentre en stop parce qu’il s’est endormi dans le bus de retour du collège, « défoncé » après avoir fumé du cannabis, ils tombent des nues. A cette époque pourtant, avec une consommation quasi-quotidienne, ses résultats scolaires plongent.

Phénomène loin d’être marginalFin de l’argent de poche, interdiction de sortie… Stéphanie et son mari multiplient les sanctions mais rien n’y fait. Au domicile familial, les positions se figent, « c’était la guerre », dit la mère de famille. C’est finalement le recours à CAAN’abus, une consultation jeune consommateur (CJC) conseillée par la ligne d’appel gratuite et anonyme Drogue info service, qui permet de faire retomber la tension. « La psychologue nous a aidés à lâcher prise, raconte Stéphanie. On le flique moins. On est moins sur lui, ça ne se termine plus en pugilat, à le plaquer au sol… »

Le phénomène est loin d’être marginal. Selon les chiffres publiés mardi 6 février par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 7,4 % des jeunes de 17 ans, soit environ 60 000 adolescents d’uniquement cet âge, seraient susceptibles de présenter en 2017 un « risque élevé d’usage problématique » de cannabis. Une population qui représentait un quart (24,9 %) des jeunes ayant fumé au moins une fois dans l’année écoulée, en hausse de 3 points par rapport à 2014 (21,9 %).

Source

Cannabis, alcool, tabac : quelles sont les conséquences chez les adolescents ?

La publication des premiers chiffres de l’enquête ESCAPAD menée par l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFTD) montre une diminution de la consommation de tabac, de cannabis et d’alcool chez les adolescents. L’occasion de revenir sur un risque pas si anodin à cet âge.

Cannabis, alcool, tabac : quelles sont les conséquences chez les adolescents ?  PHOTOGRAPHEE.EU/EPICTURA
 

Le tabagisme des adolescents est le plus bas jamais enregistré depuis vingt ans avec une baisse de 18 % par rapport à l’an 2000. Pourtant, 6 adolescents sur 10 disent avoir déjà essayé de fumer une cigarette. Les jeunes sous-estiment souvent les risques du tabac pour la santé et le risque de dépendance à un âge sensible pour la maturation de leur cerveau. Plus les enfants commencent à fumer jeunes, plus ils risquent de devenir des consommateurs réguliers et moins ils sont susceptibles de renoncer au tabac.

On croit à tort que pour sensibiliser les jeunes contre les méfaits du tabac, il faut adopter une démarche différente de celle des adultes. Pourtant une action pédagogique s’adressant à toutes les tranches d’âge est plus efficace pour changer les comportements, en particulier chez les adultes qui montrent souvent le mauvais exemple.

L’inquiétant « Binge Drinking »

L’adolescence est une période de changement et de transition, en particulier pour le cerveau. Il subit une reconfiguration importante et les centres responsables des émotions sont particulièrement modifiés.

Pour certains adolescents, consommer de l’alcool est une façon d’expérimenter des sensations fortes. Le « Binge Drinking », c’est à dire le fait de ne boire que rarement mais en quantité très importante (plus de 5 verres en un temps très court) concernerait plus de quatre jeunes sur 10 d’après cette enquête.

En plus du risque de violences et de blessures graves, la consommation abusive d’alcool attaque davantage la mémoire et la plasticité du cerveau des adolescents que celui des adultes. Une consommation excessive précoce augmente la prise de décision à risque tout au long de la vie. Sans oublier que les jeunes qui consomment de l’alcool avant l’âge de 21 ans augmentaient de 70 % leur risque d’être éventuellement aux prises avec un problème de consommation de drogues.

Pédale douce sur le cannabis

Les drogues dites « douces », comme le cannabis, en apparence moins dangereuses, peuvent constituer un piège important. Les conséquences d’une utilisation massive de cannabis sur le développement psychologique et social peuvent être nombreuses et influencer le jeune jusqu’à son âge adulte. Les effets nocifs en relation au cannabis sont plus prononcés lorsque la première consommation se fait avant l’âge de quatorze ans.

Comme pour le tabac et l’alcool, l’expérimentation du cannabis est en baisse et passe pour la première fois depuis 2000 sous la barre des 40 %. Ce chiffre est une bonne nouvelle à la vue des effets immédiats et chroniques d’une prise de cannabis sur le système nerveux, que ce soit sur le risque de psychoses, les capacités de mémorisation, d’attention et d’apprentissage. Le cannabis consommé par les adolescents est soupçonné d’être l’une des causes de l’échec scolaire.

Source

Les effets négatifs de l’alcool sur l’organisme

Avec une consommation de 15 litres par an par habitant en moyenne, la France est le troisième plus grand consommateur d’alcool en Europe. Un chiffre qui illustre le bien-vivre à la française mais qui n’est pas sans conséquence pour les organismes. Surtout, sa consommation n’aide en rien à la performance sportive.

Tour d’horizon des effets négatifs de l’alcool sur le corps.

Tous sports - Ilosport - L'alcool, une boisson aux multiples effets sur l'organisme. (Shutterstock/D.R)
L’alcool, une boisson aux multiples effets sur l’organisme. (Shutterstock/D.R)

Quels sont les effets de l’alcool sur l’organisme ?

L’alcool est absorbé par l’intestin grêle. Il n’est pas digéré comme un nutrimentmais plus comme une toxine, passant directement dans le sang. Son élimination dure environ 90 minutes et passe à 95% par le foie. La peau (transpiration), les poumons (l’air expiré) et la salive sont les autres moyens de l’évacuer.

Une fois ingéré, l’alcool influe sur le cerveau. A faible dose, il provoque une euphorie, de l’excitation et une baisse des réflexes. Avec une quantité plus importante, on observe des troubles de l’élocution, de la somnolence, des nausées. Les boissons alcoolisées jouent sur la conscience, le comportement, la perception et le ressenti. Elles entraînent aussi un « foie gras », le gras est moins bien éliminé et reste stocké dans le foie, entraînant des maladies et une prise de poids.

Après une consommation excessive d’alcool, il est possible d’avoir mal à la tête car l’organisme essaye de se débarasser de la surdose d’alcool. Cela entraîne une déshydratation qui provoque des maux de tête. C’est pour cette raison qu’il est recommandé de boire de l’eau. L’idée que la bière est un bon moyen de se réhydrater après l’effort est donc complétement faux.

 Pourquoi l’alcool est mauvais pour la santé ?

La consommation d’alcool a des effets néfastes sur l’organisme. C’est la deuxième cause de mortalité prématurée évitable en France avec 45 000 décès par an. Ce classement situe l’alcool derrière le tabac, mais ses effets sont bien plus rapides.

L’alcool favorise les cancers du système digestif, augmente les risques d’accidents cardiovasculaires et affecte la santé psychique, le sommeil, la tension artérielle, le système nerveux et la mémoire. Une consommation régulière peut entraîner d’autres maladies chroniques très graves : la cirrhose du foie ou le syndrome de Korsakoff par exemple. Dans le premier cas, cela nécessite une transplantation du foie alors que dans le second, il s’agit de troubles neurologiques importants comme la démence.

L’idée que le vin est bon pour la santé n’a pas encore été prouvée scientifiquement. Si le polyphénol, un puissant antioxydant, y est présent, il n’est pas encore certains que son effet positif soit supérieur aux effets négatifs de la consommation d’alcool.

Il vaut mieux une bière blanche qu'un mélange de vodka et de soda. (Shutterstock/D.R)
Il vaut mieux une bière blanche qu’un mélange de vodka et de soda. (Shutterstock/D.R)
 Quelle est la limite à la consommation d’alcool ?

Un verre d’alcool contient 10g d’alcool pur. On parle d’unités d’alcool, car les quantités disponibles notamment dans les bars sont équivalentes. Une bière est égale à un shooter d’alcool fort qui est égal à une unité.

Il est dangereux de boire plus de deux unités par jour, ou quatre lors d’une même occasion ou dix en une semaine. La consommation occasionnelle et festive d’alcool n’implique évidemment pas tous les effets négatifs cités plus haut, mais pensez à boire avec modération.

 En nutrition, l’alcool est un ennemi

Un gramme d’alcool contient sept calories. Plus que sa richesse en calories, c’est le fait qu’il ne contient pas d’autres nutriments qui est grave. L’alcool représente beaucoup d’énergie pour aucun effet positif pour l’organisme. A titre de comparaison, un verre contient autant de calories que 100 g de fromage blanc qui est beaucoup plus riches en nutriments essentiels.

Chez les personnes qui ont une consommation excessive d’alcool, la boisson peut représenter jusqu’à 6% des apports énergétiques journaliers. D’un point de vue esthétique également, l’alcool empêche la bonne élimination du gras et donne du ventre.

L’autre problème de l’alcool est qu’il est très sucré de nature. Les mélanges avec des boissons fruitées renforcent encore plus cela. S’il faut faire un choix, l’alcool le plus intéressant d’un point de vue nutritif est la bière blanche, car elle est moins sucrée donc moins riche en calories avec 178 pour un verre. Dans tous les cas, boire ou être en bonne santé, il faut choisir.

N.K. avec Emilie Engel
Source

STOP CANNABIS :

L’APPLICATION QUI AIDE LES CONSOMMATEURS À ARRÊTER

Il existe désormais une application qui vient en aide aux consommateurs de cannabis. Stop Cannabis permet d’évaluer sa consommation et les risques qu’elle entraîne. Cette appli aide également à décrocher de cette drogue.

Selon un rapport de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, le cannabis est le produit psychoactif le plus consommé chez les jeunes en France. Pour autant, la consommation de cannabis reste illégale. A outrance, elle peut entrainer des effets nocifs pour la santé. Fort de ces constats, l’hôpital de la Salpêtrière à Paris et l’Hôpital universitaire de Genève ont créé Stop Cannabis, une application d’aide au sevrage du cannabis.

L’application Stop Cannabis permet tout d’abord d’évaluer votre consommation de cannabis. Vous pourrez ainsi déterminer si votre consommation est à risque, faible ou modérée. L’appli vous fournira également une graduation des bénéfices que vous aurez en arrêtant de consommer, tant en termes de coûts que de bien-être physique et mental.

Le deuxième objectif de cette appli consiste à vous accompagner dans votre démarche de stopper votre consommation. Mais attention, cela reste votre démarche, c’est vous qui êtes acteur. L’appli vous aide par le biais de messages, de notifications, de conseils personnalisés, de témoignages. Si au bout de ce parcours, vous rechutez, l’appli vous fournira des adresses de centres de soin. L’application Stop Cannabis est gratuite. Depuis son lancement, 25 000 personnes l’ont déjà utilisée en France.

Source

 

Perdre 10% de votre poids en 100 jours ?

Attention à l’alcool

Généralement une perte de poids se fait à l’eau pas au vin rouge…

Attention à l’alcoolvadimphoto/Epictura

Il faut tordre le cou aux légendes :

  • Non, l’alcool ne réchauffe pas.
  • Non, l’alcool n’est pas source de bonne énergie.
  • Non, l’alcool ne rend pas plus viril, et surtout, contrairement à ce que certains peuvent prétendre, l’alcool coûte plus cher à la collectivité que ce que ne rapportent les taxes à l’État, car le vin est un tueur ; sympathique, mais un tueur.

La recommandation officielle de Santé publique France vient juste d’être publiée : la consommation sans risque est un leurre, expliquent ces experts, qui préfèrent désormais parler de « repères de consommation à faible risque ».

Il ne faut pas boire :

  • plus de deux verres d’alcool par jour,
  • homme comme femme,
  • et pas plus de dix par semaine –
  • ce qui inclut plusieurs jours de sobriété totale.
  • Ce qui nous arrange, l’alcool étant un mauvais aliment.
  • Trop riche en calories, mais surtout, qui plus est, donne faim en ouvrant plutôt l’appétit.

Donc pour moi, pas l’ombre d’une hésitation, la perte de poids se fait à l’eau…

Une astuce qui marche à tous coups : comme c’est très difficile de refuser du vin, laissez le maître de maison vous servir, trinquez avec les autres et ne touchez plus au verre pendant tout le repas. Pratiquement personne ne verra que vous ne buvez pas d’alcool (laissez-le en revanche vous servir de l’eau) et vous n’aurez pas besoin de vous lancer dans des explications pénibles.

La peur du gendarme et des contrôles d’alcoolémie est une autre excuse qui marche bien.

Source

Que sait-on des risques liés à la consommation de cannabis? (Le Figaro)

 

En raison de ses effets sur la mémoire, la concentration et la motivation, le cannabis présente surtout des méfaits d’ordre psychosocial, en particulier dans le cadre de la scolarité.

On lit et on entend absolument tout sur la dangerosité du cannabis. Pour faire avancer le débat, des scientifiques américains ont tout récemment produit un rapport de plus de 400 pages qui détaille l’analyse de quelque 10.700 études scientifiques publiées depuis 1999 sur le sujet. Les experts des académies américaines de sciences, de médecine et d’ingénierie se sont attardés tant sur les vertus thérapeutiques du cannabis que sur les dangers potentiels d’une consommation récréative.

Que nous apprennent-ils? Tout d’abord, sans surprise, que la consommation de cannabis au volant augmente le risque d’accidents. Par contre, le rapport souligne que le niveau de preuves est trop faible pour mettre en cause de façon certaine cette substance dans les cas d’overdose, notamment chez les plus jeunes.

Mais il y a d’autres effets délétères. Une expertise collective menée voilà trois ans à l’Inserm les a listés et a dressé un constat des pratiques. En France, soulignent ses auteurs, «le cannabis est le premier produit psychoactif illicite consommé à l’adolescence: en 2011, 42 % des adolescents de 17 ans en ont déjà fumé au moins une fois (39 % des filles et 44 % des garçons)».

La tendance semble être à la hausse. Si l’on en croit les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), en 2014, 47,8 % des jeunes de 17 ans auraient déjà goûté une fois à cette drogue. Or le rapport de l’Inserm le précise: «5 % présenteraient un risque d’usage problématique, voire de dépendance: 7 % des garçons et 3 % des filles.»

Un risque d’échec scolaire

Quels sont précisément les dommages induits par cet usage? Ils sont surtout d’ordre psychosocial. Ce phénomène est également constaté par la vaste expertise américaine. Dans les heures qui suivent la prise de cannabis, l’attention, le temps de réaction, la mémoire de travail ou encore certaines fonctions exécutives se trouveraient perturbées. Autrement dit, l’apprentissage en serait affecté. Mais si le rapport américain estime le niveau de preuves insuffisant pour évaluer les impacts à long terme, une étude publiée ce printemps par une équipe de l’Inserm pointe en revanche les risques d’échec scolaire…

Directrice de recherches à l’Inserm, à l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique, Maria Melchior et son équipe ont mené leur enquête auprès d’un millier de personnes âgées de 22 à 35 ans. Ces volontaires ont entre autres été interrogés sur leurs études et leur consommation de cannabis. Ils avaient déjà participé à des suivis au cours de l’enfance et de l’adolescence. Leurs parents étaient également partie prenante, ce qui permettait d’évaluer le milieu social et le parcours scolaire de leurs enfants. Ainsi, parmi ces volontaires, 39 % reconnaissent avoir fumé du cannabis à partir de 17 ans, 22 % avant 16 ans. Or, d’après les résultats de Maria Melchior, ceux qui s’en sortent le mieux sont les adeptes les plus tardifs, ceux qui fument des joints après 17 ans – ils sont plus nombreux à obtenir leur baccalauréat et à poursuivre des études. En revanche, elle constate que «la consommation précoce de cannabis avant 17 ans augmente de 60 % la probabilité de ne pas poursuivre d’études supérieures. C’est probablement lié aux effets propres au cannabis sur la concentration, la mémoire, la motivation des jeunes».

«Les dérèglements quant au parcours universitaire, aux relations sociales, voire la menace du chômage sont d’autant plus élevés que la consommation démarre tôt»

Là encore, les conclusions de l’équipe Inserm rejoignent celles formulée dans le rapport des académies américaines, où il est souligné que les dérèglements quant au parcours universitaire, aux relations sociales, voire la menace du chômage sont d’autant plus élevés que la consommation démarre tôt. Maria Melchior note en outre que«globalement, les jeunes filles sont moins enclines que les garçons à l’usage du cannabis. Mais lorsqu’elles en consomment, les conséquences pour elles sont particulièrement lourdes, générant des difficultés relationnelles plus importantes avec leur entourage et pouvant affecter leurs résultats scolaires».

Risque de schizophrénie ou autres psychoses

Quid des autres dangers allégués du cannabis? S’agissant des risques de cancer, en dehors de ceux liés à la consommation concomitante du tabac, rien n’est encore prouvé avec certitude, d’après la récente expertise américaine. Idem pour les accidents cardiaques ou cardiovasculaires, les problèmes d’infections chez les personnes fragiles, ou encore l’anxiété, la dépression avec des idées suicidaires.

En revanche, fumer régulièrement du cannabis irait de pair avec toux et bronchites chroniques, et serait statistiquement associé au fait de développer une schizophrénie ou autres psychoses. Aussi faut-il prendre en compte non seulement la précocité de la consommation, mais aussi sa fréquence, car le cannabis n’est pas sans danger, en particulier chez les plus jeunes et, de surcroît, s’il est consommé de façon récurrente. Il n’en reste pas moins que cette substance (ou plutôt des dérivés de cannabis ou cannabinoïdes) est aussi utilisée dans un but thérapeutique, contre la douleur ou les nausées, par exemple chez des cancéreux ou des malades souffrant de maladies neurologiques. Les doses sont alors prescrites par un médecin.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑