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Les tests salivaires dans les lycées, c’est pour bientôt en Ile-de-France

Des tests salivaires devraient prochainement être menés à l’entrée des lycées de la région parisienne, dans l’optique de lutter contre la consommation de drogue chez les jeunes.

C’était une promesse de campagne de Valérie Pécresse, désormais présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France, pour lutter contre « la banalisation de la drogue chez les jeunes ».

Des kits de dépistage de cannabis devraient bientôt être installés dans les lycées. C’est en tout cas ce qu’a affirmé Frédéric Péchenard, nouveau vice-président (LR) du conseil régional en charge de la sécurité, dans l’interview politique de France Info ce mardi matin : « Nous allons faire ça le plus rapidement possible, pour lutter contre la drogue dans lycée et l’addiction à la drogue des lycéens« .

De la prévention avant tout

Celui qui est également conseiller de Paris a aussi donné des précisions sur la mise en application de la mesure : « L’idée, c’est de faire réaliser ces tests par des médecins, dans le respect absolu des gens.

Il n’est pas question de donner des informations ni à la police, ni à la justice, ni même aux dirigeants de l’établissement. Mais on le dira aux parents pour les mineurs, et pour les majeurs, directement aux personnes en disant ‘faites attentions, c’est dangereux’. Le but, c’est de faire de la prévention. »

Cette initiative fait partie du plan « Lycée sans drogues » (LSD) de Valérie Pécresse. Le dispositif devrait être soumis à la validation des conseils d’administration des 470 lycées d’Ile-de-France (gérés par le conseil régional).

S’il est approuvé, les élèves devront se soumettre à ces tests, sous peine d’être considérés d’emblée comme « positifs ».

De plus, les établissements où le plus grand nombre de consommateurs de drogue est recensé pourraient bénéficier de mesures complémentaires pour lutter contre le trafic.

Enfin, dans son programme, l’élue souhait la mise en place d’un « référent «addictions» par établissement, pour assurer une mission d’information et de prévention sur les risques de consommation du cannabis. »

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Cannabis : les effets visibles sur le cerveau (Le Figaro)

Par Anne Lefèvre-Balleydier – le 18/12/2015
Souvent associée à une diminution de la matière grise, la consommation de cannabis modifie aussi le câblage des neurones. Reste à savoir si cet effet n’est que transitoire.

S’il est établi depuis longtemps que la consommation de cannabis perturbe le fonctionnement des neurones et multiplie le risque de souffrir de troubles mentaux, rien ne prouvait jusqu’alors qu’il puisse réellement détériorer notre cerveau. C’est désormais chose faite. Deux études viennent, coup sur coup, d’apporter un nouvel éclairage à ce processus controversé. En novembre dernier, une équipe américaine de l’université de Dallas a en effet comparé, par des techniques d’imagerie cérébrale, les cerveaux de gros fumeurs de cannabis et ceux de non-fumeurs. Chez les premiers, les scientifiques ont constaté une diminution du volume de matière grise (celle qui rassemble le corps cellulaire des neurones) et des modifications de la matière blanche (qui regroupe les axones et reflète le câblage des cellules nerveuses).

Câblage renforcé

À Dallas, Francesca Filbey et ses collaborateurs ont étudié le volume de matière grise d’une centaine de personnes, en combinant plusieurs techniques d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Chez les fumeurs de cannabis, il est apparu que le volume de matière grise dans le cortex orbitofrontal, une région du cerveau impliquée dans la motivation et la prise de décision, se trouvait diminué. Et ce d’autant plus fortement que la consommation de cannabis était ancienne. Mais dans le même temps, le câblage des neurones, étudié par IRM fonctionnelle, s’est au contraire révélé plus costaud chez les fumeurs.

Cette connectivité renforcée, que les chercheurs américains attribuent à l’épaississement de la gaine de myéline entourant les axones, semble pourtant faiblir quand la consommation de cannabis devient chronique. D’où l’hypothèse des scientifiques: suite à la détérioration d’une partie de ses neurones, le cerveau du fumeur de cannabis commencerait par compenser en renforçant leur câblage, un mécanisme d’adaptation qui finirait par s’épuiser. Résultat: un cerveau du fumeur qui se dégrade. Ces conclusions méritent naturellement d’être appuyées par d’autres recherches.

Rétractation

Celles, récentes, d’une équipe franco-américaine pilotées par Zsolt Lenkei, du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) apportent de l’eau au moulin des chercheurs de Dallas. D’après cette dernière étude, la substance active du cannabis, le THC, en se fixant sur certains récepteurs des cellules, déclenche un processus qui façonne à la fois la morphologie et la croissance des cellules nerveuses. On sait depuis peu qu’il existe dans notre cerveau des substances dite endocannabinoïdes qui se fixent aux mêmes récepteurs que le THC du cannabis.

Les chercheurs ont voulu en savoir plus sur les mécanismes qu’elles déclenchent au niveau cellulaire. Ils les ont donc testés sur des neurones mis en culture. Et leur analyse montre que, de manière générale, les cannabinoïdes poussent les neurones à rétracter leurs prolongements, qu’il s’agisse des dendrites ou de l’axone. Dans le cerveau, les scientifiques soulignent que le processus est probablement moins prononcé qu’en culture cellulaire. Surtout avec les endocannabinoïdes, présents en très petite quantité. Il n’empêche: ce résultat tend à prouver que le cannabis peut bien agir en perturbant la connectivité des neurones.

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Le fléau des bébés nés avec une addiction à la drogue

Tremblements, spasmes, irritabilité… « Même dans votre imagination la plus sombre, vous ne pouvez pas imaginer leur agonie », affirme une infirmière américaine à Reuters.

La drogue est un fléau qui peut toucher dès le berceau. Aux Etats-Unis, un enfant dépendant aux opioïdes (substance de synthèse aux effets similaires à ceux de l’opium, comme l’héroïne par exemple, NDLR) naît toutes les 19 minutes. Des syndromes de manque ont été décelés dans 7 naissances sur 1000 en 2013 Outre-Atlantique, affirme Reuters dans une longue enquête.

Le cerveau de ces bébés est stimulé par des drogues pendant des mois dans le ventre de leur mère. A la naissance, ils éprouvent alors des syndromes physiques liés au sevrage: ils sont Irritables, hyperactifs, facilement effrayés, éprouvent des difficultés à s’alimenter, victimes vulnérables des pratiques de leurs mères.

Dans une vidéo filmée dans un l’hôpital de l’ouest de la Virginie, on peut voir les jambes d’un bébé trembler de manière compulsive. Les petits peuvent également souffrir de violents spasmes. « L’hôpital a fourni la vidéo à Reuters pour que le public puisse mieux comprendre à quel point le manque chez un nouveau-né peut être dramatique », précise l’agence de presse.

« Vous ne pouvez pas imaginer leur agonie »

C’est le cas de Braxon, né accro à la méthadone. « J’étais en plein travail, dans la salle de bain, en train de prendre de l’héroïne, alors que j’étais sur le point de donner la vie à mon enfant », confie sa mère, en pleurs. Elle participe à un programme spécifique pour les mères dépendantes, rapporte Metro. Elle et son enfant vont mieux aujourd’hui. Mais ils reviennent de loin.

« Même dans votre imagination la plus sombre, vous ne pouvez pas imaginer leur agonie », affirme une infirmière américaine à Reuters. « Vous pensez que vous pouvez savoir à quoi ressemble un de ces bébés qui crient et tremblent. Mais cela n’a rien à voir avec un nouveau-né souffrant de colique. Certains crient comme si on arrachait leurs poumons. »

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Cannabis : le sperme n’apprécie pas trop

La consommation de marijuana altère-t-elle la qualité du sperme ? C’est en tout cas ce que tendent à indiquer des analyses réalisées chez des jeunes adultes.

Les résultats de cette étude danoise sont relayés par le site médical Le Généraliste. Comme l’indique le Dr Alain Dorra : « il existerait une corrélation entre le fait de fumer de la marijuana de façon régulière et une concentration spermatique altérée ».

Quelque 1.200 jeunes adultes, âgés de 18 à 28 ans, ont été intégrés dans cette étude. Un échantillon de sperme a été prélevé et analysé, et ils ont rempli un questionnaire sur leur usage de marijuana à des fins récréatives pendant les trois derniers mois. Il s’avère que près de la moitié d’entre eux (45%) en avaient fumé durant cette période. Le Dr Dorra poursuit : « La comparaison du sperme et des habitudes de consommation a permis de mettre en évidence le fait que l’inhalation régulière de marijuana – plus d’une fois par semaine – est associée à une diminution de 28% de la concentration spermatique ».

De plus, l’usage combiné du cannabis et d’une ou plusieurs drogues « récréatives » réduit cette fois la concentration spermatique de 52%. « Les auteurs concluent que ces constats peuvent, du fait de la fréquence de consommation de marijuana dans la population, permettre d’expliquer en partie l’altération de la qualité du sperme relevée dans plusieurs études ».

Source: American Journal of Epidemiology (http://aje.oxfordjournals.org)
publié le : 08/12/2015 , mis à jour le 07/12/2015

Alcool et cannabis, pourquoi les ados sont vulnérables

Boire et consommer des psychotropes fait partie des usages de beaucoup de jeunes. Il ne faut toutefois pas les banaliser, surtout que des moyens de prévention existent pour contrer les dérives.

Depuis une dizaine d’années, la consommation d’alcool, de cannabis et autres substances problématiques stagne voire diminue chez les adolescents. Néanmoins, ils sont encore un sur deux à avoir au moins une fois consommé un produit illicite et tous ont consommé de l’alcool.

L’adolescence est une période de grande vulnérabilité. La puberté se caractérise par d’importantes transformations biologiques (apparition des caractères sexuels secondaires – poils, seins, etc. –, croissance, changements cérébraux), psychologiques et sociales. Si les adolescents sont tentés par des substances interdites, c’est d’abord par curiosité et par goût des expérimentations en tout genre. Cette recherche de sensations nouvelles naît d’un besoin de se réapproprier un cerveau en proie à de grands remaniements émotionnels, à des sentiments extrêmes et à une grande impulsivité.

Mais pas seulement. «L’adolescence est le temps de la passion et de la séparation. La relation de dépendance aux parents fait place à d’autres dépendances (à un comportement, un objet, une substance) mais rarement à une personne. Car les jeunes se raccrochent à quelque chose qu’ils peuvent, ou croient pouvoir, maîtriser», explique le Dr Philippe Stephan, codirecteur de l’unité Départ au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), qui œuvre dans le domaine des addictions adolescentes. Consommer de l’alcool, du cannabis ou du tabac (rarement d’autres drogues) s’inscrit donc dans un contexte de rupture psychoaffective d’avec l’enfance. Un contexte de maltraitance, un traumatisme, une dépression ou une grande difficulté à élaborer ses émotions peuvent également favoriser ces conduites.

Une partie des adolescents consomme ces produits de manière récréative dans un contexte festif, plus ou moins fréquemment selon les cas. L’euphorie ressentie leur permet de s’intégrer au groupe et de tester de nouvelles identités. Parfois, la consommation est plus régulière. Fumer des joints, par exemple, est la solution trouvée pour faire baisser la pression qui repose sur eux (réussite scolaire, choix d’un métier, gestion de l’argent, déplacements), pour calmer les angoisses, ralentir le flot des pensées et canaliser les émotions. Cette prise de risque est aussi une forme d’autonomisation, où le jeune a l’impression de choisir ses règles et de fixer ses limites.

Quelles qu’en soient les raisons, la consommation devient problématique quand elle retentit sur les résultats scolaires, provoque des conflits avec la famille, l’école et entraîne des ruptures. Et quand elle se transforme en une véritable dépendance, ce qui ne représente qu’une minorité des cas. «L’addiction se caractérise par une relation intense et exclusive avec un produit. Une conduite plutôt solitaire qui donne au jeune une sensation de maîtrise alors que tout le reste lui échappe. Une fois mise en place, la consommation n’est plus un plaisir mais une nécessité qui tourne sur elle-même», décrit le Dr Stephan. La substance absorbée agit sur le centre du plaisir dans le cerveau par une augmentation de la libération de dopamine. A force, ces molécules court-circuitent les pensées «normales» et induisent des changements en favorisant les circuits à la base du comportement addictif. Un nouveau système neurobiologique se met en place.

A partir de combien de verres ou de combien de joints la consommation est-elle problématique? «Chez l’adolescent, nous allons nous intéresser aux quantités, mais aussi à la fréquence et aux modes de consommation, à la fonction de celle-ci, aux effets qu’il en attend ainsi qu’au contexte global dans lequel elle s’inscrit, répond Kathia Bornand, intervenante socio-éducative à l’unité Départ. Pour l’alcool, la façon de boire, le nombre de verres absorbés à la suite dans une même soirée, par exemple, sont des indicateurs des risques pris et des effets attendus.»

Prise en charge interdisciplinaire

Dans le programme Départ, la prise en charge est globale et interdisciplinaire. Intervenants socio-éducatifs, infirmières, psychologues ou psychiatres évitent de se focaliser sur le produit – perçu par le jeune comme une solution à ses difficultés – pour s’intéresser surtout à sa personne. Car très souvent la consommation n’est qu’une partie du problème. Il s’agit donc d’évaluer d’abord la situation sur la durée, comprendre ce qui le pousse à adopter des comportements à risque (équilibre psychique, dynamique familiale, cadre social, etc.), et voir quels en sont les retombées sur sa vie. L’accompagnement se fait toujours avec deux professionnels – qui peuvent confronter leurs points de vue et se soutenir – et directement dans la vie du jeune, selon les difficultés rencontrées (travail, école, famille, justice). Ces interventions ont pour but de l’aider à affronter le monde, à valoriser ses ressources et à lui redonner du pouvoir sur sa vie en créant des expériences positives.

Un repérage précoce est indispensable pour estimer l’ampleur de la situation et prévenir les conséquences d’une consommation problématique. Mais aussi parce qu’on sait qu’une consommation précoce est l’un des facteurs de risque majeurs d’une addiction future. Heureusement, seule une faible proportion des adolescents développe une dépendance à l’âge adulte. «Tous les fumeurs de joints ne deviennent pas toxicomanes! Beaucoup de jeunes arrêtent d’un jour à l’autre», conclut Kathia Bornand.

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ADDICTION AUX DROGUES : LE RÔLE DE L’ENTOURAGE

Addiction aux drogues : le rôle de l’entourage

 

Plus d’un adolescent âgé de 17 ans sur deux a déjà expérimenté le cannabis. 10% présentent une problématique addictive, c’est à dire d’abus et de dépendance au cannabis. Addiction ou consommation problématique dedrogues, et parce que la confrontation directe et l’interdiction sont contre-productives, quelle attitude adopter en tant que parents ?

  • Mon enfant a-t-il un problème avec les drogues ?
  • Drogues : Quelle attitude les parents doivent-ils adopter ?
  • Objectif n°1 : relancer le développement constructif de l’enfant
  • Que faire si l’adolescent refuse tout dialogue quant à sa consommation de drogues ?

Mon enfant a-t-il un problème avec les drogues ?

On peut définir un usage de drogues comme problématique quand la vie de l’adolescent se centre sur la consommation et que des conséquences négatives sont observables sur une ou plusieurs sphères de sa vie. Les parents d’adolescents et de jeunes adultes sont le plus souvent les premiers témoins des conséquences liées à la consommation de drogues. Ces changements sont plutôt négatifs et touchent particulièrement :

– La fréquentation d’amis, avec un changement dans son entourage habituel.

– La scolarité, avec des résultats scolaires en baisse, des absences, des problèmes de discipline.

– Le climat à la maison, avec des conflits plus récurrents, des règles moins respectées, une volonté de sortir encore plus souvent.

– Le comportement, avec un changement notable. Il devient plus irritable, profère plus de mensonges, etc.

Muriel Lascaux, psychologue clinicienne à la consultation « Jeunes consommateurs » du Csapa Pierre Nicole, de la Croix Rouge Française (Paris 5ème) : « Attention, des conflits, des difficultés à gérer les relations avec son enfant à la période de l’adolescence… tout cela est normal, tout l’enjeu est d’évaluer le niveau de gravité. Une chose est sûre : plus on intervient tôt, moins la conduite addictive est ancrée. Le travail en sera facilité ».Drogues : Quelle attitude les parents doivent-ils adopter ?

En préalable, les échanges sur la question de la consommation de drogues sont essentiels entre parents et adolescents, qu’il y ait usage ou non. Mais lorsque les parents ont repéré des changements négatifs dans la vie ou dans le comportement de leur enfant, voici ce qu’il faut et ne faut pas faire :

-Il ne s’agit pas alors de fouiller à la recherche de marijuana, de surveiller ses faits et gestes ou d’obtenir des informations sans son accord… Ce type de conduite n’encourage pas le dialogue autour de l’addiction.

-Attention aux punitions systématiques sans échange et sans explication si l’adolescent révèle ses consommations. Cela risquerait de rompre la communication. Or c’est à travers elle que les parents peuvent avoir un impact positif sur leur adolescent. Une bonne relation parents-adolescent est précieuse.

-L’échange sera le levier le plus influent. Contrairement à ce que les parents peuvent penser, ce sont eux qui ont le plus d’influence sur leur adolescent. Se braquer et imposer l’interdiction de la consommation de drogues, refuser le dialogue… produira l’effet inverse.

-Ajuster ses pratiques parentales plutôt que de les réduire à une approche binaire oui/non. L’objectif est de développer chez l’adolescent un sens de l’autocontrôle, ses capacités d’autogestion par l’intégration de limites et de règles. Ce processus d’appropriation est progressif.

Muriel Lascaux : « Le message clé est le suivant : « Comprendre n’est pas accepter« . Les parents peuvent désapprouver la conduite de leur enfant mais cela ne les empêche pas d’échanger avec lui, sur le cannabis, sa consommation, ni d’exprimer leur position en tant que parents détenteurs de l’autorité parentale et représentants de la loi. Comme « on écoute mieux quand on se sent compris« , les parents doivent poser à leur enfant des questions ouvertes, le laisser parler, car accéder à son vécu permet d’avoir plus d’impact. L’idée est aussi qu’ils puissent renvoyer leurs inquiétudes quant aux conséquences négatives observées pour échanger avec l’adolescent sur sa gestion, ses limites ».

Objectif n°1 : relancer le développement constructif de l’enfant

Ne pas se tromper d’objectif : rechercher des solutions pour mettre un terme à la consommation de drogues n’est que la seconde étape. La première -comprendre ce qui amène l’adolescent à de tels comportements- est souvent « zappée » par les parents.

La conduite à tenir pour les parents est de s’intéresser à lui en le questionnant sur son monde, le faire parler sur son vécu, sur les limites qu’il s’impose, et surtout à ce qui est important pour lui. L’objectif n’est pas de se centrer sur l’addiction ou la conduite addictive, de lui imposer l’arrêt de la consommation de drogues mais de reconnaître le vécu de l’adolescent et de relancer son développement constructif (le plaisir de l’apprentissage, de la réussite, l’identification et l’expression émotionnelle, les activités de loisirs, etc.) qui a été entravé par l’abus ou l’addiction. Si l’adolescent exprime une difficulté à reprendre les choses en main, les parents peuvent le soutenir dans une démarche d’aide auprès d’une consultation « jeunes consommateurs » des Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA).

Relancer son développement constructif lui permettra de mieux gérer sa consommation de drogues voire la stopper de lui-même. Le travail autour du cannabis n’est qu’un moyen. Si la scolarité va bien, si les relations à la maison vont mieux, si les règles sont plus suivies, cela constituera des indices que la consommation n’est plus là ou est mieux maîtrisée, du moins ne pose plus de problème majeur pour le développement de l’adolescent.

Que faire si l’adolescent refuse tout dialogue quant à sa consommation de drogues ?

L’adolescent peut ne pas vouloir échanger sur sa vie, ses vécus, etc. Il est normal de rencontrer des difficultés sur la question des règles et des limites avec un adolescent. La difficulté est de ne pas confondre « rébellion » avec « processus d’autonomisation propre au développement de l’adolescent ». Les pratiques parentales ne doivent pas être rigides et systématiques mais évoluer en fonction du développement de l’adolescent, avec des essais, des erreurs, des avancées et des retours en arrière.

Muriel Lascaux : « Cependant, si l’étendue des conséquences négatives de la consommation de drogues est importante, alors il est important d’intervenir. Les parents peuvent signifier leurs inquiétudes et établir, au mieux avec l’adolescent (sinon l’en informer), deux à trois « signaux d’alarme » clairs (des limites à ne pas dépasser comme les résultats scolaires, les absences, le non-respect des règles…) qui témoigneront de la plus ou moins bonne gestion de la consommation par l’adolescent et justifiera d’aller consulter. Même s’ils viennent seuls, les parents pourront échanger avec un professionnel sur leurs inquiétudes, lequel pourra soutenir les pratiques parentales, leur expliquer comment faire venir l’adolescent et contenir leurs angoisses pour qu’ils soient eux-mêmes en capacité de contenir celles de leur adolescent ».

Article publié par le 03/12/2015

Sources : D’après un entretien avec Muriel Lascaux, psychologue clinicienne à la consultation « Jeunes consommateurs » du Csapa Pierre Nicole de la Croix Rouge Française (Paris 5ème)

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Les Écossais seraient les premiers consommateurs de cocaïne au monde.

Question cannabis, les Islandais arrivent en tête

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L’association Recovery Brand a utilisé les données recueillies en 2014 par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime en fonction des habitudes de consommation de drogues et du type de traitement des addictions, comme le montre « The Independent » ce mercredi.

Une cartographie qui révèle de grandes disparités selon les continents et les pays concernés, et quelques surprises. Les Ecossais seraient ainsi la population la plus consommatrice de cocaïne, juste devant l’Espagne et les Etats-Unis (plus de 2% de la population adulte).

La drogue la plus consommée au monde reste le cannabis, selon les informations recueillies par l’ONUDC. Notamment en Islande, où près d’une personne sur cinq fume régulièrement de l’herbe (18,3%), devant les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande.

L’Islande décrocherait aussi la « palme » du taux de morts par overdose, avec 212 décès pour 1 million d’habitants, devant les Etats-Unis (195), le Canada (101) et l’Australie (88,5). De nombreux pays africains, sud-américains et asiatiques ne sont néanmoins pas inclus dans l’étude, avertit Recovery Brands.

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Le cannabis à forte concentration lié à des dommages cérébraux

Psychomédia Publié le 28 novembre 2015

La consommation fréquente de cannabis à forte concentration de THC, tel que le « skunk », est liée à des dommages cérébraux, selon une étude publiée dans la revue Psychological Medicine. Le cannabis le plus couramment consommé contient des niveaux beaucoup plus élevés de THC qu’il y a dix ans, soulignent les chercheurs.

Paola Dazzan et ses collègues du King’s College London et de l’Université Sapienza de Rome ont utilisé deux technologies d’imagerie cérébrale pour examiner la matière blanche du cerveau de 56 personnes ayant rapporté un premier épisode de psychose ainsi que de 43 volontaires en bonne santé.

Ils ont examiné spécifiquement le corps calleux, la plus grande structure de substance blanche du cerveau, responsable de la communication entre les hémisphères droit et gauche. La matière blanche est constituée de fibres nerveuses (axones des neurones) qui relient les différentes régions du cerveau, permettant ainsi la communication entre elles.

Le corps calleux est particulièrement riche en récepteurs cannabinoïdes, sur lesquels le THC du cannabis agit.

« Cette atteinte de la substance blanche était significativement plus importante chez les grands utilisateurs de cannabis à forte puissance que chez les utilisateurs occasionnels ou utilisant du cannabis moins puissant, et était indépendante de la présence d’un trouble psychotique », indique la chercheuse.

Le type de cannabis, tout comme le type d’alcool (bière, vin, spiritueux…), doit être considéré dans l’évaluation des risques, souligne-t-elle.

Psychomédia avec sources : King’s College London, The Guardian

Ce costume imite les effets de la drogue au volant

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