Le tabac et l’alcool prennent le pas sur le cannabis chez les ados

L’enquête réalisée cette année chez les jeunes de 17 ans par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, l’OFDT, à l’occasion de la journée d’appel à la préparation de la défense, révèle que si les adolescents consomment moins de cannabis qu’il y a trois ans, ils renouent avec les cigarettes et boivent plus d’alcool.

Cette étude, désignée d’Escapade est réalisée par l’OFDT tous les trois ans auprès des adolescents, parce que alcool, tabac et drogues sont des substances que l’on expérimente souvent chez les jeunes, alors que c’est un âge où le cerveau est le plus vulnérable aux addictions qu’à un âge plus avancé d’où le risque de s’y habituer pour la vie.

Bien que l’on constate une petite progression des jeunes n’ayant jamais touché à l’un ou l’autre des ses substances, l’enquête réalisée auprès de plus de 32 000 d’entre eux montre que l’alcool, le tabac et le cannabis restent les trois produits psychoactifs les plus diffusés dans cette classe d’âge.

Il faut savoir que 32% des adolescents n’ont jamais touché au tabac, 58,5% au cannabis et 9% à l’alcool, en progression respectivement de 2,7, 0,7 et 1,6 %.

Le pourcentage de ceux qui n’ont jamais touché à l’un de ces produits reste faible avec 6,6%, car on y inclut aussi le vin, consommé traditionnellement, tout au moins aux repas, à la maison.

La consommation régulière d’alcool, soit au moins dix fois dans le mois, progresse en passant de 8,9 % en 2008, date de la dernière enquête, à 10,5% en 2011.

En outre, l’augmentation des ivresses répétées et régulières, déjà en progression en 2008, se confirme, tant chez les filles que chez les garçons.

Pour de qui est du cannabis, on constate une certaine reprise, alors que le nombre de fumeurs a baissé régulièrement entre 2000 et 2008.

Cependant, l’usage régulier du cannabis, estimé à 12% en 2008 est tombée à 7,3 % en 2012, puis à 6,5% en 2011.

Parallèlement, le président de la Mission interministérielle de la lutte contre les drogues et la toxicomanie la Mildt, Etienne Apaire, a fait état de la baisse des expérimentations dans le domaine de la cocaïne, en phase avec les diverses campagnes de prévention menées dans le cadre du plan gouvernemental 2008-2011 et de l’application des sanctions prévues par la loi.

En effet, le nombre de jeunes ayant expérimenté la cocaïne est tombée de 3,3 % à 3%, en disant tout simplement que c’est un produit interdit.

Cette raison est également valable pour d’autres vasodilatateurs euphorisants, dont la consommation, après un bond inquiétant, est retombée.

Les choses étant ce qu’elles sont, aujourd’hui, l’essentiel est de convaincre les jeunes de ne pas prendre le volant sous l’emprise de l’alcool, surtout pas en sortant d’une boîte de nuit ou d’une fête où ils ont généralement plusieurs passagers, sans parler des autres usagers de la route qu’ils peuvent croiser.  Source

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