Recherche

Catégorie

Actualités

Effet du cannabis sur la structure du cerveau : deux nouvelles études

San Francisco, Etats-Unis — Publiées dans le JAMA Psychiatry, deux études suggèrent une répercussion de la consommation de cannabis sur la structure du cerveau chez les adolescents et les jeunes adultes. S’il est difficile d’établir un lien de causalité, il apparait plus évident chez les garçons à haut risque de schizophrénie.

Alors que les Etats-Unis se sont engagés dans une libéralisation de l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques, mais aussi récréatives, les travaux se succèdent pour déterminer ses effets sur le long terme. Ces deux publications apportent de nouvelles données sur les répercussions du cannabis sur le développement du cerveau.

Une étude en imagerie dans des fratries

Dans la première, David Pagliaccio et ses collègues du National Institute of Mental Health (Bethesda, Etats-Unis) ont voulu explorer une éventuelle corrélation entre le volume des structures cérébrales et l’usage de marijuana. Pour cela, ils ont inclus 241 frères et sœurs, âgés de 22 à 35 ans, afin de prendre en compte les facteurs génétiques.

Parmi les participants à l’étude, 262 ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours de leur vie. L’analyse s’est appuyée sur une imagerie cérébrale, ainsi que sur les données obtenues après un questionnaire et une évaluation des facultés cognitives.

En comparant le cerveau des consommateurs à celui de leur frère ou sœur jamais exposé au cannabis, les chercheurs ont observé que l’amygdale gauche (impliquée notamment dans la reconnaissance des stimuli sensoriels) et le striatum ventral (lié au mouvement volontaire et à la motivation), présentaient un volume significativement plus faible chez les consommateurs.

Ces deux structures cérébrales avaient ainsi une taille inférieure respectivement de 2,3% et 3,5%. Les auteurs précisent, toutefois, que les volumes observés restent dans les normes.

En croisant les données provenant des couples de fratrie n’ayant jamais touché au cannabis, il est apparu que la taille plus faible de l’amygdale était également associée à des facteurs génétiques. Pour ce qui est du striatum, la relation était moins évidente.

« Il n’y a aucune preuve de cause à effet d’une exposition au cannabis sur le volume de l’amygdale », dont le faible volume pourrait être attribué à d’autres facteurs, soulignent les auteurs. Pour ce qui est des autres structures, « d’autres travaux devront être conduits pour caractériser l’implication du cannabis ».

Cortex cérébral aminci entre 14 et 18 ans

Dans la seconde étude, l’équipe de Thomas Paus de l’Institut de recherche Rothman, à Toronto (Canada), a cherché à savoir si l’utilisation du cannabis influe sur la maturation du cortex cérébral chez les adolescents présentant une prédisposition génétique à la schizophrénie.

De précédentes études ont déjà souligné un risque accru de schizophrénie chez les individus de sexe masculin, en cas de consommation de cannabis pendant l’adolescence.

Au total, 1 574 participants, âgés de 15 à 21 ans, ont été inclus. L’étude a porté sur leur consommation de marijuana et s’est basée sur une imagerie cérébrale, ainsi qu’une analyse génétique pour établir le score polygénique de risque pour la schizophrénie.

Les résultats montrent une répercussion significative d’une consommation de cannabis sur l’épaisseur du cortex cérébral chez les garçons présentant un score polygénique élevé. Le cortex était sensiblement aminci entre 14 et 18 ans.

En revanche, aucun effet n’a été observé chez les filles, quel que soit leur niveau de risque, ou chez les garçons présentant un risque plus faible de schizophrénie.

Haut risque de schizophrénie: les garçons « plus sensibles »

Bien que le lien de causalité ne puisse pas être clairement établie, les différences apparaissant dans les zones à forte densité de récepteur aux cannabinoïdes 1 suggèrent une implication du cannabis —Thomas Paus

« Nos résultats suggèrent que la consommation de cannabis pourrait agir sur le développement du cortex cérébral chez les adolescents de sexe masculin à haut risque de schizophrénie », notent les auteurs.

« Bien que le lien de causalité ne puisse pas être clairement établie, les différences d’épaisseur du cortex apparaissant dans les zones à forte densité de récepteur aux cannabinoïdes 1, suggèrent une implication du cannabis », a affirmé, Thomas Paus, auprès de l’édition internationale de Medscape.

Selon lui, « les garçons à haut risque pourraient être plus sensibles aux effets indésirables d’une consommation de cannabis ».

Dans un éditorial accompagnant les publications, David Gold du National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (Rockville, Etats-Unis) considère ces résultats comme préoccupants pour cette population à risque et appelle à la prudence.

Compte tenu des résultats de ces deux études, « il serait erroné de conclure que la consommation de cannabis est sure ou sans danger pour ceux qui ont le bon profil génétique, en particulier lorsqu’on est une femme ».

Source

Crystal Meth : la drogue qui menace La Réunion

Méthamphétamine

Des médecins s’alarment de la présence de crystal métamphétamine à La Réunion, une drogue extrêmement puissante et addictive qui pourrait provoquer des ravages sur l’île.
Crystal Meth : la drogue qui menace La Réunion
Michael Probst/AP/SIPA
L’île de La Réunion fait face à l’arrivée d’une nouvelle drogue sur son territoire. Depuis quelques mois, le « Crystal », de la métamphétamine sous forme de cristaux, circule sur l’île et attise l’inquiétude des addictologues. Ce week-end, un médecin a ainsi lancé l’alerte sur les réseaux sociaux.

Terrain propice

« C’est un phénomène nouveau et franchement alarmant, car La Réunion peut être un terrain très propice au développement de la consommation de crystal meth », explique David Mété, chef du service Addictologie au CHU Félix-Guyon, à Saint-Denis.

En effet, sur l’île, les psychostimulants sont rares. Si le cannabis se cultive sur ses terres, l’héroïne, l’ecstasy ou encore la cocaïne viennent en revanche de loin. Quand ces drogues ne sont pas interceptées avant leur entrée sur le territoire, elles s’y vendent à prix d’or. Du coup, les usagers, plus rares qu’en métropole, se tournent vers d’autres modes de consommation.

« Les jeunes Réunionnais avides de sensations fortes détournent plutôt des médicaments, tels que l’Artane, qui a des effets euphorisants et addictogènes peu puissants », précise David Mété. Or, c’est précisément cette population qui inquiète les médecins. « Ce nouveau trafic pourrait les intéresser eux en particulier, avec des conséquences sanitaires désastreuses ».

Des dizaines de consommateurs

Ainsi, depuis quelques mois, entre quatre et cinq patients ont été pris en charge dans les services d’addiction des hôpitaux de La Réunion, et les praticiens estiment que les consommateurs se comptent par dizaines sur l’île. Un chiffre relativement restreint, mais qui reflète une inquiétante réalité.

« Ce produit extrêmement puissant peut induire une dépendance dès les premières prises, ajoute ainsi David Mété. Les patients que nous recevons ont exprimé de vives peurs vis-à-vis des compulsions qu’engendre la consommation de crystal ».
Les effets secondaires de cette drogue de synthèse sont bien connus : paranoïa, agressivité, violences majeures envers les autres et soi-même… La drogue agit pendant une longue durée – douze heures après sa consommation, 50 % de la substance est décelable dans le sang – et met le système nerveux à rude épreuve, en stimulant violemment les récepteurs dopaminergiques

Sur l’île de La Réunion, le produit pourrait être importé de Thaïlande ou d’Afrique du Sud, deux pays où il provoque des ravages parmi la population. En Europe, sa présence est encore peu répandue. « Il faut absolument veiller à ce que le crystal meth ne se répande pas ici, insiste encore David Mété. L’impact pourrait être très grave, sur le plan sanitaire, sur l’équilibre social et sur la criminalité. Les autorités doivent agir vite. »

Source

“CETTE DROGUE A DÉTRUIT UNE PARTIE DE MA VIE” (Paris Match)

En haut de cette page découvrez une nouvelle rubrique en cliquant sur « Cannabis et faits divers »

Vendus dans des petits sachets à l’air inoffensif, les cannabis de synthèse sont potentiellement dangereux, voire mortels. Populaires depuis une dizaine d’années chez les jeunes et « légales » tant qu’elles contournent la législation, ces drogues de synthèse sont plus puissantes que le cannabis dont elles imitent les effets, tant au niveau de leur puissance, de leurs effets secondaires, que de leur potentiel addictif. Brenda et Vincent témoignent aujourd’hui du traumatisme causé par leur consommation de cannabis de synthèse.

Spice, K2, Bizarro, Yucatan Fire, Black Mamba, Eclipse… Autant de noms exotiques que de graphiques sophistiqués et colorés sur ces petits sachets d’herbes dont le secret inavoué est de faire planer celui qui les fume.  Estampillés “impropres à la consommation humaine” et désignés comme encens à brûler, ces drogues, vendues surtout sur Internet, ont la particularité de passer entre les mailles du filet de la réglementation, d’où leur popularité chez les jeunes et les amateurs de substances psychoactives. Ce qui ressemble à de la marijuana est en fait un mélange de plantes imprégnées de molécules de synthèse qui agissent sur les mêmes récepteurs que pour le THC (principe actif du cannabis) dans le cerveau. Si l’on se sent l’âme d’un chimiste, on peut même confectionner son propre cannabis de synthèse en se procurant ces molécules sous forme de poudre via Internet. Enfin, depuis 2014, des e-liquides aux cannabis synthétiques ont fait leur apparition. La réglementation peine à suivre ces produits dont les fabricants, essentiellement chinois, peuvent modifier à l’infini le dosage, la variété, et l’appellation. Parmi les 130 cannabis de synthèse dénombrés en Europe, 34 ont été répertoriés et classés comme stupéfiants sur le sol français.

VAGUES D’INTOXICATIONS CHEZ LES ADOLESCENTS

Indétectables via les tests de dépistage classiques parce qu’ils ne contiennent pas de THC, ces cannabis synthétiques, au moins pour certains d’entre eux, sont bien plus puissants, plus dangereux et plus addictifs que le cannabis naturel.

Hallucinations, paranoïa, agitation, comportements agressifs, troubles de la parole, détresse respiratoire, infarctus du myocarde, décès, ont été observés chez de jeunes consommateurs aux Etats-Unis, où l’augmentation du nombre des passages aux urgences, depuis cinq ans, alarme les autorités. En Europe, Continuer à lire « “CETTE DROGUE A DÉTRUIT UNE PARTIE DE MA VIE” (Paris Match) »

Un article sur la drogue menace Wikipedia en Russie

Le régulateur russe des télécoms a ordonné de bloquer l’accès à un article de l’encyclopédie collaborative. Cela pourrait conduire au blocage de l’ensemble du site.

Wikipedia est dans le viseur du gendarme du Net russe. Le 21 août, Russia Today rapportait que l’encyclopédie collaborative avait reçu un avertissement du Roskomnadzor, le régulateur russe des télécoms. En cause, un article portant sur une drogue interdite en Russie.

L’agence exigeait de Wikipedia que l’article soit retiré. Mais la fondation Wikimedia, qui gère l’encyclopédie, a fait savoir qu’elle ne se plierait pas aux exigences. Le refus n’a pas tardé à déclencher les représailles des autorités russes: lundi, le Roskomnadzor a décidé de rendre cet article inaccessible aux internautes russes.

La page en question est un article contenant une entrée sur la façon dont se fabrique le charas, une spécialité à base de cannabis. Vendredi, le régulateur russe a….. LIRE LA SUITE

Nouvelle rubrique

Les méfaits du cannabis au quotidien, la preuve par la revue de presse.

Nier le rôle néfaste du cannabis va à l’encontre de toutes les données médicales et scientifiques. Pourtant, apparemment, elles ne suffisent pas. Il en résulte que,  d’un emploi principalement festif  ( ?), il est entré dans la vie courante et professionnelle. Conséquence attendue, il ne se passe pas un jour sans que la relation dans la presse d’un accident, d’une prise de risque inconsidérée, d’une maladie ne soit associée à une prise de cannabis seul ou associé à d’autres drogues.

C’est pourquoi nous vous proposons une nouvelle rubrique sur une idée de notre ami Guy Millant, « Cannabis et faits divers« , qui rassemble tous les faits majeurs graves associés au cannabis  rapportés dans la presse.  Nouvelle preuve concrète, réelle et observée de la toxicité du cannabis. Elle rejoint celle que nous rapportons déjà à partir des travaux de  recherche.  On ne manquera pas d’observer aussi  les conséquences toxiques de l’augmentation des concentrations du principe actif, le THC (tétrahydrocannabinol) dans les nouvelles livraisons de cannabis beaucoup plus dangereuses que les premières.

Jean-Pierre Goullé et Jean-Paul Tillement

En haut de cette page découvrez cette nouvelle rubrique en cliquant sur « Cannabis et faits divers » et merci de bien vouloir répondre au sondage  ( UN clic !)

Les drogues injectables circulent à Madagascar

L’accoutumance à la consommation de stupéfiants conduit à la dépendance. L’addic­tion signifie aussi drogue mais le mode de prise varie selon les consommateurs.

Culture et mœurs discrètes. Cocaïne, héroïne, marijuana, cannabis, bomba, tige…désignent des noms de drogue. Des jeunes et adultes mâchent, fument et injectent ces produits bruts ou transformés mais en cachette.

Lors de la célébration de la journée mondiale de la lutte contre la consommation de drogue qui s’est déroulée hier au parvis de l’hôtel de ville à Analakely, Madagascar s’est joint aux pays de la planète pour honorer le thème «Le développement de nos vies, de nos communautés, nos identités sans drogue.»
Le colonel Dimby Noelson Hama, secrétaire général de la commission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue, révèle qu’au cours de ce premier semestre, les éléments des forces de l’ordre ont saisi 6 065 kilos de drogue et pas plus tard que mercredi, ils ont confisqué quinze sacs contenant de la drogue aux alentours de Mahamasina. « Le trafic de drogue existe à Madagascar. De plus, notre pays devient un terrain de trafic illicite et transit de l’héroïne et de la cocaïne en provenance de l’Afrique australe avant qu’elles n’atteignent les autres îles de l’océan Indien », renforce-t-il. Il poursuit que la drogue injectable est également une réalité à Madagascar.
Face à ce danger qui détruit la jeunesse et la santé publique, les membres de cette commission cogiteront sur les stratégies à adopter pour appréhender les dealers et les consommateurs.

Surtout que les localités productrices de drogue abondent dans les régions du Nord et du Sud.

Traitement
La drogue modifie le mode de vie d’un individu du point de vue tant psychologique que psychique et l’injectable fait peur. Les utilisateurs ne se rendent pas compte que la seringue qui circule entre eux favorise les risques de contamination du vih/sida. Jusqu’ici, aucune statistique officielle ne justifie ce fait.
Dr Miarintsoa Rasoarim­boahangy du Centre de cure ambulatoire en alcoologie (CCAA) sis à Andra­voahangy indique que des consommateurs de drogue injectable viennent la voir pour un traitement. « Entre une douzaine et quinzaine de patients fréquentent notre centre. Nous leur prodiguons un traitement médicamenteux à raison d’un délai entre quatre voire six mois selon l’évolution de l’état de santé de chaque individu », explique-t-elle. Ce sevrage médical vise à maintenir l’abstinence et une psychothérapie l’accompagne pour soutenir la personne qui suit la cure.

Une thérapie ne donne pas forcément de résultats rapides et il faut s’armer de patience pour ôter toute dépendance chez un consommateur endurci.
Les différents responsables étatiques lancent un appel aux parents, aux enseignants, aux intervenants du secteur privé de veiller sur l’éducation des jeunes pour qu’ils ne se laissent pas influencer par les nouvelles tendances conduisant vers la dépravation des valeurs morales.
Farah Randrianasolo

Source

Le cannabis synthétique, drogue addictive et mortelle

Les Etats-Unis comptent des milliers d’intoxications, parfois mortelles, à cette nouvelle drogue de synthèse, injustement considérée comme « douce » et bien loin de la marijuana naturelle

Le cannabis synthétique, drogue addictive et mortelle
Le cannabis synthétique provoque crises d’angoisses, hallucinations, paranoïa voire extrême violence…©

AFP JUAN MABROMATA
Il porte des noms exotiques -K2, Spice, Bizarro ou Stoopid- et se vend en petits paquets d’aspect inoffensif, mais le cannabis synthétique et son« effet zombie » alarment les autorités sanitaires aux Etats-Unis. »On le voit partout dans le pays », selon Chuck Rosenberg, le patron par intérim de la DEA, l’agence fédérale chargée de la lutte contre le trafic de drogue, à la radio publique. « Les dosages varient. Les produits chimiques varient. Vous et moi pourrions acheter et utiliser le même paquet et avoir des réactions très différentes au produit ».

  • Les intoxications en hausse

Depuis le début de l’année, les centres antipoison à travers tout le pays ont reçu 5 200 appels pour des incidents liés au cannabis synthétique. La hausse est spectaculaire. En 2014, le nombre d’appels était de 3 680 et seulement de 2 668 un an plus tôt, selon les statistiques de l’Association nationale des centres antipoison.

« Le cannabis synthétique peut causer une anxiété extrême, de la paranoïa, des crises d’angoisse, des dissociations, un épisode psychotique et des hallucinations « , met en garde le site internet k2zombiedc.com, qui est géré par la ville de Washington DC, et à destination des jeunes. « Ces comportements ont été surnommés ‘l’effet zombie' », souligne le site.

  • Addictif et mortel

Le cannabis synthétique peut ressembler à première vue à de la marijuana naturelle mais il est parfois addictif et mortel en raison de la forte concentration de produits destinés à imiter le tetrahydrocannabinol(THC), le principe actif qui fait planer.

L’effet de ces produits chimiques sur les récepteurs cérébraux peut être « 100 fois plus puissants que le THC », explique Marilyn Huestis, qui est chercheuse à l’Institut National américains sur l’abus des drogues.

Parce que la réglementation n’arrive pas à suivre, le produit peut-être trouvé tout à fait légalement sur des présentoirs dans de petites épiceries de quartier, des stations-essence mais surtout sur l’internet. Un petit coup de moteur de recherche et une carte de crédit suffisent.

  • Des centaines de mélanges inconnus

Selon un sondage réalisé en 2012 par l’Université du Michigan, le cannabis synthétique était la deuxième drogue la plus consommée par les jeunes de terminale, juste après le cannabis naturel. « C’est un problème monstrueux », a déclaré Marilyn Huestis.

« Tout le monde pense qu’il s’agit d’une seule drogue, comme il n’y a qu’une cocaïne ou qu’une métamphétamine », souligne Mark Ryan, directeur du centre antipoison de Louisiane.  « Nous savons qu’il y a plus de 300 types de drogue différents qui sont en circulation au moment ou je vous parle ».

  • Difficile à identifier

Qui plus, est il est quasiment impossible d’identifier les produits chimiques avec les tests standards à disposition des forces de l’ordre. « Nous avons procédé à 65 arrestations ces deux derniers mois d’acheteur et de vendeurs de ce produit », a expliqué la chef de la police de Washington DC, Cathy Lanier. « Et nous ne pouvons pas les poursuivre ».

  • Des consommateurs incontrôlables

Début août, des policiers ont fait feu et blessé une jeune femme de 22 ans, qui sous l’emprise de cannabis synthétique, brandissait un couteau et menaçait de frapper. En juin, il a fallu hospitaliser d’urgence 9 personnes qui avaient fait une overdose devant l’un des plus grand centre pour SDF de la capitale.

L’Etat de New York a pour sa part enregistré 1 900 visites aux urgences liées à la prise de la substance entre avril et juin de cette année.

Et le risque d’addiction est réel comme le prouvent les témoignages rassemblés sur le site SpiceAddictionSupport.org .

« Tout ce qui m’importait c’était de fumer du Spice », peut-on y lire. « Les effets de manque étaient sévères… je n’étais tellement plus moi que j’étais juste couché en train de planer à regarder ma vie passer devant moi comme si j’étais au cinéma ».

Source

L’origine génétique de l’addiction

De l’irrépressible envie de consommer aux multiples dommages sur l’organisme, l’addiction garde une part de mystère. Tous les facteurs, psychologiques et biologiques, restent en effet obscurs. Mais certains des mécanismes cérébraux altérant la maîtrise de soi se dévoilent peu à peu. Dernière découverte, un déficit en glutamate, neurotransmetteur essentiel à l’équilibre du système de la récompense, serait symptomatique de l’addiction. Une piste pour la mise au point de nouvelles approches thérapeutiques.

Tout part du cerveau. Des neurobiologistes franco-canadiens se sont penchés sur le mécanisme cérébral pour comprendre le phénomène de l’addiction. Soit la dépendance à un produit (alcool, tabac, drogues, aliments…) ou à un comportement (jeux, sexe, sport…).

En prenant une drogue ou toute substance addictive, la quantité de dopamine fait un pic au niveau cérébral, « dans les structures où se forme le circuit de la récompense », expliquent-ils ce 4 août dans la revue Molecular Psychiatry. Tant que l’exposition aux sources de plaisir ne devient pas régulières et/ou trop intenses, cet équilibre se régule. Mais en cas de consommations excessives, « l’intensité et la rapidité de la décharge de dopamine sont à la base du processus addictif ».

Des souris et des hommes

Jusqu’ici les scientifiques pensaient que l’acétylcholine était le seul neurotransmetteur impliqué dans la régulation de la dopamine. Ce mécanisme serait en fait tributaire du duo acétylcholine-glutamate. Pour en savoir plus, l’équipe du Pr Diana Yae Sakae a étudié les neurones cholinergiques. Localisés dans le noyau accubens, l’une des structures cérébrales du système de récompense, ces derniers constituent le siège de régulation de la dopamine :

  • Chez la souris, lorsque « le gène VGLUT3, essentiel à cette communication avec le glutamate, est bloqué, les animaux deviennent plus vulnérables à la cocaïne ». L’effet stimulant de la drogue est plus intense. Les rongeurs ont plus facilement développé une addiction. Après une période d’abstinence, ils sont plus susceptibles de rechuter ;
  • Chez l’homme, cette mutation du gène VGLUT3 « qui a rendu accro les souris » s’est avérée dix fois plus fréquente chez des patients polytoxicomanes sévères, comparés à des volontaires sans symptômes psychiatriques.

Davantage d’études sont nécessaires pour savoir si cette mutation peut expliquer la plus grande vulnérabilité à l’addiction. Mais  « le rôle régulateur majeur du glutamate pour limiter l’addiction à la cocaïne » semble se confirmer », soulignent les chercheurs. « Dans tout processus d’addiction, le subtil équilibre entre le glutamate et l’acétylcholine évite l’emballement du système et l’entrée dans l’addiction ». La prochaine étape, « identifier le récepteur impliqué pour mettre au point des traitements pharmacologiques ».

Source

L’étude santé du jour : un risque de psychose accru chez les hommes qui fument du cannabis

L’ÉTUDE SANTÉ DU JOUR – Les hommes sont quatre fois plus susceptibles que les femmes de développer une psychose en fumant du cannabis, d’après des scientifiques.

En France, le cannabis reste de loin la drogue illicite la plus plébiscitée chez les 18-25 ans : 23% des jeunes femmes et 34% des jeunes hommes en consommeraient régulièrement, d’après les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Aux États-Unis, après le Colorado, l’État de Washington et l’Alaska, l’Oregon va devenir le quatrième État américain à légaliser le cannabis récréatif.

Et pourtant, de plus en plus d’études suggèrent que la consommation de marijuana n’est peut-être pas aussi inoffensive que le croient les adolescents, et parfois leurs parents. D’après les résultats d’une nouvelle étude, les femmes seraient moins susceptibles que les hommes de souffrir de psychose cannabique. Autrement dit, de graves problèmes de concentration, d’hallucinations visuelles ou auditives, de paranoïa ou encore de schizophrénie.

EN SAVOIR + >> Hausse de la consommation de drogues chez les jeunes

Méthodologie : comparer les admissions pour psychose cannabique
Des scientifiques de l’université de New York ont analysé des données issues du fichier de la Sécurité sociale britannique, le National Health Service (NHS), pour connaître le nombre d’admissions pour psychose cannabique dans les hôpitaux en Grande-Bretagne. Objectif : comparer le risque chez les fumeurs de cannabis en fonction du sexe de la personne.

Ce que l’étude a montré : quatre fois plus de risques chez les hommes
Les résultats de l’étude, parus dans la revue Advances in Dual Diagnosis, montrent que les hommes ont quatre fois plus de risques que les femmes de souffrir d’une psychose ou de schizophrénie en fumant régulièrement du cannabis. La raison ? Une barrière défensive contre les effets du cannabis, que formerait l’œstrogène, une hormone naturelle sécrétée par l’ovaire, qui assure la formation, le maintien et le fonctionnement des organes génitaux.

Ce que l’étude va changer : un lien entre les hormones et les effets du cannabis
Le scientifique Ian Hamilton, qui a dirigé l’étude, admet toutefois qu’il est possible que les résultats soient faussés, sachant que les données contenues dans les dossiers d’admission du NHS ne mentionnent pas les facteurs sociaux. En outre, il semblerait que les femmes soient moins nombreuses à consulter pour des problèmes liés à la drogue que les hommes, même en cas de psychose sévère.

Mais ce n’est pas la première fois qu’une étude met en avant le rôle des hormones sur les effets du cannabis. Une étude menée par des chercheurs de l’université d’Aberdeen aux États-Unis avait montré que la consommation régulière de cannabis réduit les niveaux de testostérone des hommes, et a par conséquent un impact négatif sur la fertilité masculine.

À LIRE AUSSI >> La drogue réduit le cerveau des femmes… mais pas des hommes

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑