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Une drogue 80 fois plus forte que le cannabis retrouvée en Espagne

Une drogue très puissante, quoi que pour l’instant peu connue, a été retrouvée à l’aéroport d’Alicante par la garde civile espagnole. Deux personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.

La garde civile espagnole a découvert à l’aéroport d’Alicante, dans le sud-est du pays, une drogue peu connue mais cependant très puissante, selon les informations du quotidien ABC.

La drogue, sous forme de café, serait arrivée sur le territoire espagnol de Hong Kong. Pour avoir une idée de son effet sur le consommateur, il a été annoncée qu’elle était 80 fois plus forte que, par exemple, le cannabis. Plus de 12 kg de cette substance a été confisquée par les forces de l’ordre tandis que deux personnes, soupçonnées du trafic, ont été interpellés.

D’après ABC, le prix de ce lot pourrait atteindre quelque 3,5 millions d’euros au marché noir.

Le cannabis est une plante connue pour ses effets psychoactifs et médicinaux qui peuvent durer entre quelques minutes et quelques heures.

Par ailleurs, des doses plus fortes peuvent entraîner une augmentation de la perception auditive et visuelle ainsi qu’engendrer des hallucinations

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La « chimique », la drogue qui transforme les jeunes de Mayotte en zombies

À Mayotte, une partie de la jeunesse est ravagée par une drogue de synthèse, la « chimique », apparue en 2011. Dans ce département français, situé au large de Madagascar, la police affirme que l’augmentation de la délinquance est en partie liée à ce produit, bien plus fort et dangereux que le cannabis. Selon les associations, le chômage et la pauvreté sur l’île contribuent à accroitre sa consommation.

Plusieurs vidéos publiées sur Facebook et YouTube ces derniers mois montrent des personnes très mal en point, souvent complètement amorphes. Allongées en pleine rue, elles sont présentées par les internautes mahorais comme des drogués sous l’emprise de la « chimique ». La rédaction des Observateurs de France 24 a choisi de flouter leurs visages.

Un jeune homme, visiblement atteint par la « chimique », est filmé en pleine rue. Les personnes autour de lui sont hilares et se moquent de lui. Vidéo publiée sur Facebook le 2 avril.

Bave et somnolence

Toutes les personnes filmées présentent plus ou moins les mêmes symptômes : hagardes, semblant ne plus maîtriser leur corps, bavant parfois, ou sinon complètement amorphes ou somnolentes, allongées et immobiles sur le sol.

Ces points communs ne faisant pas office de vérification, la rédaction des Observateurs de France 24 a souhaité montrer ces vidéos à un médecin mahorais pour recueillir son avis, bien qu’un diagnostic médical soit impossible. Les responsables du Centre hospitalier de Mayotte n’ont pas autorisé le Dr. Youssouf, médecin au Centre d’addictologie de l’hôpital, à le faire. Mais les symptômes qu’il décrit correspondent à ceux que l’on voit dans les vidéos.

« La personne reste hébétée, comme un zombie »

Dr. Ali Mohammed Youssouf

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Le Dr. Ali Mohammed Youssouf a néanmoins pu s’exprimer en détail sur l’étendue du phénomène dans le département.

Les consommateurs recherchent un sentiment de bien-être, d’euphorie. Ils veulent oublier leurs soucis. Mais, souvent, la personne reste en fait hébétée, comme un zombie. Parfois, des effets d’agitation, de paranoïa, de désinhibition, d’anxiété et de panique apparaissent.

La « chimique » a vu le jour sur notre île en 2011. Ce produit se présente sous forme de poudre blanche, commandée sur internet puis livrée ici. Il n’est pas répertorié dans la liste des produits stupéfiants, les forces de l’ordre sont donc impuissantes. La poudre est diluée, souvent dans de l’alcool, avant d’être mélangée à des feuilles de tabac par exemple. Le tout est séché et fumé sous forme de joints.

Deux hommes ayant pris de la « chimique » sont visiblement ailleurs dans le quartier dit « Jamaïque » de Mamoudzou. Capture d’écran d’une vidéo publiée sur Facebook le 29 avril 2016.


« Un trafic profitable »

La poudre est achetée entre 5 et 10 euros le gramme à l’importation. Le produit fini coûte à l’arrivée 200 euros le gramme, et les prix montent parfois jusque 400 euros. C’est un commerce très profitable, d’où l’engouement pour cette filière.

Les premiers cas sont arrivés dans notre service en 2013 et le phénomène a explosé en 2015. Des cas de consommation de ce produit étaient alors recensés un peu partout dans les collèges et lycées.

« Une drogue bien plus dangereuse que le cannabis »

Cette drogue est bien plus dangereuse que le cannabis. La dépendance physique arrive bien plus rapidement, parfois en moins d’un an. Nous suspectons deux décès récents d’être liés à cette drogue, mais il n’y a pas eu d’autopsie permettant de le prouver.

Un homme sous l’emprise de « chimique » est allongé sur le sol, entouré d’une foule venue assister à la scène. Capture d’écran d’une vidéo amateur largement relayée dans la presse locale en août 2015.

Des consommateurs très jeunes

Aujourd’hui, 19 % de nos patients viennent nous consulter pour la « chimique », juste après l’alcool et le tabac. En 2015, nous avions comptabilisé 54 cas. Les patients sont presque exclusivement des hommes, plutôt jeunes, entre 12 et 30 ans. Le plus jeune avait 9 ans, il avait commencé à fumer à 8 ans…

Pourquoi ces jeunes se droguent-ils ? On remarque qu’il y a toujours une précarité sociale, un désinvestissement de la famille. Le facteur qui favorise le plus l’addiction c’est le chômage, très élevé à Mayotte (27,1 % en 2016, 49 % chez les jeunes).

« La « chimique » est un produit banal

Fatiha Djabourg

Fatiha Djabourg

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Pour notre Observatrice Fatiha Djabourg, du service Maison des adolescents de l’association mahoraise TAMA, la consommation de drogue et la délinquance s’expliquent avant tout par ce contexte social.

Les jeunes ne voient pas d’issue, il y a énormément de déception. Les addictions interviennent parce qu’on n’est pas bien, on veut fuir quelque chose, il y a une certaine forme de rage aussi. Les parcours de ces adolescents sont souvent compliqués. Et la « chimique » est un produit banal, disponible. C’est très facile de s’en procurer.

On essaie de les encourager, de leur apporter des réponses, mais parfois ça ne suffit pas. Ils se disent : « À quoi bon travailler pour réussir, ça ne va pas marcher ». Ça me fait penser à ce qui se passe dans les banlieues de métropole…

Un système éducatif à bout de souffle

La consommation ou la violence sont les symptômes des problèmes sociaux locaux. À Mayotte, il y a énormément de jeunes – environ 60 % de la population a moins de 25 ans – et les infrastructures pour les encadrer sont insuffisantes. Il n’y a pas assez de professeurs et de places dans les collèges et lycées. L’éducation nationale fait de son mieux, mais les niveaux sont hétérogènes et les besoins énormes. L’associatif vient combler un vide.

Nous avons par exemple accompagné un groupe de huit adolescents dans la réalisation d’un court-métrage sur la consommation de « chimique », en juin 2016. Ils ont écrit ensemble le scénario, sous l’impulsion d’un adolescent qui avait un ami mort à cause de la drogue.

De 2013 à 2015, on est passés de 1 500 à 2 900 faits de violence par an. Les drogues « dures » telles que la cocaïne ou l’héroïne sont très rares à Mayotte. Le Dr. Youssouf se souvient avoir traité deux personnes pour de l’héroïne et une seule pour de la cocaïne. Le cannabis, dit « bangué », et la « chimique » ont le monopole. En 2015, la police a saisi 114 kg d’herbe de cannabis et 99 doses de « chimique », soit 112 grammes.

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Fentanyl : une drogue de synthèse surpuissante et épidémique qui sévit au Canada

Le Canada, avec en premier lieu, la province de Colombie-Britannique, située à l’ouest du pays, est confronté à une grave crise de surdoses d’opioïdes, qui sont surtout imputables au fentanyl, un analgésique qui rend immédiatement et gravement addict : cette drogue est, source d’inquiétude vraiment légitime, 50 fois plus puissante que l’héroïne et 100 fois plus que la morphine. Afin de faire face à cette épidémie d’overdoses, hécatombe sans aucun précédent, les autorités canadiennes ont débloqué une enveloppe de 45,5 millions d’euros.

Qu’est-ce que le fentanyl, cet analgésique de synthèse aux effets semblables aux opiacées qu’il dépasse même par sa puissance ?

Le fentanyl est un médicament antidouleur utilisé notamment dans de graves cas de cancer. Il est distribué depuis les années 1960 en patch ou en pastille, et n’a pas tardé à circuler dans la rue sous forme d’un cocktail dévastateur de fentanyl-héroïne. Mais récemment, les ventes se sont multipliées (les Etats-Unis ne sont pas non plus épargnés). Il est vendu pur, comme substitut idéal d’héroïne, ou parfois en prétendant qu’il s’agit vraiment d’héroïne, sans que le consommateur ne soit au courant de la duperie. Ses effets sont immédiats et peuvent tuer dès la première prise, déclenchant une addiction vraiment grave.

Une crise aux opioïdes qui sévit dans l’ensemble du Canada mais qui touche principalement la province de Colombie-Britannique

Si la crise d’opioïdes dévastatrice touche l’ensemble du pays, il est reconnu à juste titre et à juste mesure que c’est la Colombie-Britannique qui est de très loin la province la plus durement affectée. Des statistiques le prouvent : plus de 900 personnes sont mortes de surdoses l’année dernière, ce qui équivaut à une augmentation de 80 % par rapport à 2015. La Colombie-Britannique a d’ailleurs décrété l’état d’urgence sanitaire dès l’année dernière mais avec des chiffres qui ne faiblissent pas pour autant : en février 2017, 4 décès par jour ont été à relever dans cette province de « seulement » 4,2 millions d’habitants.

Une crise sanitaire dont le gouvernement canadien mesure la gravité avec une injection combattive de 65 millions de dollars

Dans un communiqué de presse, en date du 17 février 2017, le gouvernement canadien a affiché des moyens ambitieux mais réalistes. « La crise des surdoses actuelle a une incidence dévastatrice sur de nombreuses collectivités » a-t-il reconnu. « Un financement additionnel de 65 millions de dollars sur cinq ans pour des mesures nationales d’intervention contre la crise des opioïdes et la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement pour lutter contre le mauvais usage des opioïdes » ont été jugés nécessaires. « Plus 10 millions de dollars en soutien urgent à la Province de la Colombie-Britannique pour l’aider à lutter contre les effets écrasants de la situation d’urgence dans cette province » sont aussi à retenir parmi ses résolutions.

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Elections présidentielles 2017 : Marine Le Pen

Positions des candidats sur plusieurs aspects des toxicomanies.

A l’approche de cet événement très important de notre vie démocratique qu’est l’élection présidentielle, le CNPERT a voulu interroger les cinq candidats crédités par les sondages d’un score supérieur à 10% des suffrages exprimés, à savoir : Madame M. Le Pen, messieurs F. Fillon, B. Hamon, E. Macron et J.-L. Mélanchon.

Notre questionnaire comportait 7 questions : Etes-vous :

  • Pour l’interdiction du  tabac aux mineurs ?
  • Pour un renforcement des actions contre l’alcoolisme ? 
  • Pour un contrôle de la consommation de cannabis au collège et au lycée
  • Pour la légalisation du cannabis ? 
  • Pour la suppression des « salles de shoots » pour les toxicomanes ?
  • Pour ériger la lutte contre les toxicomanies en une grande cause nationale ? 
  • Pour exercer un véritable contrôle de l’usage fait de l’argent publique par les associations censées « œuvrer » dans le domaine des toxicomanies.

Elections présidentielles 2017 ; François Fillon

 Positions des candidats sur plusieurs aspects des toxicomanies.

A l’approche de cet événement très important de notre vie démocratique qu’est l’élection présidentielle, le CNPERT a voulu interroger les cinq candidats crédités par les sondages d’un score supérieur à 10% des suffrages exprimés, à savoir : Madame M. Le Pen, messieurs F. Fillon, B. Hamon, E. Macron et J.-L. Mélanchon.

Notre questionnaire comportait 7 questions : Etes-vous :

  • Pour l’interdiction du  tabac aux mineurs ?
  • Pour un renforcement des actions contre l’alcoolisme ? 
  • Pour un contrôle de la consommation de cannabis au collège et au lycée
  • Pour la légalisation du cannabis ? 
  • Pour la suppression des « salles de shoots » pour les toxicomanes ?
  • Pour ériger la lutte contre les toxicomanies en une grande cause nationale ? 
  • Pour exercer un véritable contrôle de l’usage fait de l’argent publique par les associations censées « œuvrer » dans le domaine des toxicomanies.

Trois réponses étaient possibles : Oui, Non, Ne se prononce pas ; un espace restreint  permettait de donner quelques précisions ou justifications ; il était indiqué qu’un bref commentaire pouvait être annexé au questionnaire.

Ce questionnaire était adressé par lettre recommandée avec accusé de réception ; la date limite de réponse était fixée au 23 Mars.

Chaque candidat(e), à l’exception de Mr. Mélanchon a accusé  réception de notre questionnaire.

Une seule réponse nous est parvenue, émanant de Monsieur F. Fillon, sous une forme rédigée, s’affranchissant de notre questionnaire.

Il nous dit en substance :

 « Dans mon projet sur la Santé, j’ai prévu de lancer un grand plan Santé à l’école, débutant dès l’école maternelle et reposant sur l’éducation à la santé des enfants  (nutrition, activité physique, sommeil) et sur la prévention des addictions (écran, tabac, alcool, cannabis et autres drogues).

Je souhaite accompagner ce plan d’une revalorisation de la médecine scolaire dont l’importance est décisive pour orienter les comportements sanitaires des enfants et des adolescents.

Je  vous invite à consulter mes propositions sur mon site (« Mon projet » page 39) cliquez ici

Nous sommes sensibles à sa lettre aimable de réponse, même si nous regrettons qu’il se soit affranchi du cadre de notre questionnaire

Jean Costentin, Président du CNPERT

Bernard de la Villardière « parano » et « agressif » sous cannabis,

il se confie dans C à Vous (Vidéo)

Bernard de la Villardière raconte ses… par nonstopzappingofficiel

Lundi 27 mars sur « M6 », Bernard de la Villardière présentera un nouveau numéro de « Dossier Tabou ». Et cette fois-ci, le journaliste s’est intéressé aux effets du cannabis et son trafic. Pour les besoins d’une séquence, il n’a d’ailleurs pas hésité à fumer un joint. Vendredi soir dans « C à Vous », il s’en est expliqué.

Avant même la diffusion de l’émission de Bernard de la Villardière « Dossier Tabou », consacrée au cannabis, le programme fait déjà le buzz. En effet, lors d’une séquence qui a fait le tour des médias, Bernard de la Villardière fume un joint de marijuana avant de prendre le volant.

Une scène plutôt surprenante.

Dans « Télé-Loisirs », le journaliste a tenu à s’expliquer. « Cela a été très instructif sur les conséquences de la prise de cannabis sur l’état d’esprit du conducteur et la manière de gérer le risque et les réflexes. » Et d’ajouter : « Je ne me suis pas prêté à cet exercice pour le plaisir de faire le buzz mais parce qu’il peut avoir un effet dissuasif, notamment auprès des jeunes conducteurs. Le cannabis, c’est comme l’alcool, ça altère les réflexes au volant. »

LES CONFIDENCES DE BERNARD DE LA VILLARDIÈRE

Invité sur le plateau de « C à Vous » vendredi soir, Bernard de la Villardière a bien évidemment été questionné sur cette séquence. « On dit souvent que ça altère les réflexes, ça altère aussi le discernement, ça fait que vous vous concentrez sur ce qui est devant et pas du tout ce qui se passe sur les côtés. Il y a un renversement des priorités. Ce qui était accessoire quand vous étiez dans un état normal devient essentiel et inversement ». Puis, il a avoué avoir fumé du cannabis pour la première fois lors d’un concert de David Bowie en 1978. « Moi j’ai pas beaucoup fumé parce que ça me rendait un peu parano en fait, je m’enfermais dans ma bulle et j’étais de moins en moins sociable, encore moins que d’habitude. Et je devenais agressif même… », a-t-il expliqué.

Par Nicolas Cardinale

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Une addiction pour une autre: les ados américains se drogueraient moins grâce à leur smartphone

Les jeunes américains consomment de moins en moins de drogues, en ce compris l’alcool.

Pour expliquer ce constat, les avis divergent.

Mais une équipe de chercheurs y voit un lien avec l’utilisation accrue de smartphones et d’écrans d’ordinateurs ou de tablettes. 

On répète aux ados à longueur de journée qu’ils doivent un peu lâcher leur smartphone. Pourtant, une équipe de scientifiques voit une corrélation entre les stimulations constantes de nos appareils avec une diminution de la consommation de drogue.

Cette diminution s’observe depuis une dizaine d’années aux Etats-Unis sans trop qu’on sache pourquoi. Certains experts pensent que cela peut être lié à la chute de de la consommation de cigarettes, qui fait presque toujours office de premier pas avant l’essai d’autres drogues.

Le New York Times s’est penché sur la nouvelle théorie de ces scientifiques, et il est intéressant de constater que la période qui correspond à la diminution de prise de drogues chez les ados s’emboîte parfaitement avec la montée de l’utilisation des smartphones.

Ton écran est une drogue

Les médias interactifs joueraient en fait le même rôle que les drogues et stimuleraient les mêmes impulsions, notamment au niveau de la recherche de sensations et le désire d’indépendance. Les smartphones bouffent aussi pas mal de temps, et du coup, les ados ne s’ennuient plus vraiment.

Nora Volkow, la directrice du National Institute on Drug Abuse, trouve l’étude des scientifiques « intéressante » et prévoit de faire des recherches complémentaires à ce sujet dans les prochains mois. La diminution de cette consommation de drogue a encore été remarquée l’année dernière: l’étude « Monitoring the Future » a établi un constat clair: l’utilisation de drogues, excepté la marijuana, a atteint son niveau le plus bas pour les ados en 40 ans.

Dans les détails, la consommation de marijuana a augmenté chez les ados de 18 ans mais a diminué chez les 14-16 ans. Tandis que la prise de cocaïne, d’hallucinogènes, d’ecstasy et de crack a baissé parmi toutes les catégories d’âges. Il en est de même pour l’héroïne alors que le LSD reste constant.

Les jeux vidéos te font planer

« Il se passe quelque chose », a jouté le Docteur Volkow, « les adolescents peuvent littéralement planer en jouant à ces jeux (sur leur smartphone ou tablette) ». Le Docteur Silvia Martins de l’université de Columbia va dans le même sens: « Jouer à des jeux-vidéo, utiliser les réseaux sociaux, remplit le besoin de recherche de sensations. » Même si « tout cela doit encore être prouvé, conclut-elle.

Donc voilà, maintenant tu sauras quoi répondre quand on te demandera d’arrêter de faire le geek sur ton smartphone…

Jean-Henri COSTENTIN Commandeur de l’Ordre National du Mérite

Le Président du CNPERT est promu Commandeur dans l’Ordre National du Mérite

Le J.O. du 15 novembre 2016 nous apprend la bonne nouvelle : Le Professeur Jean Henri Costentin est promu Commandeur dans l’Ordre National du Mérite.

Nous lui adressons nos plus vives félicitations. Cette promotion récompense et distingue un travail quotidien, déterminé et sans concession  de  lutte contre l’usage des drogues et contre toutes les velléités de s’en accommoder.

Nous sommes heureux et fiers de constater qu’en France, des voies officielles reconnaissent la justesse de ce combat et l’enjeu de santé publique qu’il représente.  Cette promotion est aussi celle du CNPERT, souvent à contre courant de la pensée médiatique. Elle nous permet de rappeler avec force que nous sommes contre l’ouverture des salles de shoot, contre le cannabis médicament ! Et contre sa dépénalisation.

Pr Jean- Paul Tillement, Vice-Président du CNPERT

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Par Claude Pierre Giudicelli

Votre notoriété vous offrait un large choix de parrains. Que vous m’ayez préféré est un grand honneur, mais c’est surtout une marque d’amitié qui me touche profondément.

Nous devons à Pierre Delaveau, le bonheur de nous connaître.

Derrière l’agréable confrère, j’ai vite découvert un grand scientifique et un lutteur acharné.

Vous avez commencé par des études de pharmacie pour suivre une tradition familiale, vous avez sans délai, poursuivi par les études de médecine. Votre soif de connaissances n’étant pas assouvie, vous avez soutenu une thèse de doctorat d’Etat de sciences. Votre haut niveau scientifique vous a valu d’être élu membre des Académies de pharmacie et de médecine auxquelles s’ajoute l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Rouen dont vous aller assurer la présidence.

Professeur, vous avez communiqué votre enthousiasme à vos étudiants. Un de vos élèves m’a confié que vous étiez un véritable « bulldozer ». C’est le mot qu’il a employé. Sous votre impulsion, pratiquement tous ses camarades de promotion ont été candidats à l’internat.

Vous avez rédigé de nombreux ouvrages, trop nombreux pour que je les cite.

Aussi a-il-été particulièrement justifié que vous soit conférée une première cravate, celle de Commandeur de Palmes académiques.

Avec votre maître Jean-Charles Schwartz, membre de l’Académie des sciences, que je salue avec une grande déférence, vous avez minutieusement étudié la neuro-psychopharmacologie.

Aussi n’est-il pas surprenant que vous vous soyez lancé, avec une énergie et une fougue inépuisables, dans la lutte contre les toxicomanies. Vous parcourez inlassablement les établissements scolaires pour prémunir les adolescents. Vous avez donné de nombreux enseignements post-universitaires et de multiples conférences à des publics variés. Vous présidez le Centre national de prévention, d’études et de recherche sur les toxicomanies. Parmi celles-ci, l’usage du cannabis est devenu l’objectif primordial en raison des fautes de jugement, du laxisme des instances dirigeantes de notre pays. Loin de vous décourager, l’ouverture des « salles de consommation des drogues à moindre risque », salles de shoot, qui traduisent une méconnaissance béate des dangers, ainsi que les projets de légalisation du cannabis attisent votre combativité.

Nous partageons malgré tout l’espoir de gagner.

Depuis quelques mois, vous avez été appelé à participer à une autre action, dans un proche domaine, au sein du Collège de l’Agence française de lutte contre le dopage.

L’énergie que vous déployez trouve sa source dans l’harmonie de votre vie familiale et dans votre sens de l’humour.

Vos blagounettes sont toujours très drôles et sans cesse renouvelées. Votre curiosité toujours en éveil se manifeste également dans ce domaine, vous conduisant à demander, à un de vos collègues, des blagounettes suédoises !

En réalité votre goût, je dirai votre talent de la contrepèterie, traduit à la fois une très grande vivacité intellectuelle et une maîtrise approfondie de notre langue. La connaissance du sens précis des mots, de leurs synonymes, de leurs antonymes, de leurs homonymes est indispensable pour pratiquer avec autant d’élégance cet art subtil.

Vous avez le talent de communiquer généreusement votre joie de vivre à tous ceux que vous fréquentez. Nos déjeuners, rue Saint-Benoît, entre deux séances de l’Académie, sont pour moi des instants de bonheur où je retrouve le rire provoqué par une ambiance que je n’ai plus ressentie depuis la fin de ma vie estudiantine.

Une lecture récente m’a fait découvrir une phrase de Paul Valéry qui correspond à votre personnalité. Paul Valéry exprime son estime pour un de ses amis ces termes :

« Un des plus sérieux hommes que j’aie connus, et du plus de suite dans les pensées, ne paraissait ordinairement que la légèreté même ; une seconde nature le revêtait de balivernes».

Monsieur le Professeur Jean-Henri Costentin, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous faisons Commandeur de l’Ordre National du Mérite.

Claude Pierre Giudicelli

Vendredi 10 mars 2017

Message à tous les Conseillers Municipaux de Condom (Gers)

Monsieur Madame le Conseiller Municipal,

La lutte contre la drogue se base sur trois piliers:

La répression – La prévention – Les soins –

Si la répression est organisée dans votre commune avec beaucoup de compétence et de détermination , l’organisation des soins  aux toxicomanes peut-être déviée et contre productive comme par exemple la malheureuse « expérimentation » des salles de shoot à Paris qui se révèle déjà comme catastrophique ( Art Le figaro du 07 03 17  Le cri d’alarme de riverains );

Mais le plus grave est le développement en France, depuis hélas de nombreuses années, d’une prévention déviée qui se  » démarque prolégalisatrice » suivant la triste constatation du le Pr Jean Henri Costentin membre de l’ Académie Nationale de Pharmacie.

Hélas nous avons le regret de voir évoluer à Condom dans le cadre de rencontre comme  LA SEMAINE DE LA CITOYENNETE ou d’autres rencontres avec les jeunes et le cadre scolaire, une association,  l’ANPAA qui remets en cause de façon frontale et répétitive le cadre légal de la pénalisation de la drogue dans notre pays tout en minimisant les risques que l’usage du cannabis entraînent. Le mauvais exemple actuel de la légalisation dans le Colorado illustre notre crainte.

Nous vous joignons à ce message 4 articles du Centre National de Prévention et de Recherche sur la Toxicomanie qui illustrent notre crainte de voir dans votre ville, les risques,  la poursuite et le développement de l’usage de drogues parmi les adolescents.

Pour lire ces 4 articles, cliquez sur Article 1 – Article 2Article 3Article 4

Nous vous prions respectueusement de réformer votre politique de mauvaise prévention de lutte contre la drogue et vous proposons notre compétence et notre expérience pour qu’au moins la parole soit donnée à ceux qui défendent notre loi face à un discours militant favorable à la remise en cause de la loi.

Nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer.

Avec nos sentiments respectueusement dévoués
Dr Faraj Daher
Président du CNID32 (Comité National d’Information sur la Drogue)

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