Béziers : la Ville apporte sa pierre à la lutte contre le cannabis

RENE FERRANDO

Béziers : la Ville apporte sa pierre à la lutte contre le cannabis
Serge Lebigot et Robert Ménard ont détaillé l’opération.

PIERRE SALIBA

Des tests de dépistage sont disponibles dans les Maisons de quartier.

Les agents de médiation et autres personnels municipaux œuvrant dans les quartiers de Béziers sont, ce vendredi 24 février, sagement assis dans une salle de réunion de la Maison de quartier Albert-Camus à La Devèze. Face à eux, Serge Lebigot est là pour répondre à leurs questions.

Depuis la semaine dernière et l’annonce par la Ville qu’elle allait distribuer anonymement des tests de dépistage du cannabis (*), les interrogations ne manquent pas. « Ces tests sont un outil de prévention », souligne le président de l’association “Parents contre la drogue” (**). Il révèle que le partenariat avec la Ville de Béziers est né, voilà deux mois à Paris, lors d’une rencontre avec Robert Ménard.

« Les tests qui seront distribués à Béziers ne sont pas du flicage »

Chiffres à l’appui, Serge Lebigot martèle qu’une « majorité de Français estime qu’il n’y a pas de politique antidrogue » dans leur pays. Et de citer l’exemple suédois en la matière. La panacée selon lui.

Pour l’Hexagone, il dresse un sombre tableau : « Si on ne fait rien, on va avoir des régiments de jeunes qui auront consommé de la drogue, qui seront sans diplôme et qui viendront grossir les rangs des bénéficiaires du RSA et autres… » Cependant, face à son auditoire du jour, Serge Lebigot se veut rassurant : « Les tests qui seront distribués à Béziers ne sont pas du flicage. »

Des associations d’accompagnement favorables à la légalisation ?

Une question fuse : « Comment accompagner les parents ? » Pour Serge Lebigot, « des brochures seront distribuées avec les tests. Il y a les coordonnées de mon association. On peut nous contacter. Mais il faut également se servir des structures existantes sur le Biterrois ». Cependant il met en garde : « Par expérience, je sais qu’une majorité d’associations d’accompagnement sont également en faveur de la légalisation du cannabis. Moi, je les écarte systématiquement ».

« Nous sommes là pour faire du préventif »

L’homme est sans concession. « On a la faculté de dire “non”. Aujourd’hui, je constate que les jeunes sont faibles et disent “oui” très facilement », ajoute le président de “Parents contre la drogue”. Dans la salle, on boit ses paroles. Et il insiste : « Nous sommes là pour faire du préventif. » Il en est persuadé, les tests doivent favoriser le dialogue parent-enfant et déboucher, en cas de consommation avérée, sur un suivi assuré par une structure compétente.

(*) Les tests sont à disposition dans les Maisons de quartier. Ils ne seront pas en libre-service mais distribués anonymement.
(**) Informant et luttant contre tous les stupéfiants, l’association est opposée à toute forme de libéralisation de la drogue et combat ainsi le concept de salles de shoot.

Suède : tolérance zéro

La Suède a instaurée la tolérance zéro dans la lutte contre la drogue. Depuis 1998, la consommation de stupéfiants y est sévèrement punie. Mais répression rime avec prévention. Des programmes de sensibilisation sont menées dans les écoles, voire les maternelles.

Les adolescents suédois sont ceux qui se droguent le moins en Europe. Cependant, des spécialistes relèvent que si on en fait beaucoup pour empêcher les gens de commencer à se droguer, on met peu de moyens sur ceux qui se droguent depuis longtemps chez qui la mortalité explose.

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