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décembre 2022

Le cannabis tue

Bayonne : ivre, il s’engage en sens interdit avec du cannabis dans les poches

Bayonne : ivre, il s’engage en sens interdit avec du cannabis dans les poches
La conduite du jeune homme a attiré l’attention d’une patrouille de la police municipale. © Crédit photo : Illustration Émilie Drouinaud

Un conducteur de deux-roues de 29 ans a été interpellé par la police municipale et placé en garde à vue au commissariat de Bayonne, dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 décembre

L’alcool, la drogue et l’infraction routière. L’homme de 29 ans interpellé à Bayonne dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 décembre cumule les trois. Des policiers municipaux l’ont remarqué quand il s’est engagé avec sa moto dans un sens interdit au niveau de l’impasse Joseph-Desarmeniens, dans le quartier Saint-Esprit.

Sur lui, les agents ont découvert quelques grammes de résine et d’herbe de cannabis. Il s’est également révélé positif au test d’alcoolémie. Vendredi, il se trouvait toujours en garde à vue au commissariat de Bayonne et devrait faire l’objet d’une convocation devant la justice.

Source

2022 ou le bilan calamiteux de la libéralisation du cannabis en Californie

avec Xavier Raufer

La piraterie financière est risquée : condamné au fil des ans à tous niveaux de la jus­tice euro­péenne, M. Soros ne l’ignore pas. Mais là, son soutien généreux à la « proposition 64 », libéra­tion totale du cannabis en Californie (en pleine vigueur depuis 2018) voit triompher son projet libertaire. Le « libéral » Los Angeles Times en tête, tous le crient à présent : cette « Proposition 64″ sème le chaos. Ci-après, exposons le désastre qu’elle provoque en Californie – désastre qu' »oublient » bien sûr nos médias « d’informa­tion ».

Souvenez-vous du fan-club : Le MondeLibération et tant de naïfs, filous ou « idiots utiles » : le cannabis lé­galisé, fini le harcèlement des pauvres et minorités de couleur… la Californie enri­chie de milliards de dollars… Dealers et gangs marginalisés par « les forces du marché « . Bref : « gagnant-gagnant ». Sauf qu’en fait, la « proposition 64 » déchaîne l’anarchie : explosion des drogues illi­cites… ravages écologiques… Braquages et kidnappings criminels… cor­ruption mas­sive de fonctionnaires et élus. Pire : le crime or­ganisé pille, évince et ruine le com­merce légal du can­na­bis, (boutiques et planteurs, souvent Noirs ou Latinos). Un cauchemar.

Entrons dans les détails :

ENVIRONNEMENT RAVAGÉ – Sécurité, police, etc. : dur d’imaginer pays plus désorganisé que les États-Unis, ± 340 millions d’habitants, police fédérale, FBI, moins de 15 000 agents de ter­rain (special agents). La caricaturale Californie est plus minimale encore, côté répressif : au nord-ouest de l’État, le comté de Mendocino, fief de la culture du cannabis, (Emerald Triangle) compte 5 000 fermes illégales. Or au bureau du sheriff local, la « force anti-drogue », c’est… un sergent et un aide à mi-temps. Le cannabis totalement libéré en 2018, la boîte de Pandore li­bère ainsi un ouragan ; d’abord, un crime organisé désormais impuni. Dans la vallée de Juniper Flat, éclosent en quatre ans 1 300 fermes illégales ; 2018-2021 : l’espace des serres de culture du cannabis y explose de… + 4 200%.

Sur 6 comtés de la vallée centrale, (7 800 km2), 2 330 km2 de serres – dont moins de 10% lé­gales (de même, dans tout l’État). En 2021, le sheriff de San Bernardino rase 8 200 serres illé­gales, illico rebâties. Licites ou pas, ces serres donnent 4 voire 5 récoltes par an. De façon ab­surde, la production légale de cannabis y est de 3 180 tonnes, interdites à l’export. Or la Cali­fornie en fume moins de 1 000 tonnes par an ; ce, plus les milliers de tonnes illicites : résultat, 500g. d’herbe se vendaient $2 000 en 2018, $300 en 2022. Le cannabis légal-taxé coûte ± $15 le gramme ; celui des gangs, de 5 à 10$ le g. Inévitablement, le continuum licite du cannabis, planteurs et boutiques sous licence, court vers la faillite.

Dans ces vallées hors de toutes lois sur le travail, des camps d’ouvrier latinos réduits à l’escla­vage, gardés par des bandes armées et chiens d’attaque. Sur les routes, des camions d’hommes cagoulés et armés assurent l’ordre criminel. En mode « Ruée vers l’or », toutes auto­rités locales ignorées, abondent les fusillades, braquages, règlements de comptes et enlève­ments. Épouvantés, les paysans de ces vallées n’osent plus y cultiver leurs champs. Les journa­listes approchant ces terres sauvages sont menacés de mort et leurs voitures, sabotées.

Plus, le désastre écologique : rivières détournées, terres inondées des pesticides et désher­bants, animaux sauvages abattus. Les narcos pompent par millions de litres une eau déjà rare ; les puits des fermiers sont à sec.

EXPLOSION CRIMINELLE – Hypocrisie babacool : les « Coffee Shops » d’Amsterdam sont en Cali­fornie d’aimables « dispensaires » ; quoique clandestins, ils prolifèrent : une trentaine rien qu’à East-Los-Angeles. La police les ferme ? Ils rouvrent le lendemain. Sous le contrôle des gangs (CripsBloodsLatin KingsM-18, etc.) Ils vendent du cannabis bradé – mais aussi de la cocaïne, de l’héroïne, du meth’, etc. Des gangsters armés protègent ces « dispensaires » criminalisés »des pillages ou braquages. À juste titre : certains gagnent 25 000 dollars par jour.

CORRUPTION MASSIVE – délivrance de licences, permis d’achat de terres, bâtir ou agrandir des bâtiments et zones cultivées, forages pour l’eau : les comtés et municipalités de Californie dé­cident ici de l’essentiel. À jet continu, ces élus et fonctionnaires locaux sont harcelés, menacés, intimidés par les narcos – eux-mêmes sous la féroce pression de donneurs d’ordres parfois loin de la Californie : cartels mexicains, triades de Hong-Kong ; tous connaissant une seule sanction en cas d’échec : la mort. Sur le terrain, les « autorités » locales sont démunies – surtout, face à une corruption massive, à coups de « cadeaux » de dizaines de milliers de dollars.

Au gouvernement de la Californie, qu’imaginent les anarchistes-Soros, coupables du dé­sastre ? La fuite en avant. En mode agriculture soviétique, plus de liberté encore ; suivre le « modèle » de la Colombie britannique voisine où désormais, la possession de tous les stupé­fiants – héroïne, crack, meth’, etc. – est dépénalisée pour quelques grammes.

Et la France ? voici ses « écologistes » muets devant un immense ravage de l’environnement ; ses « socialistes » oublieux de milliers d’esclaves maltraités, voire tués, dans les fermes illicites de cannabis. Ses « antiracistes » délaissant ces Noirs qui achètent du cannabis illicite bourré de pesticides et de poisons anti-nuisibles ; ses « féministes-Gucci » aveugles aux femmes exploitées par centaines dans des « dispensaires » sous emprise des gangs. Une « presse d’infor­mation » en­fin, en mode « circulez, y’a rien à voir ».

Quelle honte.

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Cannabidiol : ce que vous devez oser demander et savoir  

Source : Académie de Médecine

Dans le chanvre (Cannabis sativa) sont présents de nombreux cannabinoïdes dérivés d’un même précurseur, le cannabigérol (CBG). Des enzymes spécifiques convertissent le CBG en d’autres molécules, dont les plus connues sont le tétrahydrocannabinol (THC), psychotrope addictif majeur du cannabis, et le cannabidiol (CBD), non addictif mais dont les effets indésirables méritent d’être mieux connus.

Le CBD, substance active d’origine le plus souvent naturelle, fait partie des phyto-cannabinoïdes. Le CBD est présent dans la fleur de cannabis séchée et des produits de composition complexe qui, pour pouvoir être commercialisés, doivent être, conformément à la règlementation, pauvres (<0,3%) en THC (substance la plus psychoactive du cannabis). De nombreux produits contenant du CBD sont ainsi commercialisés :  huiles, produits cosmétiques, produits alimentaires (boissons alcoolisées ou non, sucreries, tisanes), et produits à usage vétérinaire (1).

Contrairement au THC, le CBD ne relève pas de la réglementation des stupéfiants, ni de celle des psychotropes. Cependant, l’arrêté du 30 décembre 2021 indique que les produits contenant du CBD ne peuvent, sous peine de sanctions pénales, revendiquer des allégations thérapeutiques, à moins qu’ils n’aient été autorisés comme médicament.[1] Au regard de la règlementation européenne sur les nouveaux aliments, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a suspendu l’évaluation du CBD dans l’attente de données complémentaires sur la sécurité d’emploi.

Dans le corps humain, le CBD se lie à plusieurs dizaines de récepteurs différents, notamment ceux de la sérotonine et de la dopamine, et à des acides aminés excitateurs et inhibiteurs. Les données constatées in vitro (cultures cellulaires) et chez l’animal ne sont pas extrapolables à l’espèce humaine en termes d’effets cliniques, thérapeutiques ou indésirables. En dehors d’une utilisation en thérapeutique adjuvante (2) à dose élevée dans des épilepsies pharmaco-résistantes les preuves scientifiques d’un intérêt thérapeutique de l’usage du CBD seul manquent.

Souvent présenté sous la dénomination de « cannabis light », « cannabis légal » ou « cannabis bien-être », le CBD est revendiqué comme favorisant le « bien-être », les usagers rapportant des finalités d’usage pour soulager l’anxiété, le stress ou la douleur, améliorer le sommeil, voire aider au sevrage en cannabis (riche en THC) (3). Il est alors difficile de faire la part d’un effet propre de la substance (pharmacologique) et d’un effet placebo.

Le CBD peut induire des effets indésirables (troubles digestifs, toxicité hépatique, somnolence, fatigue), dont la fréquence augmente avec la dose par prise et la dose quotidienne. Il existe aussi un risque d’interaction avec de nombreux médicaments, d’autant plus élevé que la dose de CBD consommée est élevée. Une augmentation des concentrations sanguines de certains de ces médicaments, donc de leurs effets indésirables, peut en résulter.

Le CBD n’étant pas une substance classée parmi les stupéfiants, son usage associé à la conduite d’un véhicule n’est pas interdit. Toutefois, les produits contenant du CBD contiennent toujours du THC, mais en quantité variable, ce dont le consommateur n’est pas forcément clairement informé. Selon la concentration en THC, la quantité et la fréquence d’usage du produit contenant du CBD, il est donc possible que le prélèvement d’un utilisateur de CBD soit testé positif pour le THC, lors du sport ou dans le cadre de la sécurité routière.

Dans le sport, les bénéfices du CBD, notamment lors des phases de récupération, ne sont pas bien établis, et il ne faut pas méconnaître ses effets indésirables potentiels tels qu’une baisse de la vigilance ou des troubles digestifs, qui peuvent s’avérer incompatibles avec des performances sportives. Le CBD ne fait pas partie des substances dopantes. Néanmoins, son usage associé à des pratiques sportives peut conduire, comme déjà évoqué, à un test positif pour le THC (4).

L’Académie nationale de médecine appelle l’attention sur les risques liés à l’usage du CBD et propose que :

– les informations sur les emballages des produits non pharmaceutiques contenant du CBD  soient améliorées : risque d’interactions médicamenteuses ; procédure pour déclarer un effet indésirable ; risques associés à la conduite automobile ; risque de test positif au THC dans le cadre de la sécurité routière ou du sport ;

– les usagers soient informés sur la dose en milligrammes de CBD consommée par prise, et que, si elle dépasse 50 mg/jour, cette prise soit précédée, en cas de traitement médicamenteux en cours, par la recherche préalable, avec un professionnel de santé (médecin, pharmacien), de possibles interactions médicamenteuses, et ne conduise pas à un arrêt du traitement médicamenteux ;

– compte tenu de la diversité des produits contenant du CBD, la réglementation et les conditions d’accès à ces produits soient harmonisées, afin que les usagers disposent d’une information, voire d’un accompagnement adapté, en cas d’usage de ces produits

– enfin, que des travaux de recherche explorent l’hypothèse que la consommation de CBD fumé puisse constituer une incitation comportementale à l’usage de la cigarette (de tabac ou de cannabis).

Références

  1. Authier N., Le Petit Livre du CBD, First Editions, 28 septembre 2022, p.  49-55
  2. Alvarez J.C. et al., Le cannabidiol (CBD) : que faut-il retenir ? Tox Anal Clin, 2022, 34, p. 211-214
  3. Authier N. Le Petit Livre du CBD, Op cit., 64-65
  4. Mareck U. et al., Preliminary data on the potential of unintentional antidoping rule violations by permitted cannabidiol (CBD) use, Drug Test Anal, 2021, 13, p. 539-549

[1] C’est le cas, notamment, pour un médicament contenant exclusivement du cannabidiol purifié, l’Epidyolex, autorisé en France pour certaines formes d’épilepsies pharmaco-résistantes, et qui relève de la réglementation des substances vénéneuses.

Fêtes de fin d’année et alcool : ce qui est autorisé ou non au travail

Selon une analyse effectuée par le groupe de services RH Liantis auprès de 118 558 travailleurs dans notre pays, pas moins de 6,3 % des travailleurs belges boivent plus de dix verres d’alcool par semaine. Lors des fêtes de fin d’année aussi, il est courant de servir de l’alcool aux participants. Mais est-ce autorisé ? Et que se passe-t-il en cas d’accident ? Liantis répond à cinq questions fréquentes sur l’alcool et la consommation lors des fêtes de fin d’année au travail.

L’alcool au travail : quelques chiffres

Liantis a analysé les données d’un questionnaire soumis à 118 558 travailleurs entre 2020 et 2022 en vue de les interroger sur leur consommation d’alcool. Chose frappante : 6,3 % des participants ont indiqué boire plus de dix verres d’alcool par semaine. Pour 50,6 % des travailleurs interrogés, la consommation hebdomadaire serait comprise entre un et dix verres d’alcool, tandis que 43,1 % d’entre eux ont déclaré ne pas boire d’alcool du tout.

Étant donné que nous sommes maintenant en pleine période de fêtes de fin d’année, les employeurs se posent beaucoup de questions à ce sujet.

Question 1 : un employeur peut-il servir de l’alcool sur le lieu de travail ?

Selon Matthias Debruyckere, expert juridique au sein du groupe de services RH Liantis, « l’employeur doit montrer l’exemple et ne peut donc pas encourager la consommation ou l’abus d’alcool. Dans le cadre de la CCT no 100, l’employeur est même tenu d’instaurer une politique préventive en matière d’alcool et de drogues. Bien entendu, il n’est toutefois pas question d’interdire l’alcool lors des fêtes d’entreprise. La CCT exige en revanche que des directives en la matière soient mises en œuvre afin de limiter les risques d’abus d’alcool. »

Question 2 : que se passe-t-il en cas d’accident lors d’une fête de fin d’année au travail ?

« Les accidents qui se produisent lors des fêtes d’entreprise organisées par l’employeur sont considérés comme des accidents du travail. Cela vaut également pour les accidents sur le trajet entre l’endroit de la fête et le domicile du travailleur. En effet, les travailleurs assistent à la fête dans le cadre de leur contrat de travail. Attention : les autres conditions requises pour pouvoir qualifier un tel événement d’accident du travail s’appliquent également (blessure, événement soudain…) », explique Matthias Debruyckere.

Question 3 : que faire si un collaborateur ivre provoque un accident après la fête ?

Imaginons qu’un travailleur quitte la réception de Nouvel An en ayant trop bu et se retrouve impliqué dans un accident sur le trajet du retour. Dans ce cas de figure, la personne a-t-elle droit à une indemnisation de l’assureur accidents du travail ? Selon Matthias Debruyckere de Liantis, « la réponse est oui, sans aucun doute, même si l’accident est provoqué par le travailleur. Ce n’est que lorsque la personne cause intentionnellement l’accident qu’elle perd son droit à l’indemnisation. Notez toutefois que le fait d’être en état d’ébriété n’est pas automatiquement considéré comme une faute intentionnelle. »

Question 4 : l’employeur doit-il prévoir des solutions de transport pour le retour après la fête ?

« En tout cas, mieux vaut prévenir que guérir. Il ne faut jamais laisser un collaborateur rentrer seul chez lui s’il a trop bu. Le mieux est de lui commander un taxi, demander à un collègue de le raccompagner chez lui ou appeler son conjoint. Il est également possible de prévoir un moyen de transport collectif, par exemple un bus pour que les collaborateurs puissent rentrer confortablement chez eux et en toute sécurité. Mais ce n’est pas obligatoire. »

Question 5 : l’employeur est-il obligé d’instaurer une politique préventive en matière d’alcool dans son organisation ?

« La CCT no 100 dispose que les employeurs sont tenus d’établir leur propre politique préventive en la matière. Pendant la première phase (obligatoire) de son élaboration, il faut définir les objectifs et principes fondamentaux de la politique préventive en matière d’alcool et de drogues, puis les concrétiser dans une déclaration de politique ou d’intention, et enfin les intégrer dans le règlement de travail. Lors de la deuxième phase (facultative), on peut étoffer la politique si nécessaire en y incluant des procédures et règles concrètes », explique experte Evy Sadicaris de Liantis.

« Et cela en vaut la peine, car les chiffres montrent que l’abus d’alcool joue un rôle dans 15 à 30 % des accidents du travail. La consommation d’alcool entraîne en outre une diminution des performances, une augmentation du nombre d’erreurs, des retards plus fréquents et un absentéisme plus important. Elle peut par ailleurs avoir des conséquences négatives sur l’ambiance de travail, mettre en péril les relations professionnelles et ternir l’image de l’entreprise. »

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Les usagers de cannabis français sont vieillissants

Les usagers de cannabis français sont vieillissants, selon le baromètre SPF/OFDT

Par Elsa Bellanger -Publié le 19/12/2022

Avec la baisse de la consommation de cannabis chez les jeunes adultes, la moyenne d’âge des usagers augmente, rapporte le dernier baromètre de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), menée avec Santé publique France (SPF) auprès de 23 661 adultes âgés de 18 à 64 ans.
Si le niveau de consommation tend à se stabiliser après deux périodes de hausse (1992-2000 et 2010-2014), le cannabis reste la drogue illicite la plus diffusée en France.

En 2021, près de la moitié de la population adulte (47,3 %) déclare en avoir déjà consommé au cours de sa vie (18 millions de personnes) et, 10,6 % dans l’année, un niveau comparable à 2017. L’usage au cours des 30 derniers jours est en revanche en très légère baisse, passant de 6,4 % en 2007 à 5,9 % en 2021. Même tendance à la baisse pour les usages réguliers (dix occasions d’usage ou plus au cours du mois) ou quotidiens, qui passent respectivement, sur la même période, de 3,6 % à 3,0 % et de 2,2 % à 1,7 % des adultes.

Le profil des consommateurs est également vieillissant : l’âge moyen des usagers actuels de cannabis est passé de 25,1 ans à 32,8 ans entre 1992 et 2021. Cet « effet générationnel » s’explique par 
« l’arrivée » de la classe d’âge née dans les années 2000 « qui se révèle moins consommatrice que les précédentes » et par le vieillissement des usagers de la fin des années 1990, « dont une partie a continué de consommer » et « qui ont actuellement entre 40 et 50 ans ».Moindre consommation dans les outre-merSelon une enquête en ligne auprès de 2 587 consommateurs de drogues, dont 2 447 de cannabis dans l’année, les usagers actuels fument en moyenne 1,8 joint par jour quand ils en prennent.

Cette quantité « augmente fortement avec la fréquence d’usage », est-il relevé, de 0,8 joint pour les usagers occasionnels à 4,1 joints en moyenne pour les fumeurs quotidiens.Autre enseignement du baromètre, les niveaux d’expérimentation et d’usage varient d’un territoire à l’autre, avec une scission entre le nord et le sud. Quand le Centre-Val de Loire (- 6 points par rapport la moyenne hexagonale), les Hauts-de-France (- 9 points) et l’Île-de-France (- 1) connaissent une moindre diffusion du cannabis, l’Occitanie affiche un niveau d’expérimentation supérieur de 8 points à la moyenne hexagonale.

Elle est suivie par la Bretagne (+5 points), la Nouvelle-Aquitaine (+ 3), puis par les régions Auvergne-Rhône-Alpes (+ 2) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 2).Dans les outre-mer, les usages sont « moins importants mais plus intensifs », lit-on.

Les niveaux d’expérimentation sont inférieurs à la moyenne hexagonale de 9 points à ceux de la Réunion et de 25 points en Guyane, « où le niveau d’expérimentation s’avère deux fois plus faible qu’en métropole ». Mais, « dans les Antilles comme en Guyane, 30 % des expérimentateurs ont consommé du cannabis dans l’année [dont 40 % d’usagers réguliers], contre un peu plus de 20 % en métropole [dont 25 % de réguliers] ».

Source : Le Quotidien du médecin

Tabac, alcool et $$$ derrière l’offensive stupéfiante du Cannabiz’ness

  Les grandes manœuvres du cannabiz’ness font planer les indices boursiers.

 Pays-bas, Belgique, deux narco-Etats sous le règne de la terreur.

Repentis, témoins, enquêteurs, journalistes, magistrats et avocats assassinés, une princesse néerlandaise et un Premier ministre menacés par la mafia, des règlements de compte à la grenade en plein jour à Anvers, le ministre de la Justice belge victime d’une tentative d’enlèvement fin septembre…

A l’été 2020, la police hollandaise découvre, dans un conteneur dissimulé en pleine campagne, une salle de torture, où trône un fauteuil de dentiste, muni de sangles et d’accessoires coupants (scies, scalpels…). Parmi les sévices promis par les « narcos » figure la « cravate colombienne », qui consiste à trancher la gorge du supplicié, avant de tirer sa langue vers le bas. (Source : Le Monde)

Preuve pour Michel Claise, juge d’instruction belge, spécialiste dans la lutte contre la criminalité, que cette mafia n’a aucune limite.

Nous avons beaucoup de menaces du style : ’on sait où tes gosses habitent pour les dockers ou les gardiens de prison’, dit-il. Mais là, on a franchit autre chose. On est passé aux mutilations, aux doigts coupés, aux décapitations.

On se frotte les yeux, on ne parle pas de la Colombie mais de la Belgique et des Pays-Bas, deux pays membres fondateurs de l’UE, abritant le siège de la Commission européenne, le quartier général de l’OTAN ou encore la Cour pénale internationale. On est très loin de la carte postale où les vélos côtoient friteries et champs de tulipes.

La drogue, la violence sont partout dans des pays voisins de la France. Au point que la question se pose : sont-ils devenus des « narcos-États » ? accusation lancée dès 1996 par Jacques Chirac contre les Pays-Bas.

Accusée d’emblée, la désormais fameuse « Mocro Maffia » (mafia de Néerlandais d’origine marocaine) impose sa barbarie. Elle est sans doute la pointe visible et caricaturale d’un iceberg bien plus vaste, une vaste « narcoligarchie » (contraction de narco-oligarchie et un mot que je me permets de créer pour l’occasion) qui dispose des meilleurs technologies et profite de l’effacement de nos Etats et de la corruption qui les ronge.

 La vraie addiction : l’argent

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Tout savoir sur les drogues

Ariane Langlois Journaliste spécialisée en santé et psychologie

Publié le 16/12/2022  en collaboration avec Dan Velea (psychiatre addictologue)

Cannabis, cocaïne, amphétamines, 3 MMC, ecstasy, héroïne… Qu’elles soient « dures » ou « douces », toutes les drogues représentent un danger pour la santé. Les risques varient cependant selon les substances, le rythme et la manière de consommer ou les quantités prises.

Le Dr Dan Velea, psychiatre addictologue, nous éclaire sur les différents types de drogues, leurs effets psychoactifs et la dépendance qu’elles engendrent.

Sommaire

  1. Qu’est-ce qu’une drogue au juste ?
  2. Quels sont leurs effets ?
  3. Quels sont les risques en cas de consommation excessive ?
  4. Drogues dures, drogues douces : quelles différences ?
  5. Quelles différences entre drogues naturelles et drogues de synthèse ?
  6. Quelles sont les drogues légales et les drogues interdites ?
  7. A partir de quand peut-on parler de dépendance ?
  8. Quels sont les produits les plus addictifs ?
  9. Quels sont les traitements et prise en charge possibles ?

Qu’est-ce qu’une drogue au juste ?

On appelle « drogue » toute substance ayant un potentiel psychoactif, c’est-à-dire qui modifie l’état de conscience de l’individu, sa perception (rapport aux autres, connexion avec soi-même) et sa manière de se comporter. « Leur point commun : elles perturbent le système nerveux central et présentent toutes un risque de dépendance (et donc de dangerosité pour la santé mentale et physique et mentale), variable selon le type de drogue et les usages que l’on en fait. », explique le Dr Dan Velea, psychiatre addictologue. Certaines peuvent occasionner des états de désinhibition (ayant comme conséquence des prises de risque, une accidentologie et traumatologie importante). D’autres peuvent générer des troubles psychiatriques plus importants : anxiété, attaques de panique, agressivité, troubles majeurs du sommeil avec un état d’épuisement, dépressions réactionnelles. Pour certaines de ces substances psychoactives, chez des consommateurs plus fragiles (présentant des pathologies psychiatriques sous-jacentes ou des passés marqués par une traumatologie psychique importante), on peut rencontrer des pathologies psychiatriques graves, comme des psychoses.

Quels sont leurs effets ?

Il existe de très nombreuses substances psychoactives différentes (les chiffres sont en augmentation constante compte tenu de la création des nouvelles drogues de synthèse de plus en plus fortes et « smart »), que l’on peut classer selon les différents effets qu’elles procurent.

On distingue ainsi :

  • Les dépresseurs du système nerveux : ces drogues agissent sur le cerveau en ralentissant certaines fonctions ou sensations (comme la fonction respiratoire ou l’endormissement). On les prend généralement pour se détendre, calmer son anxiété et dormir (par exemple : l’alcool) ;
  • Les stimulants (« uppers ») : à l’inverse, ces drogues décuplent les sensations ou fonctions organiques (rythme cardiaque qui s’accélère, éveil intensifié, énergie et confiance retrouvées, sentiment d’être heureux, etc.). Cette action stimulante est cependant suivie d’un contrecoup, avec un pic aigu de fatigue ou d’irritabilité. C’est le cas de la cocaïne et des amphétamines ;
  • Les opiacés (ou analgésiques narcotiques) : ces analgésiques puissants procurent de grandes sensations d’euphorie (bonheur et somnolence). La morphine, l’héroïne et la méthadone en font partie ; Les sédatifs (« downers ») : Ces tranquillisants mineurs (à base de benzodiazépine comme le Valium) sont souvent prescrits comme calmants ou somnifères. Leur effet est comparable à celui des dépresseurs, mais peuvent entraîner une addiction différente ;
  • Les hallucinogènes (« trips ») : ces drogues modifient les perceptions visuelles, auditives et corporelles ; et provoquent des visions étranges que l’on appelle « hallucinations » (LSD, acide ou champignons hallucinogènes, méthamphétamines). L’intensité de ces symptômes demeure cependant variable selon les individus ;
  • Les aphrodisiaques ou stimulants sexuels : ces drogues renforcent la libido et donc aussi les réactions sexuelles. C’est le cas du GHB, des amphétamines, de la cocaïne, de la kétamine, du poppers, de la 3-MMC et de la Tina ;
  • Les « perturbateurs » : on regroupe dans cette entité les drogues difficiles à classer car elles peuvent rassembler plusieurs effets des catégories précédemment citées.
  • Pour résumer, il existe différents types de drogues et celles-ci peuvent appartenir à différentes catégories. Leurs effets peuvent êtres différents, parfois paradoxaux ou variant d’un usager à l’autre. Ainsi, le cannabis peut avoir des effets déprimants, mais aussi euphorisants. L’ecstasy combine des effets stimulants et hallucinogènes etc.

A savoir : la dangerosité d’une drogue n’est pas nécessairement reliée à son type d’effet. Au sein de chaque catégorie, il existe des drogues dont les risques sont différents et d’importance variable.

Quels sont les risques en cas de consommation excessive ?

Consommée à fortes doses, la drogue peut occasionner l’apparition ou la décompensation des maladies mentale de types psychotiques, telles que la schizophrénie, la paranoïa et les accès maniaques. L’usage plus ou moins chronique a comme résultat une destruction du tissu neuronal du cerveau avec des déplétions de certains neuromédiateurs comme la dopamine et la sérotonine. Chez la femme enceinte, sa consommation est associée – entre autres – à un risque de fausse couche, de naissance prématurée du bébé ou de décès in utero. Chez tous les individus, elle peut enfin causer la mort en cas de surdose (overdose)

Drogues dures, drogues douces : quelles différences ?

« La meilleure classification tient compte des effets psychiques engendrés par la consommation de ces substances et donc, de leur niveau de dangerosité », détaille le psychiatre. Pour simplifier les choses, deux grands niveaux ont été ainsi établis :

Le premier niveau de dangerosité – et le plus important – regroupe ainsi ce que l’on appelle les « drogues dites dures » : la cocaïne, le crack, l’héroïne et l’alcool. Toutes produisent aussi des signes de dépendance physique (transpiration, tremblements, douleurs ostéo articulaires, diarrhées surviennent lorsqu’on les arrête) et surtout psychique (sentiment de manque, irritabilité, auto ou hétéro-agressivité, accès dépressifs etc.).

Le second, celui des « drogues dites douces », regroupe des substances comme le cannabis, l’ecstasy et la plupart des drogues de synthèse (kétamine, 3-MMC, Tina…), qui génèrent principalement des signes de dépendance psychologique et comportementale (impossible de se rendre par exemple dans une soirée sans consommer le produit en question, manifestations de type anxiété voire psychose dans le cas de la cocaïne).

« Mais cette classification est aujourd’hui sujette à discussion. Cette distinction est en effet devenue artificielle avec l’évolution des concentrations des principes psychoactifs à intérieur mêmes de ces substances. Le cannabis, par exemple, est fortement concentré en THC et donc, facilement classifiable dans les drogues dures, soulève le Dr Dan Velea. Pareil pour l’alcool ou d’autres substances. Finalement, ce n’est pas la dangerosité qui compte tellement, mais plutôt le type de rapport que l’on entretient avec le produit ». Selon leur consommation, toutes ces drogues peuvent donc être répertoriées dans la catégorie des drogues les plus dangereuses.

Quelles différences entre drogues naturelles et drogues de synthèse ?

Les premières sont issues d’ingrédients naturels : l’alcool vient du raisin fermenté, l’héroïne vient de la fleur de pavot(opium), la cocaïne provient de la coca, le LSD de l’ergot du seigle, etc.

Les secondes sont issues de substances chimiques synthétiques, qui n’existent absolument pas à l’état naturel : ecstasy, LSD, méthamphétamines, GHB, kétamine… « Beaucoup d’entre-elles ont été créées à visées médicamenteuses et ont subi, depuis, un détournement d’usage : c’est le cas de la kétamine, du GHB, du gaz hilarant (protoxyde d’azote) ou de certains médicaments psychotropes » précise le psychiatre. Les solvants organiques ont également vu leur usage détourné et peuvent être utilisés par les usagers de drogue.

Toutes ces drogues peuvent se présenter sous des formes différentes : poudre, capsules, comprimés, buvards, cristaux, liquide, micropilules, produit volatil ou gazeux, pâte, caillou, galette, plaquette etc.. « Aujourd’hui, les drogues de synthèse ont pris une grande ampleur dans la consommation, notamment auprès des jeunes qui utilisent ce type de produit un peu comme des bonbons. »

Quelles sont les drogues légales et les drogues interdites ?

L’autorisation ou l’interdiction d’une drogue n’est qu’une question de dangerosité. D’autres facteurs jouent sur cette classification (histoire, culture, utilité et intérêt thérapeutique…).

Il existe ainsi des drogues autorisées par la Loi, mais réglementées (comme l’alcool, le tabac ou certains médicaments), que l’on définit comme légales et qui sont vendues en magasin ou sur Internet. Ces drogues sont considérées comme licites du fait de leur autorisation à la vente. « Ce qui en encourage indirectement la consommation« , souligne le Dr Dan Velea.

Et des drogues interdites, qui n’ont pas d’usage médical, dont la loi proscrit l’usage et la vente : c’est le cas du cannabis, du LSD, de l’héroïne, de l’ecstasy ou de la cocaïne. « Il existe des essais thérapeutiques mettant en évidence certaines vertus thérapeutiques de ces substances : le cannabis comme antidouleur ou stimulation de l’appétit, le LSD à usage dans des psychothérapies de groupe etc. Mais les données – surtout pour le LSD – et le rapport bénéfice/risque établi par les études scientifiques penchent plutôt du côté de la prudence », note le psychiatre.

On trouve enfin sur le marché d’autres types de drogues synthétiques appelées les Nouveaux Produits de Synthèse (NPS), dont le statut n’est pas clairement défini. Les fabricants jouent sur cette législation encore floue pour produire légalement ces nouvelles drogues échappant au filet de la justice. Ces produits sont ainsi vendus sur des sites Internet sous des appellations inoffensives, telles que « sels de bain », « encens » ou « engrais ». On y retrouve des cannabinoïdes de synthèse, de la méthoxétamine, des cathinones substitués, de la méphédrone, des produits de la famille des alcaloïdes, etc. Ces molécules tentent ainsi de reproduire les effets des autres stupéfiants existants, comme le LSD, la cocaïne, la kétamine et leurs dérivés.

Licites ou illicites, toutes ces substances narcotiques et psychoactives peuvent créer des dépendances.

En France, la drogue illicite la plus consommée reste le cannabis, dont l’usage est d’autant plus banalisé qu’il est aujourd’hui de recourir au cannabis médical thérapeutique en vente libre.

La liste des drogues interdites (stupéfiants) – inscrites dans l’arrêté du 22 février 1990 du ministère chargé de la santé qui est régulièrement ratifié – est consultable sur le site de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé).

A partir de quand peut-on parler de dépendance ?

Il existe en effet différents types d’usage de la drogue : expérimental (prendre un pétard une fois à l’adolescence pour voir « ce que ça fait »), récréatif (par exemple, boire de l’alcool uniquement en soirée), abusif (binge-drinking ou binge, avec d’autres produits) et régulier (voie ouverte vers la dépendance et l’addiction), avant d’en arriver à la dépendance en tant que telle.

On parle de dépendance à partir du moment où l’on ressent le manque et où l’on est contraint d’augmenter les doses de produit afin d’obtenir les effets recherchés. « Cette accoutumance ne s’installe pas du jour au lendemain. Elle progresse par paliers, poursuit le Dr Dan Velea. Très souvent, il y a une escalade dans les usages qui finit par aboutir à un craving, c’est-à-dire un besoin impérieux de consommer. Et cela devient très inquiétant quand les gens ne parviennent plus à s’en passer et qu’ils font face à des signes de dépendance psychique et physique avancés : tremblements, transpiration, diarrhée, douleurs osseuses, vertiges, variations de tension artérielle, palpitations cardiaques, agitation, agressivité, cauchemars, confusion, anxiété majeure et syndrome dépressif, augmentation des manifestations des pathologies associées (psychose en particulier) »,

Quels sont les produits les plus addictifs ?

L’héroïne, les nouveaux produits de synthèse (3-MMC et Tina) et le crack (« produit très utilisé dans des milieux défavorisés mais aussi présent chez des gens bien implantés dans la vie socioprofessionnelle », précise le psychiatre), sont considérés comme les substances les plus addictives. Viennent ensuite l’alcool et le cannabis dont le degré de dépendance dépend davantage des quantités consommées.

Quels sont les traitements et prise en charge possibles ?

Le traitement repose sur une étroite prise en charge médico-psychologique et sociale. Sur le plan médicamenteux, les benzodiazépines anxiolytiques, sédatifs puissants, antidouleurs et opiacés faibles, solutions d’hydratation et vitamine (B1, B6) sont le plus souvent prescrits. Une prise en charge psychologique (thérapie comportementale et cognitive avec gestion des tâches), pendant la période de consommation, intervient en complément, pour préparer le sevrage.

A savoir : l’hospitalisation n’est pas toujours un passage obligé, du moment que le patient suit scrupuleusement son traitement. « Dans le cas de la toxicomanie, le mieux est tout de même d’avoir recours à une clinique ou à un service médical hospitalier spécialisé dans la désintoxication. », remarque le psychiatre. L’intérêt de ce suivi médical : mieux connaître les facteurs de vulnérabilité qui, souvent, précipitent la rechute (stress familial ou professionnel etc.).

Vers qui se tourner pour obtenir de l’aide ?

Le mieux, pour l’entourage, reste de se tourner vers son médecin traitant ou un médecin addictologue qui peut ensuite faire appel à un centre de soins si besoin.

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Alcool, tabac, cannabis: une consommation en baisse chez les collégiens français

En 2021, 64,1% avaient déjà consommé de l’alcool, 29,1% des cigarettes et 9,1% du cannabis, contre 83,2%, 51,8% et 23,9% onze ans plus tôt.

Les consommations d’alcool, de tabac et de cannabis ont nettement baissé en 2021 chez les collégiens français, confirmant une tendance à l’œuvre depuis plus d’une décennie et probablement accentuée par la pandémie, selon un travail publié vendredi sous l’égide de l’OMS Europe.

Les chercheurs, qui ont sondé un échantillon de quelque 2.000 collégiens en métropole, concluent à «une accélération du déclin de l’usage du tabac, de l’alcool et du cannabis chez les jeunes», dans un compte rendu publié par la revue de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFTD).

Sur les collégiens interrogés, près de deux sur trois (64,1%) ont déjà consommé de l’alcool, près de trois sur dix (29,1%) des cigarettes et près d’un sur dix (9,1%) du cannabis. En 2010, ces chiffres étaient respectivement de 83,2%, de 51,8% et de 23,9%.

Ce travail a été réalisé par plusieurs organismes français, dont l’OFTD, l’Inserm et l’École des hautes études en santé publique (EHESP), et s’inscrit dans un programme international d’études, chapeauté par l’OMS.

Les chercheurs observent aussi un déclin de la consommation récente ou quotidienne, que ce soit pour l’alcool, le tabac ou le cannabis. Ces résultats confirment une tendance générale à la baisse au cours de la dernière décennie, mais ils marquent aussi une accélération de ce déclin.

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Progression des nouvelles drogues de synthèse.

M. Jean-Noël Guérini appelle l’attention de M. le ministre de la santé et de la prévention sur l’importante progression des nouvelles drogues de synthèse.


Dans son « Rapport européen sur les drogues » de 2022, l’observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) relève que près de 7 tonnes de nouvelles substances psychoactives ont été saisies en 2020. Fin 2021, l’EMCDDA (« European monitoring centre for drugs and drug addiction ») en surveillait environ 880, dont 52 avaient été signalées pour la première fois en Europe en 2021.

Certaines ont des effets très inquiétants, à l’instar des opioïdes de synthèse, comme le fentanyl ; considérés comme cent fois plus puissants que la morphine et beaucoup plus addictifs, ils sont à l’origine de nombreuses overdoses aux États-Unis.


En France, l’enquête DRAMES (« décès en relation avec l’abus de médicaments et de substances ») comptabilise 15 décès dus aux drogues de synthèse en 2020, contre 77 dus à la cocaïne certes, mais pour un nombre d’usagers bien moins important.

C’est pourquoi il s’avère très alarmant que la 3-MMC et ses dérivés, trois fois moins chers que la cocaïne, se commandent si facilement via Telegram ou WhatsApp et gagnent beaucoup de terrain dans les milieux festifs.
La modification constante de la composition de ces produits permettant de contourner les législations et d’échapper aux tests de stupéfiants, il lui demande comment parvenir à endiguer leur progression.

Question écrite n° 04319 de M. Jean-Noël Guérini (Bouches-du-Rhône – RDSE) publiée dans le JO Sénat du 15/12/2022 – page 6457

En attente de réponse du Ministère de la santé et de la prévention.

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