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Marcel Rufo : « Légaliser le cannabis serait une folie »

Le pédopsychiatre marseillais rejette fermement cette option proposée par plusieurs candidats à l’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai

Santé - Marcel Rufo : Légaliser le cannabis serait une folie
Selon le pédopsychiatre marseillais, la consommation de cannabis peut déclencher des troubles psychiques chez les adolescents vulnérables, potentiellement chez 15 % d’entre eux.
PHOTO SERGE MERCIER
Le médiatique pédopsychiatre, Marcel Rufo, directeur médical de l’Espace méditerranéen de l’adolescence à l’hôpital Salvator, à Marseille, fait entendre sa voix sur la question de la légalisation du cannabis, à laquelle il est farouchement opposé. Un débat réapparu dans la campagne présidentielle, avec notamment l’appel lancé par 150 personnalités marseillaises.

Plusieurs candidats à la présidentielle proposent de légaliser la consommation de cannabis (Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon), ou se déclarent favorables à sa dépénalisation (Emmanuel Macron). En tant que pédopsychiatre, quelle est votre position ?
Marcel Rufo : Je suis résolument contre une légalisation, pour la seule raison que je pense aux adolescents. Que les adultes fument des pétards, peu importe. Mais il faut protéger les jeunes. Globalement, on a affaire à deux types d’adolescents. 85 % ne posent pas de problème particulier. Mais 15 % sont vulnérables. Que les 85 % qui vont bien fument un joint le samedi soir, cela ne pose pas de problème. Comme l’alcool, ce produit est un anxiolytique qui améliore la confiance en soi. Mais pour les 15 % restants, ce produit ouvre le champ à des troubles psychiques jusque-là inapparents qui, sans cette consommation, ne se seraient peut-être pas révélés. Dans les centres de soins, on pourrait même se servir du cannabis comme révélateur de certains troubles de la personnalité.

On tolère pourtant le tabac, dont les dangers sont avérés…
Mais la loi interdit le tabac aux mineurs ! Malheureusement, elle n’est pas respectée. Les deux produits sont liés. Des études montrent que si l’on fume à 12, 13 ans, on a 17 fois plus de risques de consommer du cannabis plus tard. Il faut donc absolument faire respecter l’interdiction du tabac aux mineurs !

Récemment, 150 personnalités marseillaises ont signé un appel pour la légalisation du cannabis. L’argument, c’est que la France, en dépit de sa politique répressive, a le taux de consommation le plus élevé d’Europe…
C’est vrai. Beaucoup de jeunes fument du cannabis. Mais c’est parce qu’on ne sait pas mettre en oeuvre des politiques de prévention. On a beaucoup de retard dans ce domaine.

Cet appel a aussi été signé par plusieurs professionnels de santé…
Écoutez, moi je vois les dégâts du cannabis. Les gosses qui fument cinq pétards avant d’aller en classe, l’échec scolaire, les arrêts de scolarité. Les adultes, je m’en fous. S’ils veulent fumer, ça les regarde et ça ne me pose pas de problème. Mais il faut absolument protéger les ados.

Pensez-vous alors qu’il faut renforcer la répression, en pénalisant lourdement les consommateurs par exemple ?
Non, absolument pas. Encore une fois, le problème doit être traité par la prévention et l’éducation à la santé. Un gosse arrêté avec du cannabis (je ne parle pas de dealers, mais de consommation personnelle) doit peut-être se voir confier une mission d’intérêt général, auprès de personnes âgées par exemple, ou dans son établissement. Quant aux sportifs qui se font attraper en infraction, comme les rugbymen Ali Williams et James O’Connor récemment arrêtés en possession de cocaïne, je verrais bien pour eux une obligation à aller parler dans les écoles, pour expliquer aux gamins les méfaits de la drogue…

S’il s’agit de protéger les adolescents, pourquoi ne pas envisager de ne légaliser la consommation que pour les adultes, en se montrant très strict sur l’interdiction aux mineurs ?
Mais parce que cela serait un socle incroyable pour la transgression ! Dire à un gamin « Ton père peut fumer un joint mais toi tu n’as pas le droit », c’est presque une incitation ! Ce serait de la folie.

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Cannabis : multiplication des cas de « syndrome des vomissements cycliques »

Aurora, Etats-Unis — Les services d’urgences du Colorado signalent une forte augmentation des syndromes des vomissements cycliques. Des cas de ce syndrome rare, caractérisé par des vomissements intenses et des douleurs abdominales, sont maintenant signalés à une fréquence hebdomadaire, voire quotidienne dans certains centres.

Point commun des patients reçus : tous fument du cannabis quotidiennement, depuis des années. Chez ces patients, le syndrome a été requalifié de cannabinoid hyperemesis syndrome (CHS). Aucune explication n’est avancée à ce jour quant au mécanisme. Mais de nombreux médecins incriminent le cannabis aujourd’hui produit industriellement aux Etats-Unis, dont les taux de THC sont nettement plus élevés qu’à l’époque de la fumette en cachette.

En 2012, c’est l’usage récréatif qui a été légalisé au Colorado. On ne dispose pas de chiffres depuis cette date. Mais selon Kennon J.Heard (Service de toxicologie médicale, Université du Colorado), cité dans Medscape International, « posez la question à n’importe quel urgentiste au Colorado, il vous répondra qu’il voit [ce syndrome] plutôt fréquemment, et nous-mêmes, nous en recevons tous les jours, ou toutes les semaines dans notre service d’urgence ».Le premier signalement du syndrome remonte à 2004, à partir de cas observés en Australie. Aux Etats-Unis, un premier cas a été décrit en 2009 , mais l’affaire a pris de l’importance en 2015, avec la publication d’une étude de l’université du Colorado montrant un doublement de la prévalence du syndrome des vomissements cycliques aux urgences entre 2009, date de légalisation du cannabis médical au Colorado, et 2011.

Pas de statistiques non plus du côté des autorités de santé publique de l’Etat du Colorado, mais le responsable du département de toxicologie, Myke Van Dyke, indique que le CHS vient d’être inclus dans les rapports médicaux sur l’impact de la légalisation du cannabis.

Plus de cannabis, plus de vomissements

Le problème n’est pas limité au Colorado puisque 8 Etats américains ont légalisé le cannabis récréatif, et 28 Etats, son usage médical. On note d’ailleurs qu’en Arizona, en Oregon et au Canada, des augmentations du nombre de cas de CHS sont également signalés.

On n’a cependant aucune idée de la prévalence du syndrome parmi les 22 millions de fumeurs réguliers de cannabis aux Etats-Unis. Il reste probablement rare, puisque l’étude de Heard ne porte en définitive que sur 36 cas, tandis que le signalement australien de 2004 en concernait 9.

Aucune idée non plus du mécanisme associant cannabis et vomissements – le paradoxe étant que le cannabis est parfois utilisé contre les nausées induites par les chimiothérapies. On suspecte toutefois fortement la « qualité » des produits actuels.

« Les gens fument de l’herbe depuis longtemps, mais la diffusion à grande échelle d’un cannabis très puissant est un phénomène récent », rappelle Eric Lavonas, qui dirige les urgences du Denver Health Medical Center. « Avant la légalisation, le cannabis poussait dans les champs, et il était vendu localement. Maintenant, le cannabis s’achète en dispensaire, et il est beaucoup plus puissant que ce que l’on trouvait il y a 20 ans ».

Pour autant, les américains ne semblent pas paniquer. Les moyens de prise en charge sont restreints. Il faut bien sûr éviter la déshydratation. Une petite efficacité de l’halopéridol a été signalée, de même qu’un effet calmant des douches ou bains chauds. Mais surtout, le CHS disparaît avec l’arrêt du cannabis. Somme toute, la modalité thérapeutique est donc assez simple.

Le QI des fumeurs de cannabis décline de manière spectaculaire ! (RTL)

Etude sur 1037 personnes pendant 25 ans

cliquez sur la photo pour écouter Michel Cymes

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La consommation régulière de cannabis augmente le risque de troubles mentaux.

Elle est néfaste au bon fonctionnement de vos neurones, les 100 milliards de cellules du cerveau.

Lire l’étude des Néo Zélandais

Pourquoi la prohibition de l’usage du cannabis ne fonctionne pas (Bd Voltaire)

Le cannabis n’obscurcit pas seulement l’esprit de ses consommateurs, il atteint aussi gravement celui des bigots de sa légalisation.

Costentin PhotoLa prohibition de l’usage du cannabis fonctionnant très mal en France, certains candidats à la présidentielle, tout comme le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, qui relativise ses méfaits sanitaires (ce qui est inattendu, s’agissant d’un médecin), prônent sa dépénalisation – préalable à sa légalisation. En politicien habile, M. Le Guen assortit, d’ailleurs, sa proposition de quelques précautions d’usage pour enfumer le « bigot de la prohibition », selon ses termes. C’est un de ces « bigots » qui lui répond ici.

Si, comme lui, nous constatons que la prohibition du cannabis, instaurée par la loi de 1970, n’a pas empêché les Français d’être, parmi les 28 États membres de l’Union européenne, les recordmen de sa consommation, il faudrait peut-être tenter de comprendre pourquoi et par la faute de qui cette prohibition ne fonctionne pas, avant d’envisager d’y renoncer.

La loi de prohibition du cannabis est largement incomprise des adolescents – comme de leurs parents, d’ailleurs. Il faudrait l’expliquer et, encore plus, la justifier à partir des considérations sanitaires qui devraient prévaloir ; si on n’explique pas pourquoi le cannabis est délétère pour la santé physique et pour la santé psychique, la loi apparaît tel un oukase de « papys grognons », conçue pour « emmerbéter les mômes ». Ainsi a-t-on vu croître le nombre des parents qui ignorent cette loi et qui, y contrevenant eux-mêmes, se mettent hors jeu pour en faire la pédagogie.

Les enseignants, dont les efforts sont ruinés au quotidien par l’intrusion du cannabis dans le cerveau des élèves avec les catastrophes éducatives corrélatives, ne sont pas formés pour en parler. Dans mes actions pour exposer les méfaits du cannabis, je me suis heurté à la bastille imprenable de l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de mon académie. Cette obstruction à la formation sur ce thème des formateurs de nos jeunes paraît délibérée.

Ce n’est que depuis peu que les parents prennent conscience de l’envahissement de notre société et de la menace de contamination de leurs enfants par le cannabis, au pays qui compte près de 100.000 dealers de cannabis ; nos jeunes, quant à eux, sont très régulièrement destinataires de messages biaisés, fallacieux, dont certains émanent même de membres du gouvernement ou des assemblées.

La Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) eut pour directrice Nicole Maestracci, puis pour directeur Didier Jayle, qui se démasquèrent prolégalisateurs.

Et quand, à un prix exorbitant, la MILDT, alors dirigée par Étienne Apaire, faisait passer un clip de quelques dizaines de secondes fustigeant cette drogue (clip abscons pour des esprits embrumés de cannabis), dans les jours suivants, une chaîne de télévision présentait une émission interminable qui entonnait un hymne au cannabis, sans la moindre allusion à ses méfaits.

Dans ce contexte, qui peut raisonnablement s’étonner que la prohibition ne fonctionne pas. La pandémie cannabique est le résultat de manipulations délibérées, entretenues et périodiquement ranimées, la déclaration de Jean-Marie Le Guen ou le programme présidentiel de Benoît Hamon en étant les récents avatars.

Cette situation n’est pas irréversible, comme le montre l’exemple suédois, si peu cité qu’il est ignoré. Il devrait, pourtant, inspirer nos politiques publiques. Dans les années 1970, le cannabis (cinq fois moins riche en THC que celui qui circule actuellement) coulait à flot sur la jeunesse suédoise quand fut établie (Sven Andréasson, 1983) sa responsabilité dans la survenue de la schizophrénie (« la folie »). La réponse fut l’adoption d’une loi proche de la loi française, mais que la Suède a su faire respecter. Elle y est parvenue par une pédagogie qui, de la maternelle jusqu’à l’université, comporte une quarantaine d’heures d’enseignement, d’entretiens dirigés, de débats sur les méfaits des drogues. Aujourd’hui, la Suède peut s’enorgueillir de compter (en proportion, bien sûr) dix fois moins de toxicomanes que la moyenne européenne…

Le cannabis n’obscurcit pas seulement l’esprit de ses consommateurs, il atteint aussi gravement celui des bigots de sa légalisation. Ceux qui, aujourd’hui, requièrent la légalisation du cannabis ont déjà, pour beaucoup d’entre eux, exprimé leur volonté de voir autoriser toutes les drogues. Ils ont aussi plébiscité les « salles de shoot » qui pourront accueillir les multiples victimes supplémentaires de leurs choix irresponsables.

Jean Costentin Président du CNPERT

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Cannabis et conduire … ça coûte cher !

Béziers : la Ville apporte sa pierre à la lutte contre le cannabis

RENE FERRANDO

Béziers : la Ville apporte sa pierre à la lutte contre le cannabis
Serge Lebigot et Robert Ménard ont détaillé l’opération.

PIERRE SALIBA

Des tests de dépistage sont disponibles dans les Maisons de quartier.

Les agents de médiation et autres personnels municipaux œuvrant dans les quartiers de Béziers sont, ce vendredi 24 février, sagement assis dans une salle de réunion de la Maison de quartier Albert-Camus à La Devèze. Face à eux, Serge Lebigot est là pour répondre à leurs questions.

Depuis la semaine dernière et l’annonce par la Ville qu’elle allait distribuer anonymement des tests de dépistage du cannabis (*), les interrogations ne manquent pas. « Ces tests sont un outil de prévention », souligne le président de l’association “Parents contre la drogue” (**). Il révèle que le partenariat avec la Ville de Béziers est né, voilà deux mois à Paris, lors d’une rencontre avec Robert Ménard.

« Les tests qui seront distribués à Béziers ne sont pas du flicage »

Chiffres à l’appui, Serge Lebigot martèle qu’une « majorité de Français estime qu’il n’y a pas de politique antidrogue » dans leur pays. Et de citer l’exemple suédois en la matière. La panacée selon lui.

Pour l’Hexagone, il dresse un sombre tableau : « Si on ne fait rien, on va avoir des régiments de jeunes qui auront consommé de la drogue, qui seront sans diplôme et qui viendront grossir les rangs des bénéficiaires du RSA et autres… » Cependant, face à son auditoire du jour, Serge Lebigot se veut rassurant : « Les tests qui seront distribués à Béziers ne sont pas du flicage. »

Des associations d’accompagnement favorables à la légalisation ?

Une question fuse : « Comment accompagner les parents ? » Pour Serge Lebigot, « des brochures seront distribuées avec les tests. Il y a les coordonnées de mon association. On peut nous contacter. Mais il faut également se servir des structures existantes sur le Biterrois ». Cependant il met en garde : « Par expérience, je sais qu’une majorité d’associations d’accompagnement sont également en faveur de la légalisation du cannabis. Moi, je les écarte systématiquement ».

« Nous sommes là pour faire du préventif »

L’homme est sans concession. « On a la faculté de dire “non”. Aujourd’hui, je constate que les jeunes sont faibles et disent “oui” très facilement », ajoute le président de “Parents contre la drogue”. Dans la salle, on boit ses paroles. Et il insiste : « Nous sommes là pour faire du préventif. » Il en est persuadé, les tests doivent favoriser le dialogue parent-enfant et déboucher, en cas de consommation avérée, sur un suivi assuré par une structure compétente.

(*) Les tests sont à disposition dans les Maisons de quartier. Ils ne seront pas en libre-service mais distribués anonymement.
(**) Informant et luttant contre tous les stupéfiants, l’association est opposée à toute forme de libéralisation de la drogue et combat ainsi le concept de salles de shoot.

Suède : tolérance zéro

La Suède a instaurée la tolérance zéro dans la lutte contre la drogue. Depuis 1998, la consommation de stupéfiants y est sévèrement punie. Mais répression rime avec prévention. Des programmes de sensibilisation sont menées dans les écoles, voire les maternelles.

Les adolescents suédois sont ceux qui se droguent le moins en Europe. Cependant, des spécialistes relèvent que si on en fait beaucoup pour empêcher les gens de commencer à se droguer, on met peu de moyens sur ceux qui se droguent depuis longtemps chez qui la mortalité explose.

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À Béziers, Ménard propose aux parents des tests salivaires pour détecter le cannabis

Les quatre maisons de quartier de la ville les mettent à disposition de manière gratuite et anonyme. Une mesure diversement appréciée que le maire voit comme un moyen de favoriser le dialogue entre les jeunes et leurs parents.

Robert Ménard, habitué des coups d’éclat, a un nouveau cheval de bataille: la lutte contre la consommation de cannabis. Le maire de Béziers (Hérault) vient de lancer une campagne d’affichage sur le sujet. «Vous pensez que votre ado se drogue?», interrogent les affiches. Désormais, des «tests gratuits et anonymes» sont disponibles pour les parents dans les quatre maisons de quartier que compte la commune. Près de 400 ont été achetés par la municipalité pour la somme de 5000 €.

«Une perche tendue à un dialogue», résume Robert Ménard, contacté par Le Figaro. L’édile, qui «préfère les tests aux salles de shoot», est enthousiaste: «Essayons et voyons ce que cela donne.» Une fois le test récupéré dans une maison de quartier, une personne expliquera aux parents comment s’y prendre et leur donneront les coordonnées d’associations ou professionnels de la santé à contacter, si le test s’avère positif. Une manière, selon le maire, de renouer le dialogue entre les enfants et leurs parents. «Le rôle des parents ne doit pas être minimisé», insiste Robert Ménard.

Tentative en Ile-de-France

L’enthousiasme du maire n’est pas forcément partagé par les habitants de Béziers. Interrogés par France Bleu Hérault, certains jeunes trouvent que la mesure peut «rassurer les parents», mais d’autres y voient «un flicage». Même son de cloche chez des parents qui s’interrogent sur le rôle de la mairie dans ce qui relève de l’intimité d’une famille.

Dans les rangs de l’opposition municipale, les dents grincent. «Il s’agit de frapper un coup, d’essayer d’occuper le terrain», commente Jean-Michel Du Plaa, conseiller municipal socialiste, contacté par Le Figaro. Une énième provocation après le projet de référendum concernant l’accueil des migrants ou l’idée d’un test ADN sur les déjections canines. «Cela risque de générer des tensions inter-familiales», avertit l’élu au sujet de ces tests. «La véritable question c’est: qu’est-ce que les parents font une fois que l’on détecte la consommation de cannabis?» Selon Jean-Michel Du Plaa, au lieu de traiter les adolescents qui fument des joints comme des héroïnomanes, il faudrait mobiliser «le réseau de professionnels de santé médico-sociale» qui existe déjà à Béziers. Et non être dans la surenchère médiatique.

L’an dernier, Valérie Pécresse avait tenté d’instaurer des tests salivaires de dépistage de drogue dans les lycées d’Ile-de-France. La présidente de la région envisageait d’accompagner les établissements volontaires dans cette démarche. Le lycéen ne pouvait refuser le test, sous peine de se voir imposer un résultat positif. La famille du lycéen recevait les résultats par voie postale, tandis que la direction obtenait les données de manière anonyme, permettant par la suite de prendre des mesures. Par exemple, les forces de police pouvaient se déployer aux abords du lycée afin de stopper les trafics, si la proportion de tests positifs était jugée importante. Une mesure plébiscitée par la majorité de droite au conseil régional qui a voté son financement au printemps 2016. Mais, en juillet, l’État a opposé une fin de non-recevoir. Pour le préfet d’Ile-de-France, la région outrepassait ses compétences.

Source

Ceux qui achètent de la drogue permettent ceci :

L’argent trouvé dans cette maison permettrait de payer l’assurance maladie de tous les Américains pendant 12 ans

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14/03/2017 : Conférence ICAAD

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ICCAD 22 novembre 2016 from franck giraud on Vimeo.

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