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Fumer du cannabis entraînerait un vieillissement accéléré de l’organisme

Ceux qui fument du cannabis régulièrement auraient un organisme qui vieillirait plus vite que les autres, révèle une récente étude.

On sait pertinemment que fumer du cannabis n’est pas sans risque : il peut nous rendre vulnérable, il modifie la structure du cerveau, il pollue nos poumons…

Les méfaits de la fumette ne sont pas un scoop. Mais une récente étude, parue dans la revue Drug and Alcohol Dependance nous apprend que les fumeurs réguliers de cannabis s’exposeraient à un autre risque : voir leur corps vieillir plus vite et ne plus refléter leur âge réel. Explications.

Le cannabis, comme d’autres éléments de notre environnement, interagit avec l’expression de nos gènes. En gros, il y a l’âge inscrit sur votre carte d’identité et votre âge biologique, déterminé par les chercheurs grâce à ce que l’on appelle « l’horloge épigénétique », qui vient analyser l’évolution de votre ADN.

GROS ÉCART D’HORLOGE BIOLOGIQUE

Quels comportements, habitudes, consommations font vieillir prématurément nos organismes ? Les scientifiques se sont penché sur le sujet du cannabis auprès de 154 personnes qui vivent aux Etats-Unis. Leurs habitudes de consommation ont été enregistrées entre leurs 13 ans et leurs 30 ans. Entre ceux qui ne fumaient pas d’herbe régulièrement et ceux qui le faisaient, il y avait un net écart d’horloge biologique. Les fumeurs avaient des corps plus vieux que ceux correspondant à leur âge.

Selon les chercheurs, plus la consommation était récente, plus l’horloge épigénétique était atteinte. Ils estiment que c’est l’inhalation d’hydrocarbures qui serait responsable de cette conséquence. D’autres analyses seront toutefois nécessaires pour valider ce lien de cause à effet.

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Jean-Pierre Pernaut : «J’ai été idiot de ne pas arrêter de fumer plus tôt»

En exprimant notre tristesse  de la mort de ce brillant présentateur télé, nous voudrions  restituer le message de prévention dont il a voulu faire bénéficier tous les autres fumeurs.

Condoléances à tous les siens

Dans les colonnes du Parisien , en novembre 2021, Jean-Pierre Pernaut avait exprimé ses
regrets de son ancienne vie de fumeur.

JPP revenait sur son état de santé après le diagnostic d’un nouveau cancer du poumon, cette fois inopérable, avec le franc-parler qui le caractérisait : 

« On m’a souvent dit d’arrêter de fumer mais, pendant 40 ans, j’ai envoyé balader tout le monde.

Là, j’ai arrêté net. J’ai eu tellement peur que je n’ai pas refumé depuis le 17 juin. […]

J’ai été idiot, con de ne pas arrêter de fumer plus tôt« , indiquait-il.

Souhaitant « adresser un message de prévention », il espérait que cette prise de parole aide les fumeurs à prendre conscience du risque encouru :

« S’il y a deux personnes qui arrêtent parce que j’en parle, j’ai gagné ».

Lettre N° LXXVII Mars 2022

Lettre N° LXXVIIMars 2022Président Pr. J. Costentin – Editeur en chef Pr. J.-P. Tillement ­­­
­­­La Lettre du CNPERTComité National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies­­
­­S’il faut être attentif à l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il est majeur de nous préoccuper de l’état des enfants que nous lui léguerons.
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­­­­­­­­­Le Professeur Jean-Pierre Goullé, vice-président du CNPERT,  élu vice-président de l’Académie nationale de médecine pour 2022 et président pour 2023­­­­­
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Les membres du conseil d’administration du CNPERT ont le très grand plaisir de vous informer que le professeur Jean-Pierre Goullé, vice-président du CNPERT, a été élu en décembre 2021 vice-président de l’Académie nationale de médecine ; académie qu’il présidera en 2023. Ce très grand honneur qui lui est fait, rejaillit sur notre CNPERT dont il est un des membres les plus actifs. Il présidait jusqu’alors à l’Académie de Pharmacie la commission : «Substances vénéneuses, addictives ou dopantes» et à l’Académie de Médecine la sous commission « Addictions »­­­­­
­­­­­­Le cannabis et la crétinisation­­­­­
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Une étude de type cas-témoin, comparant 25 consommateurs de cannabis à 20 sujets témoins, tous du genre masculin, a évalué leurs performances cognitives par une batterie de tests neuropsychologiques et a mesuré par I.R.M.  l’épaisseur de leur cortex cérébral.Le cannabis a réduit les performances d’apprentissage verbal et la mémoire de travail avec une diminution très hautement significative de l’épaisseur du cortex dans le lobe temporal, la région orbito-frontale, la région cingulaire, le gyrus fusiforme, le gyrus temporal. Le déficit de l’apprentissage verbal était associé à une réduction du cortex
entorrhinal droit et orbito-frontal gauche. ­­

Une relation a été établie entre les anomalies structurelles et l’importance de la consommation de cannabis (quantité et fréquence). Witteman et coll. Cognition and cortical thickness in heavy cannabis users. Eur. Addict. Res. 2021, 27, 115-122.
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­­­­­­­­­Prise en charge de l’héroïnomanie intraveineuse De la buprénorphine perlinguale à des formes sous cutanées à libération prolongée­­­­­
­­­­­La toxicomanie morphinique culmine avec l’héroïne injectée par voie intraveineuse ; elle comporte quatre méfaits majeurs :             
Des fluctuations de stimulation des récepteurs opioïdes de type mu/μ par cet agoniste complet (i.e. qui les stimule avec une intensité maximale), en raison de sa brève durée d’action; ce qui majore la dépendance. Son intrusion soudaine dans le cerveau, modifie brutalement la stimulation de ces récepteurs mu, déclenchant tout aussi brutalement une libération de dopamine (le neuromédiateur du plaisir) qui, à son tour, stimule brutalement les récepteurs dopaminergiques D2 dans le noyau accumbens (centre cérébral du plaisir), à l’origine du flash, sorte d’arc électrique, du shoot, une sensation pseudo-orgasmique que l’injecteur n’a de cesse de réitérer. Des risques infectieux par réutilisation de matériels d’injection contaminés, pouvant transmettre SIDA ou hépatites ; avec aussi l’injection de particules thrombosantes et de solutions ni stériles ni apyrogènes ; Le risque « d’overdose » avec une dépression respiratoire qui peut être létale.  L’administration sublinguale de buprénorphine (= Subutex®) ou orale de méthadone, opioïdes à longue durée d’action, peut dissuader des injections d’héroïne et protéger l’héroïnomane: En prévenant le syndrome d’abstinence qui résulterait de l’arrêt de stimulation des récepteurs mu ;En produisant une stimulation stable de ces récepteurs ; En empêchant l’effet flash de se produire ; en évitant aussi les risques infectieux ;En protégeant de l’overdose. Nous n’envisageons ici que la buprénorphine ; agoniste partiel des récepteurs mu (les stimulant moins intensément que l’héroïne, qui est un agoniste complet). Administrée par voie perlinguale (glossette), passant dans le sang, elle échappe à la traversée du foie qui l’inactiverait. Sa longue durée d’action permet à une seule prise quotidienne de maintenir pendant 24h un niveau stable de stimulation/occupation des récepteurs mu. N’étant qu’un agoniste partiel elle n’induit pas d’overdose, même à la plus forte dose admise (16mg) ; ce qui la différencie de la méthadone (qui est un agoniste complet).Elle est largement prescrite par des médecins généralistes. Hélas, la substitution de l’héroïne i.v. par la buprénorphine sublinguale crée deux frustrations : (i) l’héroïnomane ne peut plus éprouver ses « shoots » (les récepteurs mu étant occupés par la buprénorphine, l’héroïne ne peut plus changer brusquement leur niveau de stimulation ; (ii) la stimulation des récepteurs mu est moindre qu’avec cet agoniste complet qu’est l’héroïne. Ceci incite presque 50% de ses bénéficiaires (de l’ordre de 100.000) à tricher. Ils s’injectent par voie i.v. la buprénorphine récupérée dans le surnageant obtenu après mise en solution des glossettes.­


­On déplore de scandaleuses collusions entre des médecins prescripteurs de « Subu » et des héroïnomanes.  Ils le prescrivent à la plus haute dose autorisée (16 mg) ; s’interdisant ses génériques, dont l’abondante matrice galénique insoluble, diminue la récupération du surnageant après dissolution. Ils prescrivent par contre une forme lyoc de buprénorphine (Orobupré®), un lyophilisat qui après mise en solution ne laisse aucun résidu. On est consterné que cette forme galénique ait obtenue l’autorisation de mise sur le marché alors que ce détournement était prévisible. Le même laboratoire annonce le développement d’une forme injectable de buprénorphine, illustration de « la course au pire ».

Ces médecins collusifs ne prescrivent jamais de Suboxone®, largement utilisée à l’étranger ; c’est l’association de buprénorphine à la naloxone, un antagoniste des récepteurs mu. Cette dernière, non résorbée par les muqueuses buccales ne vient pas troubler l’effet voulu de la buprénorphine. Par contre, dans le surnageant de la dissolution des glossettes de Suboxone®, buprénorphine et naloxone étant toutes deux présentes, son injection i.v. ferait que la naloxone s’oppose aux effets cérébraux de la buprénorphine et même induit un syndrome d’abstinence, dissuadant de réitérer semblable détournement. De nouvelles formes galéniques de buprénorphine viennent d’apparaître ; il s’agit de solutions visqueuses (Buvidal®) injectées par voie sous cutanée, ou d’implants (Probuphine®) insérés sous l’épiderme. Elles libèrent au long cours (une semaine à un mois) pour le Buvidal®, voire au très long cours (de 3 à 6 mois) pour la Probuphine®, de la buprénorphine qui passe, à une vitesse régulière dans le torrent circulatoire, stimulant de façon stable les récepteurs mu cérébraux. Les implantations ou les injections sont pratiquées par des praticiens en milieu hospitalier, ce qui ne permet pas aux patients d’extraire la buprénorphine de ces formes galéniques pour se l’injecter par voie i.v.  Déjà, des médecins, qui se voient écartés de ces administrations, critiquent ces formes à libération très prolongée. Pour n’être plus soupçonnés des collusions évoquées, qu’ils recourent enfin à la Suboxone®. Pr. Jean Costentin­­­­­­­

­­­­­­­­­Le cannabis/THC et ses principaux méfaits­­­­­
­­­­­Une drogue très addictive (piégeant 20% de ceux qui l’ont expérimentée ; avec 1.500.000 consommateurs réguliers malgré sa prohibition ; les Français en sont les tout premiers consommateurs européens).  Toxique pour le cerveau : Drogue de la crétinisation, elle perturbe la mémoire, la cognition ; elle induit désintérêt, aboulie, amotivation, renoncement, incurie; elle induit une ivresse (avec des risques routiers, professionnels, sociaux); désinhibitrice (avec prises de risques routiers et passages à des actes normalement réprimés); au long cours anxiogène, elle intensifie les états dépressifs (avec leurs risques suicidaires); elle induit, ou révèle, ou aggrave la schizophrénie (psychose grave) ; elle incite à l’adjonction d’autres drogues (polytoxicomanies). 
Toxique pour l’enfant conçu :Des individus en âge de procréer qui exposent leurs gamètes au THC du cannabis, par des mécanismes épigénétiques, risquent de concevoir des enfants porteurs de malformations ainsi que d’une vulnérabilité aux toxicomanies, de déficits de leurs capacités cognitives ou encore immunitaires ;les grossesses “sous cannabis” sont abrégées, avec des nouveaux nés hypotrophiques, à plus grand risque de mort subite, ou d’hyperactivité avec déficit de l’attention, et qui présentent un retard de leur développement psycho moteur.­­
Toxique pour le corps :Le cannabis fumé est plus toxique que le tabac en générant 6 à 8 fois plus de goudrons cancérigènes (larynx, appareil respiratoire) et d’oxyde de carbone (qui trouble l’apport, par l’hémoglobine, de l’oxygène aux tissus). Sa toxicité cardiovasculaire se traduit par des infarctus du myocarde, dont il est la 3ème cause de déclenchement, des artérites des membres inférieurs, des accidents vasculaires cérébraux.Il est immunodépresseur.C’est en méconnaissance de cela (Sinon ce serait criminel) qu’un nombre croissant de nos concitoyens se déclare en faveur de la légalisation de cette drogue. Voudraient-ils ajouter d’autres victimes aux 75.000 morts annuels du tabac, aux 41.000 morts de l’alcool, aux handicaps dus à ces deux drogues légales dont on est incapable de contenir les méfaits, en faisant exploser en outre le nombre des victimes des maladies psychiatriques? 
Pr. Jean Costentin­­­­­­­
­­­­­­­­­La politique suisse en matière de drogues : un modèle pertinent­­­­­
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La politique mise en œuvre en Suisse vise à minimiser les conséquences négatives de la consommation de drogues tant pour les consommateurs que pour la société. Elle repose sur une prise en charge globale, fondée sur le modèle des quatre piliers, élaboré en 2008 dans le contexte de l’épidémie d’héroïne. Il est également appliqué pour la prise en charge d’autres drogues. Ces quatre piliers sont : la prévention,la thérapie,la réduction des risques,la répression. Dans son plan national addictions 2017-2024, la Commission fédérale suisse pour les questions liées aux drogues a élargi le périmètre initial des quatre piliers en lui ajoutant trois niveaux de consommation : la consommation à faible risque, la consommation problématique et la dépendance. Elle a étendu cette politique des quatre piliers à toutes les substances ou comportements addictogènes (alcool, cannabis, héroïne, cocaïne, médicaments psychoactifs, dépendances comportementales, tabac) 

Pilier 1 : la promotion de la santé, la prévention et le repérage précoce

Ce premier pilier comporte, d’une part des mesures de promotion générale de la santé dont l’objectif est de renforcer les ressources sanitaires de chaque individu pour prévenir notamment toute addiction; d’autre part des mesures de prévention comportementales et structurelles qui considèrent la santé dans sa globalité ou qui portent spécifiquement sur l’addiction  afin de prévenir, les comportements à risque.Le repérage précoce consiste à percevoir au plus tôt les signes précurseurs de problèmes de santé, de problèmes sociaux ou d’addiction.La prévention des addictions vise à alerter des conséquences de l’abus de substances pour éviter la dépendance.
Ce domaine comprend des mesures générales de promotion de la santé, des actions de prévention, ainsi que d’intervention précoce. Les problèmes d’addiction affectent non seulement la santé et la situation sociale individuelle, mais ils peuvent également perturber leur entourage. La prévention cherche à éviter ces conséquences négatives par la mise en place de mesures efficaces.La promotion de la santé a pour finalité de donner aux individus davantage d’autodétermination quant à leur santé et davantage de moyens de l’améliorer. Elle renforce les ressources individuelles qui constituent des facteurs de protection (en particulier en ce qui concerne les compétences psychosociales, comme l’estime de soi ou l’attitude face à la résolution de problèmes) et elle contribue à réduire les facteurs de risque. Elle se compose de nombreux volets éducatifs : la santé à l’école, l’intervention précoce chez les adolescents, l’éducation sexuelle pour ne citer qu’eux.
La prévention des addictions regroupe des mesures de prévention liées au comportement ou à son contexte, orientées spécifiquement pour éviter l’apparition de comportements à risque. La partie comportementale intègre des actions destinées à influencer le savoir, l’attitude, la motivation et le comportement d’un individu ou d’un groupe. La prévention liée au contexte regroupe des dispositions d’ordre législatif comme l’interdiction de la vente d’alcool aux moins de 16 ans, ou de nature à influencer la demande comme des prix élevés. Les mesures de repérage et d’intervention précoce (IP) sont destinées à détecter le plus tôt possible des situations défavorables ou des comportements problématiques et à proposer un soutien adapté au plan sanitaire et social. L’IP concerne des questions et des valeurs sociétales.

En effet, les mesures à prendre dans ce cadre peuvent porter atteinte à la liberté individuelle ou à la responsabilité éducative des parents. ­Aussi, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a élaboré, en collaboration avec tous les acteurs nationaux, une Charte de l’intervention précoce qui constitue le fondement des activités menées dans ce domaine. L’IP est ainsi mise en œuvre dans divers groupes d’âge, dans des contextes variés, avec un volet spécifique chez l’adolescent. 

Pilier 2 : la thérapie et le conseil Le conseil et la thérapie constituent une aide essentielle pour les personnes ayant une addiction ou une consommation à risque, mais aussi une assistance pour leur entourage. La thérapie contribue à gérer l’addiction, voire à la guérir. La thérapie et le conseil visent à améliorer la qualité de vie et de santé physique et psychique de ces personnes ainsi qu’à favoriser leur insertion sociale et professionnelle. Les traitements et les conseils sont adaptés aux besoins de chacun et aux objectifs thérapeutiques individuels. L’OFSP encourage le développement de démarches thérapeutiques variées, comme l’intervention brève par exemple. Ce type d’intervention incite le patient à réduire ses pratiques à risque, au moyen d’entretiens de motivation. La consultation en ligne est une autre forme d’approche qui a fait ses preuves au cours des dernières années. La Confédération et plusieurs cantons gèrent, par exemple, le portail « SafeZone », qui propose des conseils anonymes et gratuits via des courriels, des forums ou des discussions privées avec des professionnels de l’addiction. Hormis les consultations avec le médecin de famille, les prestations psycho-sociales, psychiatriques ou socio-thérapeutiques, le conseil et la thérapie peuvent également proposer des offres comme l’entraide, le suivi postcure ou l’aide bénévole.

Ce volet peut aussi requérir l’intervention de professionnels de l’aide sociale, de l’assurance-chômage, de l’assurance-invalidité ou d’autres spécialistes, comme celui de juristes de l’exécution des peines. L’OFSP encourage la collaboration entre ces différents groupes professionnels au moyen de formations continues et de séminaires ciblés, en mettant également à disposition des institutions un référentiel « QuaTheDA » (Qualité Thérapie Drogue Alcool). Tous ces dispositifs font l’objet de statistiques (statistiques médicales des hôpitaux et celles des institutions médico-sociales) qui constituent de précieuses sources de renseignements. Pilier 3 : la réduction des risques et des dommagesLes mesures de réduction des risques visent à stabiliser l’état de santé des personnes concernées, en les orientant vers des comportements moins risqués ou moins dommageables, ainsi qu’à préserver leur intégration sociale ou à faciliter leur réinsertion sociale et à leur offrir une aide. L’objectif est de maintenir leur qualité de vie afin qu’elles puissent mener une existence aussi autonome et sereine que possible malgré leur comportement à risque ou leur addiction. Cette étape précède la future thérapie ou le futur sevrage.­


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Pilier 4 : la répression : la réglementation et l’exécution de la loi
Les réglementations relatives à l’alcool, au tabac, aux médicaments, aux drogues illicites, ou encore aux jeux d’argent ont pour cible essentielle de protéger la santé. En ce qui concerne les drogues licites, des mesures réglementaires visent à restreindre leur accessibilité, leur disponibilité et leur attractivité ou à limiter certains comportements, par des restrictions en matière de publicité, par la limitation des horaires de vente, ou par la fixation d’une limite d’âge pour se procurer le produit par exemple.
Le cadre légal s’appliquant à la consommation de drogues illicites vise également à protéger la population. Fabriquer, vendre et consommer des stupéfiants sont des actes sanctionnés par la loi. L’interdiction est destinée à en empêcher le commerce, à en réduire l’offre et aussi la demande. Des autorisations exceptionnelles peuvent être délivrées dans certains cas, comme pour l’usage médical ou industriel de ces substances.  Pr. Jean-Pierre Goullé­­­­­­­
­­­­­­­­­Une campagne de prévention bienvenue sur les grands dangers de l’ecstasy ou MDMA

Reportage : face au gaz hilarant, une nouvelle drogue, la police impuissante

Jean Bexon 26 février 2022

Nous avons pu capter en vidéo une scène qui témoigne de l’impuissance des policiers face à une nouvelle substance très dangereuse. Trois individus ont consommé du protoxyde d’azote, communément appelé gaz hilarant, à côté de leur véhicule. Excédé par le tapage nocturne, un riverain a contacté la police nationale. Au bout d’une demi-heure, un équipage arrive sur place. Les images que nous avons tournées montrent que les forces de l’ordre ont effectué un simple contrôle d’identité avant de laisser repartir le véhicule.

La Citroën C4 rouge, conduite par un individu ayant consommé du protoxyde d’azote, représentait alors un danger grave. Une note du ministère de l’Intérieur indique que l’usage détourné de protoxyde d’azote, originellement utilisé comme complément alimentaire, a des effets immédiats comme la désorientation, la perte de connaissance ou encore l’asphyxie. En septembre 2021, un chauffard sous gaz hilarant a percuté grièvement quatre personnes sur les Champs-Élysées.

Dans les images que nous avons tournées, comment se fait-il que les policiers n’aient rien pu faire pour mettre hors d’état de nuire le véhicule ?

Un angle mort juridique

Contacté par nos soins, le commissariat de secteur assure que l’« affaire a été traitée sur place, un contrôle d’identité a été effectué ». Le protoxyde d’azote n’est pas classé comme drogue mais comme substance vénéneuse. Ainsi, selon le service presse de la police nationale à qui nous avons montré nos images, « la consommation détournée de protoxyde d’azote n’est pas considérée comme un délit. Pour l’instant, la loi ne prévoit pas ce cas de figure. » Alexandre Langlois, policier et responsable syndical, considère que c’est ce vide juridique qui empêche les forces de l’ordre d’assurer la sécurité de la voie publique. « Si jamais les policiers entravent la liberté de ces personnes parce qu’elles peuvent mettre en danger la vie d’autrui en ayant une conduite altérée par rapport à la prise de ce gaz, malheureusement, on pourrait leur répondre légalement que le législateur n’a rien fait », détaille le fonctionnaire. « Les policiers auraient dû s’expliquer, auraient dû faire un rapport. Ils auraient été condamnés par l’administration en dommages et intérêts pour entrave à la liberté de circulation. Il y aurait eu des procédures disciplinaires. Beaucoup de forces de l’ordre ont plus peur de leur propre hiérarchie que des délinquants dans la rue », conclut amèrement le secrétaire général du syndicat VIGI.

Pour l’heure, en France, aucun inventaire n’a encore été dressé concernant le nombre de morts sur la route lié à l’usage détourné de « proto ». À l’étranger, la police néerlandaise a compté 960 décès sur la route. Le gaz hilarant fait de moins en moins rire la police et… les victimes.

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DRY JANUARY: LES JEUNES ONT MOINS CONSOMMÉ D’ALCOOL EN JANVIER, LES PLUS DE 50 ANS ONT PLUS BU

L’opération Dry january rencontre un grand succès auprès des jeunes qui plébiscitent l’achat de bières sans alcool en grande distribution.

Le janvier sans alcool a-t-il réellement été suivi? Pour cette troisième année de l’opération « Dry january », 24% des Français assuraient qu’ils allaient lever le pied sur la boisson en ce mois de janvier 2022, selon l’organisme à l’initiative de l’opération.

Une opération qui a gagné en visibilité grâce aux réseaux sociaux ces dernières années mais qui ne se traduit pas de manière spectaculaire dans les ventes d’alcool en grande dis 202202210361 tribution. A l’exception notable des jeunes. C’est ce que révèle une étude de NielsenIQ dévoilée ce 21 février.

Comparé à janvier 2020 (2021 étant une année particulière marquée par la fermeture des débits de boissons), les moins de 35 ans ont effectivement acheté moins d’alcool lors de ce premier mois de l’année 2022. Ainsi ce sont 21.000 foyers de moins de 35 ans qui se sont détournés du rayon bière par rapport à deux ans plus tôt. Et ils sont même 46.000 à ne pas avoir acheté de spiritueux.

Si les jeunes ont moins acheté d’alcool en janvier, ce n’est pas le cas des foyers plus âgés qui eux au contraire ont surconsommé sur la période. Ce sont 103.000 foyers de plus de 50 ans de plus qui ont acheté de la bière par rapport à janvier 2020. Et côté spiritueux ils sont 127.000 de plus à y avoir fait des emplettes.

Le boom des bières sans alcool

Malgré tout, les ventes en volume d’alcools forts ont tout de même plutôt baissé par rapport aux années précédentes. Les spiritueux étaient en recul de 6% en janvier 2022 par rapport à la moyenne des mois de janvier depuis 2016.

Mais surtout NielsenIQ constate un bond très important des ventes de bières sans alcool, preuve qu’il y a bien eu un mouvement de substitution, notamment auprès des jeunes. Il s’est vendu lors de ce premier mois de l’année quelque 4,4 millions de litres de bière sans alcool, soit près du double des volumes écoulés en janvier 2020. Sur un an, la progression est de 43% alors qu’elle n’était que de 33% entre janvier 2020 et janvier 2021.

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Un succès de ces boissons sans alcool qui s’explique aussi par une offre qui s’est fortement étoffée ces dernières années. Les bières sans alcool quasiment inexistantes il y a une décennie représentent aujourd’hui 3,6% du marché total, en progression de 49% sur ces deux dernières années. Entre 2015 et 2020, on dénombrait déjà 3,6 millions de nouveaux foyers acheteurs en France selon Iri et c’était avant le lancement de l’opération Dry january.

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Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

Par Mathilde Debry

L’Académie nationale de médecine s’inquiète de l’impact de la consommation de tabac, d’alcool et de cannabis sur la santé des jeunes Français et sur leur future descendance. 

Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

LANASTOCK / ISTOCK.


  • En France, la consommation de tabac est responsable de 75.000 décès par an.
  • 41 000 Français meurent également chaque année d’une trop grande consommation d’alcool.

Nos adolescents consomment trop de tabac, d’alcool et de cannabis,, s’inquiète l’Académie nationale de médecine. L’institution milite pour que de nouvelles mesures préventives soient mises en place afin de mieux les protéger de ces produits dangereux pour la santé.  

« Double peine »

« Les enquêtes attestent de la prévalence élevée d’usage du tabac, de l’alcool et du cannabis débutant dès l’adolescence, période critique pour la maturation cérébrale, qui s’en trouve perturbée », expliquent les médecins dans un communiqué. « Les jeunes consommateurs sont exposés à une double peine : pour eux-mêmes, en raison des effets délétères directs de ces drogues, mais aussi par les marques épigénétiques qu’ils acquièrent et qu’ils pourraient transmettre à leur descendance », ajoutent-ils.

Des études chez l’animal démontrent en effet que ces marques épigénétiques modifient à la fois le niveau d’expression de certains gènes impliqués dans la réponse comportementale aux drogues et la vulnérabilité aux addictions. Les marques épigénétiques correspondent, en quelque sorte, à une mémoire cellulaire de l’exposition à certaines substances qui peut être transmise à la génération suivante, voire aux suivantes. « L’épigénétique des addictions devrait être mieux connue des décideurs », estiment les professionnels de santé.

De nouvelles recommandations

Au-delà de la prohibition du cannabis, de l’augmentation des prix du tabac, de l’interdiction de vente de l’alcool et du tabac aux mineurs et de la limitation de leur publicité, l’Académie nationale de médecine recommande :

1) d’intégrer dès l’école primaire et jusque dans les structures d’enseignement supérieur une information régulière sur les dangers de ces drogues.

2) De promouvoir des actions collectives de sensibilisation sur les dommages multiples (sanitaires, sociaux et sociétaux) causés par les drogues licites et illicites, à destination prioritairement des parents, des femmes enceintes, des jeunes adultes, des professionnels de santé, des enseignants et des milieux professionnels et politiques.

3) De mettre en place une vaste campagne d’information, ciblant particulièrement les jeunes adultes en âge de procréer, sur les risques de transmission à la descendance de l’appétence aux drogues via des mécanismes épigénétiques.

4) De développer davantage les programmes d’activités sociales, culturelles et sportives afin de réduire le risque de consommation de drogue.

5) De mettre en œuvre des programmes ambitieux de recherche préclinique et clinique en vue de disposer de marqueurs épigénétiques de l’addiction aux drogues, d’étayer la transmissibilité intergénérationnelle des altérations induites de l’épigénome, voire de concevoir des stratégies thérapeutiques innovantes des addictions fondées sur l’épigénétique.

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Crack et cocaïne

Regard sur ces drogues qui défraient la chronique

Que faire pour en réduire l’emprise ?

par le Professeur Jean Costentin

Le crack est la forme base de la cocaïne, insoluble dans l’eau, qui se volatilise sans altération à une température de 90°C ce qui permet de le fumer

Ceci le distingue du chlorhydrate de cocaïne (la « neige ») soluble dans l’eau qui peut être snifé/prisé, ingéré ou injecté, mais ne peut être fumé car se volatilisant à 180°C, il subit une importante détérioration

Etant fumée, la cocaïne du crack arrive très rapidement au cerveau, où elle induit des modifications neurobiologiques soudaines, à l’origine du flash, du shoot, que recherchent ses consommateurs et qui majorent leur appétence pour la cocaïne.

-Le crack se fait très abondant en raison d’une production Andine croissante et d’une meilleure étanchéité de la frontière entre le Mexique et les U.S.A. ; aussi, il reflux sur les Caraïbes, l’Afrique, le Maroc et, de l’Espagne, il diffuse sur l’Europe.

-Son prix est nettement moindre que celui du chlorhydrate de cocaïne. Alors que le prix de ce dernier est devenu assez abordable pour n’être plus cantonné au monde du show bizz, ou à de riches personnalités. Le prix des deux formes de cette même drogue est inversement proportionnel à leur abondance et à leur accessibilité ; plus les saisies sont importantes plus le prix devrait s’accroitre ; or il continue de diminuer…

-Les consommateurs de crack s’assemblent sur les lieux de deal (à Paris le Staline crack, ou les jardins d’Eole) ; où ils pourrissent l’atmosphère du quartier et suscitent l’ire des riverains. Outre, en amont, une chasse résolue aux trafiquants, à l’origine de l’approvisionnement, une traque intense par la police en civile doit s’exercer sur les dealers rassemblés sur ces lieux.

-Les allocations « en espèces » versées aux toxicomanes, devraient être remplacées par des aides en nature, dédiées au logement, aux vêtements, aux bons de nourriture (utilisables dans les seuls magasins ne vendant ni vins ni spiritueux). Des foyers et restaurants associatifs doivent devenir les champs d’action de psychologues, de médecins, d’addictologues, qui leur dispenseront des soins (somatiques, psychologiques, psychiatriques) et les aiguilleront vers d’autres structures.

-La détention et la consommation de drogues, parce qu’elles sont illicites, devraient déclencher une procédure judiciaire conduisant à une injonction de soins en milieu fermé. Seraient alors distingués : les psychotiques (dont le crack aggrave l’état) qui seront pris en charge dans des hôpitaux psychiatriques ; et les autres consommateurs, accidentés de la vie, qui seraient accueillis dans des structures spécifiques, en milieu fermé, imperméables aux arrivées extérieures de drogues. Leur sevrage y serait instauré ainsi que les prémices de leur réinsertion sociale. Cette ambition est authentiquement médicale et humaniste ; elle est à l’opposé de la démission prônée par certains médecins qui, excipant de ce titre, militent pour la légalisation de toutes les drogues et la généralisation des salles de shoots.

-Les « crackers » entrés en France par effraction, en suivant le chemin de la drogue qu’ils consomment et qu’ils diffusent, devraient être reconduits dans leurs pays d’origine, surtout s’ils sont arrivés étant déjà dépendants. Notre nation démunie pour la prise en charge de ses propres citoyens toxicomanes n’a aucune latitude pour accueillir des sujets dépendants étrangers, qui contribuent à l’aggravation de cette toxicomanie en France.

-Sur un mode Pavlovien, le toxicomane établit une association entre drogue et plaisir, qui devient bientôt : drogue et soulagement du besoin tyrannique que cette drogue a instauré. L’adoucissement du contexte de la consommation, but avoué des « salles de shoots », renforce l’ancrage du crackophile dans sa crackophilie. A l’opposé, le sevrage « sec », injustement décrié, a donné un nombre significatif de bons résultats.

-Des vulnérabilités d’origine génétique, ainsi qu’épigénétiques, expliquent l’accrochage très rapide au crack de certains de ses consommateurs.

En France, les consommations importantes de cannabis et de cocaïne semblent corrélées. En effet, la consommation parentale de cannabis induit chez l’enfant, via des mécanismes épigénétiques, une raréfaction des récepteurs D2 de la dopamine (dans son noyau accumbens, sorte de centre du plaisir). Elle induit à l’adolescence une vulnérabilité aux toxicomanies, que les parents aient consommé du cannabis avant de procréer ou que les mamans aient consommé cette drogue pendant la grossesse.

– Des expériences récentes, réalisées chez le Rat, montrent que l’administration de cannabis (THC), par un effet épigénétique, accroît leur appétence ultérieure pour la cocaïne et, dans d’autres expériences, pour l’héroïne. Les effets que font éprouver ces drogues étant plus intenses, leur pouvoir d’accrochage l’est également. Ces effets épigénétiques du THC mettent à mal les derniers arguments de ceux qui contestent encore l’escalade des toxicomanies.

Pour lutter contre l’invasion du crack et des autres drogues qui minent notre jeunesse et notre société, il importe de ne légaliser ni le cannabis, ni aucune autre drogue et de faire régresser, autant qu’il est possible, l’addiction au tabac et à l’alcool, premières marches de cette funeste escalade qui mène à la cocaïne et à l’héroïne.

Le danger de l’alcool chez les jeunes

Gaston Alexandre 12 février 2022

Le danger de l’alcool chez les jeunes est, aujourd’hui, une réalité. L’image d’un groupe de jeunes et même d’adolescents dans les rues rassemblés autour de la célèbre « bouteille » est devenue monnaie courante dans la vie nocturne espagnole le week-end. Une image, celle des jeunes et de l’alcool, à laquelle nous nous sommes habitués mais qui ne présente peut-être pas quelques problèmes sociaux et sanitaires.

Ces dernières années, la consommation d’alcool chez les jeunes a considérablement augmenté en Espagne, étant la drogue psychoactive la plus consommée, la plus abusée et celle qui cause le plus de problèmes sociaux et de santé. Selon l’ « Enquête sur la consommation de drogues dans les écoles secondaires en Espagne », ou ESTUDES, plus de 75 % des jeunes consomment de l’alcool et le nombre de jeunes buveurs excessifs, ou buveurs épisodiques en raison d’une consommation excessive d’alcool, a augmenté leur nombre et leur fréquence de consommation depuis 2003. Et la tendance se poursuit à la hausse.

Cette généralisation de la consommation et des modes tels que la bouteille facilitent l’augmentation, chez les jeunes, de la consommation d’alcool sous forme d’ivresse. Dans cet article, nos spécialistes de Ribera Salud analysent le danger de l’alcool chez les jeunes et quelles mesures peuvent être prises pour prévenir et modérer sa consommation.

Comment l’alcool affecte-t-il le cerveau des jeunes ?

Tout au long de son cycle de vie, le cerveau subit des changements qui seront plus importants à certains moments qu’à d’autres. L’un des moments clés de l’évolution est le passage de l’enfance à l’âge adulte, c’est-à-dire l’adolescence, une période au cours de laquelle le cerveau subit une grande transformation, étant donc très vulnérable. De nos jours, il est connu, grâce à l’imagerie par résonance magnétique nucléaire, que la maturation du cerveau se termine entre 21 et 25 ans.

Si, au cours de ce moment unique de la croissance du cerveau, l’alcool interfère intensément, les conséquences peuvent être perceptibles, perturbant sa maturation correcte et, par conséquent, divers troubles peuvent apparaître ultérieurement, affectant le lobe frontal : débit sanguin réduit, faible la capacité de retenir l’information, l’attention, la capacité organisationnelle et la prise de décisions, et augmente le risque d’abus d’alcool et de dépendance ultérieurs.

Qu’est-ce que la consommation intensive d’alcool ?

La consommation intensive d’alcool (CIA), également connue sous le nom de « consommation excessive d’alcool », est une forme de consommation typique pour de nombreux jeunes et adolescents, consistant en une consommation sporadique de grandes quantités d’alcool en quelques heures. C’est là le véritable problème de consomment 6 boissons alcoolisées ou plus (60 gr. d’alcool), pendant un intervalle de 2 heures et à laquelle un taux d’alcootest de 0,5 g/l est atteint.

Il représente une forme de consommation liée à des conséquences sociales et sanitaires égales ou même plus importantes que celles résultant d’une consommation régulière à risque, y compris le développement ultérieur d’un abus ou d’une dépendance à l’alcool.

Quels sont les risques liés à la consommation intensive d’alcool chez les jeunes ?

  • Physique : Vomissements, évanouissements, lacunes temporaires, altération de la maturation cérébrale
  • Sociale : Causer de l’embarras, devenir grossier ou désagréable, regretter les comportements pendant la consommation
  • Professionnels/Écoles : Ne pas assister au travail/en classe en raison à l’indisposition, aux faibles performances, au manque de responsabilité, à l’impact sur les processus d’apprentissage et de mémoire.
  • Comportements à risque associés : Combats, rapports sexuels non protégés, hooliganisme, conduite imprudente, comportement violent, dommages matériels, risque accru de développer une dépendance accrue

Que peuvent faire les parents ?

  • Il est très important que les parents retardent autant que possible l’âge de consommation d’alcool de leurs enfants. Il ne devrait pas être normal qu’ils boivent si tôt.
  • Soyez un bon exemple. Si vos enfants voient que vous abusez de l’alcool, ils apprendront ce comportement.
  • Il parle des risques immédiats de la consommation d’alcool et pas tellement d’alcoolisme. Faites-le de manière positive et agréable. Renseignez-vous sur ces risques.
  • Soyez un père, pas un ami. De nombreux parents, dans l’intention d’approcher leurs enfants adolescents, cessent d’exercer les fonctions de parents, par exemple, les inviter à une gorgée, acheter la boisson, tolérer la consommation à certaines dates, les laisser boire à la maison.
  • soutien affectif, la confiance et l’ouverture des canaux de communication ne suffisent pas, la supervision et le contrôle sont également nécessaires.
  • Grâce à toutes ces mesures, vous transmettrez des attitudes et des valeurs positives pour la prévention de la consommation et/ou de l’abus d’alcool.

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La boisson qui affaiblit le système immunitaire

PAR NATHALIE YANN PUBLIÉ LE 12/02/2022

La boisson qui affaiblit le système immunitaire

Vous vous sentez fatiguée, vous attrapez des virus à répétition, en particulier en hiver ? Peut-être n’est-ce pas dû à une simple fragilité. Une boisson largement consommée en France a tendance à affaiblir le système immunitaire…

Avoir un système immunitaire en bonne santé, c’est la meilleure façon d’éviter les maladies qui nous pourrissent la vie. Du rhume à la gastro en passant par le Covid-19 et même la grippe ! Plus le système immunitaire est en forme, plus il est à même de lutter contre les virus et autres microbes, d’où l’intérêt d’en prendre soin. 

Qu’est-ce qui peut affaiblir le système immunitaire ? 

De nombreux facteurs ont tendance à affaiblir le système immunitaire. La fatigue, une alimentation trop riche, le fait de ne pas manger assez de fruits et légumes… Mais il n’y a rien de pire que l’alcool pour l’épuiser et l’empêcher de faire son travail. 

Pourquoi ? Eh bien, pour plusieurs raisons. Non seulement le fait de boire de l’alcool déshydrate l’organisme, à cause de ses propriétés diurétiques, mais en prime il perturbe également la santé intestinale, empêchant le corps d’absorber les nutriments dont il a besoin pour bien fonctionner.

Par ailleurs, les cocktails alcoolisés riches en sucres augmentent le taux de sucre dans le sang, ce qui  perturbe la production de cellules immunitaires, mais aussi leur fonctionnement. 

Boire avec modération dérègle-t-il le système immunitaire ? 

Malheureusement, la réponse est oui.

Pas besoin d’être ivre pour que l’alcool ait un impact négatif sur le système immunitaire. Cette boisson entraîne en effet un dérèglement hormonal, qui perturbe la production de vasopressines, les hormones dont le rôle est de réguler l’activité des reins, et donc l’évacuation des toxines par l’urine.

Évidemment, plus la consommation d’alcool est importante, plus les dégâts seront importants. L’idéal est de suivre les recommandations des organismes de santé officiels : pas plus de deux verres d’alcool par jour, et surtout : pas tous les jours !

Comment renforcer son système immunitaire ? 

Pour mieux affronter les maladies hivernales, mais aussi être plus en forme et en meilleure santé tout au long de l’année, il est important de prendre soin de son système immunitaire. Et même de le booster ! Vous l’aurez compris : éviter l’alcool permet d’éviter bien des désagréments.

Pour aller encore plus loin, n’oubliez pas de vous hydrater en buvant de l’eau régulièrement, prenez le temps de bien dormir la nuit, misez sur les probiotiques, la vitamine C et le magnésium. Bref, faites le plein de bonnes choses et adoptez une meilleure hygiène de vie. Votre corps et votre santé vous diront merci. 

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