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mars 2023

Les effets dévastateurs de la xylazine, « drogue du zombie »

La xylazine, ou « drogue du zombie », inquiète tout particulièrement l’Agence américaine des médicaments. Utilisée par les vétérinaires, elle ne doit pas être consommée par l’homme.

Par Pierre Fougères

Son nom fait froid dans le dos, ses effets dévastateurs encore plus ! La xylazine, ou « drogue du zombie », inquiète tout particulièrement l’Agence américaine des médicaments, rapporte Sciences et avenir, le 10 mars 2023. Cette drogue est habituellement consommée avec d’autres produits interdits ou de l’alcool.

Pourtant, l’homme ne doit pas en consommer. Et pour cause, les vétérinaires l’utilisent pour des actes médicaux sur les chiens, les chats et les chevaux, afin de les endormir. Concrètement, la xylazine peut altérer les fonctions cardiaques. En effet, elle inhibe les récepteurs adrénergiques. Ces derniers permettent de réguler à la fois le rythme cardiaque et la tension artérielle.

Contacté par Sciences et avenir, Jean-Pol Tassin, directeur de recherche émérite à l’Inserm et spécialiste de l’addiction et du sevrage, détaille les effets de la drogue du zombie sur l’organisme : « Dès qu’on arrête de stimuler les récepteurs alpha1, on a une perte de conscience, d’attention, une extrême sédation et éventuellement des délires ou des hallucinations : c’est très certainement pour cela qu’on l’appelle la drogue du zombie, même si ce nom est plutôt erroné.

 » Habituellement, les drogues du zombie désignent les cathinones. Finalement, le surnom de la xylazine provient certainement de ses effets dévastateurs. Sa consommation peut entraîner des lésions cutanées, voire de la nécrose. Il peut s’avérer nécessaire d’amputer des membres touchés.

Drogues : les chiffres qui mettent en lumière les consommations des Français

Jean-Pol Tassin relève une autre problématique : « Le problème avec cette drogue et ce qui la rend particulièrement dangereuse, c’est que l’intervalle entre la dose létale et la dose d’efficacité est faible. » Combiner cette « drogue du zombie » avec d’autres substances, comme des opioïdes ou de l’alcool, peut s’avérer extrêmement dangereux.

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ENQUÊTE sur la santé et les consommations lors de la Journée d’appel et de préparation à la défense (ESCAPAD)

En 2022, l’OFDT , avec le soutien de la DSnJ, a réalisé la 9ème enquête sur la Santé et les Consommations lors de l’Appel de Préparation À la Défense (ESCAPAD). Cette enquête a eu lieu en Mars 2022 en France métropolitaine. Plus de 22 000 jeunes de 17 ans ont répondu à un questionnaire anonyme auto-adminitré.

Historique et partenariat

Depuis 2000, l’OFDT interroge régulièrement, avec le soutien de la Direction du service national et de la jeunesse (DSNj), les jeunes Français lors de la Journée défense et citoyenneté (JDC), initialement dénommée Journée d’appel à la Préparation à la défense (JAPD). Le questionnaire auto-administré de cette Enquête porte sur la santé de ces jeunes garçons et jeunes filles âgés de 17 ans, ainsi que sur leurs consommations de produits psychoactifs et leurs conduites addictives.

Objectifs

L’enquête permet en premier lieu de renseigner sur la consommation de substances psychoactives (dont le tabac, l’alcool et le cannabis à 17 ans. Depuis 2011, de nouvelles thématiques ont été progressivement introduites, avec notamment la pratique du jeu d’argent et de hasard d’une part, celle du jeu vidéo d’autre part.

Elle a aussi pour but d’étudier certaines caractéristiques individuelles souvent associées aux comportements de consommations de produits psychoactifs, comme par exemple la situation scolaire et le redoublement, la situation familiale ou encore la PCS des parents. Sa répétition depuis 2000 assure par ailleurs un suivi précis et fiable de l’évolution des comportements d’usage depuis plus de 20 ans.

Méthodologie : Enquête statistique sur la base d’un échantillon aléatoire

L’enquête ESCAPAD s’est déclinée sur 9 vagues de 2000 à 2022 (2000, 2002, 2003, 2005, 2008, 2011, 2014, 2017, 2022). Elle a toujours été menée au mois de mars sur une période variant de 1 à 2 semaines selon les années. Elle se déroule dans tous les centres de la JDC en France (y compris ceux des DROM selon les années). Tous les jeunes passant leur JDC lors la période de l’étude sont invités à répondre à un questionnaire auto-administré anonyme durant une vingtaine de minutes selon un cadre standardisé.

   Questionnaire ESCAPAD

Résultats

Données nationales

   Les drogues à 17 ans – Analyse de l’enquête ESCAPAD 2022, Tendances N° 155, mars 2023 – OFDT – Paris.

   ESCAPAD, 20 ans d’observation des usages à l’adolescence, mars 2022 – OFDT – Paris.

   Guide méthodologique ESCAPAD, octobre 2019 – OFDT – Paris.

   Niveaux de pratique des jeux d’argent et de hasard à la fin de l’adolescence en 2017, Note de synthèse, septembre 2018 – OFDT – Saint-Denis.

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Cigarette, cannabis, alcool… Les jeunes n’ont jamais aussi peu consommé

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Les jeunes de 17 ans consomment moins de tabac, d’alcool et de drogues qu’il y a six ans, rapporte l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) dans une nouvelle étude. Réaction et analyse du président de la fédération française d’addictologie.

20% des jeunes interrogés disent n'avoir jamais bu d'alcool, contre 5% il y a deux décennies.

20% des jeunes interrogés disent n’avoir jamais bu d’alcool, contre 5% il y a deux décennies.

Crédit : Xose Bouzas/Hans Lucas AFP

 JEUNES & ADDICTIONS – 3 questions à Amine Benyamina

Les jeunes sont-ils de plus en plus sages ou de plus en plus sobres ? En effet, ils boivent moins, fument moins et se droguent moins, selon les données de la dernière enquête Escapad menée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) auprès de « 23.701 filles et garçons âgés de 17,4 ans en moyenne. » Les niveaux d’usages de drogues licite ou illicite n’ont jamais été aussi bas. 

En particulier le cannabis qui est deux fois moins consommé, sur une base régulière, qu’en 2017. La baisse de son usage, amorcée en 2014, se confirme. « On est très satisfait et c’est plutôt une bonne nouvelle. La France reste néanmoins le second pays consommateur en Europe », réagi au micro de RTL, le Pr Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie. Et de poursuivre : « Pour l’alcool, on consomme moins, mais on peut consommer beaucoup en une seule occasion. »

La cigarette ne fait plus tabac chez les jeunes

De son côté, le tabagisme prend un sérieux coup. En 2022, moins d’un jeune sur deux (46,5%) a déclaré avoir déjà fumé au moins une cigarette au cours de sa vie contre 59% en 2017. Les explications ? Le Professeur Benyamina évoque « une bonne politique de lutte contre le tabac en France et la perspective d’une génération zéro tabac. Il y a également le coût d’un paquet de cigarette, la ringardisation de l’image des consommateurs. » 

Exception notable, l’usage de la cigarette électronique augmente fortement : le vapotage a en effet triplé en cinq ans. « C’est un véritable dispositif de réduction des risques. Beaucoup de personnes ont quitté le tabac par le vapotage. » En revanche, un « effet pervers » s’est installé à l’adresse des jeunes via un « marketing agressif » autour de la « Puff » (e-cigarettes jetables électroniques aromatisées)

Source RTL

La saisie de plus d’une tonne de cannabis annulée par la justice après une erreur des douaniers

Lors d’une saisie record de cannabis réalisée en août 2018 sur l’aire de repos de Fabrègues (Hérault), les douaniers n’ont pas respecté la procédure lors de la fouille du camion. La procédure judiciaire a donc été en grande partie annulée par un arrêt rendu ce jeudi 2 mars 2023. Les trois suspects interpellés ne seront jamais jugés.

Les douaniers avaient découvert plus d’une tonne de cannabis dans un camion en 2018, à Fabrègues (Hérault). Mais ils n’ont pas respecté les règles lors de la fouille et la procédure judiciaire a été annulée. Photo d’illustration. | DAVID ADEMAS / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Une enquête sur un important trafic de drogue a été réduite à néant, ou presque, par le non-respect des règles lors de la fouille d’un camion par les douaniers. Les juges de la chambre de l’instruction ont rendu un arrêt annulant la quasi-intégralité de la procédure judiciaire, révèle Midi Libre.

Plus d’une tonne de cannabis dans le camion

Les faits remontent au 14 août 2018. Ce jour-là, les douaniers ont repéré un camion suspect sur l’aire de repos de Fabrègues (Hérault). À l’intérieur, ils ont découvert 1 210 kg de cannabis, cachés sous des palettes de céramique.

Le chauffeur et son passager avaient réussi à prendre la fuite, indique France Bleu Hérault. Mais, trois ans plus tard, les enquêteurs l’avaient interpellé en Roumanie, ainsi que deux autres suspects en Espagne.

Une fouille sans aucun témoin

Une belle affaire donc jusqu’à ce que les avocats du chauffeur du camion contestent la procédure en soulignant que les douaniers avaient inspecté le camion sans le chauffeur ni aucun témoin. Une pratique censurée récemment par la cour de Cassation, puis par le Conseil Constitutionnel, le 22 septembre 2022, rappelle Midi Libre.

« Il n’y avait aucune garantie pour le justiciable. C’était clairement dérogatoire au droit commun. Pour fouiller, il faut un OPJ, le conducteur ou sinon deux témoins neutres », a rappelé l’un des avocats du chauffeur. Les trois suspects, déjà remis en liberté après quatre mois de détention provisoire, ne seront donc jamais jugés.

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DROGUE : QUELLES SONT LES SUBSTANCES LES PLUS NOCIVES POUR L’HOMME ?

Un consommateur de crack, dans le quartier de Stalingrad, à Paris, en 2020. [JOEL SAGET / AFP]

Par CNEWS

Publié le 09/03/2023 à 15:02 –

Qu’elle soit consommée de manière récréative ou en réaction à un état dépressif, la drogue entraîne son lot de conséquences sur le cerveau et les organes. Voici cinq des substances les plus nocives pour l’homme.

Des effets pouvant être dévastateurs pour l’organisme. La drogue, ce «produit susceptible d’entraîner une dépendance physique et/ou psychique», comme l’indique le site gouvernemental drogues.gouv.fr, peut être dangereuse pour l’homme.

La revue médicale suisse a récemment publié son classement des substances les plus nocives, s’accordant avec plusieurs autres études publiées dans le passé.

HÉROÏNE 

L’héroïne, un opioïde hémisynthétique, est «fabriquée à partir de morphine traitée chimiquement», explique le Center for Addiction and Mental Health. Sa consommation peut s’effectuer de plusieurs manières, que ce soit en injection intraveineuse, par voie nasale ou encore fumée. Selon le docteur Hervé Gourlain, du service toxicologique de l’hôpital Lariboisière à Paris, «les effets ne sont pas les mêmes selon les différents modes de consommation». 

Les principaux risques liés à la consommation d’héroïne sont l’overdose, la transmission de maladies (VIH, hépatites B et C) en cas de partage des seringues entre plusieurs toxicomanes, et une diminution importante de la respiration, indique Santé publique France. D’après les données du Rapport européen sur les drogues publié en 2021 par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, le taux de mortalité due aux surdoses dans l’Union européenne était estimé à 14,8 décès par million d’habitants, âgés de 15 à 64 ans, dont 76% liées à l’héroïne, en 2019. 

Dans leur présentation du bilan sur la lutte contre les drogues, le 1er mars, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti ont annoncé une hausse considérable des saisies d’héroïne sur le sol français, entre 2022 et 2021. Plus d’1,4 tonne d’héroïne a été saisie l’an dernier, soit plus de 8% de plus qu’en 2021, ont précisé les deux ministres. 

CRACK 

Le crack est un dérivé très addictif de la cocaïne, principalement issu de la fabrication artisanale par les narcotrafiquants, qui s’est fait connaître au début des années 1980 aux Etats-Unis. 

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Consommée par inhalation à l’aide d’une pipe, mais surtout en injection intraveineuse, cette drogue très puissante engendre notamment des convulsions, et dans les cas les plus graves des AVC, en cas de surdose. Mais la principale séquelle constatée chez les consommateurs de crack reste d’ordre psychiatrique. 

«La difficulté, c’est que le crack est extrêmement addictif, et ce, dès la première prise par le consommateur», confie le docteur en toxicologie Hervé Gourlain. 

Une étude réalisée par l’Université fédérale de Sao Paulo (Unifesp) publiée en 2012 expliquait que le Brésil était le pays comprenant le plus de consommateurs de crack au monde. Pas moins d’un million de personnes prendraient régulièrement cette drogue, selon le rapport. 

COCAÏNE

La cocaïne est actuellement l’une des drogues les plus consommée en Europe, bien qu’elle reste loin derrière le cannabis. Selon le rapport européen sur les drogues rendu public en 2021, 3,5 millions de personnes ont consommé de la poudre blanche sur l’année 2021, au sein de l’Union européenne. Un chiffre qui grimpe à 13,8 millions de personnes, (âgées de 15 à 64 ans) toutes périodes confondues. 

A titre de comparaison, le cannabis a été consommé par 22 millions de personnes au sein de l’Union européenne, en 2021, alors que plusieurs pays tels que la Hollande, la Suisse où la Belgique ont des politiques moins répressives sur la consommation, à l’inverse de la France où la consommation reste parfaitement interdite

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Prise en inhalation dans la grande majorité, la cocaïne (mélange de la poudre de coca et d’autres substances chimiques néfastes comme l’éther éthylique, acide chlorhydrique avant d’être coupée avec du sucre) affecte le cerveau du consommateur. Selon Santé publique France, cette drogue entraîne «un surrégime» de l’activité cérébrale, qui simule une «absence de fatigue, augmente l’impression d’être vif, et donne une sensation de force», chez le consommateur. 

En définitive, la prise de cette substance peut engendrer des problèmes respiratoires, cardiovasculaires et même psychiatriques, voire des overdoses «en cas d’association avec d’autres produits tels que l’alcool», explique le docteur Hervé Gourlain.

La cocaïne, souvent en présence d’autres opioïdes, a été responsable de la mort de 110 personnes en France, sur l’année 2019, selon les données de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, peut-on lire sur le site de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). 

ALCOOL

Si l’alcool n’est pas la première substance à laquelle on pense immédiatement lorsque l’on évoque le sujet de la drogue, c’est bel et bien l’une des plus dévastatrices chez l’Homme. En effet, la présence d’éthanol, obtenue après la distillation ou la fermentation de fruits, dans une boisson alcoolisée engendre de fortes réactions. 

Il est un agent psychotrope mais aussi un neurodépresseur, qui une fois ingéré rend euphorique, puis passe dans le système sanguin. 

Selon les chiffres de Santé publique France, 41.000 personnes sont mortes à cause de l’alcool en 2015 dans l’Hexagone, avec 30.000 décès chez les hommes et 11.000 pour les femmes. L’Agence nationale de santé publique explique que «même sans être un grand consommateur d’alcool», on s’expose à des risques de «cancer, des maladies cardiovasculaires, ainsi que des troubles psychiques et du système nerveux». 

En 2010, une étude publiée par la revue scientifique britannique The Lancet avait déjà alerté sur les dangers de l’alcool au Royaume-Uni, décrit comme étant «étant plus nocif que l’héroïne et le crack», après analyses. 

NICOTINE

Le tabac reste un fléau. En vente libre dans la majeure partie des pays du globe, la cigarette renferme la substance à l’origine de l’addiction du fumeur, la nicotine. 

Cet alcaloïde toxique issu du tabac est un agent psychotrope, qui menace la santé de plus d’1,30 milliard de fumeurs à travers le monde, selon les chiffres de 2022 de l’Organisation mondiale de la Santé

Selon l’instance mondiale, le tabac sera responsable de la mort de 8 millions de personnes d’ici à 2030, notamment à la suite de cancers. Comme écrit sur les paquets de cigarettes, «fumer provoque des AVC, des handicaps et reste très néfaste pour l’enfant à naître» si la femme enceinte continue de fumer durant la grossesse. 

Le cannabis est la substance illicite la plus consommée en France

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«Il reste encore un long chemin à parcourir, et les sociétés productrices de tabac tenteront toujours par tous les moyens de défendre les immenses profits qu’elles accumulent en distribuant leurs marchandises meurtrières. Nous invitons tous les pays à utiliser au mieux les différents outils efficaces à leur disposition pour aider les gens à se sevrer du tabac, et ainsi sauver des vies», a expliqué le Tedros Adhanom Ghebreyesus, patron de l’Organisation mondiale de la Santé. 

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Cannabiz’ness

Le lobby de l’alcool

« Si les cigarettiers se saisissent de toutes les opportunités, les alcooliers avaient ouvert la voie.

Le propriétaire de la bière Coronale groupe américain de spiritueux Constellation Brands [Dont les premiers actionnaires s’appellent également Vanguard, Capital Group, State Street et BlackRock], avait fait sensation en 2018 en déboursant près de 4 milliards de dollars pour monter au capital de la société canadienne Canopy Growth [Une entreprise canadienne spécialisée dans la production et la distribution de cannabis à usage médical qui a vu son bénéfice exploser de 660 % en 2017.] et en détenir 38 %.

Il a été suivi par le géant de la bière AB Inbev (Budweiser, Stella Artois…) qui a dévoilé son partenariat avec Tilray. [Coopération rompue par la suite. Pour l’origine de la firme, voire notre section sur Peter Thiel. En 2018, Tilray a signé un accord de coopération avec le géant pharmaceutique NOVARTIS.]

L’entreprise britannique DIAGEO (Bailey’s, Johnnie Walker, Smirnoff, Guinness…) a fait état de ses démarches pour entrer sur le marché des boissons faites à partir de cannabis. L’entreprise aurait rencontré au moins trois sociétés canadiennes de cannabis pour discuter de la possibilité de créer de nouvelles boissons infusées. Heineken a lancé une bière infusée au cannabis pour l’instant commercialisée uniquement aux Etats-Unis.

Bien que Pernod Ricard n’ait pas l’intention de s’impliquer dès aujourd’hui dans le cannabis, le géant français surveille les évolutions du marché : ‘Nous regardons de près ce marché. Même si, à ce stade, il est encore difficile de se prononcer. Mais il y a une vraie question à se poser’, déclare Alexandre Ricard, PDG de l’entreprise.

Tout comme les cigarettiers, les alcooliers avancent leurs pions pour être dans la meilleure position possible lors de l’ouverture du marché du cannabis récréatif, ouverture qu’ils considèrent comme inévitable ». [1]

Le problème cependant, pessimisme culturel oblige, c’est que les auteurs de Décryptages finissent, hélas, par plaider pour la légalisation, car « Rien ne serait plus dommageable pour la santé publique que de laisser les acteurs économiques décider seuls du cadre de la commercialisation du cannabis. Si les acteurs de l’addictologie et de la santé publique sont unanimement en faveur de la légalisation du produit – les inconvénients de la prohibition étant bien supérieurs aux prétendus bénéfices d’une répression en réalité inefficace sinon inopérante –, il importe de ne pas être naïfs par rapport aux grandes manœuvres d’acteurs économiques, notamment les cigarettiers et les alcooliers, dont les pratiques ne sont pas marquées par le souci évident et premier de protéger notre santé ».

Par conséquent, « Les autorités de santé et les acteurs de santé publique doivent se préparer concrètement à répondre sur tous les plans pour proposer les conditions concrètes de la légalisation du cannabis afin d’éviter qu’elles ne soient définies selon des logiques uniquement économiques ».

 Conclusion

Emmanuel Macron devra donc trancher. Où il continuera à se plier aux caprices de ses amis banquiers d’affaires et autres gestionnaires d’actifs pour qui la légalisation du cannabis est désormais impérative, ou il transforme simplement les paroles qui sortent de sa bouche en action, notamment lors de son entretien au Figaro en avril 2021 où il reconnaissait que les trafics de stupéfiants « explosent » et « forment la matrice économique de la violence dans notre pays ». « Les éradiquer par tous les moyens est devenu la mère des batailles, puisque la drogue innerve certains réseaux séparatistes mais aussi la délinquance du quotidien, y compris dans les petites villes épargnées jusqu’ici. Ne laisser aucun répit aux trafiquants de drogue, c’est faire reculer la délinquance partout », avait-il souligné. « À l’inverse de ceux qui prônent la dépénalisation généralisée, je pense que les stups ont besoin d’un coup de frein, pas d’un coup de publicité. Dire que le haschich est innocent est plus qu’un mensonge ».

Au boulot donc M le Président, car l’histoire jugera vos actes, pas vos belles paroles.

Source : Source : Karel Vereycken

Drogues : quels sont les moyens de prévention mis en œuvre par le gouvernement ?

Drogues : quels sont les moyens de prévention mis en œuvre par le gouvernement ?

La MILDECA a pour mission de lutter contre toutes les addictions. © Thierry LINDAUER

L’affaire Palmade a mis sur le devant de la scène la problématique de la drogue en France. La MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) supervise la prévention des toxicomanies. Entretien avec son président, le docteur Nicolas Prisse.

 Quelle est la situation en termes d’addictions et notamment auprès des jeunes ?
« D’après des enquêtes de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, l’usage de cannabis est en net recul : 9,1 % des élèves de 3e l’ont expérimenté en 2021, soit presque trois fois moins qu’en 2010 (23,9 %). En ce qui concerne la cocaïne, il n’y a pas de nouveaux chiffres comparatifs pour l’instant (les derniers datent de 2017, ndlr), mais il faut noter que 2,7 % des jeunes de 17 ans ont expérimenté la cocaïne en 2017. Chez les 18-64 ans, 5,6 % l’ont expérimenté et 1,6 % sont des usagers dans l’année. La consommation de ce type de drogue, qui est nul doute en augmentation, n’est pas inéluctable, mais l’affaire est sérieuse. » 

Pêche miraculeuse de plus de deux tonnes de cocaïne sur une plage de la Manche

Quelles sont les solutions apportées par le gouvernement ?
« Nous mettons en place des actions dont la stratégie est d’éviter tous les types d’addiction, sans cibler une drogue en particulier. Nous réalisons des programmes de prévention fondés sur le renforcement des compétences psychosociales au sein des établissements scolaires. L’idée est que les jeunes se sentent mieux avec eux-mêmes, mieux avec les autres et avec leur environnement. Ils développent ainsi leur confiance en eux, un certain esprit critique et la capacité de dire non. Ces programmes sont adaptés en fonction de l’âge des élèves. »

Ces programmes font aussi de la prévention…
« Tout à fait, ils ont aussi pour ambition d’informer sur les dangers de la consommation de toutes les substances addictives. Par exemple, il est important de rappeler que le cannabis d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui qui circulait il y a trente ans. Il est 3 à 4 fois plus concentré et il génère des troubles graves. Il peut engendrer des répercussions sur les cerveaux des adolescents qui sont en construction. »

Quelles sont les mesures pour lutter spécifiquement contre la cocaïne ?
« Il y a tout d’abord l’action du gouvernement avec la lutte contre tous les trafics. Nous n’avons jamais saisi autant de cocaïne ces derniers temps. Même si la production et la circulation de ce stupéfiant ont augmenté, le travail des forces de l’ordre est encore plus efficace. Ensuite, nous avons choisi une communication ciblée auprès de groupes à risque.

Nous avons élaboré un partenariat avec des lycées professionnels de la restauration. Le dispositif ESPER a aussi été lancé auprès d’entreprises, organisations, associations (etc.) afin de lutter contre les conduites addictives en milieu professionnel et de sensibiliser les employeurs sur les risques psycho-sociaux et le bien-être au travail. Nous collaborons également avec le collège de médecine générale et d’autres professionnels de santé afin que chacun puisse agir en conséquence. » 

Photo d’illustration SALESSE Florian  

Plus de 156 tonnes de drogues saisies en 2022, dont 27 tonnes de cocaïne : « La mère de toutes les batailles »

Marie Jauffret-Roustide : « Prévenir et moins moraliser les consommateurs »

Marie Jauffret-Roustide est sociologue, chercheuse à l’INSERM et spécialiste de la politique de lutte contre les drogues.

 » Notre pays est le 2e d’Europe sur 34, où l’on consomme le plus de cannabis, alors même que nous avons une des politiques les plus répressives du continent. Cela montre que la répression ne marche pas, c’est contre productif. Pour exemple, au Portugal, qui a dépénalisé l’usage de toutes les drogues en 2001, on constate qu’il y a trois fois moins de consommateurs de cannabis que dans l’Hexagone, d’après l’Observatoire européen des drogues « , détaille Marie Jauffret-Roustide.

Cette sociologue souligne qu’en France, les consommateurs sont stigmatisés et accusés d’être à l’origine de nombreux maux alors qu’il serait plus utile de les sensibiliser sur les risques sanitaires encourus en consommant ce type de substance. « Il faudrait une approche moins moralisatrice. Prenez l’exemple du tabac. Il n’est pas interdit, mais sa vente est encadrée par la loi avec une prévention prononcée comme les images chocs sur les paquets de cigarettes. Du fait qu’il ne soit pas prohibé, il est aussi moins tabou d’en parler, notamment pour les jeunes avec leurs parents. »

L’exemple du Canada

En octobre 2018, le Canada a créé un cadre juridique strict pour contrôler la production, la distribution, la vente et la possession de cannabis.
 » Sa consommation est interdite aux moins de 21 ans et la vente de ce produit à des mineurs est fortement réprimée par la loi, plus qu’en France. L’idée est de punir le trafic et non les consommateurs. La vente est contrôlée par le pays et l’argent collecté est réinvesti dans la prévention et la prise en charge des personnes au comportement addictif.  » 

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La sociologue rappelle également que si les drogues doivent être une préoccupation majeure, il est nécessaire d’êtres très vigilant sur d’autres substances comme l’alcool. Elle précise qu’ »un jeune sur 2 de 17 ans a connu au moins une alcoolisation ponctuelle importante dans le mois d’après l’OFDT. « 

Stéphanie Merzet 

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Le cannabiz’ness

Alcooliers et cigarettiers, un fric de dingue

La cigarette accueillant le joint de marijuana sur son manège : « Il est grand temps que tu me re-joint »

Absente de la grande presse, la vaste offensive des producteurs (avant tout américain) d’alcool et de tabac vise à affaiblir et abolir au niveau mondial cette horrible « prohibition » anti-drogue.

Cette prohibition règne évidemment avant tout dans les pays autocratiques, en particulier dans les pays membres des BRICS qui ne cessent de faire reculer la pauvreté en produisant de la nourriture et des biens industriels. Et là, où la « démocratie occidentale » l’emporte, soudainement l’engouement pour la drogue s’envole. Chacun ses valeurs, n’est-ce pas…En bleu, les pays qui légalisent le cannabis. En jaune ceux qui le légalisent pour usage thérapeutique. en rouge, les pays ou cela reste interdit. En Rose, pays où existe une certaine tolérance.

Suite aux pertes subies sur le recul de la consommation de l’alcool et du tabac, ils ont misé gros sur le « marché émergent » du cannabis où ils comptent se refaire une santé (financière) au détriment de celle de nos enfants.

Un article paru le 4 avril 2022 dans Open Secrets sur les activités de lobbying de l’industrie de la drogue rapporte :

Le géant des boissons (40 milliards de dollars) Constellation Brands [dont les principaux actionnaires sont les grands gestionnaires d’actifs Vanguard, Capital Group, State Street et BlackRock], a dépensé $240 000 en lobbying pour la légalisation de la marijuana. La société détient une participation de 36 % dans Canopy Growth Corp, qui a engagé deux lobbyistes pour un montant de $650 000, et a dépensé $180 000 pour engager K&L Gates, pour promouvoir la légalisation du cannabis au niveau fédéral. Sur son site Internet, Canopy se présente comme ‘une société de cannabis de premier plan au niveau mondial, dont l’objectif est de libérer le pouvoir du cannabis pour améliorer les vies’.

En 2021, poursuit Open Secrets« les sociétés de tabac British American Tobacco et Altria Group ont dépensé près de $2,1 millions et $6,6 millions en lobbying, notamment pour la loi MORE (Marijuana Opportunity Reinvestment and Expungement) ».

Voyant passer la moitié des Etats américains à une forme de dépénalisation de fait, le géant Amazon.com, le 25 janvier 2022, s’est déclaré en faveur de la loi MORE et souhaite travailler avec tout ceux qui y sont favorables : « Nous sommes enthousiasmés par l’élan notable dans le pays pour reconnaître que le statu quo actuel est injuste et intenable. Nous sommes impatients de travailler avec le Congrès et d’autres partisans pour obtenir la réforme nécessaire des lois nationales sur le cannabis ».

 Philip Morris, Altria, Marloboro et InBev

A propos de cette métamorphose du lobby de l’alcool et du tabac en lobby du cannabis, un article de Forbes intitulé « How Tobacco Giant Altria Is Becoming A Cannabis Company » (Comment le géant du tabac Altria devient une entreprise de cannabis) avait déjà tiré la sonnette d’alarme en février 2021.

Derrière le nom sympathique Altria (acronyme qui résonne comme le mot altruisme) se cache depuis 2003 le fabricant américain des cigarettes Philip Morris et Marlboro, avec près de 23 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le plus grand cigarettier du monde. Altria détient également une participation de 10 % dans le géant mondial de la bière Anheuser-Busch InBev.

Les principaux actionnaires d’Altria sont une fois de plus les géants de la gestion d’actifs : Capital Group (14,75%), Vanguard Group (7,89%), State Street (3,78%) et BlackRock (2,16%). Ils sont connus comme The Big Three et « chassent en meute ».

Cet oligopole, en détenant entre 15 à 20 % des principales entreprises cotées à la bourse de New York et de Paris, tient la haute main sur le complexe militaro-industriel, les grandes banques, les agences de notation, la grande distribution, les médias, etc. Hier, ils nous ont inventé la « Finance Verte », mais tout comme la Mocro-mafia aux Pays-Bas en bas de l’échelle, ils semblent avant tout accros aux gros rendements financiers.

En avril 2019, le site financier The Motley Fool annonçait : « L’industrie de la marijuana est pleine d’enthousiasme, et la performance récente des actions de cannabis le prouve. Jusqu’à mercredi dernier, le 20 mars, l’ETF Horizons Marijuana Life Sciences, le tout premier fonds négocié en bourse (tracker) spécialisé dans le cannabis, a gagné 67 % depuis le début de l’année, ce qui a fait exploser toutes les autres industries et le S&P 500 au sens large ».1970 : mémo interne du patron de Philip Morris.

Forbes note que le processus a passé un cap :

Les rumeurs d’un coup d’Etat du Big Tobacco pour s’emparer de l’industrie du cannabis ont tourbillonné pendant des années dans les cercles de la légalisation de la marijuana et de l’industrie du cannabis. Et maintenant, il semble que cela se produise, bien que lentement, au grand jour, et sous une forme similaire à d’autres techniques des grandes entreprises : acquisition, propriété intellectuelle et lobbying pour une réglementation favorable.

Dès 1970, dans un mémorandum interne sur le cannabisGeorge Weissman, président de Philip Morris, avait écrit :

Bien que je sois opposé à son utilisation, je reconnais qu’il pourrait être légalisé dans un avenir proche […] Ainsi, sous ces grands auspices, nous devrions être en mesure d’examiner : 1. Une concurrence potentielle, 2. Un produit possible, 3. Pour le moment, coopérer avec le gouvernement.

Plusieurs opérations d’Altria indiquent sa conversion en cannabusiness :

  • En 2016, Philip Morris a investi $20 millions dans Syqe Medical, une entreprise israélienne qui développe un inhalateur de cannabis médical. Il s’agissait du deuxième plus gros investissement dans le cannabis en 2016 ;
  • Altria a dépensé $1,8 milliard en décembre 2018 pour une participation de 45 % dans Cronos Group, avec $125 millions de chiffre d’affaires, l’une des premières grandes multinationales du cannabis légal basée au Canada ;
  • En février 2020, Altria a déposé deux demandes de brevet pour des dispositifs de vaporisation spécifiquement conçus pour le cannabis et a acquis une participation de 35 % dans le producteur de cigarettes électroniques Juul Labs pour $12,8 milliards le 20 décembre 2018.

Source : Karel Vereycken

Stop ou encore ? Ressaisissons-nous !

Professeur Jean Costentin

L’actualité montre que notre société est comparable à une solution de drogues à saturation ; elles cristallisent en de multiples circonstances, dont quelques une sont énumérées ici.

Six cent morts chaque année sur les routes de France sont imputables aux drogues ; le nombre des estropiés (à des degrés divers) n’étant pas communiqué, on peut l’imaginer d’un niveau au moins dix fois plus élevé !


-Le cannabis associé à l’alcool multiplie par 27 le risque d’accidents mortels de la route. 


-Chaque année, en France, soixante quinze mille morts sont imputables au tabac et 41.000 à l’alcool ; là non plus on ne s’efforce pas de dénombrer ceux qui y survivent dans un état de santé affectant leur qualité de vie.

-Les accidents professionnels liés aux toxicomanies sont sans doute nombreux, mais la médecine du travail ne semble pas soucieuse d’en établir l’origine.


-L’empreinte des drogues est avérée dans les turpitudes du sieur Palmade qui défrayent la chronique.


-Le « chemsex », se fait invasif ; des drogues (cathinones entre autres) permettent de substituer à l’étreinte amoureuse une copulation sans amour et des performances d’itération, chevauchées fantastiques, qui finiront bien un jour en une épreuve
olympique.

On exprimera cette pratique par une contrepèterie : avec le chemsex « la mer se transforme en bouse ».


-En Vendée, l’assassinat de Leslie et Kevin est en relation avec la drogue.


-S’agissant de la pyromane de la rue Erlanger à Paris, à l’origine de six morts, son avocat a rassuré la Cour en déclarant qu’elle ne fumait plus 12 joints par jour, mais deux seulement désormais .


-Le meurtre de madame Sarah Halimi portait, outre la signature de l’antisémitisme, celle du cannabis.


-Quelques uns de nos députés s’enivrent à la buvette de l’Assemblée nationale pour mieux légiférer.


-Le salon de l’agriculture devient un haut lieu d’alcoolisation.


-La consommation de cocaïne est en pleine expansion.

-Cent trente tonnes de cannabis, 30 tonnes de cocaïne ont été saisies en France, l’an passé, révélant plutôt l’importance des trafics que l’asséchement du marché.


-Deux tonnes de cocaïne s’échouent sur des plages normandes. La chanson de Brigitte Bardot devient (« Sur la plage ensoleillée, cocaïne et crustacées »).


-Des quartiers parisiens sont sinistrés par le « crack »/cocaïne base (« la colline du crack », « le stalincrack »).


-Le port du Havre est vérolé par la drogue ; il prend la voie (maritime) du port d’Anvers.


-Les règlements de compte des dealers et trafiquants de drogues, spécialement à Marseille, sont rythmés aux sons des kalachnikovs ; qui frappe par la drogue périra par la kalachnikov !


-Différents « territoires perdus de la République » ne le sont pas pour les trafiquants de drogues.

-Dans le critérium Européen des toxicomanies, la France est championne absolue de la consommation du cannabis, avec 1.500.000 usagers réguliers ; elle est aussi dans le peloton de tête de la consommation d’alcool, avec 4.500.000 sujets alcoolo-dépendants.


-A l’instigation de O. Véran (avant qu’il soit ministre, de la Santé S.V.P.) s’est constituée une mission parlementaire visant à permettre la légalisation du cannabis à des fins « thérapeutiques » (même si l’académie de Médecine estime que le cannabis est
« un faux médicament et une vraie drogue
 ») et « à des fins récréatives » (malversation langagière qui remplace ce qu’il faudrait exprimer « à des fins toxicomaniaques ».


-Des maires LR (Reims, Charleville Mézière) un député (7 ième circonscription de l’Essonne) primitivement LR, mais devenu macroniste, une autre (2 ième circonscription du Loiret) prônent avec véhémence la légalisation du cannabis.


-Des addictologues à contre-emploi, impuissants à traiter les victimes du cannabis, militent pour sa légalisation.


-Un hebdomadaire, « Valeurs Actuelles », mobilisé contre les errements et les déviances de notre société, réussit ce tour de force de n’avoir jamais parlé des drogues et des toxicomanies depuis plus de 5 ans.


-L’Education nationale se désintéresse complètement de la prévention des toxicomanies, se gardant d’informer les élèves des méfaits des drogues. L’intoxication de notre jeunesse lui explosant à la figure, elle croit nous rassurer en déclarant qu’elle
expérimente (encore) les méthodes les plus appropriées pour lui en parler. Avec un sens aigu du contournement, elle teste une approche qu’elle désigne d’un terme anglais ; « unplugged » (relation avec le plug anal érigé place Vendôme ?, qui, défrayant la chronique, fut par un heureux sabotage, débranché (unplugged) !


-Des médias déclarent que le Grand duché du Luxembourg ainsi que l’Allemagne vont légaliser le cannabis, en se gardant d’indiquer que pour ce faire il leur faudra l’aval de l’Union européenne (ce qui est loin d’être acquis).

Ces médias et/ou d’autres annoncent que le Canada autorise la vente libre de la cocaïne ; alors que le premier ministre Trudeau, pourtant très permissif, le dément. Forcer les réticences par des informations fantasmées est une des « manipes » habituelles de ces déformateurs patentés qui, comble d’infamie, se présentent comme dénonciateurs de « fake news ».


-Le Conseil économique social et environnemental (CESE), complètement en dehors de son expertise, fait tenir son stylo par des idéologues très marqués politiquement, pour recommander la légalisation du cannabis.


-Le Conseil constitutionnel abroge une disposition réglementaire qui autorisait les douanes à fouiller les véhicules et bagages des sujets suspects de trafics, privant les « gabelous » d’un moyen majeur de lutte contre les trafics de drogues.


Bien que très incomplet, arrêtons là cet inventaire à la Prévert. Le ministre de lntérieur, monsieur G. Darmanin, exprime un engagement résolu contre les drogues, les trafiquants et les dealers.

C’est maintenant qu’il faut agir avant qu’ils engloutissent notre Société. Une même volonté devrait animer le ministre de la
Justice, celui de l’Education nationale, celui de l’Economie, celui de la Jeunesse et des Sports, celui de la Santé, celui de la Culture et d’autres ministères encore…

C’était l’objectif affiché de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et Conduites Addictives (MILDECA), qui fut dévoyée par trois sur quatre de ses présidents précédents. Elle est actuellement en phase de ressaisissement. Les moyens qui lui sont alloués devraient être décuplés tandis que la lutte contre les drogues et toxicomanies devrait être érigée en une grands cause nationale.

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