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Canada : Multiplication des intoxications au cannabis chez les enfants

Les produits comestibles de cannabis — croustilles, muffins, boissons, bonbons — seront mis en vente dès octobre prochain.
Photo: Chris Young La Presse canadienne Les produits comestibles de cannabis — croustilles, muffins, boissons, bonbons — seront mis en vente dès octobre prochain.

Le nombre de mineurs se retrouvant à l’hôpital après avoir fait une intoxication au cannabis a considérablement augmenté depuis la légalisation de cette drogue au Canada l’automne dernier.

Le centre de traumatologie de l’Hôpital de Montréal pour enfants (HME) a traité 26 cas pour intoxication ou usage du cannabis depuis l’entrée en vigueur de la loi légalisant la marijuana au pays, le 17 octobre dernier.

Parmi eux, neuf étaient âgés de moins de sept ans. À titre de comparaison, l’hôpital traitait un enfant de ce groupe d’âge pour intoxication au cannabis tout au plus tous les trois ans avant la légalisation.

« Dans [le cas des plus jeunes], c’est souvent accidentel. Les parents font des brownies ou des biscuits au pot et laissent ça traîner sur le comptoir de cuisine ou dans le frigo. Mais un enfant qui passe par là, son réflexe, ça va être d’en prendre sans se poser de questions », explique l’urgentologue et toxicologue au HME Dominic Chalut.

Même constat au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, à Montréal. Les intoxications au cannabis, qui s’élevaient à deux par année entre 2013 et 2016, sont passées à cinq en 2017-2018, pour finalement grimper jusqu’à 11 en 2018-2019.

Du côté de la capitale nationale, le centre antipoison de Québec a également enregistré un nombre d’appels plus élevé concernant des intoxications au cannabis depuis sa légalisation. « Il est difficile de déterminer s’il y a plus d’expositions ou si les gens se sentent plus à l’aise de nous appeler, mais nous avons répertorié 15 cas chez des enfants âgés de moins de cinq ans depuis le 6 février 2019 », précise Maude St-Onge, directrice médicale du centre.

Appel à la prudence

Elle estime nécessaire de rappeler aux consommateurs que le cannabis est « une substance psychoactive qui doit être placée hors de la portée des enfants, et ce, même lorsque le cannabis est dans son contenant original. »

« On ne laisse pas traîner des médicaments sur le comptoir, ça devrait être pareil avec le cannabis », renchérit le Dr Dominic Chalut, du HME, appelant les parents — et l’ensemble de la population — à faire preuve « d’extrême prudence ».

Le médecin fait remarquer que les effets du cannabis sont « considérables » sur les enfants. En raison de leur petite taille et de leur poids léger, ils sont plus vulnérables et ressentent d’autant plus les effets de cette drogue.

Étourdissements, perte d’équilibre, vomissements, anxiété sont les symptômes les plus courants. « Certains ont même du mal à respirer assez rapidement, ou à l’inverse ils sont très agités », raconte-t-il.

Dans des cas plus graves, les enfants ont subi des convulsions et ont dû être hospitalisés à l’unité de soins intensifs pédiatriques.

Inquiétudes

La situation est d’autant plus inquiétante, selon le Dr Chalut, que les produits comestibles de cannabis — croustilles, muffins, boissons, bonbons — seront mis en vente dès octobre prochain. « Il faut protéger nos enfants de ce type de produits. Mais surtout, comme société, on devrait se demander : voulons-nous vraiment que des drogues psychoactives se retrouvent dans des aliments inoffensifs et attirants comme des bonbons ou des biscuits ? » laisse-t-il tomber.

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Cannabis : le Colorado évalue l’impact de la légalisation sur la santé

Aux Etats-Unis, l’Etat du Colorado a évalué sa légalisation du cannabis thérapeutique ou récréatif, et les résultats sont mitigés. 

Cannabis : le Colorado évalue l'impact de la légalisation sur la santéVICTORIABEE / ISTOCK.

Dans le Colorado, la légalisation du cannabis thérapeutique a réduit le taux d’hospitalisation pour douleurs chroniques, mais a augmenté le nombre d’accidents de la route et d’overdoses. Ce sont les résultats d’une nouvelle étude, publiée dans le British Medical Journal.

Une augmentation de 10% du nombre d’accidents de la route

Précisons que le Colorado a aussi légalisé la consommation de cannabis à usage récréatif depuis 2014. Les chercheurs ont constaté qu’après l’évolution législative, cet Etat américain a connu une augmentation de 10% du nombre d’accidents de la route, ainsi qu’une augmentation de 5% d’overdoses d’alcool et de cannabis ayant entrainé des blessures ou la mort. Dans le même temps, les autorités locales ont enregistré une baisse de 5% des admissions à l’hôpital pour douleur chronique.

28 millions de dossiers constitués pour hospitalisation ont été passés au crible. « Il y a eu peu de recherches rigoureuses concernant les effets réels de la consommation de cannabis sur la santé publique », souligne Gregory Marcus, chercheur en cardiologie à l’UCSF School of Medicine. « Ces données démontrent la nécessité d’une mise en garde énergique contre la conduite sous l’influence de toute substance psychotrope, et suggèrent que les efforts de lutte contre la dépendance et l’abus d’autres drogues récréatives deviennent encore plus importants lorsque le cannabis a été légalisé », ajoute-t-il.

Une évaluation complexe

En 2014, plus de 117 millions d’Américains, soit 44,2% du pays, avaient consommé du cannabis au cours de leur vie. Aux Etats-Unis, 28 États et le district de Columbia ont autorisé l’usage du cannabis thérapeutique, et 9 d’entre eux l’ont légalisé à des fins récréatives.

Bien qu’il soit plus commode de conclure que la légalisation du cannabis récréatif ou thérapeutique est bonne ou mauvaise, « son évaluation est beaucoup plus complexe », poursuit Gregory Marcus. « Ses effets sont très probablement variables, selon les besoins et les circonstances propres à chaque individu. L’utilisation des revenus tirés du cannabis à des fins récréatives pour appuyer ce genre de recherche serait probablement un investissement judicieux, tant sur le plan financier que sur celui de la santé publique », conclut-il.

En France, la légalisation du cannabis thérapeutique fait débat au sein de la classe politique et de la société civile. Le Premier ministre Edouard Philippe a récemment estimé qu’il serait « absurde de ne pas se poser la question » de la légalisation du cannabis thérapeutique.

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Cannabis au volant: la France mauvaise élève de l’Europe

En 2017, en France, 439 conducteurs qui avaient consommé du cannabis ont provoqué un accident mortel. – 16 % de Français reconnaissent conduire sous son emprise, méconnaissant ses effets sur la route.

Les Français étant devenus les plus gros consommateurs de cannabis d’Europe, le risque d’accident routier lié à cette substance s’est aujourd’hui démultiplié sur le territoire. «Les jeunes sont concernés, mais la consommation perdure après 25 ans souligne Anne Lavaud, déléguée générale de l’association Prévention routière. Ce vendredi, elle organise un colloque sur le sujet en partenariat avec l’ETSC, une ONG qui milite auprès des instances européennes pour lutter contre ces risques.

Toutes les études témoignent aujourd’hui d’une situation inquiétante, en particulier dans notre pays. Interrogés en 2016, 16 % de consommateurs de cannabis ont reconnu conduire sous l’emprise de la drogue, contre une moyenne de 11 % en Europe. «Contrairement à l’alcool, où les risques au volant sont intégrés, les consommateurs de cannabis pensent rouler sans danger. Ils disent adopter une conduite cool», relate Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière. En réalité, le cannabis entraîne la perte de coordination des mouvements et diminue les temps de réaction. En 2017, 439 personnes qui avaient pris ces substances ont provoqué un accident mortel.

«Une étude indique qu’un quart des Français pense que leur assurance joue en cas de conduite sous l’emprise de drogue. Ce qui est faux. Seule la responsabilité civile joue»

La méconnaissance des effets de la drogue au volant révèle la nécessité d’intensifier les campagnes d’information, selon Anne Lavaud. Au sein desquelles doit être menée la chasse aux contrevérités. «Une étude indique qu’un quart des Français pense que leur assurance joue en cas de conduite sous l’emprise de drogue. Ce qui est faux. Seule la responsabilité civile joue», insiste la responsable de l’association.

En parallèle, pour lutter contre ce fléau, les contrôles, encore peu nombreux, se sont intensifiés grâce à une méthode simplifiée. Le test salivaire a mis fin à la prise de sang, jusqu’alors obligatoire .

Ainsi, en 2017, 233.586 contrôles ont été menés, donnant lieu à des taux positifs de l’ordre de 23 %. «Par le biais d’un nouveau fonds de recherche, un appel à projet a été lancé pour la création d’un “drogomètre”, un outil de contrôle instantané qui n’aurait plus besoin d’une confirmation différée en laboratoire, comme c’est le cas aujourd’hui. Les contrôles, alors moins coûteux, pourraient être plus nombreux», explique Emmanuel Barbe.

La situation pourrait-elle s’aggraver si la dépénalisation du cannabis était adoptée? Pour répondre à la question abordée lors du colloque, les expériences étrangères vont être passées au crible, comme celle du Canada. Depuis octobre dernier, le cannabis y est légalisé.

Or les effets de ces nouvelles dispositions sur la route ont été immédiats. Même s’il est interdit de conduire sous l’emprise de cette drogue, il y a eu un relâchement. En 2017, 2,9 % des Canadiens reconnaissaient avoir pris le volant dans les deux heures suivant la consommation de cannabis. Le taux a atteint les 3,3 % dès octobre dernier, «ce qui correspond à 800.000 conducteurs», souligne Ward Vanlaar, de la Fondation de recherches sur les blessures de la route au Canada.

Alors que la situation pourrait se dégrader encore, le pays bute sur un obstacle de taille: en période de grand froid, la technologie utilisée pour les contrôles ne fonctionne pas…

Source :Figaro du 10/05/2019.

Drogues, tabac, alcool: la « e-santé » au secours des « addicts »

Par Sciences et Avenir avec AFP le 14.05.2019 

La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives vient de proposer un plan pour améliorer la prise en charge des patients. Elle propose notamment de s’appuyer sur la e-santé.

tabac

La e-santé représente un énorme potentiel pour lutter contre les addictions à l’alcool au tabac, aux jeux…

AFP/ARCHIVES – SEBASTIEN BOZON

Applis, réseaux sociaux d’entraide, téléconsultations: la e-santé représente un énorme potentiel pour lutter contre les addictions (alcool, tabac, jeux..), souligne un rapport dévoilé mardi 14 mai 2019. Le développement de ces nouveaux outils de santé devrait contribuer à réduire « le fossé majeur entre le nombre de personnes atteintes d’addictions et le nombre de patients traités« , dit à l’AFP le Pr Michel Reynaud, co-auteur de ce rapport pour la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).

« Dans le monde entier on considère que 20% au mieux des patients souffrant d’addictions sont traités« , ajoute le président du Fonds Actions Addictions. Fumeurs, consommateurs problématiques d’alcool ou de drogues illicites en pâtissent avec un « recours aux soins trop tardifs« . « Ce sont des pathologies souvent honteuses que les gens ont du mal à s’avouer dans une société qui a tendance à considérer, en tout cas pour les substances licites, qu’il est normal de consommer, même de surconsommer. Et d’un autre côté, on a un dispositif de soins totalement insuffisant au regard des besoins« , analyse ce spécialiste, pour qui la « e-santé » des addictions « permet de faciliter le contact avec quelqu’un qui vous aide à y voir clair« . En France, les niveaux de consommation restent « préoccupants » avec 13 millions de fumeurs quotidiens de tabac et 700.000 de cannabis, un million d’alcoolo-dépendants et trois millions de buveurs problématiques.

Bienfaits de l’échange

Les auteurs proposent dans leur rapport un « plan » en quatre niveaux de déploiement. Cela va de l’échange entre usagers et patients, suffisant pour certains, vers le repérage, l’orientation et la prise en charge brève des usagers à risque, incluant du « télé-conseil » voire du « télé-soin« , par des psychologues, des infirmières, des éducateurs ou des patients conseillers (« patients-experts« ), tous formés. On termine par la prise en charge médicalisée (téléconsultation, applis, objets connectés…).

En Ecosse, les données territoriales permettent déjà de cartographier ce qui se passe sur le terrain et de savoir, par exemple, combien de patients reçus aux urgences pour des troubles de l’alcool ont reçu l’aide adéquate et ainsi d’adapter les moyens. Leur « plan » s’appuie aussi sur les services et sites déjà existants (Mois sans tabac, Joueurs Info Service, Ecoute Cannabis, Filsantejeunes…). Françoise Gaudel, « ex-fumeuse » est ainsi l’initiatrice d’un important groupe Facebook d’entraide à l’arrêt du tabac JNFP (Je ne fume plus !). « L’addiction au tabac est une saloperie, c’est une drogue dure« , dit-elle.

La « défume » est difficile d’où l’intérêt d’échanger « avec des gens qui ont fait le même chemin que vous« , ajoute celle qui est présidente de l’association France patients-experts addictions qui anime avec des professionnels de santé le forum Addict Aide (www.addictaide.fr) créé en janvier sur les substances psychoactives (tabac, alcool, cannabis, cocaïne, médicaments…) et des troubles du comportement (achats, sexe, jeux…).

Protection des données

Le développement de la e-santé (applis, objets connectés, plateformes téléphoniques, etc.) doit garantir la sécurité, la protection des données des patients, relève le Dr Thierry. Selon une étude parue en avril 2019 dans la revue américaine Jama, sur 36 applis pour l’arrêt du tabac et la dépression les plus utilisées, 29 transmettaient des données personnelles à Google et Facebook pour la publicité et le marketing, sans en informer dans environ la moitié des cas les utilisateurs, pointe-t-il.

Aux Etats-Unis, deux applis ont été validées : A-Chess qui ajoutée au traitement usuel a permis une réduction de 57% des rechutes chez des alcolodépendants et l’appli reSET, prescrite et remboursable, qui, en comprenant des groupes de support, des textes et vidéos, a donné des résultats comparables. Pour améliorer la prise en charge de ce type de pathologies, les auteurs plaident aussi pour la création pour les addictions sévères d’une affection de longue durée (ALD). Pour l’alcool, cette prise en charge à 100% concernerait, en France, environ 500.000 personnes souffrants d’alcoolodépendances graves, alors qu’actuellement l’ALD n’est reconnue qu’au stade des complications comme la cirrhose, déplore le Dr Thierry.

Le rapport préconise notamment de financer des associations de patients pour accéder à la formation pour devenir patients-experts, susceptibles d’intervenir dans les prises en charge et d’accorder une « tarification incitative » pour développer les téléconsultations.

Les Canadiens plus réticents au cannabis à des fins récréatives

HALIFAX — Un nouveau sondage laisse croire que les Canadiens sont plus réticents face au cannabis à des fins récréatives par rapport à ce qu’ils en pensaient avant la légalisation de la substance.

Des chercheurs de l’Université Dalhousie disent être surpris de leurs résultats, qui suggèrent également qu’un haut niveau de stigmatisation subsiste.

Alors que 68,6 pour cent des Canadiens appuyaient la légalisation du cannabis en 2017, ils ne sont que 50,1 pour cent actuellement, selon l’enquête.

Par ailleurs, le nombre de personnes qui ne sont ni en accord ni en désaccord avec la légalisation a bondi depuis deux ans, passant de 6,9 à 20,3 pour cent.

L’auteur principal de l’étude, le professeur Sylvain Charlebois, souligne que les participants ont fait part de leurs inquiétudes sur les risques du cannabis pour les enfants, les jeunes adultes et les animaux, qui ont un accès accru à la substance.

Dans le cadre de cette enquête, 1051 adultes ont été questionnés sur une période de quatre jours au mois d’avril. Le sondage a une marge d’erreur de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20. Les résultats ont été publiés jeudi.

Il s’agit du suivi d’un sondage réalisé en 2017 qui portait sur la perception des Canadiens sur le cannabis avant sa légalisation.

Méconnaissance du cannabis

«Je pense que l’étude souligne le fait que les Canadiens sont encore des « analphabètes » du cannabis, dans une certaine mesure», a analysé M. Charlebois en entrevue depuis Halifax.

«Cela dépend beaucoup du message, de la manière dont les gouvernements ont dialogué avec le public. L’accent a été mis sur la distribution, bien sûr, et sur la protection des Canadiens, je suppose, mais je dirais que Santé Canada n’a pas vraiment accompli un bon travail pour expliquer aux gens ce qu’est le cannabis, ce que sont les cannabinoïdes.»

Et il y a eu beaucoup d’histoires dans les médias sur des enfants qui ont été hospitalisés après avoir ingéré par accident du cannabis ou sur des animaux qui sont tombés malades après être entrés en contact avec la substance.

«La majorité des Canadiens sont toujours d’accord avec la légalisation du cannabis, mais pas autant (qu’avant), a-t-il expliqué. Il y a de plus en plus de gens qui ne savent pas si c’est une bonne idée

Toujours de la stigmatisation

Selon le coup de sonde, la stigmatisation entourant la consommation de cannabis est encore bien présente.

Près d’un répondant sur cinq (18,8 pour cent) dit être inquiet d’être vu en train d’acheter du cannabis. Et 26,2 pour cent des répondants ne voudraient pas que leurs collègues sachent qu’ils consomment du cannabis à des fins récréatives.

De plus, 33,8 pour cent des personnes sondées disent qu’elles ne voudraient pas travailler avec un collègue qui consomme régulièrement du cannabis à des fins récréatives.

Pourtant, plusieurs répondants ont consommé cette substance et l’ont même utilisée pour cuisiner.

Selon l’enquête, 37 pour cent d’entre eux consomment du cannabis et parmi ceux-ci, 35 pour cent le font quotidiennement — ce qui représente environ 13 pour cent de la population en général.

Près de la moitié des répondants, ou 46 pour cent, en ont consommé pour des raisons médicales, alors que 32 pour cent l’ont fait pour des motivations récréatives. Par ailleurs, 10 pour cent des répondants disent avoir consommé du cannabis pour des raisons sociales, 7 pour cent pour leur «bien-être», et 4 pour cent pour des raisons «spirituelles».

Les consommateurs en hausse

Une récente étude de Statistique Canada suggère que la consommation du cannabis augmente à travers le pays.

Environ 5,3 millions Canadiens âgés de 15 ans ou plus (18 pour cent) disent avoir consommé en janvier, février et mars 2019 — ce qui est bien plus que les 14 pour cent enregistrés l’année précédente, avant la légalisation. Le nombre de personnes qui ont consommé pour la première fois cette substance a d’ailleurs doublé pendant cette période, pour s’établir à 646 000.

Lorsqu’ils se sont fait demander s’ils voudraient cuisiner avec du cannabis, 82 pour cent des répondants ont dit qu’ils ne le feraient jamais. En revanche, 17,4 pour cent des sondés (182 personnes) avouent avoir cuisiné avec du cannabis au moins une fois dans leur vie.

Seulement 2,3 pour cent d’entre eux disent cuisiner régulièrement avec la substance.

«Les gens croient que le cannabis ou les produits comestibles servent seulement à se droguer, a indiqué M. Charlebois. Mais je vois une petite tendance de Canadiens qui voient le cannabis comme un produit bon pour la santé.»

«Les produits comestibles finiront par être normalisés socialement, mais cela prendra probablement beaucoup plus de temps que le prévoient les entreprises.»

Le marché noir toujours présent

L’autre enjeu incontournable lorsqu’il est question du cannabis, c’est le marché noir, qui n’est pas disparu, signale M. Charlebois.

Selon le sondage, 60,4 pour cent des consommateurs de cannabis ont continué de recourir au même fournisseur après la légalisation, notamment en raison du prix et de la qualité.

«Certaines de ces personnes s’attendaient peut-être à des produits de meilleure qualité, à un prix abordable, mais certains indicateurs démontrent que le prix légal est bien supérieur au prix illégal sur de nombreux marchés.»

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Sauvons nos enfants du cannabis, il y a urgence !

Pr Jean-Pierre Pujol, Pr émérite de l’université de Caen, membre du Centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (C.N.P.E.R.T).

Sauvons nos enfants du cannabis, il y a urgence !

À l’heure où le marché florissant du cannabis suscite la convoitise de lobbys sans scrupule qui prêchent pour sa légalisation, il est urgent de rappeler quelle est la situation de ce fléau dans notre pays et les ravages qu’il génère chez nos ados.

Le cannabis n’est pas une « drogue douce », comme certains voudraient le faire croire à notre jeunesse. Déjà 300 000 enfants de 12 à 15 ans ont expérimenté ce produit et souvent son usage est associé au tabac et à l’alcool, ce qui aggrave encore les méfaits sur l’organisme.

Il faut savoir que la consommation du cannabis est responsable de 300 morts de la route et que le risque d’accidents mortels est 14 fois plus grand lorsque l’alcool est associé.

De plus, les troubles physiques et psychiques sont nombreux, menant souvent à la violence, à une forte tendance suicidaire et parfois même à la schizophrénie. À cet égard une étude Néo-Zélandaise montre que sur 1 000 adolescents qui avaient commencé à consommer au collège, 100 d’entre eux (10 %) étaient devenus schizophrènes à 18 ans.

Perte irréversible du Quotient Intellectuel

Fumer du cannabis provoque une perte d’attention chez les élèves, une difficulté à suivre les cours, à mémoriser les données, et compromet gravement le parcours scolaire. Les enseignants nous disent qu’ils ont affaire à des individus complètement apathiques, démotivés et parlent de la « drogue de la crétinisation ». Une perte irréversible de 9 points de Quotient Intellectuel (Q.I.) est d’ailleurs observée chez les consommateurs permanents.

Ce tableau ne fait que s’assombrir avec l’augmentation du taux de THC (tétrahydrocannabinol) dans les produits actuels. Il faut ajouter que l’addiction au cannabis, surtout lorsqu’elle apparaît très tôt chez les adolescents, conduit parfois à la recherche de drogues encore plus néfastes, comme la cocaïne et l’héroïne.

Comment, dès lors, peut-on plaider en toute conscience pour une légalisation du cannabis dans notre pays ? L’argument de certains serait d’invoquer les vertus thérapeutiques potentielles de cette drogue, et c’est le truchement par lequel sont passées les nations qui ont choisi cette option, comme le Canada récemment. Mais les données expérimentales dont nous disposons actuellement ne permettent pas de considérer le cannabis comme un médicament car il se montre très inférieur aux substances déjà mises sur le marché et utilisées dans les pathologies concernées, avec par contre des effets secondaires importants, notamment sur la sphère cardio-vasculaire. On peut admettre que les recherches sur certaines substances présentes dans la feuille de cannabis puissent se poursuivre mais ceci n’implique pas pour autant de passer à la légalisation.

Une crise sanitaire nationale

Contrairement à des pays comme la Suède, qui a mis en place une politique efficace de lutte contre la toxicomanie, basée à la fois sur la répression et sur la prévention, les pouvoirs publics français ne se montrent pas à la hauteur d’un problème qui s’apparente à une crise sanitaire nationale. D’ailleurs, la France est classée en tête des 28 états européens pour la consommation de cette drogue. Combien de temps faudra-t-il pour que l’on prenne conscience de l’urgence d’intégrer dans les programmes scolaires, et ce dès l’école primaire, une information auprès de nos enfants sur les dangers de cette drogue « lente » ? Il faut absolument que Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, associé à la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, mette en place de façon urgente un plan scolaire d’information dont l’exécution serait supervisée en région par les recteurs d’académie.

Des structures d’accueil pour les parents

Enfin, avec la demande pressante de nos concitoyens d’une plus grande proximité des services publics, il serait intéressant de prévoir des structures d’accueil pour les parents touchés par ce problème et qui vivent un drame familial de façon silencieuse. Ces derniers, bien souvent considèrent comme déshonorante la situation de leur enfant atteint par le fléau et refusent d’en parler. Ils ne savent pas à quel service s’adresser pour trouver des spécialistes qui soient à l’écoute et leur permettent de « tirer d’affaire » leur enfant. Seul un soutien médical et familial peut laisser espérer un retour à la normale avant qu’il ne soit trop tard. Pourquoi ne pas prévoir de telles structures au sein des maisons « France Services » proposées par le président de la République ?

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Débat sur LCP : La légalisation du cannabis

Dimanche 5 Mai 2019, 10h sur Public Sénat,
La légalisation du cannabis
Pr. Jean Costentin

Voir la vidéo

Un débat sur le cannabis dit « thérapeutique » et sur la légalisation de cette
drogue, réunissait sur la chaîne parlementaire (LCP), outre un modérateur peu directif,
quatre débatteurs.

Dans le camp des tenants de la légalisation du cannabis : Esther Ben Bassa (sénatrice-Europe écologie les verts, franco-turco-israélienne) et Amine Ben Yamina (Algéro-Français, psychiatre, addictologue, récemment promu professeur, président de la Fédération Française des Addictions).

Face à eux madame Saintoyant qui représentait la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives (MILDECA) et le professeur Jean-Claude Alvarez, pharmacologue, toxicologue, chef du laboratoire de toxicologie du CHU de Garches spécialiste des drogues et des produits dopants.
Madame Ben Bassa n’a manifestement rien appris depuis que son projet de loi de
légalisation du cannabis a été retoqué en 2014 par le Sénat. Ce rejet a économisé à notre pays un fort contingent de drogués et de malades psychiatriques supplémentaires.

Les aspects sanitaires ne la concernaient pas.
Cette omission était plus grave s’agissant de A. Benyamina, puisqu’il devait
représenter la valence médicale du débat ; or il a tout au plus admis quelques uns des
risques psychiques que fait encourir cette drogue.

A distance d’une culture pharmacologique et toxicologique, qui lui est manifestement étrangère, il s’est aventuré dans le domaine de la thérapeutique. Dans ce droit fil il avait déclaré il y a quelques mois (le Figaro) : « il faut laisser sa chance au cannabis thérapeutique ». Désolé, cher confrère, mais en médecine, ce n’est pas à un médicament qu’on doit laisser sa chance, mais au patient à qui l’on pourrait le prescrire, et à lui seul ! Sa récente promotion au titre de Professeur des Universités devrait le rendre plus prudent et circonspecte.

Usant d’une manip’ éprouvée, au service de la légalisation du cannabis, il le déguise en médicament pour, tel le cheval de Troie, le faire entrer dans la cité, sous les ovations d’une foule abusée et reconnaissante. Alors qu’il préside la Fédération Française des Addictions, on mesure le degré de contamination du monde de l’addictologie, et l’urgence, pour la puissance publique, de donner un coup de pied dans ce nid de frelons.

Face donc à ces deux idéologues, la représentante de la MILDECA, posément, avec
élégance, charme, rigueur, n’a rien exclu pour le futur thérapeutique de tel ou tel
constituant du cannabis, mais affirmé qu’en l’état des connaissances rien, hormis des
intérêts économiques qui ne prennent même plus la précaution de se dissimuler, ne
justifiait ces emballements médiatiques ; et de rappeler plusieurs des méfaits
psychiatriques du THC.
Dans la même tonalité que la représentante de la MILDECA, sans avoir eu un
temps suffisant pour s’exprimer, ni sans avoir bénéficié du silence de ses contradicteurs
qui voulaient étouffer son propos, le professeur Alvarez s’est appliqué à poser ce qui
aurait pu permettre un débat constructif. Il eut fallu d’abord distinguer une éventuelle
utilisation thérapeutique du cannabis de sa légalisation à des fins récréatives ; ensuite, si l’on voulait parler d’utilisation thérapeutique potentielle, il fallait de ne pas faire du
cannabis une entité pharmacologique, eu égard à la presque centaine de substances
cannabinoïdes qu’il recèle ; mais préciser de quelle molécule on parlait, afin d’en
préciser le rapport bénéfices / risques. Mais hélas la rigueur scientifique qu’il appelait
de ces vœux n’était pas au rendez-vous de cette émission. Les téléspectateurs n’ont donc rien appris, si ce ne sont les manips’ de ceux qui veulent légaliser cette drogue
dangereuse quoi que l’on veuille en dire.

«Quand le marketing du cannabis vise à faire oublier ses ravages chez nos adolescents»

FIGAROVOX/TRIBUNE – Alors qu’a eu lieu la «journée internationale du Cannabis» le 20 avril dernier, le professeur Jean Costentin s’interroge sur l’image marketing que nombre d’intérêts privés donnent à cette drogue, et rappelle combien elle est nocive, notamment chez les adolescents.


Le professeur Jean Costentin est membre des Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie, contributeur du CERU, le labo d’idées universitaire, et président du centre national de prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT). Il est l’auteur de «Le désastre des toxicomanies en France» (Éditions Docis, 2018).


La journée internationale du Cannabis du 20 avril dernier a tout de l’opération marketing réussie: depuis le nombre de prises de position favorables à la légalisation s’est envolé (députés, associations, journalistes…) et les entreprises qui ont misé sur le commerce légal du cannabis voient le cours de leurs actions s’envoler sur les marchés boursiers.

La pression médiatique, alimentée par d’énormes intérêts financiers n’a jamais été aussi forte pour prôner la légalisation du cannabis dans notre pays.

Parmi les arguments qui épaulent cette revendication de consommateurs et des «idiots utiles» qu’ils ont subverti, certains doivent être réfutés en priorité.

Le tabac et l’alcool, licites, seraient, selon eux, plus dangereux que le cannabis, qui est illicite ; «ne pouvant plus interdire ces premiers, il faut légaliser ce dernier». Ce statut licite du tabac et de l’alcool, a permis de recruter 13 millions de fumeurs, 4 à 5 millions de sujets alcoolo-dépendants et quelques centaines de milliers d’alcooliques. Pour le cannabis, on en est déjà à 1. 300.000 usagers réguliers. S’agissant d’une drogue prohibée, cela atteste de son fort pouvoir d’accrochage. Chaque année meurent en France 79.000 victimes du tabac ; il faut y ajouter de multiples handicapés ; l’alcool, lui, tue 49.000 des nôtres. Comparativement, la route, objet de grandes attentions, ne fait que 3.600 morts. Impuissants à arracher les sujets dépendants du tabac et de l’alcool, la folle idée serait d’y ajouter les drames prévisibles de la légalisation du cannabis.

Il vient d’être établi que les personnes en âge de procréer consommant du THC confèrent à leur progéniture une vive appétence pour les drogues qui s’exprimera dès leur adolescence.

Rappelons que le cannabis est plus dangereux que l’alcool ou le tabac, auxquels, en plus, il est souvent associé.

Il est toxique pour le corps. Comparé au tabac, sa combustion génère 5 à 7 fois plus d’oxyde de carbone (CO), qui restreint le transport de l’oxygène des poumons aux muscles, dont le cœur. Le cannabis est à l’origine d’artérites, d’accidents vasculaires cérébraux, il est la troisième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde. Sa combustion engendre 5 fois plus de goudrons cancérigènes (pour la sphère O.R.L. et broncho-pulmonaire).

Par son tétrahydro-cannabinol (THC), il diminue les défenses immunitaires. Il perturbe le déroulement de la grossesse et l’enfant qui en naîtra. Il vient d’être établi que les personnes en âge de procréer consommant du THC confèrent à leur progéniture, par un mécanisme épigénétique, une vive appétence pour les drogues qui s’exprimera dès leur adolescence.

La toxicité psychique du cannabis est considérable. Le THC induit une ivresse ; il incite à la consommation d’alcool ; leur association, par une potentialisation mutuelle, s’exprime sur la route et dans diverses activités professionnelles.

Perçu dans ses premiers usages comme anxiolytique et/ou antidépresseur, il incite à un abus qui induit une tolérance à ces effets ; alors anxiété et dépression réapparaissent plus intensément qu’à l’origine, avec de fortes tendances suicidaires.

Perturbant l’éveil, l’attention, le traitement des informations, la mémoire de travail sans laquelle ne peut se constituer une mémoire à long terme (une culture), suscitant un syndrome amotivationnel, c’est la drogue de la crétinisation: «la fumette ça rend bête» ; «pétard du matin, poil dans la main ; pétard du soir, trou de mémoire». Au long cours, le cannabis fait perdre irréversiblement 9 points de Quotient Intellectuel (Q.I.). Dans la compétition qu’est la mondialisation, à l’inverse du dopage, le cannabis sera un très lourd handicap.

Au long cours, le cannabis fait perdre irréversiblement 9 points de Quotient Intellectuel (Q.I.).

Le THC a des liens irréfragables avec la schizophrénie/la folie (au sens commun de ce terme). Ce risque est d’autant plus marqué que sa consommation est plus précoce (dès le collège, 300.000 de nos adolescents s’en sont déjà approchés). Plus tôt l’essayer, c’est plus vite l’adopter et plus intensément se détériorer. Ce risque s’accroît d’autant plus que les doses sont plus élevées (or le taux de THC dans les produits en circulation a augmenté d’un facteur 6,5 au cours de ces 30 dernières années).

Dans une étude Néo-Zélandaise, sur 1000 adolescents qui avaient débuté sa consommation au collège, 100 d’entre eux (10%) étaient schizophrènes à 18 ans! Une étude récente montre que 20% des schizophrénies seraient liées à la consommation de cannabis.

Tous les États ayant légalisé le cannabis sont passés par la «manip’» du cannabis dit thérapeutique. En l’état présent des connaissances, le rapport bénéfices/risques qui sert à adouber un médicament est très nettement en défaveur du cannabis.

Compte tenu de la gravité et du nombre importants de ses méfaits ; qui pourrait, en conscience, se déclarer favorable à sa légalisation?

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La combinaison cannabis-tabac pourrait être liée à des troubles du comportement chez les jeunes adultes

  • Plus de 80 % des jeunes adultes qui ont déclaré avoir consommé de la marijuana en 2018 ont également déclaré avoir consommé du tabac au cours des 12 derniers mois.
    Plus de 80 % des jeunes adultes qui ont déclaré avoir consommé de la marijuana en 2018 ont également déclaré avoir consommé du tabac au cours des 12 derniers mois.ESOLLA / ISTOCK
Consommer du cannabis et du tabac en même temps pourrait aggraver la santé mentale et le comportement des jeunes adultes, dévoile un récent sondage américain. 

Publiée en ligne dans la revue Psychology of Addictive Behaviors, l’étude repose sur une enquête menée entre 2017 et 2018 auprès d’un groupe de 2400 jeunes adultes originaires de Californie, qui ont répondu à des questions portant sur leur usage de cannabis, de tabac ou de nicotine (e-cigarette) et sur leurs tendances à consommer ces deux substances en même temps.

« Nous craignons de plus en plus que la légalisation de la marijuana par un plus grand nombre d’États aux USA n’entraîne une augmentation de l’usage du tabac car les deux substances peuvent être utilisées ensemble. La double-consommation de cannabis et de tabac pourrait inverser certains des progrès réalisés dans la réduction des taux de tabagisme », explique Joan Tucker, autrice principale de l’étude et spécialiste du comportement au RAND, une institution de recherche à but non lucratif.

Près de la moitié des volontaires qui ont pris part à l’enquête a déclaré avoir consommé du cannabis en 2018, et 43% a consommé du tabac (ou de la nicotine) la même année. Environ 37 % d’entre eux ont déclaré avoir fait une double utilisation de ces substances à un moment donné au cours des 12 derniers mois.

Plus de 80 % des sondés qui ont déclaré avoir fait usage de la marijuana ont également consommé du tabac en 2018. Parmi eux, 17% ont pris ces substances l’une après l’autre et 14 % les ont pris ensemble en les mélangeant dans le même contenant. 

Des risques accrus quand les deux substances sont mélangées

Le sondage a révèlé que la consommation concomitante de cannabis et de tabac était liée à une mauvaise santé mentale et physique chez ces jeunes, ainsi qu’à des comportements problématiques tels que se battre, sécher les cours, être renvoyé ou avoir des démêlés avec la police.

L’étude précise que ceux qui fumaient du tabac et de la marijuana au cours de la même période, mais séparément, ne présentaient pas un risque plus élevé que ceux qui n’ont consommé qu’une seule de ces substances.

« Le fait de prendre ces produits en même temps est important en termes de conséquences potentielles sur la santé et la performance des 18-20 ans. Nos résultats suggèrent que nous ne pouvons plus penser séparement aux conséquences de l’usage du tabac ou de la marijuana, mais que nous devons les associer », conclut Joan Tucker.

Aux États-Unis, les données nationales montrent que les jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans sont plus susceptibles de consommer du cannabis, du tabac ou des produits à base de nicotine que tout autre groupe d’âge.

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