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Drogue : cannabis, cocaïne…

5 chiffres sur le trafic de stupéfiants en 2023

La France compte 5 millions d’utilisateurs réguliers du cannabis et 600 000 pour la cocaïne, la drogue « dure » la plus consommée, loin devant l’héroïne. En 2022, plus de 150 tonnes de produits stupéfiants ont été saisies. Tour d’horizon du trafic de drogue qui pèse près de trois milliards d’euros par an.

  • Mathieu Castagnet, 
Drogue : cannabis, cocaïne… 5 chiffres sur le trafic de stupéfiants en 2023
Le trafic de la drogue représente un marché de près de 3 milliards d’euros en France. Près de 5 millions de personnes consommeraient du cannabis régulièrement, dont 850 000 de façon quotidienne.

Photo d’illustration.GURUXOX / STOCK.ADOBE.COM

Même si le trafic de drogue figure officiellement dans les chiffres du Produit intérieur brut, l’activité demeure évidemment illégale, opaque, discrète. Pourtant, de nombreuses études ou évaluations permettent de mieux cerner le poids des drogues en France.

► Un marché à 2,7 milliards d’euros

Pour répondre au besoin d’harmonisation entre les statistiques des différents pays, l’Insee s’est résolu en 2018 à prendre en compte le trafic de drogue dans le calcul du Produit intérieur brut (PIB). Dans les comptes nationaux, cette activité pèse 2,7 milliards d’euros, ce qui « correspond au total de la consommation de drogue (3,1 milliards d’euros) minoré des importations (0,4 milliard)

Pour aboutir à ce chiffre, qui n’a plus été révisé depuis 4 ans, l’Insee a appliqué la même rigueur que pour les autres secteurs. Elle a donc estimé le montant de transactions sur les différentes drogues, mais aussi pris en compte « les heures travaillées par les trafiquants » soit « un peu plus de 30 millions d’heures » par an.

► 5 millions d’usagers du cannabis

La France compte 5 millions d’usagers du cannabis, c’est-à-dire de personnes ayant consommé le produit au moins une fois dans l’année, selon le rapport 2022 de l’Observatoire français des drogues et tendances addictives (OFDT). Parmi eux, environ 1,3 million sont des consommateurs réguliers (plus de dix fois par mois) et 850 000 sont même des utilisateurs quotidiens.

Parmi les drogues illégales, la cocaïne arrive en seconde position. Environ 600 000 personnes consommeraient de la « coke » au moins une fois dans l’année. Les drogues de synthèses, comme la MDMA ou l’ecstasy compteraient environ 400 000 usagers dans l’année.

► 150 000 amendes pour les consommateurs

La simple consommation de drogue reste un délit en France. Mais, depuis 2019, celui-ci peut faire l’objet d’une amende délictuelle forfaitaire (ADF) de 200 € plutôt que d’une poursuite devant le tribunal. Une procédure en plein essor.

Selon le dernier bilan de l’Office antistupéfiant de la police, présenté le 1er mars 2023, 143 447 amendes forfaitaires pour usage de stupéfiant ont été dressées en 2022 par les forces de l’ordre. Une augmentation de plus de 30 % par rapport à l’année précédente. Les départements où les AFD ont été les plus nombreuses en 2022 sont les Bouches-du-Rhône, Paris, la Seine-Saint-Denis, le Rhône et le Nord.

► Plus de 150 tonnes saisies

En 2022, les gendarmes, policiers et douaniers ont saisi plus de tonnes de produits stupéfiants. L’essentiel des prises concerne évidemment le cannabis. En 2022, pour la première fois, les saisies ont dépassé le seuil des 125 tonnes pour atteindre 128,6 tonnes. Les forces de l’ordre ont trouvé deux fois plus de résine de cannabis (plus de 87 tonnes au total) que d’herbe (41 tonnes).

En ce qui concerne les autres drogues, les saisies ont également augmenté l’année dernière. C’est le cas pour la cocaïne (27,7 tonnes en 2022) comme pour l’héroïne (1,4 tonne). Les prises en matière de drogues de synthèses sont également en forte hausse avec 273 kg d’amphétamines et méthamphétamines et plus de 1,5 million de comprimés d’ecstasy et de MDMA.

► 8 € pour un gramme de cannabis, 65 € pour la cocaïne

La résine de cannabis se négocie à la vente à environ 8 € le gramme et l’herbe à 10 € le gramme, selon les chiffres de l’OFDT et ceux du ministère de l’intérieur. Des prix qui n’auraient pas connu d’inflation entre 2021 et 2022.

La cocaïne est beaucoup plus chère, avec un prix de 65 € le gramme. Un gramme d’héroïne se négocie autour de 30 € et un comprimé d’ecstasy 10 €. Un gramme de méthamphétamine se négocie en moyenne à 28 € contre 10 € pour l’amphétamine.

SOURCE

Argumentaire pour la légalisation du cannabis

Journal International de Médecine

Dans les prochains mois, l’Allemagne, pourtant considérée comme un modèle de rigueur dans l’inconscient collectif des Européens, devrait légaliser l’usage du cannabis récréatif. Après plusieurs pays européens et certains états Américains. Cette décision venue d’Outre Rhin aura, on peut l’imaginer, une grande influence dans le débat qui devrait reprendre en France à l’occasion des campagnes présidentielle et législative.

Dans cette Tribune libre, le Pr Costentin, membre des Académies de Médecine et de Pharmacie, analyse un à un les arguments des partisans de la légalisation et expose les raisons sanitaires et sociétales, qui, selon lui, devraient conduire à ne pas y adhérer. A n’en pas douter son propos à la fois médical et politique (au sens étymologique) suscitera des réactions d’approbation ou d’improbation parmi nos lecteurs.
Nous leur ouvrons nos colonnes (dans les limites de la confraternité) pour enrichir le débat…


Par le Professeur Jean Costentin*

Des pressions convergentes, dont l’intensité redouble, s’exercent sur les médias, le monde politique et ainsi sur nos concitoyens, pour obtenir la légalisation du cannabis. Elles utilisent de façon récurrente différents arguments que nous allons nous appliquer à réfuter.
Le diable s’exprime déjà dans le choix des mots, qui ne sont pas des détails Réprouvons l’expression « cannabis thérapeutique » qu’utilise d’emblée la mission parlementaire ayant pour objectif affiché de déterminer si la thérapeutique trouve au cannabis des intérêts pouvant justifier son élévation à la dignité d’un médicament ; ce disant elle exprime a priori ses conclusions. L’étude qu’elle initie est en rupture avec les règles élémentaires qui présidaient à l’étude d’un médicament potentiel ; bien loin de la discrétion qui prévalait en cette matière. Cette étude, sans placebo, ni médicament de référence, avec un nombre fixe et restreint de patients, sur une durée limitée, pour tester 4 indications potentielles, délivre au public, en temps réel, des fractions d’information…

Aussi, avant même que ses résultats soient obtenus, ils sont d’emblée invalidés. Mais cela ne changera rien, les conclusions semblant déjà écrites. Ce cannabis dit « thérapeutique » est le faux nez de la légalisation du cannabis, à des fins toxicomaniaques.

Tous les Etats qui l’ont légalisé, telle une figure obligée pour apaiser le chaland, l’ont préalablement adoubé comme « médicament ».
Réprouvons aussi l’expression cannabis « récréatif » ; cet euphémisme se réfère à la récréation qui dans nos souvenirs d’enfants s’apparente à de bons moments d’interruption des contraintes scolaires ; ce faisant il occulte délibérément que la « récré » cannabique peut se terminer mal, voire même dramatiquement.

La loi de 1970 décrétant la prohibition du cannabis n’est pas obsolète

« Le temps ne fait rien à l’affaire », cette loi reste d’actualité. Elle interdit le commerce, la possession, l’usage du cannabis. Sa sévérité, résolument dissuasive, permettait l’infliction aux contrevenants d’une peine (maximale) d’un an de prison ou de 3.500 euros d’amende, avec inscription au casier judiciaire.

Elle était justifiée par l’accroissement important de la consommation de cannabis qui survenait au décours de la pseudo- révolution de Mai 1968, avec son « jouir sans limite » et son « interdiction d‘interdire ». Déjà se précisaient différents méfaits de cette drogue, tandis que de nouveaux étaient entrevus ; ils ont été depuis lors, pour nombre d’entre eux, confirmés et précisés.

Mais cette loi est restée méconnue, faute d’être enseignée, d’être justifiée et d’être appliquée par l’institution judiciaire. Cette dernière, pour ne pas appliquer la sanction maximale, ce que l’on peut admettre, a classé l’infraction presque systématiquement sans suite, annihilant cette loi.
Au cours des 30 dernières années, le taux de THC s’est accru d’un facteur 6,5 dans les produits en circulation, tandis que se développaient de nouveaux modes de consommation, visant à accroitre la cession du THC à l’organisme, ainsi :

  • « l’huile de cannabis », à très haute teneur en THC, obtenue par extraction de la résine par des solvants
    apolaires, suivie de leur évaporation ; elle peut être étirée sur des cigarettes communes, ou être mélangée à du
    tabac, ou être utilisée dans les recharges des cigarettes électroniques ;
  • le « BHO » (butane hash oil), qui résulte de l’extraction de la résine par le butane liquéfié qui, après volatilisation, laisse un résidu utilisé dans des nébuliseurs ;
  • les pipes à eau, qui centuplent le volume de fumée qui peut être inhalé dans les poumons distendus d’une façon maximale ;
  • les nouveaux cannabinoïdes, obtenus par synthèse chimique (qui sont beaucoup plus puissants que le THC).
    Les Français – tous premiers consommateurs du cannabis en Europe

Triste constat, de 1.500.000 usagers réguliers qui le consomment au moins une fois tous les 3 jours, dont presque 1.000.000 de consommateurs quotidiens. Cette fréquence d’usage correspond à une dépendance avérée, car le THC est une drogue très rémanente, qui agit très durablement sur l’organisme.


Plusieurs raisons expliquent cette très forte consommation nationale :


• La large méconnaissance de la loi de prohibition des drogues, surtout diffusée par ceux qui la critiquent
• L’absence de prévention éducative, dénoncée par l’OEDT (Observatoire européen des drogues et toxicomanies). Les jeunes français n’ont au maximum, durant leur cursus éducatif, qu’une à deux heures d’exposé par des fonctionnaires de la Gendarmerie, qui leur présentent la loi, les risques encourus à y contrevenir, les subterfuges des dealers. Les risques sanitaires sont à peine effleurés par les enseignants des sciences de la vie qui n’y sont pas formés et qui s’y intéressent peu ; et même ceux qui s’y intéressent ne peuvent développer un enseignement sur les drogues, car il n’est pas inscrit dans les programmes éducatifs ;
• la prolifération dans les cités « sensibles » d’une économie de la drogue à ciel ouvert, qui mobilise d’énormes sommes d’argent.

Elle est alimentée par une immigration au-delà des capacités d’accueil de notre pays où le chômage structurel affecte plus de 3 millions de nos concitoyens ;
• les 450 tonnes de cannabis qui entrent aisément chaque année sur le territoire national, essentiellement en provenance du Maroc ;
• l’auto-culture favorisée par la prolifération dans nos villes des « Growshops »
• la propension des Français à consommer des psychotropes (anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs) ainsi que diverses drogues (alcool, tabac, morphiniques…) ; cette grande vulnérabilité nationale aux toxicomanies aurait dû mobiliser les pouvoirs publics, mais les responsables politiques ont laissé filer.
• la magistrature, elle aussi, a laissé filer, submergée par un nombre croissant de diverses procédures ; elle a classé sans suite pénale les affaires qui lui paraissaient mineures relativement à d’autres dossiers, avec pour conséquence l’absence de sanction pour les consommateurs de drogues et pour les dealers.

Les peines rarement prononcées sont faibles en comparaison de celles infligées dans les autres nations de l’Union Européenne pour ces mêmes délits ; en outre et très fréquemment, elles ne sont pas appliquées.
• Les rigueurs originelles de la loi de 1970 ont été régulièrement « détricotées », puisqu’on en est maintenant à l’infliction d’une simple contravention de 200 euros, en solde de tout compte, (laquelle d’ailleurs n’est pas toujours perçue) ; sans inscription sur un registre, ce qui aurait pu contribuer à dissuader des récidives, par l’augmentation du montant de la contravention en fonction de leur nombre.
• la police effectuant les investigations et contrôles qui lui sont demandés se sent désavouée par l’absence de suites judiciaires données à ses interpellations


Les assertions fausses et les méfaits du cannabis


La « grosse ficelle » (en chanvre) du « rapport Roques » (1998), très colportée, affirmait que la dangerosité du cannabis était inférieure à celle du tabac et de l’alcool, tous deux légalisés. Contrairement à cette allégation, la toxicité pour l’organisme des fumées du cannabis est supérieure à celle du tabac. La résine de cannabis (haschisch), comme celle présente sous forme de globules sur la plante (la marijuana), augmente de 200°C la température de combustion de l’élément végétal, poussant plus avant sa décomposition thermique et produisant ainsi 6 fois plus de goudrons, dont différents constituants sont cancérigènes pour les sphères bucco- pharyngée et broncho-pulmonaire.

Elle produit aussi 6 à 8 fois plus d’oxyde de carbone (CO) qui, en se fixant intensément sur l’hémoglobine des globules rouges, réduit leur capacité de fixer l’oxygène pour l’amener aux tissus qui le consomment ; il s’en suit une toxicité cardio-vasculaire du cannabis plus importante que celle du tabac.

Il est ainsi la 3 ième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde ; il induit des artérites des membres nférieurs, plus précoces que celles provoquées par le tabac ; il est à l’origine d’accidents vasculaires cérébraux chez des sujets jeunes.
Alors que le tabac n’est pas nocif pour le cerveau (à sa dépendance près), le THC du cannabis, à l’origine, lui aussi, d’une forte dépendance, induit de surcroît des troubles psychiques et psychiatriques souvent graves (ivresse, désinhibition avec prise de risque, troubles cognitifs, anxiété, dépression, bouffées délirantes, hallucinations, schizophrénie, escalade toxicomaniaque).

Le cannabis incite à la consommation d’alcool. Le THC rend imperceptible à celui qui s’alcoolise, l’approche du moment où il ne peut plus maîtriser sa consommation, qui vire alors à l’alcoolisation aigüe (« binge drinking »/ « biture expresse »), avec pour corollaire le coma alcoolique.
En 2019, 730 personnes ont été tuées dans un accident impliquant un conducteur sous l’emprise d’un stupéfiant, lequel, dans 90% des cas, était le cannabis. Dans l’étude « Stupéfiants et accidents mortels de le route » ( S.A.M .), déjà ancienne, la conjonction du cannabis avec l’alcool multipliait par 14 le risque d’accidents mortels ; des études plus récentes évaluent ce facteur à 29.

Alors que la « puissance publique » est incapable de réduire de façon importante la consommation de tabac et d’alcool, comment peut-elle imaginer y adjoindre une autre drogue, aussi addictive et encore plus délétère que ces deux premières ?
La France qui est en bonne place parmi les Nations qui dépensent le plus pour l’éducation de ses enfants, n’en est pas payée en retour, puisque dans le classement PISA international des performances éducatives, elle n’apparaît qu’en 27ième rang. L’éradication du cannabis de l’espace éducatif nous ferait progresser au moins d’une quinzaine de rangs.

Assertion aberrante – « la légalisation du cannabis permettrait une prévention de sa consommation »


Ceux qui s’abstiennent de consommer du cannabis sont convaincus de son caractère dangereux ; avec sa légalisation ils penseront que l’Etat, dans sa fonction de protection des citoyens, ne saurait autoriser un produit dangereux ; ils seraient ainsi dissuadés de continuer de s’en abstenir. Quant à ceux qui s’en abstiennent par respect de la loi, les non-transgressifs (encore nombreux chez nos jeunes), la légalisation lèverait chez beaucoup leur retenue à le consommer.


Il est aberrant de prétendre qu’on ne peut enseigner des règles de prévention sur des produits ou des comportements interdits. Faudrait-il autoriser le viol pour en diminuer le nombre ? Le vol pour enseigner l’honnêteté ? Les exemples de semblables aberrations abondent, qui annihilent cet argument. Prévenir consiste à intervenir en amont d’une expérimentation, pour empêcher que s’installe une addiction, surtout quand on sait que lorsqu’elle est installée on est impuissant à la faire régresser. Une prévention, même soigneusement pratiquée, n’éteindra pas en France l’appétence pour les drogues ; elle pourra la contenir et, on l’espère, la restreindre.

Une légalisation du cannabis aboutirait, plus ou moins rapidement, à une augmentation considérable du nombre de ses consommateurs, à l’instar de celle du tabac (avec ses 13 millions de fumeurs irrépressibles et ses 75.000 décès annuels) et de l’alcool (avec ses 4 à 5 millions de sujets alcoolo-dépendants et alcooliques, et ses 41.000 décès annuels).

Cet avis est partagé par le comité interministériel de lutte contre les stupéfiants, qui le 25 Mai 2021 l’exprimait : « L’expérience des Pays-Bas, de l’Uruguay, du Portugal, de l’Espagne, du Canada et de certains États américains fait apparaître une augmentation du nombre de consommateurs post-légalisation du cannabis dans tous ces pays, ce qui peut entraîner un usage d’autres produits stupéfiants ». Cette déclaration évoque l’escalade vers d’autres drogues ; escalade à laquelle incite la dépendance au cannabis.

Cette escalade, que contestaient les pro-légalisateurs, est devenue irréfragable et les mécanismes en cause (phénomène de tolérance et effets épigénétiques) sont de mieux en mieux précisés. Autoriser le cannabis ouvrirait la porte à la consommation d’autres drogues.
Des déclarations très médiatisées de politiques qui annoncent régulièrement l’imminence de la légalisation du cannabis, contribuent à sa banalisation.

Si la légalisation était décrétée, elle deviendrait irréversible, quels qu’en soient les méfaits (à l’instar du tabac et de l’alcool). La législation française compte diverses dispositions malencontreuses, qu’on ne sait abolir, en dépit de leurs méfaits avérés.


La légalisation serait-elle bénéfique pour le budget de la Nation ?


Face à la santé, un des biens les plus précieux, que pèseraient des taxes, même substantielles, devant la primauté qu’on doit accorder à l’Homme, et en particulier aux plus jeunes, nos germes d’éternité sur qui reposent nos espoirs de pérenniser les fondamentaux de notre société, alors que des actions concertées s’appliquent à la déconstruire, à la démolir.

La volonté de certains d’une légalisation du cannabis participe à cette agression.
Dans l’Etat du Colorado, qui fut un des premiers Etats américains à légaliser le cannabis, il a été calculé que pour 1 $ qu’il percevait en taxes, il lui en coûtait 4,5$ pour éponger les dépenses générées par cette drogue : en soins médicaux (particulièrement psychiatriques), pour les accidents routiers ou professionnels dans lesquels il est en cause, les dépenses des assurances, les procès, l’incurie sociale, l’assistanat…
Un cannabis légalisé moins puissant, moins « trafiqué », serait moins dangereux
Pour tenter de diminuer sa consommation, le cannabis de régie devrait être plus cher et moins puissant que celui du marché noir ; mais on sait qu’il serait boudé par les consommateurs, qui s’adresseraient toujours au marché noir.

C’est en effet à la demande de ses consommateurs que dans les produits en circulation le taux de THC a été multiplié par 6,5 en 30 ans ; ils ne seraient donc pas enclins à revenir aux « tisanes » d’antan. Dans les pays ayant légalisé le cannabis, non seulement le deal reste très actif, mais il élargit de plus l’offre d’autres drogues.

Quant au cannabis de régie il serait encore plus facilement accessible aux jeunes, tout comme l’est actuellement le tabac, dont l’interdiction de vente aux mineurs est ignorée par la majorité des buralistes.
La légalisation du cannabis supprimerait-elle le deal, les dealers, leurs guerres et les balles perdues ?

L’émoi suscité par la mort de quelques malfrats qui prospèrent avec le commerce des drogues qui tuent leurs consommateurs par milliers est malséant. N’ayons de compassion que pour les quelques victimes de leurs « balles perdues ». Il est naïf de croire que la légalisation du cannabis dirigerait ses 220.000 dealers vers Pole emploi et que les « gros bonnets » se mettraient en retraite anticipée. Le marché noir du cannabis perdurerait, complété le cas échéant par un élargissement de l’offre de cocaïne/crack, d’amphétamines, de cathinones, d’ecstasy, de buprénorphine, d’héroïne, de cannabinoïdes de synthèse…Les adolescents qui par l’usage du cannabis satisfont un besoin de transgression, vécu comme un viatique pour accéder au statut d’adulte, devraient, s’il était légalisé, effectuer cette transgression au niveau de la cocaïne ou des morphiniques.

C’est alors que le raisonnement qui aurait prévalu pour la légalisation du cannabis devrait s’appliquer à toutes les autres drogues.

La légalisation du cannabis apaiserait-elle le climat de certaines banlieues, de certains quartiers ? Le climat de certaines cités resterait « pourri » ; il continuerait de « pourrir » les espaces à l’entour qui continueraient de s’enfoncer dans une intoxication collective.


Cette situation déplorable persistera :


– tant que les dealers de drogues gagneront beaucoup plus que dans l’exercice d’activités légales ;
–tant que les drogues constitueront une économie souterraine florissante ;
– tant qu’une immigration non régulée accumulera sur le territoire national des étrangers non intégrables par le travail, en raison de leur inadéquation aux fonctions proposées et de l’absence d’emploi, du fait d’un chômage endémique ;
– tant qu’une éducation digne de ce nom, n’aura pas dissuadé une large frange de la population de se tourner vers des drogues ;
– tant que « l’argent de poche » ne sera pas assis sur un service rendu, faisant que l’argent facilement gagné repart facilement en fumées ;
– tant que l’éducation nationale ne s’investira pas dans la prévention des toxicomanies, comme lui en fait le reproche l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT), la France restera en Europe la Nation la plus grande consommatrice de cannabis ;
– tant que nos concitoyens n’auront pas compris que le marché des drogues n’existe que par l’importance de leurs consommateurs et que les adultes ne peuvent interdire aux jeunes de consommer ce qu’ils s’autorisent ; sur l’air du « faites ce que je dis (si au moins je le dis), mais ne faites pas ce que je fais ».
-tant que persisteront des milliers de points de deals notoires, ou que les livraisons de drogues pourront s’effectuer à domicile.

Une légalisation du cannabis ne soulagerait pas le travail de la police car le marché noir ne disparaîtrait pas ; pas plus que les dealers et « gros bonnets » qui élargiraient la diversité de leurs offres et y ajouteraient d’autres trafics. Une légalisation ne soulagerait pas davantage le travail de la justice, qui aurait à juger les mêmes délinquants pour d’autres délits, qu’elle ne pourrait plus classer sans suite.


Des addictologues sont pourtant en faveur d’une légalisation


L’addictologie est écartelée entre un groupe d’idéologues et d’authentiques médecins qui, ces derniers, placent une démarche authentiquement médicale au cœur de leur activité. On les entend peu, car ces premiers se sont emparés « des manettes » de la représentation médiatique de leur profession, contraignant ces derniers à la discrétion.


Ce sont les addictologues/idéologues à contre-emploi qui, il y a encore quelques années, clamaient que le cannabis était sans danger pour les enfants et les adolescents. Ils demeurent toujours sans réponse quand on leur demande s’ils disposent de traitement pour détacher du cannabis ceux qui en sont devenus dépendants. Ils manifestent un semblable mutisme quand on les questionne sur les effets épigénétiques du cannabis, comme s’ils n’en avaient jamais entendu parler.

Ce sont les mêmes qui militent pour les « salles de shoots ».
Il est urgent que les structures et administrations qui les appointent, analysent leurs activités, s’intéressent à leurs résultats, pour les mettre en adéquation avec leurs coûts pour la collectivité ; urgent aussi qu’elles leur rappellent leur devoir de réserve vis-à-vis de la légalisation qu’ils prônent pour le cannabis et pour toutes les autres drogues. Sans leur mise au pas, la prise en charge des addictions continuera d’être un douloureux et couteux échec.


Des parents ont laissé leurs enfants se perdre dans les toxicomanies, à partir des propos rassurants que leur tenaient ces addictologues à contre emploi, qui ne les ont pas incités à en protéger leurs enfants. Certains parents, en cette période très processive, s’interrogent sur l’opportunité de leur demander des comptes, pour mise en danger de la santé mentale et même parfois de la vie de leurs enfants.
Plusieurs États ont légalisé le cannabis, ne prenons-nous pas le risque d’être les derniers à le faire ?

La France, qui voudrait encore être porteuse de messages pouvant profiter à l’humanité, n’a pas à rougir de sa prudence ni à s’excuser de ne pas sombrer dans le suivisme et le mimétisme, d’autant que s’il fallait lui trouver des circonstances atténuantes, elle est en Europe le tout premier Etat consommateur de cannabis. Elle n’a pas à se mettre à la remorque d’Etats qui dissolvent l’humanisme dans le lucre, les royalties et autres taxes.

Après le grand Duché du Luxembourg, la nouvelle coalition qui va gouverner l’Allemagne, qui s’est déportée sur la gauche par rapport à la précédente, envisage de légaliser le cannabis. Les « verts » voient dans le cannabis un moyen d’obtenir la régression économique à laquelle ils aspirent. Le cannabis est en effet la drogue de la l’affaiblissement cognitif, de l’amotivation, du renoncement ; de la transformation des indignés en résignés ; elle peut calmer ceux qui réprouvent avec véhémence l’afflux d’immigrés qui leur semblent difficile à intégrer culturellement.

Chaque individu, doit pouvoir choisir sa vie, sa drogue aussi, et ça ne regarde pas la société
Faut-il rappeler à chaque individus que nous vivons en société et que s’il vient à être dans le besoin il l’appellera à son secours. Il le fera quand son incurie, liée à sa chute dans la drogue, le privera des moyens de sa survie. Notre société a choisi le modèle de la solidarité ; elle assiste (de plus en plus souvent à crédit) les malades de toutes affections, les handicapés de tous types, aussi doit-elle impérativement limiter leur nombre, en ne laissant pas se multiplier les victimes des addictions.

Pour conclure


Les civilisations sont mortelles et les drogues accéléreront la destruction de celles qui ne sauront s’en
prémunir.
La mondialisation correspond à de nouveaux jeux olympiques de l’esprit, de l’intelligence, du courage, de la culture ; tireront « leur épingle de ce jeu » les Nations qui ne laisseront pas leurs membres être subvertis par les toxicomanies.


Pour le ministre de l’intérieur (G. Darmanin) « la légalisation du cannabis serait une faute morale » (Août 2021) ; ajoutons que ce serait aussi une faute sanitaire, sociale et sociétale.
« Le non-respect de la loi est destructeur pour la démocratie, car il est contagieux ». Il n’y a pas de démocratie sans État de droit, constitué de règles applicables à chacun.

On ne peut accepter durablement sa violation ou l’évolution de la règle (légalisation du cannabis) pour la faire respecter.


*Dr. en Médecine, Pharmacien, Dr. ès Sciences
professeur émérite de la faculté de Santé de Rouen
membre titulaire de l’académie nationale de Médecine
membre titulaire de l’académie nationale de Pharmacie
membre du collège de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD)
président du centre national de prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)
directeur de l’unité de neuropsychopharmacologie du CNRS (1984-2008)
directeur de l’unité de neurobiologie clinique du CHU de Rouen (1999-2011)
Derniers livres parus :
« Le désastre des toxicomanies en France » Ed. Docis (2018)
« Dictionnaire critique du cannabis » Ed. Docis (2019)
« Toxicomanies: Sauvons la jeunesse » Ed. JDH , coll. Hippocrate & Co (2021)

La publicité évolue !

et dans les années 60, au service militaire, l’état donnait 1 cartouche de cigarette par semaine car il fallait être un fumeur « pour être un homme »

« Drogue du zombie » : c’est quoi la xylazine, ce produit vétérinaire utilisé par les toxicomanes ?

Aux Etats-Unis, la propagation de la xylazine, surnommée « drogue du zombie » ou « Tranq », inquiète les autorités sanitaires. Altération des fonctions cardiaques, corps nécrosé, perte de conscience… Le nombre de cas d’overdose se multiplie à cause de la frontière très mince entre la dose d’efficacité et la dose létale.

"Drogue du zombie" : c'est quoi la xylazine, ce produit vétérinaire utilisé par les toxicomanes ?
© La xylazine, surnommée « drogue du zombie », est responsable de plus en plus de morts aux Etats-Unis. (Photo d’illustration : Laurent Hamels / via AFP)

Publié le 14/04/2023 – Alexandre CHAUVEL

Aux Etats-Unis, l’Agence américaine des médicaments s’inquiète de l’émergence d’une drogue très dangereuse, appelée « drogue du zombie » ou « Tranq ». Aujourd’hui, selon Newsweekcité par Slate, on la trouverait dans 36 Etats du pays, mais elle se répand rapidement.

Si elle se propage aussi vite, c’est parce que son coût est très faible. Sur Internet, on peut en trouver pour six dollars le kilogramme, soit moins de six euros. Ce qui est acheté, c’est du xylazine, un médicament utilisé par les vétérinaires comme sédatif ou pré-anesthésique. 

La xylazine ne doit pas être consommée par l’homme

Utilisé pour les chats, chiens et chevaux, ce médicament ne doit surtout pas être consommé par l’homme, car il peut gravement altérer les fonctions cardiaques. Il inhibe les récepteurs adrénergiques. Ce sont ceux-ci qui permettent au corps de réguler le rythme cardiaque et la tension artérielle. 

Jean-Pol Tassin, directeur de recherche émérite à l’Inserm et spécialiste de l’addiction et du sevrage, explique à nos confrères de Sciences et avenir les effets de cette drogue : « Dès qu’on arrête de stimuler les récepteurs alpha1, on a une perte de conscience, d’attention, une extrême sédation et éventuellement des délires ou des hallucinations : c’est très certainement pour cela qu’on l’appelle la drogue du zombie, même si ce nom est plutôt erroné. »

Le corps nécrosé

Aux Etats-Unis, les consommateurs combinent généralement cette drogue avec d’autres substances comme les opioïdes ou l’alcool, ce qui est d’autant plus dangereux.

Si la xylazine est surnommée « drogue du zombie », c’est également parce qu’elle a des effets sur le corps. Sa consommation répétée fait augmenter la pression sanguine et réduit l’oxygénation de la peau. Des abcès se créent, et remontent à la surface, donnant d’importantes plaies à différents endroits du corps. Les abcès n’étant pas détectables de suite, lorsque les tissus sont nécrosés, il est déjà trop tard. Certains patients doivent alors être amputés.

Aucun remède contre cette drogue

Selon les témoignages des consommateurs, la xylazine donnerait l’impression de se trouver sur un nuage. Un nuage dont on ne redescend que très rarement, car contrairement aux autres drogues, aucun médicament ne permet de combattre la xylazine.

« Le problème avec cette drogue et ce qui la rend particulièrement dangereuse, c’est que l’intervalle entre la dose létale et la dose d’efficacité est faible », précise Jean-Pol Tassin. En 2020, la xylazine était impliquée dans 26 % des overdoses dans l’Etat de Pennsylvanie. L’année suivante, à Philadelphie, 90 % des échantillons de drogues saisis contenaient de la xylazine. 

Visite du Pr Jean-Pierre Goullé, vice-président du CNPERT à L’EDVO (Espoir du Val d’Oise)

le jeudi 23 février


L’EDVO est une association nationale selon la loi de 1901, créée en 1987. Elle est située 4 rue Galliéni à Montmagny (95360). Son Président fondateur en est Jean-
Paul Bruneau qui est retraité de la police nationale. Il assume depuis 35 ans les fonctions de directeur général bénévole.
L’EDVO, c’est selon sa devise :
Ecouter, prévenir, soutenir, aider, faire réagir
Développer ses capacités à redevenir autonome et abstinent de produits psychotropes
Vivre libre sans drogues
Orienter toute personne en difficulté
Les objectifs visés sont de permettre à chaque individu confronté à un problème d’addiction, quelle que soit son origine, son âge, sa situation sociale, de retrouver sa dignité, son épanouissement et sa place dans la société.


L’EDVO (espoir du Val d’Oise) a été pionnier en France en proposant une approche originale fondée sur l’abstinence selon le modèle Minnesota. L’EDVO, fondé en 1987 par son président Jean Paul Bruneau, est un organisme associatif à but non lucratif
œuvrant pour la réinsertion sociale et professionnelle des personnes en grande difficulté concernées par l’addiction à des produits psychotropes modifiant le comportement.

Avec ses professionnels et ses bénévoles formés (thérapeutes, suivi social, administration…), l’association accueille et accompagne toute victime d’addiction (alcool, drogues, jeux, etc…), volontaire pour un changement de comportement, notamment par le soutien psychologique et l’hébergement.


L’association intervient également dans le domaine de la prévention, du partage de son savoir-faire et participe le cas échéant au débat public.
L’EDVO est entièrement indépendant, son fonctionnement est assuré par des dons, des subventions ou des actions de financement propres. L’association s’appuie sur un réseau de bénévoles et de professionnels (thérapeutes, suivi social, administration…).

La démarche s’appuie aussi sur l’entraide entre dépendants, partant du constat que personne n’est mieux placée qu’un dépendant pour en aider un autre.
L’association s’est donnée pour but de permettre à chaque individu confronté à un problème d’addiction de retrouver sadignité, son épanouissement et sa place dans la société. Ses missions se déclinent autour de ces objectifs en mettant en place les moyens d’accompagner les personnes souffrantes d’addiction vers une véritable reconstruction.


Ecouter, prévenir, soutenir, aider, faire réagir les personnes souffrantes d’addiction et leur famille :

  • en écoutant leur problématique et les informant sur les différentes options de soin ;
  • en les accompagnant dans leurs choix et leurs processus de soin : sevrage, cure et prise en charge des pathologies annexes ;
  • en les aidant dans leurs démarches de prise en charge ;
  • en informant et soutenant les familles et les accompagnants ;
    Les interventions en public :
  • en intervenant dans les établissements scolaires ou de formation, auprès des parents et des équipessocio-éducatives, auprès de tout groupe demandeur et en conférence publique :
  • en développant un partenariat avec les entreprises pour répondre aux obligations légales du dirigeant et sensibiliser le personnel aux risques liés à l’usage des produits modifiant le comportement : drogues, alcool, drogues, médicaments ;
  • en formant les acteurs des relais de proximité.
  • en partageant ses expériences avec les structures locales, départementales, régionales, nationales, voire internationales, afin d’élargirses champs d’action sous forme d’affiliations ou de conventions. Développer ses capacités à redevenir autonome et abstinent de produits psychotropes :
  • dans cettestructure d’hébergementtemporaire qui permet à chaque résident de se reconstruire et de se responsabiliser au quotidien ;
  • par l’accompagnement à la réinsertion sociale et professionnelle prodigué par ses professionnels :CESF, éducateur ;
  • grâce à sonépicerie socialeréservée aux familles et aux personnes en difficulté́, une aide alimentaire, encadrée par un travailleur social, permet un retour progressif vers une autonomie durable.

  • Vivre libre sans drogue : vivre son rétablissement psychologique, physique et sa réinsertion sociale, dans le cadre d’EDVO, en bénéficiant d’une méthode reconnue dans les pays anglo- saxons et innovante en France, la méthode de prise en charge dite « Modèle Minnesota » ;
  • vivre à nouveau en lien avec les autres et avec la société ;
  • vivre une rechute comme « thérapeutique », sans perdre le bénéfice des acquis grâceauxréadmissions ;
  • vivre quand on est proche d’un dépendant, alcoolique, ou toxicomane, sans culpabiliser, sans codépendance, en participant tous les 15 jours à des groupes « écoute parents », pour y trouver mieux-être et entraide

  • Oser reconstruire sa vie : retrouver l’espoir en apprenant au quotidien à aimer la vie sans drogues ;
  • oser projeter sa vie personnelle et professionnelle en construisant un vrai projet de réinsertion ;
  • optimiser ses chances de rester abstinent avec le soutien d’EDVO, en participant assidûment aux groupes d’entraide extérieurs (Narcotiques Anonymes, Alcooliques Anonymes, par exemple) pour affermir son processus de rétablissement à long terme ;
  • oser vivre chaque jour, libéré des chaînes de l’addiction et soutenu par d’autres
    dépendants en rétablissement.

Ce déplacement réalisé au titre du CNPERT a comporté :

  • la rencontre avec le Président Bruneau, avec Monsieur Cyril Kamir, Thérapeute référent, et avec Madame Roy, également thérapeute de l’équipe ;
  • la visite de l’hôtel social : cette partie hébergements est réservée aux sortants de soins en addictologie, en ce moment à EDVO, ce sont 34 places permanentes au 4 rue Gallieni ;ses occupants peuvent bénéficier ensuite des 14 places en appartements de transition (départements 95 et75) pour les sortants qui travaillent, et attente d’un appartement thérapeutique chez des partenaires en région parisienne.
  • Pour la structure principale de 34 places, ce sont principalement des chambres pour deux résidents, avec quelques
    chambres à un lit pour ceux qui ont repris une activité professionnelle, comportant11 points hygiène séparés au niveau des chambres ; mais également de plusieurs autres zones communes : cuisines, salle de restauration, salles de réunions. La durée de séjour est de 6 mois, renouvelable une fois. Au plan budgétaire, sur la partie 34 places, EDVO ne perçoit que 53.680€ de subvention Allocation Logement Temporaire sur 26 places.
  • Les autres places peuvent bénéficier des APL individualisées en fonction des ressources personnelles et chaque pensionnaire participe financièrement aux frais de sa prise en charge globale à EDVO à hauteur de 30% de ses ressources (chômage, indemnité journalière ou RSA, la famille si moins de 25 ans) : soit environ 8€ par jour et par personne sur un coût de
    journée par pensionnaire début 2022 qui était de 27€ (avec les augmentations des fluides en 2022, malgré le bouclier tarifaire notamment, les charges ne cessent d’augmenter et le prévisionnel 2023 atteint 33,29€ par jour et par personne ce qui estest inquiétant selon le Président Bruneau).
  • la visite de la Maison Relais (de 37 places, réservées aux personnes sortant de la rue) localisées de l’autre côté de la rueGalliéni, face à l’hôtel social, dans un immeuble récent, permet à des personnes très démunies de prendre un
    temps non limité pour se rétablir et elles peuvent bénéficier d’un rétablissement plus spécifique dans l’hôtel social précité.
  • Dans l’hôtel social, j’ai pu m’entretenir avec trois pensionnaires, en présence du Président Bruneau, de Monsieur Cyril Kamir, Thérapeute référent et de Madame Roy, thérapeute dans l’équipe. Les thérapeutes sont vacataires auto
    entrepreneurs sous convention, y compris la psychiatre en supervision d’équipe.
  • Au cours de cet entretien, Nous avons rencontré Maud, âgée de 33 ans, Sylvain, 36 ans et Yanis 30 ans. Tous les trois ont connu des addictions qui ont fait l’objet de cures de désintoxication, tous ont rechuté plusieurs fois avant cette prise en charge à EDVO, globale : physique, psychique et psychologique associée au sevrage, qui constitue pour eux un objectif majeur.
  • Ils ont fait état de poly-addictions (alcool, cannabis, héroïne, cocaïne, …) et l’un d’entre eux d’addiction dès l’âge de 11 ans.
  • Des informations sur les missions périphériques complémentaires de l’association m’ont permis de comprendre l’importance des deux épiceries sociales implantées en Ile-de-France pour l’aide auprès des plus démunis et sur la manière dont sont alimentées les résidents en produits alimentaires très variés (conserves, légumes, produits frais, surgelés, …) ;
  • Les actions de prévention de l’associationqui sont menées tant en milieu éducatif qu’en entreprise.
    Ainsi, l’établissement le plus ancien d’EDVO, fonctionne avec une équipe pluridisciplinaire sur une méthode d’accompagnementutilisée principalement dans les Pays anglo-saxons, inspirée du « Modèle Minnesota ».
  • Elle assure une prise en charge globale associant le thérapeutique, le social, les changements de comportement fondés sur l’abstinence de tout produit psychoactif, l’autogestion des émotions, la préparation à une autonomie durable avec
    réinsertion sociale et l’accès au logement individuel.

  • L’EDVO s’est entouré de partenaires partageant les mêmes objectifs et a mis en action des missions complémentaires permettant de fonctionner avec un coût de journée de 27€ par personne, avec un autofinancement sur la moitié de ce coût
    « toujours compliqué à maintenir cependant en 2023 ».
    Ce modèle est transposable sur tout le territoire et correspondant aux besoins d’au moins un tiers des demandeurs de cure (alcooliques, polytoxicomanes, pharmacodépendants).

  • Il est à noter que le taux de faible rechute(75 % retrouvent une autonomie durable sans retour à une addiction).L’EDVO fait donc réaliser à nos institutions des économies importantes, mesurables, comparativement au coût de
    l’accompagnement des victimes d’addictions, soit sous traitement de substitution (buprénorphine, méthadone, médicaments, …), soit pris en charge dans une salle de consommation à moindre risques.L’abstinence de tout produit psychotrope, avec ce
    type d’accompagnement, comportant de plus un hébergement préparant à l’autonomie, sauve de nombreuses vies chaque année. Elle procure un confort de vie qui a beaucoup d’attrait pour tous ceux qui souhaitent suivre ce cheminement vers le
    rétablissement.

  • Conclusion
    Nous avons été surpris et favorablement impressionné : non seulement par la pertinence te la qualité du dispositif mis en place dans le cadre de la prise en charge globale et intégrée d’une addiction, jusqu’à la réinsertion à la fois sociale et professionnelle ; mais également par un coût de fonctionnement extrêmement contraint d’une telle structure, qui complète utilement les dispositifs de prise en charge médicale hospitalière.

Ce modèle très respectueux de l’humain et très économique, qui a fait ses preuves, devrait être davantage soutenu par nos institutions sanitaires en charge des addictions.

Quand l’exemple vient « d’en haut » !!

Consommation de drogue : le prince Harry dans le viseur des autorités américaines

LINFO.RE

Une commission publique américaine se penche sur les récentes révélations du prince Harry dans ses mémoires chocs, ‘Le Suppléant’, notamment ses abus de drogue quand il était plus jeune.

« Être différent »

Dans son livre ‘Le Suppléant’, le prince Harry règle ses comptes avec la famille royale. Il a notamment révélé avoir eu une violente altercation avec son frère William, et a qualifié sa belle-mère Camilla Parker-Bowles de « dangereuse et méchante ». Par ailleurs, l’époux de Meghan Markle a aussi révélé dans ce livre avoir consommé diverses drogues dans sa jeunesse.

Il a notamment confié quant à sa consommation de cocaïne et d’un hallucinogène : « ce n’était pas très amusant, ça ne m’a pas rendu particulièrement heureux, mais ça m’a fait me sentir différent, et c’était mon objectif principal, se sentir, être différent ». Comme le relaie le magazine Voici, ces révélations ont interpellé une commission publique aux États-Unis, qui a demandé aux autorités d’immigration américaines de révéler le questionnaire du prince Harry lorsqu’il est arrivé aux USA, informe le Daily Mail.

Le prince aurait-il menti ?

Il faut savoir qu’aux États-Unis, les visiteurs doivent remplir un questionnaire sur lequel figure notamment cette question : « Avez-vous déjà été un consommateur de drogues ou un addict ? ». Le prince Harry pourrait donc être amené à s’expliquer devant la justice américaine s’il avait menti sur le formulaire et aurait pu voir son immigration refusée.

Mais cette affaire pourrait bien cachée autre chose. En effet, la présidentielle américaine approche et le couple Harry/Meghan est très proche de Barack Obama et de grandes figures démocrates. Les Républicains conservateurs, eux, mettent l’immigration au centre du débat politique, et ils pourraient chercher à embarrasser leurs adversaires.

Ces pays où l’alcool est vendu à des prix astronomiques

En cette période d’inflation, intéressons-nous au prix de l’alcool, que ce soit le pays où il est le plus cher, le moins cher, mais aussi à l’alcool le plus cher au monde.

Par Martin Lemaire

pays alcool prix
Ces pays où l’alcool est le plus cher. Adobe Stock / SDP

De manière synthétisée, quelques paramètres conditionnent le prix moyen de l’alcool dans un pays. Premièrement, le niveau de vie : plus il est bas, moins l’alcool est cher. Mais il ne s’agit pas d’une règle infaillible, car il convient également de prendre en compte l’accès à l’alcool, parfois réglementé par des questions religieuses ou soumis à une taxation particulière. La production – ou à défaut l’importation – des matières premières (blé, orge, raisin, etc.) entre évidemment par ailleurs en compte.

» À LIRE AUSSI : Fin 2023, les vignerons devront mentionner la valeur nutritionnelle des vins sur l’étiquette

Quel est le pays où l’alcool est le plus cher ?

C’est le Bahreïn qui remporte la palme du pays où s’offrir un verre représente la plus grosse dépense. Non pas car le coût de la vie y est exceptionnellement élevé, mais bien parce que le gouvernement limite drastiquement l’accès à l’alcool. À l’image de ce que l’on a pu voir au Qatar pendant la Coupe du monde de football, l’achat de boissons alcoolisées est très encadré et les taxes sont très élevées.

Une étude publiée en 2020 par la Banque mondiale et relayée par le site Quartz montre que le prix de l’alcool au Bahreïn était 345 % plus élevé par rapport à la moyenne mondiale. La suite du top 5 : les îles Turques-et-Caïques (+176 %), l’Iran (+175 %), l’Islande (+150 %) et Singapour (+143 %).

Quel est le pays où l’alcool est le moins cher ?

Tout en bas de ce même classement, on retrouve l’Azerbaïdjan, où l’alcool coûte en moyenne 58 % moins cher par rapport à la moyenne des autres pays du globe. Pour profiter d’un verre à bas prix, le Kirghizstan reste très avantageux (-57 %), tout comme l’Ukraine (-54 % ), le Kazakhstan (-54 %) ou la Biélorussie (-50 %).

Quel est l’alcool le plus cher au monde ?

Il est difficile de désigner un alcool comme étant le plus cher au monde, car le prix dépend de bien des facteurs. Il est également convenu que le coût d’une bière peut difficilement être corrélé à celui d’un vin, ou encore d’un spiritueux. Enfin, certains alcools sont vendus à des prix extrêmement élevés, mais cela se justifie principalement par le contenant, tantôt serti de diamants, tantôt dessiné par un designer aux prestations chèrement tarifées.

S’il faut élire l’alcool le plus cher au monde dans la catégorie des spiritueux et des liqueurs, citons la bouteille de limoncello produite il y a une dizaine d’années par la distillerie Russo, en Campanie. Aucune différence n’est à noter concernant le breuvage, mais la bouteille est ornée d’un diamant de 18,5 carats, comme le rapportait le site Gentside en 2011. Seules deux éditions ont été confectionnées, dont une vendue au prix de 30,6 millions d’euros. Par ailleurs, la bien nommée Billionaire Vodka, vendue 3,7 millions de dollars, met quant à elle davantage l’accent sur le produit en lui-même. Commercialisée par le groupe Leon Verres, cette vodka est distillée à partir de blé pur et d’eau de source de montagne selon une recette historique de l’époque des tsars russes, comme le revendique le site officiel. À ce prix-là, le (riche) acquéreur peut contempler l’étiquette en or… Mais aussi se préparer quelques Bloody Mary.

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La Lettre du CNPERT – Mars 2023

Table des matières­­

Le mot du CNPERT

Cessons l’illusoire expérimentation du cannabis dit « thérapeutique »

Lettre ouverte au Ministre de la santé

L’huile de cannabidiol n’est pas plus efficace qu’un placebo chez certains patients atteints de cancer !

Un essai thérapeutique australien.

Réponse à un pro légalisateur du cannabis

­­­­­­L’opium, arme de guerre pour détruire un pays de l’intérieur­­

Cannabidiol :Ce que vous devez oser demander et savoir 
Communiqué de l’Académie nationale de médecine (8 décembre 2022)

Une importante donnée supplémentaire sur les risques de l’usage du cannabis­­­­

Encore une pierre… dans la vitrine du cannabis « thérapeutique »

Prime aux délinquants !

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La saisie de plus d’une tonne de cannabis annulée par la justice après une erreur des douaniers

Lors d’une saisie record de cannabis réalisée en août 2018 sur l’aire de repos de Fabrègues (Hérault), les douaniers n’ont pas respecté la procédure lors de la fouille du camion. La procédure judiciaire a donc été en grande partie annulée par un arrêt rendu ce jeudi 2 mars 2023. Les trois suspects interpellés ne seront jamais jugés.

Les douaniers avaient découvert plus d’une tonne de cannabis dans un camion en 2018, à Fabrègues (Hérault). Mais ils n’ont pas respecté les règles lors de la fouille et la procédure judiciaire a été annulée. Photo d’illustration. | DAVID ADEMAS / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Une enquête sur un important trafic de drogue a été réduite à néant, ou presque, par le non-respect des règles lors de la fouille d’un camion par les douaniers. Les juges de la chambre de l’instruction ont rendu un arrêt annulant la quasi-intégralité de la procédure judiciaire, révèle Midi Libre.

Plus d’une tonne de cannabis dans le camion

Les faits remontent au 14 août 2018. Ce jour-là, les douaniers ont repéré un camion suspect sur l’aire de repos de Fabrègues (Hérault). À l’intérieur, ils ont découvert 1 210 kg de cannabis, cachés sous des palettes de céramique.

Le chauffeur et son passager avaient réussi à prendre la fuite, indique France Bleu Hérault. Mais, trois ans plus tard, les enquêteurs l’avaient interpellé en Roumanie, ainsi que deux autres suspects en Espagne.

Une fouille sans aucun témoin

Une belle affaire donc jusqu’à ce que les avocats du chauffeur du camion contestent la procédure en soulignant que les douaniers avaient inspecté le camion sans le chauffeur ni aucun témoin. Une pratique censurée récemment par la cour de Cassation, puis par le Conseil Constitutionnel, le 22 septembre 2022, rappelle Midi Libre.

« Il n’y avait aucune garantie pour le justiciable. C’était clairement dérogatoire au droit commun. Pour fouiller, il faut un OPJ, le conducteur ou sinon deux témoins neutres », a rappelé l’un des avocats du chauffeur. Les trois suspects, déjà remis en liberté après quatre mois de détention provisoire, ne seront donc jamais jugés.

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