Recherche

Catégorie

Actualités

Cannabis : des effets très variables (REVUE DE L’INSERM, 25 février 2014)

La prise de cannabis est vécue différemment selon les consommateurs. Une nouvelle étude montre notamment que la tendance à ressentir des effets psychotiques semble dépendre de variants génétiques.

Reste à savoir si ces variants modifient le risque d’émergence d’une schizophrénie.

Cannabis et schizophrénie : le lien n’est pas nouveau. Plusieurs études ont montré que la consommation de cette drogue augmente le risque de survenue de la maladie psychiatrique dans les années qui suivent.

Néanmoins, tous les fumeurs ne deviennent pas schizophrènes et Il semble donc exister des facteurs favorisants. Des travaux antérieurs ont pointé du doigt les antécédents familiaux de psychose, l’exposition au cours de l’adolescence ou encore l’importance de la consommation. Cette fois, une équipe Inserm s’attaque aux facteurs génétiques.

Près de la moitié des jeunes concernés

Les chercheurs se sont en particulier intéressés au gène codant pour le récepteur cérébral aux cannabinoïdes (CNR1). Ils ont analysé les variations dans la séquence de ce gène et les effets ressentis par des jeunes lors de leur consommation de cannabis. Pour cela, ils ont interrogé 3 800 étudiants en bonne santé, âgés en moyenne de 20 ans, lors de la visite médicale obligatoire en première année d’étude universitaire. Les questions portaient sur leur éventuelle consommation de cannabis et les effets subjectifs ressentis le cas échéant. En parallèle, 1 200 jeunes ont accepté de participer anonymement à l’enquête génétique. Parmi les effets suggérés dans le questionnaire utilisé, on retrouve ceux communément admis, comme les sentiments de relaxation, d’euphorie ou d’exacerbation des sens. Figuraient aussi les effets moins connus tels que les syndromes dépressifs passagers, la paranoïa, les crises d’angoisse, les difficultés motrices et cognitives.

Figuraient enfin des effets psychotiques, tels que des hallucinations visuelles et auditives. Les résultats montrent que 44 % des personnes interrogées avaient expérimenté le cannabis au moins une fois dans leur vie, avec un âge d’initiation moyen se situant autour de 16 ans. Ces résultats sont conformes à ceux des études menées en population générale Cette nouvelle étude indique en outre que, parmi les personnes interrogées qui avaient déjà consommé du cannabis, environ une sur cinq a déjà ressenti un effet de type psychotique lors d’une de ces expériences.

Un gène en cause

L’analyse génétique a montré que ce trait était corrélé à certains variants génétiques du récepteur aux endocannabinoïdes CNR1, récepteur sur lequel agit le THC (Tétrahydrocanabinol, principal composant du cannabis). « L’haplotype AAA du gène, présent chez environ 30 % des sujets, semble moins souvent associé aux effets psychotiques que les autres haplotypes. Cela suggère l’existence de facteurs génétiques qui prédisposent à ce type de symptômes, indépendamment des habitudes de consommation* », explique Marie Odile Krebs, responsable de cette étude. Les chercheurs tentent maintenant d’évaluer le pouvoir prédictif de cette association, ainsi que l’influence éventuelle de certains variants du gène CNRI sur le risque d’apparition d’une schizophrénie. Pour ce faire, ils étudient de jeunes patients consultants du C’JAAD (consultation spécialisée du service hospitalo- universitaire de l’hôpital Sainte Anne à Paris) pour des symptômes prodromiques, annonciateurs dans 10 à 30% des cas d’une évolution vers une schizophrénie. En attendant d’en savoir plus, « ces travaux interpellent sur la sensibilité individuelle à l’usage du cannabis. Ce message doit passer auprès des jeunes, ils doivent apprendre à reconnaitre ces effets délétères qu’ils peuvent etre les seuls à ressentir conclut Marie Odile Krebs

*Unité 894 Inserm/Université Paris Descartes, Centre de Psychiatrie et Neurosciences Paris MO Krebs et coll. Psychomimetic effect at initiation of cannabis use are associated with cannabinoid receptor 1 (CNRI) variants of healthy students. Molecular Psychiatry, edition en ligne du 22 Janvier 2014

 

 

 

Cannabis, alcool : les plus de 40 ans inquiètent les médecins

D’après un bilan officiel britannique

La toxicomanie serait un problème croissant chez les personnes âgées. Entre 2002 et 2010, les hospitalisations à cause de l’alcool chez les plus de 65 ans auraient grimpé de 136%.

Alors que les abus de drogues illicites et de consommation massive d’alcool, de type binge drinking sont habituellement associés aux jeunes, un rapport britannique tire la sonnette d’alarme vis-à -vis de ces conduites à risque des personnes plus âgées. En effet, selon le constat dressé par Drugscope, un organisme caritatif indépendant travaillant sur les drogues et l’alcool, entre 2002 et 2010, les traitements pour toxicomanies chez les personnes de plus de 40 ans, y compris chez les seniors n’ont cessé de croître.

Et toutes les substances psychoactives sont concernées, puisque ce rapport révèle qu’à la fois en matière d’alcool, de cannabis ou même d’héroïne, les demandes de prise en charge médicale sont en forte augmentation. L’organisme Drugscope met en garde contre une «épidémie silencieuse». Il précise qu’alors que le nombre de personnes traitées pour l’utilisation de drogues comme l’héroïne et le crack est en baisse dans la population générale, les chiffres sont à la hausse chez les personnes âgées de 40 ans et plus.

Les hospitalisations à cause de l’alcool en hausse de 136 %

Ce rapport intitulé, « Il est temps : la lutte contre la toxicomanie chez les personnes âgées », pointe tout d’abord du doigt les problèmes d’alcool chez les seniors. Selon ces spécialiste, entre 2002 et 2010, les admissions à l’hôpital liées à l’alcool chez les hommes âgés de 65 ans ont augmenté de 136 % et de 132% chez les femmes dans la même tranche d’âge.
Plus inquiétant encore, les taux de mortalité liés à l’alcool chez les personnes de plus de 55 ans seraient également en hausse et pour les plus de 75 ans, les décès liés à l’alcool seraient même à leur plus haut niveau depuis 1991. Selon DrugScope, bien que certains de ces décès sont associés à la consommation d’alcool à long terme, il y aurait également un nombre important de personnes se mettant à boire sur le tard. « Ces retardataires utilisent souvent ces substances comme une sorte d’automédication quand ils développent des problèmes physiques et psychologiques liés au vieillissement » précise le rapport.

Ecoutez le Dr Pierre-Michel Llorca, psychiatre au CHU de Clermont-Ferrand : «Certaines données montrent qu’il y a une augmentation de l’alcoolisation à partir de 65 ans, notamment féminine. C’est un problème de santé publique par sa difficulté de repérage. »

 

Ce rapport montre par ailleurs que quelque 1,4 million de britanniques âgés de plus de 65 ans dépassent actuellement les limites de consommation d’alcool recommandées au Royaume-Uni. Mais d’après les spécialistes, cette augmentation brutale du nombre d’hospitalisation pour alcoolisme chez les seniors ces dernières années ne reflète pas forcément une incidence en hausse de cette maladie. « C’est peut être un cumul de deux phénomènes, à la fois une augmentation de la fréquence de l’alcoolisation dans cette population, mais c’est peut être aussi qu’on les repère mieux aujourd’hui, précise Pierre-Michel Llorca, psychiatre au CHU de Clermont-Ferrand. Cela témoigne sûrement aussi d’une amélioration de la prise en charge. »

D’autre part, d’après ce bilan, alors que le nombre de moins de 30 ans en demande d’un traitement pour dépendance à l’héroïne a diminué progressivement au cours des dernières années, chez les plus de 40 ans on aurait observé le phénomène inverse. D’après les auteurs du rapport, en réalité c’est parce que la population des usagers d’héroïne est vieillissante et que leur santé se détériore rapidement.
Enfin, cette analyse révèle aussi que depuis les années 90, un nombre croissant d’individus de plus de 50 ans consomment du cannabis régulièrement.

Ecoutez le Dr Pierre-Michel Llorca : « Les consommateurs réguliers vieillissent. 20% gens de 40 ans consomment régulièrement du cannabis en France et ça augmente. »

Développer des campagnes de prévention visant les seniors

Même si les politiques de prévention ciblant les jeunes  sont toujours nécessaires, , il est désormais temps de développer davantage d’interventions de santé publique dans des tranches d’âge plus âgée, esiment les spécialistes. « Les politiques en matière de drogues et d’alcool ainsi que l’attention des médias se concentrent toujours sur les jeunes, a déclaré Marcus Roberts, directeur général de DrugScope. Ces problèmes affectent pourtant les personnes âgées même si c’est différemment. Cela ne les rend pas moins réel ou important ».
Selon les médecins qui traitent les problèmes d’addiction, chez les seniors par exemple, les problèmes de drogues ou d’alcool peuvent être parfois révélateurs d’autres problèmes, tels que la solitude et l’isolement, la fatigue liée aux soins d’un partenaire ou encore le deuil ou des problèmes financiers. «Nous avons besoin de développer une gamme d’interventions adaptées à cette tranche âge » conclut le rapport de DrugScope.

Source

Conduite sous l’effet du cannabis: un danger pris à la légère par les jeunes

Alors que le phénomène semble prendre de l’ampleur à Montréal, la conduite sous l’influence du cannabis reste un danger pris à la légère par les adolescents au pays, selon un organisme canadien, qui souhaite changer cette réalité grâce au lancement d’une campagne de sensibilisation.

Le Partenariat pour un Canada sans drogue (PCSD) a lancé jeudi une campagne publicitaire nationale afin de sensibiliser les parents des jeunes Canadiens aux risques de la conduite sous l’effet de la marijuana.

D’après une étude commanditée par l’organisme, 40 % des jeunes Canadiens avouent avoir été passagers dans un véhicule où le conducteur avait fumé du cannabis, une statistique troublante, pour le directeur général du PCSD, Marc Paris.

«Il s’agit de la drogue la plus utilisée par les jeunes, a affirmé M. Paris. Ils ne voient pas cela avec la même importance que l’alcool […]. Pourtant, la science démontre que le temps de réaction [plus long] les met en danger autant que l’alcool.»

Un sérieux problème à Montréal

Nathalie Valois, conseillère en sécurité routière au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), est bien au fait de ce phénomène. Elle affirme qu’il existe un «faux sentiment de sécurité» chez les conducteurs fautifs.

«C’est vrai, ils conduisent moins vite et ils sont moins agressifs au volant, mais [le cannabis] affecte leur coordination, a indiqué Mme Valois. Ils ont de la difficulté à interpréter les distances et le temps de réaction est beaucoup plus long.»

Elle révèle que le cannabis est la drogue la plus retrouvée chez les conducteurs arrêtés dans la métropole. En 2012, les policiers du SPVM ont retrouvé la substance psychoactive dans 51 % des cas, une statistique qui témoigne de l’ampleur du phénomène à Montréal, a-t-elle indiqué.

Le SPVM prend d’ailleurs la situation au sérieux puisque l’organisation compte ajouter trois experts en reconnaissance de drogue à son équipe actuelle de 11 agents évaluateurs d’ici ce printemps.

Ces derniers sont les seules personnes pouvant soumettre un individu à un prélèvement sanguin pour déceler la présence de marijuana et mener à des accusations criminelles.

Source

Avis de l’Académie nationale de Pharmacie

L’Académie nationale de Pharmacie, ayant pris connaissance du projet ministériel d’expérimentation de salles de consommation contrôlée de drogues, a demandé à sa Commission des Substances vénéneuses et des Dopants d’analyser ce projet et de donner son avis qui a été adopté par le Conseil du 12 février 2014 et qui est présenté en séance plénière de l’Académie le 19 février 2014.

considérant :
– l’absence de garantie de qualité, d’identité et d’asepsie des produits injectés (« drogues de rue »),
– l’objectif qui est de venir en aide à ces patients et non d’entretenir leurs addictions,
– la non garantie d’éviter les contaminations par le VIH ou le VHC, la majorité des patients étant le plus souvent déjà contaminés,
– l’effet limité sur leur réinsertion dans le circuit sanitaire,
– l’absence de données concernant la responsabilité des médecins et des pouvoirs publics en cas de complication médicale ou d’actes délictueux commis sous l’emprise de la drogue injectée (accidents de la route, par exemple),
– l’absence de rigueur méthodologique et de critères d’évaluation de l’expérimentation envisagée,
– les rares études plutôt favorables à ce genre d’expérimentation concernant l’usage d’héroïne médicinale et non celui de « drogues de la rue » comme dans le cas présent,
– l’exemple de certains pays comme la Suède qui ont supprimé les salles d’injection en raison de leurs résultats peu convaincants,
– le nombre de centres de soins pour toxicomanes existant en France, avec 170 000 patients sous traitement substitutif,
– l’absence de concertation avec le monde médical et pharmaceutique à la recherche d’un consensus,

l’Académie nationale de Pharmacie émet un avis défavorable à l’expérimentation de salles d’injection contrôlée de « drogues de rue » telle qu’elle est actuellement définie dans le projet, et demande, pour une plus grande sécurité des patients, un renforcement des moyens alloués aux centres de soins pour toxicomanes et aux unités d’addictologie

Source

Le cannabis tue: un médecin le prouve

Fumer de l’herbe peut entraîner de sérieuses insuffisances cardiaques, selon un médecin légiste allemand. Même les consommateurs occasionnels pourraient être touchés par ce problème.

Fumer du cannabis semble être plus dangereux que ce qu’on pensait. Le médecin légiste allemand Benno Hartung, de l’Hôpital universitaire de Düsseldorf, est parvenu à prouver que l’herbe pouvait avoir des conséquences fatales pour les consommateurs. Il est arrivé à ses conclusions à la suite d’autopsies réalisées auprès de deux jeunes hommes âgés de 23 et 28 ans. En parfaite santé, ils fumaient régulièrement des joints. Cause officielle du décès: insuffisance cardiaque à la suite de consommation de cannabis

Durant les autopsies, les médecins ont fait des tests toxicologiques, histologiques, immunohistochimiques et génétiques. «On ne sait pas exactement de quelle manière le cannabis tue. La seule explication logique est que la consommation d’herbe a provoqué des troubles du rythme cardiaque chez ces deux jeunes hommes», a expliqué Benno Hartung au «Rheinische Post». Les symptômes découverts peuvent uniquement s’expliquer par la consommation de cannabis, a ajouté le médecin.

«A ma connaissance, il s’agit des premiers décès dus à la consommation de cannabis qui ont été prouvés selon les standards scientifiques actuellement en vigueur», affirme Benno Hartung. Les résultats de ses recherches viennent d’être publiés dans le magazine «Forensic Science International». Mais les chercheurs ignorent encore quels sont les consommateurs touchés par ces insuffisances cardiaques. «Théoriquement, tous les consommateurs sont concernés», estime le médecin légiste allemand.

Source

 

Les sacrifiés du pétard (France 2)

« Complément d’enquête » du 20/02/14

vidéo visible jusqu’au 27 Février

Enquête en France sur les sacrifiés du pétard: jeunes adolescents hospitalisés, familles déchirées, parents désemparés, tout ceux dont la vie a basculé à cause du « shit ».

Enquête au Maroc, l’un des plus gros producteurs du monde.

complement d enquete 20 02 14

TABAC ET CANNABIS

Source

Les personnes qui fument des cigarettes consomment plus souvent du cannabis que les non-fumeurs.

De même, les fumeurs de cannabis sont très souvent dépendants au tabac. L’association tabac-cannabis est répandue chez les jeunes en particulier mais existe aussi chez les adultes.

Souvent, les jeunes commencent par fumer des cigarettes puis y mélangent du cannabis. Mais l’inverse est aussi vrai : le cannabis peut amener à la consommation de cigarettes. Cela s’explique par le fait que dans la majorité des cas, les joints contiennent également du tabac. Par conséquence, les jeunes consommateurs de cannabis sont plus à risque de devenir dépendants à la nicotine présente dans le tabac. Cela d’autant plus si la consommation de cannabis est fréquente et commencée très jeune.

La fumée des joints comporte les mêmes substancesque celles contenues dans la fumée de cigarette et donc les mêmes risques pour la santé avec en plus les effetspsychoactifs liés au cannabis. Parmi ces effets, on compte une diminution de la capacité de concentration et de réaction, des troubles de la mémoire, des états d’ivresse, plus grand risque d’accident de la circulation, etc. A cela il faut rajouter les conséquences davantage sociales liées à la consommation de cannabis comme par exemple des difficultés relationnelles, scolaires ou professionnelles, des problèmes juridiques.

Drogue : aider un jeune à décrocher (La Dépêche.fr)

Seuls 6,6% des adolescents de 17 ans n’ont jamais consommé d’alcool, de tabac ni de cannabis. Dans une publiée récemment l’INSERM dresse un panorama complet des consommations de substances psychoactives en France. Ce travail vise aussi et surtout à mieux informer les jeunes sur les risques associés à chacun des produits. Mais aussi sur les stratégies à mettre en place pour leur venir en aide.

L’adolescence est « la période où le risque d’initiation à la consommation de substances licites et illicites est le plus important », rapportent les auteurs de cette expertise collective. Commandé par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies (Mildt), ce travail compile les données de nombreuses enquêtes menées auprès des 10-18 ans, au cours des dix dernières années. Il en ressort que  « 59% des interrogés déclarent avoir déjà été ivres. Plus de deux jeunes sur trois ont fumé du tabac. Alors que 42% ont pris du cannabis au moins une fois ».

Dommages sociaux et psychologiques

De la consommation ponctuelle à l’habitude,  jusqu’à l’addiction. Comme le rappellent les auteurs, « une première expérience positive avec des substances psychoactives peut influencer l’évolution de la consommation régulière, puis potentiellement la survenue d’une dépendance ». Ainsi « à 17 ans, 4% des adolescents fument quotidiennement du tabac et consomment au moins 10 fois par mois de l’alcool. La même proportion déclare fumer tous les jours du tabac et du cannabis. Alors que 2 % consomment régulièrement ces trois drogues, alcool, tabac et cannabis ».

Recours au soin

Alcool et tabac d’une part, cannabis, cocaïne, amphétamines d’autre part : les conséquences sur la mémoire, la forme physique et l’impact sur le parcours de l’adolescent (résultats scolaires, intégration sociale, détachement de la vie familiale, isolement soudain) constituent les principaux signes d’un comportement dit ‘à risque’. Lequel peut prendre la forme de  « tentatives de suicide, de boulimie mais aussi de comportements sexuels à risque ».

Au total, 5% des jeunes interrogés dans l’ensemble des études présentaient un risque élevé d’addiction, justifiant une prise en charge médicale et/ou psychologique. Rappelons que les troubles cognitifs provoqués par l’usage de cannabis peuvent persister même après le sevrage. « En particulier si la consommation a débuté avant l’âge de 15 ans ». D’où l’urgence de prévenir et de prendre en charge les comportements à risque à travers notamment :

Sachez enfin qu’il existe Un guide d’aide à l’arrêt du cannabis ainsi qu’un un réseau national d’aide :

Au téléphone :

  • Ecoute Cannabis : 0 811 91 20 20 – De 8h à 2h du matin, 7 jrs/7 (coût d’un appel local depuis un poste fixe).
  • Drogues info service : 0 800 23 13 13 – De 8h à 2h du matin, 7 jrs/7 (à partir d’un poste fixe, appel gratuit) 01 70 23 13 13 (à partir d’un téléphone portable).
  • Fil santé jeunes : 32 24. De 8h à minuit, 7 jrs/7 (appel gratuit depuis un poste fixe) ou au 01 44 93 30 74 (depuis un portable).

POURQUOI LE CANNABIS DONNE FAIM ?

Les personnes qui ont déjà fumé du cannabis ont peut être eu l’occasion de constater qu’après, ils avaient extrêmement faim et qu’ils pouvaient manger absolument tout ce qui leur passe par la main. Aujourd’hui, des scientifiques ont cherché les raisons de ce phénomène.

LE CANNABIS BROUILLE LES CAPTEURS SENSORIELS

Le phénomène qui donne l’impression de pouvoir engloutir tous les produits dans un supermarché lorsque l’on a fumé du cannabis, a son explication scientifique. En effet, des chercheurs ont pratiqué un certain nombre de tests sur des souris pour mieux comprendre le phénomène. Ils ont constaté que la substance principale du cannabis, le tétrahydrocannabinol, plus communément appelé THC, brouille les récepteurs olfactifs et gustatifs du cerveau, engendrant ainsi cette irrépressible envie de manger. L’odorat et le goût se voit stimuler par l’absorption de THC et stimule la faim, même si la personne est à satiété.

DES SOURIS DÉFONCÉES GLOUTONNES

L’expérience s’est déroulée auprès de deux groupes de souris. Le premier, groupe témoin, n’avait absorbé aucun stupéfiant et le deuxième a reçu une dose de THC. Les deux groupes ont été placés face à de l’huile de bananes et de l’huile d’amende. Les souris « défoncées » ont mangé en quantité bien plus importante que les souris neutres. Afin de compléter l’expérience, les chercheurs ont dupliqué l’expérience avec des souris génétiquement modifiées dont les récepteurs cannabinoïdes étaient bloqués. Le THC n’ayant aucun effet sur elles, les souris se sont comportées normalement face à la nourriture.

Le but d’une telle étude est d’évaluer les effets du cannabis, et de mieux comprendre la substance principalement pour aider les patients dont le cannabis entre dans leur traitement (patients atteint du cancer aux Etats-unis par exemple).

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑