Conduite sous l’effet du cannabis: un danger pris à la légère par les jeunes

Alors que le phénomène semble prendre de l’ampleur à Montréal, la conduite sous l’influence du cannabis reste un danger pris à la légère par les adolescents au pays, selon un organisme canadien, qui souhaite changer cette réalité grâce au lancement d’une campagne de sensibilisation.

Le Partenariat pour un Canada sans drogue (PCSD) a lancé jeudi une campagne publicitaire nationale afin de sensibiliser les parents des jeunes Canadiens aux risques de la conduite sous l’effet de la marijuana.

D’après une étude commanditée par l’organisme, 40 % des jeunes Canadiens avouent avoir été passagers dans un véhicule où le conducteur avait fumé du cannabis, une statistique troublante, pour le directeur général du PCSD, Marc Paris.

«Il s’agit de la drogue la plus utilisée par les jeunes, a affirmé M. Paris. Ils ne voient pas cela avec la même importance que l’alcool […]. Pourtant, la science démontre que le temps de réaction [plus long] les met en danger autant que l’alcool.»

Un sérieux problème à Montréal

Nathalie Valois, conseillère en sécurité routière au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), est bien au fait de ce phénomène. Elle affirme qu’il existe un «faux sentiment de sécurité» chez les conducteurs fautifs.

«C’est vrai, ils conduisent moins vite et ils sont moins agressifs au volant, mais [le cannabis] affecte leur coordination, a indiqué Mme Valois. Ils ont de la difficulté à interpréter les distances et le temps de réaction est beaucoup plus long.»

Elle révèle que le cannabis est la drogue la plus retrouvée chez les conducteurs arrêtés dans la métropole. En 2012, les policiers du SPVM ont retrouvé la substance psychoactive dans 51 % des cas, une statistique qui témoigne de l’ampleur du phénomène à Montréal, a-t-elle indiqué.

Le SPVM prend d’ailleurs la situation au sérieux puisque l’organisation compte ajouter trois experts en reconnaissance de drogue à son équipe actuelle de 11 agents évaluateurs d’ici ce printemps.

Ces derniers sont les seules personnes pouvant soumettre un individu à un prélèvement sanguin pour déceler la présence de marijuana et mener à des accusations criminelles.

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