L’étude santé du jour : un risque de psychose accru chez les hommes qui fument du cannabis

L’ÉTUDE SANTÉ DU JOUR – Les hommes sont quatre fois plus susceptibles que les femmes de développer une psychose en fumant du cannabis, d’après des scientifiques.

En France, le cannabis reste de loin la drogue illicite la plus plébiscitée chez les 18-25 ans : 23% des jeunes femmes et 34% des jeunes hommes en consommeraient régulièrement, d’après les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Aux États-Unis, après le Colorado, l’État de Washington et l’Alaska, l’Oregon va devenir le quatrième État américain à légaliser le cannabis récréatif.

Et pourtant, de plus en plus d’études suggèrent que la consommation de marijuana n’est peut-être pas aussi inoffensive que le croient les adolescents, et parfois leurs parents. D’après les résultats d’une nouvelle étude, les femmes seraient moins susceptibles que les hommes de souffrir de psychose cannabique. Autrement dit, de graves problèmes de concentration, d’hallucinations visuelles ou auditives, de paranoïa ou encore de schizophrénie.

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Méthodologie : comparer les admissions pour psychose cannabique
Des scientifiques de l’université de New York ont analysé des données issues du fichier de la Sécurité sociale britannique, le National Health Service (NHS), pour connaître le nombre d’admissions pour psychose cannabique dans les hôpitaux en Grande-Bretagne. Objectif : comparer le risque chez les fumeurs de cannabis en fonction du sexe de la personne.

Ce que l’étude a montré : quatre fois plus de risques chez les hommes
Les résultats de l’étude, parus dans la revue Advances in Dual Diagnosis, montrent que les hommes ont quatre fois plus de risques que les femmes de souffrir d’une psychose ou de schizophrénie en fumant régulièrement du cannabis. La raison ? Une barrière défensive contre les effets du cannabis, que formerait l’œstrogène, une hormone naturelle sécrétée par l’ovaire, qui assure la formation, le maintien et le fonctionnement des organes génitaux.

Ce que l’étude va changer : un lien entre les hormones et les effets du cannabis
Le scientifique Ian Hamilton, qui a dirigé l’étude, admet toutefois qu’il est possible que les résultats soient faussés, sachant que les données contenues dans les dossiers d’admission du NHS ne mentionnent pas les facteurs sociaux. En outre, il semblerait que les femmes soient moins nombreuses à consulter pour des problèmes liés à la drogue que les hommes, même en cas de psychose sévère.

Mais ce n’est pas la première fois qu’une étude met en avant le rôle des hormones sur les effets du cannabis. Une étude menée par des chercheurs de l’université d’Aberdeen aux États-Unis avait montré que la consommation régulière de cannabis réduit les niveaux de testostérone des hommes, et a par conséquent un impact négatif sur la fertilité masculine.

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