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Moissac. MAJ invite les jeunes à filmer les addictions

Concours

Plus que quelques jours pour les jeunes de 15 à 19 ans qui désirent s’inscrire et déposer leur vidéo à Moissac Animation Jeunes au 23, faubourg Ste-Blanche à Moissac dans le cadre du concours «Alcools, drogues et vidéo». Ce concours dont le thème est: «alcool, drogues, pourquoi on en consomme?» a pour but d’amener les jeunes à réfléchir sur l’usage des drogues et de l’alcool à travers la réalisation d’un court-métrage. Les deux meilleurs films serviront ensuite de supports pédagogiques à l’animation de tables rondes menées par Epice 82, association spécialisée dans les problèmes d’addiction. De nombreux participants se sont déjà manifestés.

Une bourse de 750€

Il reste néanmoins jusqu’au 16 janvier à 18 h pour déposer sa production à l’accueil de l’association MAJ. Un jury composé de professeurs, de professionnels de la santé et de la vidéo, d’élus municipaux, de jeunes et d’animateurs se réunira le mercredi 25 janvier à 18 h pour élire les deux meilleures productions. Tous les participants recevront une place de cinéma et les gagnants se verront récompenser d’une bourse de 750 € avec laquelle ils pourront élaborer un séjour de loisir de leur choix avec MAJ ou participer à un atelier vidéo. Source

Prévention : 70000 brochures distribuées dans les collèges (le Parisien.fr)

Drogue, tabac, alcool, comment résister aux propositions? Une brochure destinée aux 13-15 ans apporte des informations sur toutes les formes d’addiction. Elle sera distribuée à 70 000 exemplaires dans les collèges, les espaces santé jeunes et sur les forums Giga la Vie. Accompagné d’un Petit Guide pour savoir dire non, de témoignages de collégiens et d’une liste de numéros utiles, ce livret est un nouvel outil de prévention. 

A l’espace santé jeunes de Nanterre, qui a reçu en 2011 quelque 700 jeunes, les responsables estiment que cette brochure contient des informations intéressantes « même si le discours est un peu stéréotypé ». « Ici, on ne traite pas uniquement de l’addiction mais de la souffrance psychique, des relations avec la famille, des difficultés de la vie quotidienne… » souligne la responsable, Geneviève Dogbe. La principale demande d’information des visiteurs, en majorité des adolescentes, concerne la sexualité et la contraception. Mais l’entretien peut parfois révéler une consommation de cannabis. Dans le cadre du programme de prévention mis en œuvre dans les collèges, une évaluation des comportements addictifs sera conduite entre 2012 et 2014 en 4e et 3e, indique le conseil général.

Il existe neuf espaces santé jeunes (Asnières, Boulogne, Gennevilliers, Issy, Nanterre, Neuilly, Rueil, Vanves, Villeneuve).

« Giga la vie » pour lutter contre l’addiction (France 3)

Le département des Hauts-de-Seine organise des actions de prévention en direction des adolescents.

La consommation de tabac, d’alcool ou de drogue commence de plus en plus tôt. Selon une enquête de l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé, 9% des collégiens consomment régulièrement de l’alcool. Le département des Hauts-de-Seine a décidé de multiplier les actions de prévention dans les établissements scolaires.

 

Toutes les vidéos

Depuis plus de quinze ans, l’association l’Institut des Hauts-de-Seine, financée par le Conseil général organise pour les collégiens des actions de prévention. Des forums « Giga la Vie » sont mis en place dans les collèges pour répondre aux préoccupations des jeunes dans le domaine dela santé. Dans le cadre de ces forums, l’association informe les jeunes des   risques de dépendance à l’alcool, au tabac et aux drogues.

Le département sensibilise les collégiens aux dangers des addictions. Voir le reportage d’Isabelle Dupont, tourné ce matin, au collège Anne Franck d’Antony.

Actualités de l’association

Le prochain forum Giga la Vie se déroulera jeudi 9 et vendredi 10 février à Colombes.

Plus d’infos sur le site de l’Institut des Hauts-de-Seine

Narbonne. Cannabis : les sanctions vers un juste milieu

La consommation et la production de cannabis sont punissables au même titre que celles de drogues dites « dures ». Pour autant, il faut bien le reconnaître, les sanctions pénales ne sont pas les mêmes.

Philippe Romanello, vice-procureur de Carcassonne chargé en particulier des affaires de stups est de ceux qui œuvrent pour trouver « l’échelon intermédiaire ». Il a su le mettre en place à Narbonne lorsqu’il était en fonction et compte bien faire de même à Carcassonne. Les prévenus interpellés en possession de petites quantités font l’objet de compositions pénales.

En récidive d’une audience en « plaider coupable ». Puis d’un renvoi en correctionnelle. Philippe Romanello veut mettre en place « la convocation pour injonction thérapeutique » en matière de cannabis. Il s’agit d’une mesure intermédiaire, mise en place en partenariat avec des associations telles que l’AID11 (accueil info-drogues). « L’individu en infraction est enjoint à se soigner de son addiction, qui est réelle. En cas de réussite, donc de sevrage, le dossier est classé. Le protocole est en cours d’élaboration et il a fait ses preuves dans d’autres villes », explique le magistrat.

Le procureur requiert que soient « permises des sanctions intelligentes », que soit instaurées « de la prévention et de l’information »… «Il ne s’agit pas de stigmatiser les consommateurs de cannabis. Il s’agit surtout de mettre un terme à leur dépendance. Et pour être franc, de couper le lien avec les dealers. Tous les toxicomanes à l’héroïne et autres sont passés par le cannabis », dit-il. Et d’ajouter qu’en tant que représentant du ministère Public, il sait que la quasi-majorité finance en produisant ou vendant sa consommation personnelle. Ce qui est punissable. Plus encore quand il s’agit, pour certains, d’arrondir les fins de mois ou encore quand il est question de production industrielle. Pour ces derniers la réponse pénale est là. Pour les autres, sans mauvais jeu de mot, il manque un « joint intermédiaire » que Philippe Romanello met actuellement en place.  Source

Sport et lutte contre la drogue (04/01/2012)

Un partenariat lie l’Inpes et la Fondation du Football depuis 2008. Cette association, dont la vocation première est de promouvoir une vision citoyenne du foot, met notamment en œuvre des programmes à visée éducative dans les clubs amateurs, afin d’inciter les jeunes licenciés à adopter des comportements responsables.

Elle a lancé l’opération « Respect Tous Terrains », dédiée au respect de soi, des autres et de l’environnement. L’Inpes a participé à l’élaboration du volet « Initiation santé » du dispositif. Le but est de sensibiliser et d’informer les jeunes sur l’hygiène de vie (sommeil, hygiène corporelle, addictions, etc.), la nutrition et la prévention des blessures.

Dans ce cadre, un atelier de prévention de l’usage de cannabis a été proposé aux clubs pilotes de la fondation. D’une durée de 30 minutes, il intégrait une séance de discussion autour de la fiche Le cannabis, parlons-en ! et invitait à participer au concours de slogan de la Fédération Française de Football, qui s’est achevé fin novembre.

L’objectif de cette animation ? Informer les jeunes joueurs sur les risques du cannabis pour la santé et le développement de l’adolescent.

Source 

Il ne faut pas compter sur une résistance génétique au cannabis (Dr Alain Cohen)

Une étude britannique explore l’incidence présumée de la variabilité du gène codant pour la catéchol-méthyl-transférase (COMT)[1] sur la sensibilité psychiatrique au cannabis.

Cette variabilité génétique relève du phénomène de polymorphisme d’un seul nucléotide (SNP, single-nucleotide polymorphism) avec la substitution d’une méthionine à une valine au niveau du codon 158 (rs4680 Val158Met)[2].

Portant sur 2630 sujets d’une même cohorte (naissance entre avril 1991 et décembre 1992), cette étude longitudinale recherche un lien possible entre l’existence et l’intensité d’une expérience psychotique à 16 ans et le génotype relatif à la COMT, en cas d’usage précoce du cannabis dès l’âge de 14 ans.

Mais, contrairement à une « croyance largement répandue » (widely held belief) attribuant à certains génotypes une meilleure résistance aux conséquences psychiatriques du cannabis, les auteurs n’observent « aucune preuve d’un lien » significatif entre un génotype particulier et le risque de développer ou non une expérience psychotique induite par le cannabis.

Leur conclusion est donc claire : le nécessaire « message de santé publique » (public health message) sur l’aggravation drastique du risque de troubles psychotiques liés à l’utilisation croissante du cannabis « ne doit pas être tempéré » par l’idée fallacieuse que ce préjudice puisse être éventuellement réservé à certains sujets, porteurs malchanceux d’un « mauvais génotype. »

Dans l’état actuel des connaissances, la vulnérabilité psychiatrique au cannabis semble donc indépendante des variabilités génétiques individuelles, a priori impuissantes à contenir la dangerosité collective de cette drogue.

[1] Enzyme intervenant dans le catabolisme de certains neurotransmetteurs (catécholamines) : cf. http://en.wikipedia.org/wiki/Catechol-O-methyl_transferase

[2] http://en.wikipedia.org/wiki/Val158Met

   Dr Alain Cohen

Stanley Zammit et al. : « Cannabis, COMT and psychotic experiences » Br J Psychiatry 2011; 199: 380–385.

Le préparateur d’un gâteau au cannabis jugé pour homicides involontaires

[Le Figaro.fr : Mise à jour, mardi 27 décembre] Dans cette dépêche, l’AFP signalait qu’il s’agissait d’un « space cake, un gâteau avec du cannabis ». Cette information a été rectifiée. Il s’agissait d’un gâteau au pavot, comme indiqué à l’origine par France Bleu Loire Océan et Ouest France.

« Un jeune homme de 26 ans va être jugé en février 2012 pour homicides involontaires pour avoir fait un « space cake », un gâteau à base de cannabis , à l’origine du décès d’un couple de sans-abri, fin août, à Fontenay-le-Comte (Vendée), a-t-on appris lundi de source judiciaire, confirmant une information de France Bleu Loire Océan.

Le 25 août dernier le couple, âgé de 28 et 30 ans, s’était retrouvé dans un appartement du centre ville de Fontenay-le-Comte avec leur ami qui avait confectionné un gâteau fortement chargé en stupéfiants, entraînant une overdose.

La jeune femme et son compagnon sont décédés par obstruction des voies respiratoires. Leur ami n’a pu appeler les secours que plusieurs heures après les faits, après être sorti d’un état second, selon la même source.

Le jeune homme qui est également poursuivi pour infraction aux stupéfiants, encourt une peine de 10 ans de réclusion. Son procès est programmé le 27 février au tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon. »

Alors, sans danger, le cannabis? Ce jeune homme l’a t-il gouté?

Villefagnan: les gendarmes mettent en garde les collégiens

Le gendarme Patrick Millotte sait parler des pièges qui guettent les ados.
Le gendarme Patrick Millotte, de l’état-major de la compagnie à Confolens, est venu dernièrement devant les collégiens de quatrième pour les mettre en garde contre les addictions. Une longue liste déroulée par ce formateur relais antidrogue (Frad) (1): jeux, téléphone portable, tabac, nicotine, alcool, médicaments, vitamines, dopage, drogue…, le tout réparti en deux catégories: licites et illicites. Et illustré d’exemples au travers d’accidents ou d’interpellations dans les environs. «Ça n’arrive pas qu’aux autres», clame le maréchal des logis-chef Cédric Blois, chef de la brigade de Villefagnan.

Le cannabis a retenu un bon moment l’attention. Il y a eu des haut-le-coeur lorsqu’ont été évoquées les méthodes de coupage à la bouse de chameau; des têtes basse en entendant le rappel de la loi. «3 750 euros d’amende et un an de prison, c’est le risque pour un détenteur de pétard. Sans oublier l’inscription au casier judiciaire et ses conséquences.»

Le gendarme, qui a été spécialement formé, a expliqué ce qu’est la toxicomanie, décrivant les effets des drogues sur le cerveau. «On commence avec une première cigarette, puis c’est l’engrenage. Il faut se méfier de l’alcool et des cocktails explosifs, ne pas jouer avec et se méfier des boissons offertes par des inconnus alors qu’elles peuvent contenir de la drogue.» Patrick Millotte ne pouvait passer sous silence les boissons énergisantes ou la drogue du violeur.

Le gendarme a également insisté sur l’importance du dialogue entre les adolescents et leurs parents, de maintenir des relations de confiance. Il a rappelé aux collégiens leur rôle en tant que citoyens et la nécessité de veiller à entretenir une bonne ambiance entre camarades. «Le danger commence quand quelqu’un se sent rejeté.» Source

Le tabac et l’alcool prennent le pas sur le cannabis chez les ados

L’enquête réalisée cette année chez les jeunes de 17 ans par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, l’OFDT, à l’occasion de la journée d’appel à la préparation de la défense, révèle que si les adolescents consomment moins de cannabis qu’il y a trois ans, ils renouent avec les cigarettes et boivent plus d’alcool.

Cette étude, désignée d’Escapade est réalisée par l’OFDT tous les trois ans auprès des adolescents, parce que alcool, tabac et drogues sont des substances que l’on expérimente souvent chez les jeunes, alors que c’est un âge où le cerveau est le plus vulnérable aux addictions qu’à un âge plus avancé d’où le risque de s’y habituer pour la vie.

Bien que l’on constate une petite progression des jeunes n’ayant jamais touché à l’un ou l’autre des ses substances, l’enquête réalisée auprès de plus de 32 000 d’entre eux montre que l’alcool, le tabac et le cannabis restent les trois produits psychoactifs les plus diffusés dans cette classe d’âge.

Il faut savoir que 32% des adolescents n’ont jamais touché au tabac, 58,5% au cannabis et 9% à l’alcool, en progression respectivement de 2,7, 0,7 et 1,6 %.

Le pourcentage de ceux qui n’ont jamais touché à l’un de ces produits reste faible avec 6,6%, car on y inclut aussi le vin, consommé traditionnellement, tout au moins aux repas, à la maison.

La consommation régulière d’alcool, soit au moins dix fois dans le mois, progresse en passant de 8,9 % en 2008, date de la dernière enquête, à 10,5% en 2011.

En outre, l’augmentation des ivresses répétées et régulières, déjà en progression en 2008, se confirme, tant chez les filles que chez les garçons.

Pour de qui est du cannabis, on constate une certaine reprise, alors que le nombre de fumeurs a baissé régulièrement entre 2000 et 2008.

Cependant, l’usage régulier du cannabis, estimé à 12% en 2008 est tombée à 7,3 % en 2012, puis à 6,5% en 2011.

Parallèlement, le président de la Mission interministérielle de la lutte contre les drogues et la toxicomanie la Mildt, Etienne Apaire, a fait état de la baisse des expérimentations dans le domaine de la cocaïne, en phase avec les diverses campagnes de prévention menées dans le cadre du plan gouvernemental 2008-2011 et de l’application des sanctions prévues par la loi.

En effet, le nombre de jeunes ayant expérimenté la cocaïne est tombée de 3,3 % à 3%, en disant tout simplement que c’est un produit interdit.

Cette raison est également valable pour d’autres vasodilatateurs euphorisants, dont la consommation, après un bond inquiétant, est retombée.

Les choses étant ce qu’elles sont, aujourd’hui, l’essentiel est de convaincre les jeunes de ne pas prendre le volant sous l’emprise de l’alcool, surtout pas en sortant d’une boîte de nuit ou d’une fête où ils ont généralement plusieurs passagers, sans parler des autres usagers de la route qu’ils peuvent croiser.  Source

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