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avril 2023

Dépénalisation de la drogue : le fiasco de l’Oregon

La dépénalisation de la drogue décidée par l’Oregon n’a pas été le succès escompté: les overdoses ont doublé car les incitations à se désintoxiquer ont disparu. Retour sur un fiasco.  

Des photos de victimes du fentanyl au siège de la Drug Enforcement Admnistration (DEA). La possession de cette drogue, l’une des plus consommées aux Etats-Unis, n’expose plus à une condamnation en justice dans l’Oregon. 

« Nous sommes connus pour nos microbrasseries et la marijuana – et maintenant pour le fentanyl et les tentes de sans-abri « , déplore Tony Vezina qui dirige 4D Recovery, un organisme de traitement de l’addiction. Tout en parcourant en voiture le centre historique de Portland, il montre des junkies fumant du fentanyl dans du papier d’aluminium.

Depuis que l’Oregon a décriminalisé la possession de petites quantités de drogue, en transporter sur soi ne vous expose généralement à aucun ennui sérieux. Désormais, au lieu d’être arrêtées, les personnes trouvées en possession de substances telles que le fentanyl, l’héroïne, la métamphétamine ou le LSD, sont condamnées à un procès-verbal et à une amende qui peut aller jusqu’à 100 dollars, mais qui est annulée si la personne appelle une hotline et accepte de subir une évaluation sanitaire.

58% des habitants approuvaient la décriminalisation

Autrefois l’Oregon était classé parmi les Etats américains connaissant le plus fort taux d’addiction aux drogues illicites, et parmi les plus mal lotis en matière d’accès aux traitements. Recourir au système de justice criminelle pour traiter l’addiction « a été un échec lamentable », rappelle le district attorney de Multnomah County Mike Schmidt qui, après avoir poursuivi pendant des années les utilisateurs, a fait campagne pour la décriminalisation. « Les gens souffrant d’addiction ont besoin d’aide, pas de sanctions judiciaires », proclamaient les flyers de la campagne. Les habitants ont approuvé la décriminalisation à 58%.

Doublement des morts par overdose

Mais depuis que la mesure est entrée en vigueur en février 2021, l’aide n’a pas été facile à trouver. Alors que la pandémie a généré une augmentation de la consommation de drogue dans tout le pays, les morts par overdose ont quasiment doublé en Oregon entre 2019 et 2021, tandis qu’elles n’augmentaient que de 50% au niveau national.

Inciter les gens à suivre un traitement par de simples procès-verbaux ne marche pas, souligne Keith Humphreys de l’université Stanford. Sans une pression sur les consommateurs, dit-il, « il n’existe aucun mécanisme pour les inciter à changer de comportement ». 

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Plus rien n’incite vraiment les drogués à se désintoxiquer 

Sur les 4.000 personnes ayant fait l’objet d’un procès-verbal au cours des deux années d’application de la nouvelle loi, moins de 200 personnes ont appelé la hotline, et moins d’une quarantaine se sont déclarées intéressées par un traitement. La district-attorney de Marion County, Paige Clarkson, rappelle que la répression était un moyen de pousser les gens à se traiter, et que la décriminalisation « nous a totalement privés de cet outil ».

Les partisans de la politique adoptée en Oregon espèrent que les mentors que peuvent devenir les anciens drogués sauront encourager les gens à entrer volontairement en traitement. Mais les financements nécessaires se faisant attendre, les capacités de traitement de l’Etat restent cruellement insuffisantes. Les candidats attendent parfois plus de trois mois avant d’être admis dans un programme. Il faudrait augmenter de 60% les capacités d’accueil.

D’autres Etats envisagent la décriminalisation 

L’Oregon est le seul Etat à avoir tenté la décriminalisation. Mais ses mauvais résultats ne devraient pas décourager les autres Etats de s’y essayer. Des projets de loi décriminalisant la possession ont été présentés dans neuf Etats, dont le Massachusetts et les Etats de New York et Washington. Au Canada, la Colombie britannique a dévoilé son propre projet pilote de décriminalisation.

Ses plus chauds partisans font valoir que la décriminalisation a déjà généré des avantages pour l’Oregon, estimant que 7.000 personnes de moins ont été arrêtées, et qu’il faudra un peu de temps avant que les autres bénéfices se fasse sentir. Pourtant, certains ont déjà changé d’avis. Mingus Mapp, conseiller municipal de Portland, était partisan de la décriminalisation.

Aujourd’hui il est dubitatif, notamment à l’égard de ceux qui recommandent la patience. « Vous n’avez qu’à regarder ce qui se passe sur nos trottoirs, dit-il, nous n’avons plus de temps à perdre. » Il regrette que l’Oregon ait démantelé un système de lutte contre l’addiction sans avoir rien prévu pour le remplacer.

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Alcool: Signes et symptômes d’une maladie alcoolique du foie

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Cet article explore les signes et symptômes précoces de la maladie alcoolique du foie, ses stades, ses causes, ses facteurs de risque,

Marie Desangeil

 Photo Freepik

La maladie alcoolique du foie résulte d’une surconsommation d’alcool, qui endommage le foie et entraîne une accumulation de graisses, une inflammation et des cicatrices. Le foie est l’un des organes les plus complexes du corps humain, avec plus de 500 fonctions. Celles-ci comprennent :

– filtrer les toxines du sang
– le stockage de l’énergie
– la fabrication d’hormones et de protéines
– la régulation du cholestérol et de la glycémie

Cet article explore les signes et symptômes précoces de la maladie alcoolique du foie, ses stades, ses causes, ses facteurs de risque, ses traitements et sa prévention.

Les stades de la maladie alcoolique du foie

La maladie alcoolique du foie comporte quatre stades principaux :

la stéatose hépatique alcoolique
l’hépatite alcoolique
fibrose
cirrhose

Les lésions hépatiques peuvent affecter l’ensemble de l’organisme. Une fois que les dommages commencent, ils peuvent mettre longtemps à se manifester, car le foie est généralement très efficace pour se régénérer et se réparer. Souvent, au moment où les médecins détectent les dommages, ceux-ci sont irréversibles.

Signes et symptômes d’une maladie alcoolique du foie

Les premiers signes de la maladie alcoolique du foie sont vagues et touchent plusieurs systèmes de l’organisme. En plus d’un sentiment général de malaise, les signes peuvent inclure les éléments suivants :

– des douleurs dans l’abdomen
– des nausées et des vomissements
– diarrhée
– une diminution de l’appétit

Il peut être facile pour quelqu’un de rejeter les premiers symptômes comme étant les effets d’une gastro ou d’un malaise général. Cependant, le fait de ne pas diagnostiquer ni traiter ces symptômes, surtout si l’on continue à consommer de l’alcool, peut entraîner une progression plus rapide de la maladie du foie au fil du temps.

La stéatose hépatique alcoolique

La consommation d’une grande quantité d’alcool peut entraîner l’accumulation d’acides gras dans le foie. Parfois, une consommation excessive d’alcool sur une courte période, même inférieure à une semaine, peut en être la cause. Il n’y a normalement aucun symptôme, et la stéatose hépatique alcoolique est souvent réversible si la personne s’abstient de consommer de l’alcool à partir de ce moment.

Hépatite alcoolique

L’hépatite alcoolique est un syndrome grave de la maladie alcoolique du foie. L’hépatite est un terme général désignant le gonflement et l’inflammation du foie, quelle qu’en soit la cause. Si une personne continue à boire de l’alcool, cela entraînera une inflammation permanente du foie. Cela peut se produire après plusieurs années de consommation excessive d’alcool. Elle peut également survenir de manière aiguë pendant les périodes de consommation excessive d’alcool.

Les symptômes courants de l’hépatite alcoolique sont les suivants :

– la jaunisse, ou une teinte jaune du blanc des yeux et de la peau
– une hypertrophie du foie, appelée hépatomégalie
– les caractéristiques d’une réaction inflammatoire systémique comme:
– température corporelle inférieure à 36°C ou supérieure à 38°C
– fréquence cardiaque supérieure à 90 battements par minute
– fréquence respiratoire supérieure à 20 respirations par minute
– nombre de globules blancs supérieur à 12 000 ou inférieur à 4 000 par microlitre.

L’hépatite alcoolique évolue généralement vers une cirrhose si la personne continue à boire de l’alcool. L’hépatite peut guérir chez une personne qui arrête de boire de l’alcool, mais une éventuelle cirrhose ne s’inverse pas.

Fibrose

La fibrose est une accumulation de certains types de protéines dans le foie, dont le collagène. Elle est présente dans la plupart des types de maladies chroniques du foie.

Pour déterminer l’étendue de la fibrose, les médecins utilisent le système de notation Metavir sur une échelle de A0 à A3 :

A0 : aucune activité
A1 : activité légère
A2 : activité modérée
A3 : activité sévère
Les formes légères à modérées de fibrose peuvent être réversibles.

Le système Metavir évalue également le niveau de fibrose de F0 à F3 :

F0 : absence de fibrose
F1 : fibrose sans tissu cicatriciel
F2 : fibrose avec tissu cicatriciel occasionnel
F3 : cicatrice étendue mais pas de cirrhose
F4 : cirrhose

Cirrhose

La cirrhose survient lorsque le foie est enflammé depuis longtemps, ce qui entraîne des cicatrices et une perte de fonction. Cette affection peut mettre la vie en danger. Les dommages causés par la cirrhose sont irréversibles, mais une personne peut prévenir d’autres dommages en continuant à éviter l’alcool. L’abstinence à vie peut améliorer la fonction hépatique, mais les dommages permanents et graves de la cirrhose peuvent signifier que la personne a besoin d’une greffe du foie pour survivre.Comme le foie ne traite plus correctement les toxines, la personne sera plus sensible aux médicaments et à l’alcool. La consommation d’alcool accélère la destruction du foie, réduisant la capacité du foie à compenser les dommages actuels.

Signes tardifs

Lorsque la maladie alcoolique du foie progresse, ses symptômes deviennent plus faciles à reconnaître. Les signes les plus distinctifs d’une maladie du foie à un stade avancé, comme la cirrhose ou la fibrose, sont les suivants :

un œdème, ou gonflement des membres inférieurs
– une accumulation de liquide dans l’abdomen (ascite)
– fièvre et frissons
– démangeaisons extrêmes de la peau
– ongles qui se recourbent de façon excessive (cercles)
– une perte de poids importante
– faiblesse générale et fonte des muscles
– sang dans les vomissures et les selles
– saignements et ecchymoses plus facilement
– réactions plus sensibles à l’alcool et aux drogues

Facteurs de risque

Plusieurs facteurs augmentent le risque de maladie alcoolique du foie. Les personnes qui boivent de la bière et de l’alcool fort sont plus susceptibles de souffrir d’une maladie du foie que celles qui consomment d’autres boissons alcoolisées, comme le vin. Les femmes sont plus sensibles aux effets négatifs de l’alcool, même à des niveaux de consommation identiques à ceux des hommes, et sont donc plus susceptibles de développer rapidement une fibrose, une inflammation et des lésions hépatiques à cause de l’alcool.

Celles qui consomment plus de deux verres par jour et les hommes qui consomment plus de trois verres par jour pendant plus de cinq ans présentent un risque accru de maladie alcoolique du foie. Les femmes qui consomment de grandes quantités d’alcool et qui ont également un excès de poids ont plus de chances de développer une maladie chronique du foie. Toutefois, l’obésité est également un facteur de risque pour les hommes.

Le fait d’avoir l’hépatite C augmente le risque, et une personne qui consomme régulièrement de l’alcool et qui a eu un quelconque type d’hépatite a plus de chances de développer une maladie du foie. Des changements génétiques peuvent affecter le risque. Si une personne subit des modifications du profil génétique de certaines enzymes essentielles au métabolisme de l’alcool, comme l’ADH, l’ALDH et le CYP4502E1, elle aura plus de chances de développer une maladie alcoolique du foie.

Traitement

La première étape du traitement de la maladie alcoolique du foie, quel que soit son niveau, consiste à éliminer l’alcool du régime alimentaire.

Abstinence

Cela peut aider à inverser certains stades précoces de la maladie du foie. Par exemple, arrêter de boire une fois que l’on a diagnostiqué une stéatose hépatique peut permettre d’inverser la maladie en 2 à 6 semaines.
Lorsqu’un médecin diagnostique une maladie alcoolique du foie, à quelque stade que ce soit, il recommande à la personne de ne jamais recommencer à boire.

Tout état qui s’est inversé réapparaîtra généralement lorsque la personne recommencera à boire. Les personnes qui boivent régulièrement plus que les limites quotidiennes d’alcool recommandées ne devraient pas arrêter de boire sans soutien médical. Le sevrage de l’alcool peut mettre la vie en danger. Les personnes doivent demander l’aide d’un professionnel de la santé pour gérer le sevrage en toute sécurité.

Thérapie

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) peuvent atténuer les symptômes de sevrage chez une personne dépendante de l’alcool. Les personnes souffrant d’une dépendance grave à l’alcool peuvent séjourner dans un établissement de réadaptation pour patients hospitalisés afin de bénéficier d’une surveillance plus étroite.

Modifications du mode de vie

Les médecins peuvent également recommander de perdre du poids et d’arrêter de fumer, car l’excès de poids et le tabagisme ont tous deux démontré un rôle dans l’aggravation de la maladie alcoolique du foie. Les médecins peuvent également recommander la prise quotidienne d’une multivitamine.

Transplantation du foie

Chez les personnes souffrant d’insuffisance hépatique, le foie cesse complètement de fonctionner. Cela peut être le résultat d’une maladie du foie à un stade avancé et signifie souvent qu’une transplantation hépatique est la seule option pour une survie prolongée. Une greffe de foie est une procédure compliquée qui dépend de la disponibilité d’un donneur. En règle générale, seules les personnes pouvant justifier d’une abstinence d’alcool d’au moins six mois avant l’intervention peuvent prétendre à une greffe. Une greffe de foie est une solution de dernier recours. Arrêter l’alcool et traiter cette maladie à un stade précoce est le meilleur moyen pour une personne d’augmenter ses chances d’inverser ou de ralentir la maladie. Les médicaments anti-rejet après la transplantation peuvent augmenter le risque d’infections graves et de certains cancers.

Prévention

Pour prévenir la maladie alcoolique du foie et d’autres affections liées à la consommation d’alcool, les médecins conseillent une consommation modérée d’alcool: « un verre par jour » pour les femmes, et « deux verres par jour » pour les hommes, et ce uniquement à partir de 21 ans. On définit généralement la consommation excessive d’alcool comme étant la consommation de cinq boissons alcoolisées ou plus pour les hommes ou de quatre boissons alcoolisées ou plus pour les femmes lors de la même occasion, pendant au moins un jour au cours du dernier mois.

Perspectives

L’espérance de vie d’une personne atteinte d’une maladie alcoolique du foie diminue considérablement à mesure que la maladie progresse. En moyenne, 1 personne sur 3 au stade le plus avancé de la maladie du foie et de la cirrhose est encore en vie après 2 ans.

Lorsque le corps peut compenser et gérer la cirrhose, l’espérance de vie typique est de 6 à 12 ans. Les personnes atteintes de maladies moins graves survivront plus longtemps si elles s’abstiennent de consommer de l’alcool. Ne pas fumer et contrôler son poids sont des changements de mode de vie importants que les gens peuvent faire pour réduire davantage le risque.

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La publicité évolue !

et dans les années 60, au service militaire, l’état donnait 1 cartouche de cigarette par semaine car il fallait être un fumeur « pour être un homme »

Le combat contre le fentanyl doit être mondial comme le Covid-19, selon les Etats-Unis

Publié le : 15/04/2023 exico (AFP) – 

Le combat contre le fentanyl doit être mondial, comme la lutte contre le Covid-19, a insisté samedi l’ambassadeur des Etats-Unis au Mexique au sujet de cette drogue de synthèse qui tue des milliers d’Américains avec des composants chimiques venus de Chine via le Mexique.

« Le monde doit s’unir, il ne s’agit plus seulement du Mexique et des Etats-Unis. Les gouvernements d’Europe sont en train de voir ce qui se passe avec le fentanyl », a déclaré Ken Salazar à la presse.

L’homme de confiance du président Biden a qualifié d’historique » la réunion bilatérale jeudi à Washington portant sur la lutte contre le trafic de drogue du Mexique vers les Etats-Unis, et le trafic d’armes en sens inverse.

A l’issue de cette réunion, les autorités américaines ont annoncé vendredi des sanctions contre des réseaux impliquant la Chine dans le trafic de fentanyl.

Deux entreprises chinoises, accusées de fournir au cartel des composés chimiques, sont ciblées par des sanctions du ministère du Trésor.

Le département de la Justice a également inculpé 28 personnes, dont quatre enfants du narcotrafiquant mexicain Joaquín « El Chapo » Guzmán, qui purge une peine de prison à vie dans une prison du Colorado.

Un des trois fils Guzmán, Ovidio, a été arrêté le 5 janvier au Mexique dans une opération qui a provoqué la mort de 29 personnes (10 militaires et 19 délinquants présumés). Les Etats-Unis ont demandé son extradition dès février.

D’autres personnes ont été arrêtées en Colombie, en Grèce, au Guatemala et aux Etats-Unis, a déclaré la directrice de l’agence américaine anti-drogue (DEA), Anne Milgram.

Le 6 avril, Pékin a nié l’existence d’un « trafic illégal de fentanyl entre la Chine et le Mexique ».

« Les Etats-Unis devraient faire face à leur propre problème et prendre des mesures pour (…) réduire la demande », avait déclaré la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning.

Elle était interrogée sur une lettre du président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador à son homologue chinois Xi Jinping lui demandant de l’aide dans la lutte contre le trafic de fentanyl entre la Chine et le Mexique.

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Le HHC : ce dérivé du cannabis vendu légalement en France

Par Jeanne Sénéchal

ENQUÊTE – En consommant du HHC, plusieurs consommateurs expliquent avoir ressenti des effets similaires au cannabis. Pourtant, ce produit est vendu légalement en France. Que contient-il et pourquoi n’est-il pas classé comme stupéfiant ?

Lorsque Lucas s’est rendu dans son magasin habituel de CBD il y a deux mois, il s’est aperçu qu’un nouveau produit était en vente : le HHC. «Effet défonce garantie», lui lance alors le tenancier du shop. Curieux, Lucas achète un peu de ce produit et décide d’en fumer le soir venu. Et là, surprise : il ressent les effets qu’ils connaissaient lorsqu’il fumait du cannabis. Le lendemain, il retourne au magasin et demande au commerçant comment ce type de produit peut être légal : «Tout est légal avant d’être illégal», lui répond-il, un sourire en coin. Il n’a pas tort : ce produit, qui imite pourtant les effets de la principale molécule active du cannabis, le THC, n’est pas classé comme stupéfiant en France. Ce qui laisse place à de nombreuses interrogations.

Sur le papier, le HHC est l’acronyme de hydrocannabinol, une molécule fabriquée chimiquement proche du THC. Elle aussi existe dans le cannabis naturel, mais en toute petite quantité. Elle n’est pas répertoriée comme produit stupéfiant et est vendue dans les magasins de CBD, en toute légalité, pour un prix de 11 euros le gramme environ, contre 6 à 10 euros pour du CBD et 10 à 14 euros pour du THC vendu illégalement. Le HHC peut prendre la forme d’herbe, d’huile, de tisane, de gelée et autre. Mais à la différence du CBD, les effets sont bien plus importants.

Qu’est-ce que le HHC, ce dérivé du cannabis vendu légalement en France ?

https://imasdk.googleapis.com/js/core/bridge3.568.1_fr.html#goog_1976958234

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Des effets semblables au THC

Maxime consommait du cannabis depuis l’âge de ses 16 ans. En 2021, il décide de tout arrêter et tente de se mettre au CBD. «Mais les effets quasi-inexistants ne m’ont pas vraiment séduit», raconte-t-il. Comme Lucas, il tombe il y a peu de temps dans son magasin de CBD sur du HHC en résine, comme du shit. Et là, stupéfaction également : il ressent presque les mêmes effets que le THC : la défonce, mais sans être mal le lendemain matin ; la sédation, mais sans devenir paranoïaque. Depuis, il fume deux joints par soir en rentrant du travail et avant de se coucher. «C’est un entre-deux entre le CBD et le THC, mais ça se rapproche vraiment du THC», nous précise-t-il.

Bien que vendue depuis peu, cette molécule est déjà arrivée jusqu’au réseau français d’addictovigilance, dont les centres régionaux recensent les cas de complications liées à la consommation de substances psychoactives. «Nous avons reçu plusieurs alertes concernant cette molécule, notamment des personnes qui avaient acheté ce nouveau produit et qui avaient été étonnées des effets», explique Liselotte Pochard, du CEIP-Addictovigilance PACA Corse. Ils ont également retrouvé du HHC fortement dosé dans des échantillons prélevés en point de deal traditionnel. Et confirment : «Le HHC ressemble au THC, autant sur les effets psychoactifs que sur les effets indésirables, comme les céphalées, les vomissements ou encore les vertiges».

Maxime nous explique ressentir plus de sensations avec la résine de HHC qu’avec le format de l’herbe : «Lorsque je fume de l’herbe, les effets s’estompent très vite. Alors que lorsque c’est de la résine, je peux être défoncé pendant 1h30», indique-t-il. Selon lui, la résine est plus dosée que les autres formats. Mais dans les faits, comment se fait-il que les effets ressemblent à ceux du cannabis naturel ? «Comme la molécule du HHC est chimiquement proche de celle du THC, elle va agir de la même façon sur les récepteurs cérébraux au THC, les CB1. L’activation de ces récepteurs va alors provoquer des effets sédatifs, une distorsion de la réalité, comme le cannabis. À la différence, le CBD n’active pas ces récepteurs», explique le professeur Benjamin Rolland, psychiatre et addictologue, de la faculté de Médecine et Maïeutique Lyon-Sud.

Et des risques

Qui dit effets notables, dit également risques : comme le THC, «il y a donc un risque de pharmacodépendance, de sevrage à l’arrêt, on peut s’attendre à avoir les mêmes risques qu’avec le THC, notamment cardiovasculaire. Mais nous n’avons pas encore assez de recul là-dessus», prévient Liselotte Pochard, du CEIP-Addictovigilance PACA Corse. Outre les risques psychoactifs, il existe aussi des risques concrets, notamment lors de la conduite de véhicule. Ce qu’admet de son côté Maxime : «Bien que je sois moins défoncé qu’avec du THC, je sens que la conduite pourrait être dangereuse». Avec tous ces risques, pourrait-on la classifier comme drogue ? «Cela dépend de la définition. Mais effectivement, si on estime qu’une drogue est une substance qui peut donner des intoxications, des troubles de la vigilance avec un risque d’addiction, on pourrait dire que c’est une drogue», ajoute le professeur Rolland.

Mais comment cette molécule peut-elle être légale ? Les drogues de synthèse prolifèrent grâce à un vide juridique. Et le HHC en fait partie. «C’est quelque chose qui est assez classique, les fabricants de substance s’adaptent en permanence et bricolent des molécules qui chimiquement sont suffisamment proches des molécules interdites pour provoquer des effets similaires», explique le professeur Rolland. Il y a donc une course-poursuite constante entre ces créateurs et les pouvoirs publics qui les interdisent. «Le HHC sera sûrement interdit, mais il y aura très probablement un penta-hydrocannabinol ou un octocannabinol qui finiront par arriver.»

Pour pouvoir interdire ce type de substance, plusieurs axes doivent être identifiés : le produit doit être commercialisé, consommé et il faut des preuves d’une gravité des effets psychoactifs et dangereux. Une fois ces éléments cochés et la dangerosité prouvée, les autorités compétentes classent la molécule comme dangereuse ou pas. «C’est plus ou moins long, il suffit qu’il y ait un cas qui entraîne des complications ou un décès pour que cela accélère le processus», explique Liselotte Pochard. L’Autriche, quant à elle, vient d’en interdire la production et la distribution sur le territoire, la possession et la consommation restent impunies. Il est alors probable que la France et les autres pays européens suivent cette décision.

Vidéo Trafic de drogue : la France est-elle impuissante ?

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« Drogue du zombie » : c’est quoi la xylazine, ce produit vétérinaire utilisé par les toxicomanes ?

Aux Etats-Unis, la propagation de la xylazine, surnommée « drogue du zombie » ou « Tranq », inquiète les autorités sanitaires. Altération des fonctions cardiaques, corps nécrosé, perte de conscience… Le nombre de cas d’overdose se multiplie à cause de la frontière très mince entre la dose d’efficacité et la dose létale.

"Drogue du zombie" : c'est quoi la xylazine, ce produit vétérinaire utilisé par les toxicomanes ?
© La xylazine, surnommée « drogue du zombie », est responsable de plus en plus de morts aux Etats-Unis. (Photo d’illustration : Laurent Hamels / via AFP)

Publié le 14/04/2023 – Alexandre CHAUVEL

Aux Etats-Unis, l’Agence américaine des médicaments s’inquiète de l’émergence d’une drogue très dangereuse, appelée « drogue du zombie » ou « Tranq ». Aujourd’hui, selon Newsweekcité par Slate, on la trouverait dans 36 Etats du pays, mais elle se répand rapidement.

Si elle se propage aussi vite, c’est parce que son coût est très faible. Sur Internet, on peut en trouver pour six dollars le kilogramme, soit moins de six euros. Ce qui est acheté, c’est du xylazine, un médicament utilisé par les vétérinaires comme sédatif ou pré-anesthésique. 

La xylazine ne doit pas être consommée par l’homme

Utilisé pour les chats, chiens et chevaux, ce médicament ne doit surtout pas être consommé par l’homme, car il peut gravement altérer les fonctions cardiaques. Il inhibe les récepteurs adrénergiques. Ce sont ceux-ci qui permettent au corps de réguler le rythme cardiaque et la tension artérielle. 

Jean-Pol Tassin, directeur de recherche émérite à l’Inserm et spécialiste de l’addiction et du sevrage, explique à nos confrères de Sciences et avenir les effets de cette drogue : « Dès qu’on arrête de stimuler les récepteurs alpha1, on a une perte de conscience, d’attention, une extrême sédation et éventuellement des délires ou des hallucinations : c’est très certainement pour cela qu’on l’appelle la drogue du zombie, même si ce nom est plutôt erroné. »

Le corps nécrosé

Aux Etats-Unis, les consommateurs combinent généralement cette drogue avec d’autres substances comme les opioïdes ou l’alcool, ce qui est d’autant plus dangereux.

Si la xylazine est surnommée « drogue du zombie », c’est également parce qu’elle a des effets sur le corps. Sa consommation répétée fait augmenter la pression sanguine et réduit l’oxygénation de la peau. Des abcès se créent, et remontent à la surface, donnant d’importantes plaies à différents endroits du corps. Les abcès n’étant pas détectables de suite, lorsque les tissus sont nécrosés, il est déjà trop tard. Certains patients doivent alors être amputés.

Aucun remède contre cette drogue

Selon les témoignages des consommateurs, la xylazine donnerait l’impression de se trouver sur un nuage. Un nuage dont on ne redescend que très rarement, car contrairement aux autres drogues, aucun médicament ne permet de combattre la xylazine.

« Le problème avec cette drogue et ce qui la rend particulièrement dangereuse, c’est que l’intervalle entre la dose létale et la dose d’efficacité est faible », précise Jean-Pol Tassin. En 2020, la xylazine était impliquée dans 26 % des overdoses dans l’Etat de Pennsylvanie. L’année suivante, à Philadelphie, 90 % des échantillons de drogues saisis contenaient de la xylazine. 

Continuez longtemps monsieur Pagny de faire des chansons

Continuez longtemps monsieur Pagny de faire des chansons que beaucoup apprécient mais cessez de colporter des stupidités qui peuvent faire un tort considérable à vos jeunes auditeurs.

Professeur Jean Costentin

Durant le week-end de Pâques, le chanteur Florent Pagny, interviewé sur la radio RTL., a prétendu que c’est grâce au cannabis qu’il avait surmonté le mal être de sa jeunesse. Déclaration irresponsable quand on sait les drames que cette drogue peut produire chez les adolescents.


A la question de la responsabilité de cette drogue dans le cancer du poumon qui perturbe son existence depuis un an, il a répondu que le cannabis n’avait rien à voir avec ça. Il collectionne décidément les déclarations fausses et dangereuses.
Pour sa propre information et pour ceux qu’il a désinformé, indiquons qu’au congrès national des pneumologues français qui s’est tenu à Marseille en janvier 2023, une étude a comparé l’âge et l’état de santé de 9.000 patients atteints de cancers broncho-pulmonaires, tous diagnostiqués au cours de l’année 2020, les uns fumeurs du seul tabac, d’autres du cannabis et enfin les autres non-fumeurs.


Cette étude a constaté la plus grande précocité de l’apparition de ce cancer chez les consommateurs de cannabis (53 ans) que chez les consommateurs de tabac (65 ans), alors que les cancers ne relevant pas de ces deux causes survenaient à un âge encore plus tardif (72 ans) et ne représentaient que 13% des cancers broncho-pulmonaires.


Indiquons à monsieur Pagny que ces cancers des fumeurs sont la première cause de mortalité chez l’Humain, à l’origine de 75.000 décès annuels dans notre pays ; qu’ils concernent majoritairement les hommes ; mais que la proportion des femmes ne cesse de croître pour se rapprocher de leur mortalité par cancer du sein (elles sont en effet de plus en plus nombreuses à fumer en débutant de plus en plus précocement).


Un chirurgien O.R.L. qui m’est très proche me disait que les cancers du pharynx ou du larynx qu’il avait opéré chez des sujets jeunes concernaient tous des fumeurs de cannabis


Ecoutez le chanteur, si vous l’aimez, mais résistez à ses analyses fallacieuses. « Ne sutor ultra crepidam », se traduira en la circonstance : « Chanteur limite toi à tes chansons ! »

Qu’est-ce que la drogue « tranq », désignée menace nationale aux États-Unis ?

La xylazine, ou « tranq » est une drogue de synthèse qui fait des ravages aux États-Unis. Le gouvernement du pays vient de la désigner « menace émergente » ce 12 avril.

Anne-Firmine Mayala avec AFP Rédigé le 12/04/2023

Le sénateur Charles Schumer prend la parole lors d'une séance d'information sur la Xylazine liée aux décès par overdose à New York, le 26 mars 2023
Le sénateur Charles Schumer prend la parole lors d’une séance d’information sur la Xylazine liée aux décès par overdose à New York, le 26 mars 2023  —  Shutterstock

Les États-Unis l’ont désignée mercredi 12 avril comme « menace émergente« . La xylazine, surnommée « tranq », ou encore « drogue du zombie », fait rage dans le pays.

« C’est la première fois dans l’histoire de notre nation qu’une substance est désignée comme menace émergente« , a déclaré lors d’une conférence de presse le Dr Rahul Gupta, directeur du bureau chargé de la lutte contre les drogues à la Maison Blanche.

La xylazine, autorisée comme sédatif et analgésique vétérinaire depuis 1972 par l’Agence américaine des médicaments (FDA), n’est pas approuvée en dehors d’un usage sur les animaux.

Des risques d’amputation

Chez l’humain, sa consommation peut ralentir la respiration et le rythme cardiaque à des niveaux dangereux, et provoquer des infections qui peuvent mener jusqu’à des amputations de membres.

Entre 2020 et 2021, la détection de xylazine par l’agence anti-drogue américaine (DEA) a augmenté de quasiment 200% dans le Sud du pays, et de plus de 100% dans l’Ouest.

La désignation en tant que menace émergente doit permettre d’utiliser des fonds demandés par le président Joe Biden au Congrès américain dans son budget 2024, a expliqué le Dr Gupta. 

Détection, analyse, traçage

« Nous avons besoin du soutien du Congrès », a-t-il plaidé, afin de ne pas avoir à rediriger de l’argent dédié à d’autres causes.

« Il ne s’agit pas d’un problème concernant les Etats » démocrates ou républicains, « c’est le problème de l’Amérique« , a-t-il martelé. Le gouvernement est tenu, dans les trois mois suivant la désignation, de présenter au Congrès un plan d’action, qui s’attaquera à plusieurs domaines.

Parmi eux : davantage de tests pour détecter la drogue et des analyses afin de mieux cerner sa provenance – notamment si elle est détournée aux États-Unis ou depuis la Chine -, dans une optique de mieux lutter contre sa présence croissante sur le marché illégal.

Aucun antidote à ce jour

« Nous allons rassembler des experts nationaux dans le domaine pour guider les pratiques, et identifier les approches les plus prometteuses pour une stabilisation clinique, la gestion du sevrage, et les protocoles de traitement« , a détaillé Rahul Gupta.

De plus, « nous avons besoin d’un antidote« , qui n’existe pas à ce jour, a-t-il ajouté. La naloxone, antidote qui permet de réanimer une personne en train de faire une overdose liée à un opioïde (par exemple du fentanyl), n’est pas efficace contre la xylazine.

Fentanyl et xylazine, tous deux de synthèse, sont souvent retrouvés ensemble dans un même produit, selon la DEA. En février, les autorités sanitaires américaines avaient lancé une « alerte à l’import » afin de mieux contrôler les livraisons de xylazine, pour s’assurer qu’elles soient effectivement destinées à un usage vétérinaire. 

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L’alcool est-il mauvais pour la planète?

Ernest Ginot 

Une bonne gueule de bois environnementale est à prévoir après avoir bu ces lignes.

Tout ou presque a un coût environnemental et l'alcool n'y échappe (malheureusement) pas. | Wil Stewart via Unsplash
Tout ou presque a un coût environnemental et l’alcool n’y échappe (malheureusement) pas. | Wil Stewart via Unsplash

Pourquoi envions-nous l’orgasme des cochons? Les gauchers sont-ils davantage intelligents? Quand il pleut, est-ce que les insectes meurent ou résistent? Vous vous êtes sans doute déjà posé ce genre de questions sans queue ni tête au détour d’une balade, sous la douche ou au cours d’une nuit sans sommeil. Chaque semaine, L’Explication répond à vos interrogations, des plus existentielles aux plus farfelues. Une question? Écrivez à explication@slate.fr.

L’alcool est un véritable danger pour la santé. Jusqu’ici, rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous. Ce que l’on sait moins, c’est que les boissons alcoolisées sont aussi dangereuses pour notre planète.

Pas d’ivresse, de chanson paillarde avec la Lune ou de coma éthylique en perspective pour la Terre, mais plutôt une dégradation de l’environnement importante, causée par la production de ces breuvages.

Certes, la question écologique n’est pas forcément la première chose à laquelle on pense quand on boit sa bière, tranquille, à la terrasse d’un troquet. Pourtant, le problème pourrait bien s’inviter à table un jour, vu l’impact sur la planète que peut avoir la production d’alcool en tous genres (vin compris, hélas). Attention: la gueule de bois risque d’être rude après la lecture, pour toutes celles et ceux qui se soucient de l’environnement, mais qui ne refusent jamais un petit godet.

L’alcool, c’est de l’eau (beaucoup d’eau)

Ce n’est pas l’alcool en soi qui a une empreinte écologique importante. L’alcool ne dégage pas directement de gaz à effet de serre et ne roule pas au diesel. Non, c’est plutôt sa production et sa distribution qui posent problème.

La forte pollution liée aux boissons alcoolisées est d’abord due à leur transport. D’une bouteille de tequila partant du Mexique à un shooter dans un bar parisien, il y a une trotte. Les divers emballages du produit sont aussi pointés du doigt. Bouteilles en verre ou en plastique, canettes: tout a un coût environnemental, et pas des moindres.

La forte consommation d’eau nécessaire à la production des ingrédients pour fabriquer ces liquides, sans oublier l’utilisation à outrance des pesticides, est aussi à prendre en compte. Cette même production d’alcool rejette également souvent des déchets toxiques, qui ravagent les sols. Prenons notre fameuse tequila du Mexique. Pour chaque litre produit, cinq kilos de pulpe et onze litres de déchets acides sont déversés dans les sols et l’eau environnante du pays de production, rapporte The Independent. Sacrée gueule de bois environnementale.

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Un chiffre particulièrement marquant montre bien l’ampleur de ce phénomène: au total, on estime que 0,7% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde seraient dues à l’alcool. Soit presque autant que la part de… la France: 0,9% des émissions mondiales de CO2 (un chiffre qui ne concerne que les émissions territoriales).

Vin, bière, alcools forts…

Alcools: tous coupables? Pas vraiment. Face à ce problème, toutes les boissons n’ont pas le même bilan.

Le vin, par exemple, pose un vrai problème: sa production nécessite beaucoup (beaucoup) d’eau. Un simple verre de vin de 125 ml requiert l’utilisation de 109 litres d’eau! Une quantité conséquente, alors que la France –et une grande partie du monde– fait face à une pénurie d’eau de plus en plus menaçante.

Si l’on ne souhaite pas lâcher la bibine, mieux vaudrait notamment se tourner vers du vin en cubi. Au moins, son emballage en carton n’est pas aussi polluant que son cousin commercialisé en bouteilles en verre.

Et la bière dans tout ça? Elle n’y échappe malheureusement pas non plus. La production d’une bouteille de bière de 500 ml consommerait jusqu’à 148 litres d’eau. C’est légèrement mieux, mais loin d’être satisfaisant. Sans compter qu’une bouteille de bière importée et achetée dans le commerce, que l’on sirote tranquillement chez soi, serait responsable de la libération de 900 grammes de CO2.

Ce chiffre tombe drastiquement à 300 grammes de CO2 si on boit une mousse brassée localement, transportée en fûts et directement dans un pub, ajoute le Guardian.

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La taille du verre a-t-elle une influence sur le goût du vin?

Ouf, vous dites-vous, les alcools forts sont sauvés! Pas de culpabilité à avoir en engloutissant un verre de whisky, voire de pastis bien corsé… Malheureusement, le bilan n’est pas plus reluisant pour ces derniers. Plus la teneur en alcool d’une boisson est élevée, plus son empreinte carbone est conséquente.

À y regarder de plus près, seul le cidre biologique local aurait les faveurs de la planète. Bien souvent produit à partir de fruits qui n’auraient pas été vendus autrement, il permet de réduire le gaspillage, tout en présentant un mode de production relativement facile.

Si la sobriété éternelle vous déprime déjà, n’allez pas pour autant noyer votre chagrin dans certaines boissons sans alcool. Thé, café, sodas: ce trio-là, c’est la cata. La production de café participe fortement à la déforestation, sans parler de l’empreinte carbone due à son importation.

Un problème qu’on retrouve pour le thé, qui, hormis les versions bio, est en plus aspergé de pesticides à tout-va. Quant aux sodas, les quantités astronomiques d’eau employées pour leur fabrication en font de véritables bombes environnementales.

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