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Cinq étudiantes inventent une paille innovante pour détecter le GHB, la drogue du violeur

Dans les soirées ou les bars, le GHB est devenu un fléau dangereux qui permet aux prédateurs sexuels d’agresser leurs victimes sans qu’elles ne se rappellent de rien… Une simple paille pourrait aider à détecter cette drogue inodore et incolore !
Une main qui met du GHB dans un verre à gauche et une femme qui boit dans un verre avec une paille à droite
 Photo d’illustration. Crédit : Shutterstock – GingerGiraff et Laurens Parsons Photography

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Si vous êtes encore assez jeunes ou fréquentez les bars et discothèques de France, vous connaissez peut-être le mouvement #balancetonbar ! Cet hashtag a été créé pour révéler les agressions sexuelles qui se déroulent dans les bars de France. Après quelques temps d’existence, le mouvement pointe aussi du doigt l’utilisation de GHB, autrement appelée « drogue du violeur » … Les agressions sexuelles ont donc lieu, la plupart du temps, après que la victime ait avalé du GHB à son insu… Le GHB n’a pas de goût, pas d’odeur et est versé dans le verre de la victime par l’agresseur lors d’un moment d’inattention. A Nantes, ville étudiante et animée, un groupe de cinq jeunes demoiselles lance une paille anti-drogue pour palier le problème. Présentation.

Le projet des cinq étudiantes

Emma Mériau, Agathe Samson, Leïa Schwartz-Le Bar, Eloïse Tomeï et Roxane Viel étudient les Langues Etrangères Appliquées (LEA) en section commerce international. Dans le cadre d’un cours d’entreprenariat, elles ont l’idée d’une paille anti GHB. Le but du cours étant de construire un business plan autour d’une innovation. Elles ont alors l’idée de fabriquer une paille anti-drogue, car elles ont toutes entendu au moins une personne victime de cette drogue dangereuse ! Qui plus est, elles sont jeunes et « femmes »; elles sortent, et ne sont pas à l’abri de ce genre de mauvaises rencontres.

Du GHB en goutte sur fond rose
Photo d’illustration. Crédit : Shutterstock – Beate Panosch

Le GHB, un fléau de plus en plus inquiétant

Depuis la fin de l’année 2021 et la réouverture des bars de nuit, les témoignages de femmes victimes s’accumulent. Le GHB (acide gammahydroxybutyrique), est normalement réservé à la sédation pour un usage médical. Malheureusement, les prédateurs sexuels la détournent de son usage et l’utilisent pour pouvoir agresser leurs victimes. Le GHB provoque donc un état de sédation, mais empêche aussi la victime de se souvenir de ce qu’elle a pu vivre pendant qu’elle était sous l’effet de cette substance. Une drogue qui, en plus de sédater la victime, offre à l’agresseur une quasi-impossibilité d’être dénoncé ! Après une étude réalisée auprès de 1000 personnes, il s’avère que 500 personnes rapportent qu’un proche en a été victime, et que 800 ont peur d’en être victime un jour.

Quelle est cette paille anti GHB ?

Elles imaginent une paille en acier inoxydable qui se transporte donc facilement sur laquelle un arceau jaune clair est positionné. L’arceau reste discret, mais il change de couleur au contact du GHB. 

L’arceau, qui contient un réactif à la drogue, passe alors du jaune clair au vert foncé s’il est à son contact. L’idée étant de pouvoir aller en soirée, l’esprit tranquille et de posséder une « arme » discrète contre les prédateurs sexuels. Selon Véronique Dumestre-Toulet, docteure en pharmacie à Bordeaux, interrogée à ce sujet par BFMTV, le projet est tout à fait réalisable. L’arceau fonctionne sur le même principe que les tests de grossesse qui réagissent à une hormone, ou les tests de dépistage du VIH par exemple. Les cinq étudiantes ne savent pas encore si leur projet ira au bout de sa conception, mais cette idée simple pourrait sauver de nombreuses personnes, hommes ou femmes, car les victimes d’agressions sexuelles dans les bars se multiplient… Et il serait peut-être temps de prendre le problème GHB au sérieux dans les plus hautes sphères de l’Etat.

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Alcool, boissons énergisantes et autres drogues : un cocktail aux effets imprévisibles

L’adolescence est une grande période de développement, de questionnements et d’expérimentation. Même si vous souhaitez laisser votre ado vivre ses propres expériences, vous ne voulez assurément pas que ce soit au détriment de sa santé. Votre jeune connaît-il les conséquences liées au mélange de certaines substances psychoactives, comme l’alcool, le cannabis, les médicaments et les boissons énergisantes ?

Des mélanges qui peuvent mal virer
Lorsqu’ils consomment, les jeunes peuvent tenter de masquer certains effets ressentis en ajoutant au cocktail d’autres substances psychoactives, comme de l’alcool, des boissons énergisantes, du cannabis ou des médicaments. Ces mélanges présentent un danger, puisque l’interaction entre ces substances produit des effets imprévisibles et souvent sérieux.

Alcool et drogues
Mélanger l’alcool et les drogues comporte des risques, souvent méconnus des adolescents. On ne peut jamais être certain de l’effet qu’aura une drogue, puisque trop de facteurs entrent en ligne de compte : composition du produit, contexte de consommation, caractéristiques du consommateur, etc. Lorsque l’alcool est ajouté à l’équation, l’effet est d’autant plus imprévisible.

Alcool et boissons énergisantes
Facilement accessibles aux jeunes, qui peuvent se les procurer en toute légalité, les boissons énergisantes paraissent inoffensives. Leur consommation entraîne toutefois des effets stimulants qui peuvent masquer les signes d’intoxication par l’alcool. La personne qui mélange les deux substances peut croire à tort que ses capacités sont intactes et qu’elle est en pleine possession de ses moyens. C’est pourtant tout le contraire qui se produit : difficulté à coordonner les mouvements, capacité d’attention réduite, réflexes et vitesse de réaction affectés, etc.

Alcool ou cannabis et médicaments
Certains médicaments, lorsqu’ils sont mélangés à l’alcool ou au cannabis, intensifient les effets de l’intoxication et peuvent même être à l’origine de malaises graves. Même lorsqu’ils sont offerts en vente libre, des médicaments peuvent entraîner des résultats indésirables et parfois dangereux. C’est le cas par exemple de ceux contre le rhume ou la fièvre ainsi que des relaxants musculaires. Il est donc important de bien lire les instructions sur les emballages ou de consulter un pharmacien ou un professionnel de la santé avant d’en consommer avec de l’alcool ou du cannabis.

En savoir plus sur la consommation et le mélange de substances psychoactives

Comment aborder la question avec votre jeune ?
En matière de consommation responsable, n’ayez pas peur de dire les choses franchement. En expliquant à votre adolescent comment réagit son organisme lorsqu’il combine des produits qui ne sont pas faits pour être mélangés, vous le sensibilisez aux dangers qu’il court. Il y a de bonnes chances qu’à la maison, lors des occasions spéciales, le fait de prendre un verre soit associé au plaisir et aux célébrations. Montrez l’exemple d’une consommation responsable en tout temps en évitant de mélanger de l’alcool, des boissons énergisantes ou d’autres drogues. Vous êtes son premier modèle; votre comportement a une grande influence sur lui.

En savoir plus sur la consommation chez les jeunes

AIDEZ VOTRE ADOLESCENT À FAIRE DES CHOIX ÉCLAIRÉS

Même si votre adolescent ne présente aucun trouble lié à la consommation d’alcool ou de drogues, ou encore à la pratique de jeux de hasard et d’argent, vous pouvez adopter certaines attitudes qui l’aideront à faire des choix éclairés. Par exemple :

  • Encouragez-le à s’exprimer et à dire ce qu’il pense. Apprenez-lui à dire non quand il le faut.
  • Aidez-le à exercer son jugement. Vous pouvez, par exemple, lui demander ce qu’il pense d’un événement de l’actualité, d’une publicité, d’un spectacle qu’il a vu, etc.
  • Plutôt que de chercher à l’effrayer à propos de l’alcool, des drogues et des jeux de hasard et d’argent, aidez-le à trouver de l’information pertinente sur ces sujets.
  • Soyez à l’écoute de ce qu’il peut vivre et entendre à ce sujet.
  • Demandez-lui son opinion par rapport à la consommation et aux jeux. Reconnaissez son point de vue. Cela ne veut pas dire que vous devez être d’accord avec ce qu’il dit.
  • Exprimez clairement vos attentes concernant sa consommation.
  • Demeurez ouvert et disponible pour votre jeune. Il saura alors qu’il peut se tourner vers vous en cas de besoin.

Il n’y a aucun doute : la relation parent-ado nécessite tout un doigté ! En tant que parent, le rôle que vous jouez auprès de votre adolescent est déterminant.

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Une faible consommation d’alcool est préjudiciable pour le cerveau

Selon une étude, une faible consommation d’alcool est préjudiciable pour le cerveau

VU DANS LA PRESSE – Une étude américaine estime qu’une faible consommation d’alcool par jour provoque d’importants dommages structurels au cerveau.

Une pile de bières à Los Angeles (image d'illustration).

Une pile de bières à Los Angeles (image d’illustration).

Crédit : Emma McIntyre / Getty Images via AFP

Boire de l’alcool est dangereux pour la santé et notamment le cerveau. La consommation de quatre unités d’alcool par jour – soit deux pintes de bière ou deux verres de vin – provoque d’importants dommages structurels au cerveau et une perte de volume cérébral, indique Slate mardi 8 mars citant une récente étude américaine publiée dans la revue Nature Communication.

Une équipe de l’Université de Pennsylvanie, qui a examiné les IRM cérébrales de 36 678 patients, a démontré que seulement une à deux unités d’alcool consommées par jour réduiraient le volume global du cerveau et de matière grise. Selon elle, une personne buvant quatre unités par jour pourrait subir jusqu’à dix ans de vieillissement cérébral

« La consommation excessive d’alcool est pire pour le cerveau, mais nous n’avons pas encore examiné cela de près », déclare Rémi Daviet, l’un des auteurs de l’étude américaine.

Source RTL

DRY JANUARY: LES JEUNES ONT MOINS CONSOMMÉ D’ALCOOL EN JANVIER, LES PLUS DE 50 ANS ONT PLUS BU

L’opération Dry january rencontre un grand succès auprès des jeunes qui plébiscitent l’achat de bières sans alcool en grande distribution.

Le janvier sans alcool a-t-il réellement été suivi? Pour cette troisième année de l’opération « Dry january », 24% des Français assuraient qu’ils allaient lever le pied sur la boisson en ce mois de janvier 2022, selon l’organisme à l’initiative de l’opération.

Une opération qui a gagné en visibilité grâce aux réseaux sociaux ces dernières années mais qui ne se traduit pas de manière spectaculaire dans les ventes d’alcool en grande dis 202202210361 tribution. A l’exception notable des jeunes. C’est ce que révèle une étude de NielsenIQ dévoilée ce 21 février.

Comparé à janvier 2020 (2021 étant une année particulière marquée par la fermeture des débits de boissons), les moins de 35 ans ont effectivement acheté moins d’alcool lors de ce premier mois de l’année 2022. Ainsi ce sont 21.000 foyers de moins de 35 ans qui se sont détournés du rayon bière par rapport à deux ans plus tôt. Et ils sont même 46.000 à ne pas avoir acheté de spiritueux.

Si les jeunes ont moins acheté d’alcool en janvier, ce n’est pas le cas des foyers plus âgés qui eux au contraire ont surconsommé sur la période. Ce sont 103.000 foyers de plus de 50 ans de plus qui ont acheté de la bière par rapport à janvier 2020. Et côté spiritueux ils sont 127.000 de plus à y avoir fait des emplettes.

Le boom des bières sans alcool

Malgré tout, les ventes en volume d’alcools forts ont tout de même plutôt baissé par rapport aux années précédentes. Les spiritueux étaient en recul de 6% en janvier 2022 par rapport à la moyenne des mois de janvier depuis 2016.

Mais surtout NielsenIQ constate un bond très important des ventes de bières sans alcool, preuve qu’il y a bien eu un mouvement de substitution, notamment auprès des jeunes. Il s’est vendu lors de ce premier mois de l’année quelque 4,4 millions de litres de bière sans alcool, soit près du double des volumes écoulés en janvier 2020. Sur un an, la progression est de 43% alors qu’elle n’était que de 33% entre janvier 2020 et janvier 2021.

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Un succès de ces boissons sans alcool qui s’explique aussi par une offre qui s’est fortement étoffée ces dernières années. Les bières sans alcool quasiment inexistantes il y a une décennie représentent aujourd’hui 3,6% du marché total, en progression de 49% sur ces deux dernières années. Entre 2015 et 2020, on dénombrait déjà 3,6 millions de nouveaux foyers acheteurs en France selon Iri et c’était avant le lancement de l’opération Dry january.

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Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

Par Mathilde Debry

L’Académie nationale de médecine s’inquiète de l’impact de la consommation de tabac, d’alcool et de cannabis sur la santé des jeunes Français et sur leur future descendance. 

Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

LANASTOCK / ISTOCK.


  • En France, la consommation de tabac est responsable de 75.000 décès par an.
  • 41 000 Français meurent également chaque année d’une trop grande consommation d’alcool.

Nos adolescents consomment trop de tabac, d’alcool et de cannabis,, s’inquiète l’Académie nationale de médecine. L’institution milite pour que de nouvelles mesures préventives soient mises en place afin de mieux les protéger de ces produits dangereux pour la santé.  

« Double peine »

« Les enquêtes attestent de la prévalence élevée d’usage du tabac, de l’alcool et du cannabis débutant dès l’adolescence, période critique pour la maturation cérébrale, qui s’en trouve perturbée », expliquent les médecins dans un communiqué. « Les jeunes consommateurs sont exposés à une double peine : pour eux-mêmes, en raison des effets délétères directs de ces drogues, mais aussi par les marques épigénétiques qu’ils acquièrent et qu’ils pourraient transmettre à leur descendance », ajoutent-ils.

Des études chez l’animal démontrent en effet que ces marques épigénétiques modifient à la fois le niveau d’expression de certains gènes impliqués dans la réponse comportementale aux drogues et la vulnérabilité aux addictions. Les marques épigénétiques correspondent, en quelque sorte, à une mémoire cellulaire de l’exposition à certaines substances qui peut être transmise à la génération suivante, voire aux suivantes. « L’épigénétique des addictions devrait être mieux connue des décideurs », estiment les professionnels de santé.

De nouvelles recommandations

Au-delà de la prohibition du cannabis, de l’augmentation des prix du tabac, de l’interdiction de vente de l’alcool et du tabac aux mineurs et de la limitation de leur publicité, l’Académie nationale de médecine recommande :

1) d’intégrer dès l’école primaire et jusque dans les structures d’enseignement supérieur une information régulière sur les dangers de ces drogues.

2) De promouvoir des actions collectives de sensibilisation sur les dommages multiples (sanitaires, sociaux et sociétaux) causés par les drogues licites et illicites, à destination prioritairement des parents, des femmes enceintes, des jeunes adultes, des professionnels de santé, des enseignants et des milieux professionnels et politiques.

3) De mettre en place une vaste campagne d’information, ciblant particulièrement les jeunes adultes en âge de procréer, sur les risques de transmission à la descendance de l’appétence aux drogues via des mécanismes épigénétiques.

4) De développer davantage les programmes d’activités sociales, culturelles et sportives afin de réduire le risque de consommation de drogue.

5) De mettre en œuvre des programmes ambitieux de recherche préclinique et clinique en vue de disposer de marqueurs épigénétiques de l’addiction aux drogues, d’étayer la transmissibilité intergénérationnelle des altérations induites de l’épigénome, voire de concevoir des stratégies thérapeutiques innovantes des addictions fondées sur l’épigénétique.

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Le danger de l’alcool chez les jeunes

Gaston Alexandre 12 février 2022

Le danger de l’alcool chez les jeunes est, aujourd’hui, une réalité. L’image d’un groupe de jeunes et même d’adolescents dans les rues rassemblés autour de la célèbre « bouteille » est devenue monnaie courante dans la vie nocturne espagnole le week-end. Une image, celle des jeunes et de l’alcool, à laquelle nous nous sommes habitués mais qui ne présente peut-être pas quelques problèmes sociaux et sanitaires.

Ces dernières années, la consommation d’alcool chez les jeunes a considérablement augmenté en Espagne, étant la drogue psychoactive la plus consommée, la plus abusée et celle qui cause le plus de problèmes sociaux et de santé. Selon l’ « Enquête sur la consommation de drogues dans les écoles secondaires en Espagne », ou ESTUDES, plus de 75 % des jeunes consomment de l’alcool et le nombre de jeunes buveurs excessifs, ou buveurs épisodiques en raison d’une consommation excessive d’alcool, a augmenté leur nombre et leur fréquence de consommation depuis 2003. Et la tendance se poursuit à la hausse.

Cette généralisation de la consommation et des modes tels que la bouteille facilitent l’augmentation, chez les jeunes, de la consommation d’alcool sous forme d’ivresse. Dans cet article, nos spécialistes de Ribera Salud analysent le danger de l’alcool chez les jeunes et quelles mesures peuvent être prises pour prévenir et modérer sa consommation.

Comment l’alcool affecte-t-il le cerveau des jeunes ?

Tout au long de son cycle de vie, le cerveau subit des changements qui seront plus importants à certains moments qu’à d’autres. L’un des moments clés de l’évolution est le passage de l’enfance à l’âge adulte, c’est-à-dire l’adolescence, une période au cours de laquelle le cerveau subit une grande transformation, étant donc très vulnérable. De nos jours, il est connu, grâce à l’imagerie par résonance magnétique nucléaire, que la maturation du cerveau se termine entre 21 et 25 ans.

Si, au cours de ce moment unique de la croissance du cerveau, l’alcool interfère intensément, les conséquences peuvent être perceptibles, perturbant sa maturation correcte et, par conséquent, divers troubles peuvent apparaître ultérieurement, affectant le lobe frontal : débit sanguin réduit, faible la capacité de retenir l’information, l’attention, la capacité organisationnelle et la prise de décisions, et augmente le risque d’abus d’alcool et de dépendance ultérieurs.

Qu’est-ce que la consommation intensive d’alcool ?

La consommation intensive d’alcool (CIA), également connue sous le nom de « consommation excessive d’alcool », est une forme de consommation typique pour de nombreux jeunes et adolescents, consistant en une consommation sporadique de grandes quantités d’alcool en quelques heures. C’est là le véritable problème de consomment 6 boissons alcoolisées ou plus (60 gr. d’alcool), pendant un intervalle de 2 heures et à laquelle un taux d’alcootest de 0,5 g/l est atteint.

Il représente une forme de consommation liée à des conséquences sociales et sanitaires égales ou même plus importantes que celles résultant d’une consommation régulière à risque, y compris le développement ultérieur d’un abus ou d’une dépendance à l’alcool.

Quels sont les risques liés à la consommation intensive d’alcool chez les jeunes ?

  • Physique : Vomissements, évanouissements, lacunes temporaires, altération de la maturation cérébrale
  • Sociale : Causer de l’embarras, devenir grossier ou désagréable, regretter les comportements pendant la consommation
  • Professionnels/Écoles : Ne pas assister au travail/en classe en raison à l’indisposition, aux faibles performances, au manque de responsabilité, à l’impact sur les processus d’apprentissage et de mémoire.
  • Comportements à risque associés : Combats, rapports sexuels non protégés, hooliganisme, conduite imprudente, comportement violent, dommages matériels, risque accru de développer une dépendance accrue

Que peuvent faire les parents ?

  • Il est très important que les parents retardent autant que possible l’âge de consommation d’alcool de leurs enfants. Il ne devrait pas être normal qu’ils boivent si tôt.
  • Soyez un bon exemple. Si vos enfants voient que vous abusez de l’alcool, ils apprendront ce comportement.
  • Il parle des risques immédiats de la consommation d’alcool et pas tellement d’alcoolisme. Faites-le de manière positive et agréable. Renseignez-vous sur ces risques.
  • Soyez un père, pas un ami. De nombreux parents, dans l’intention d’approcher leurs enfants adolescents, cessent d’exercer les fonctions de parents, par exemple, les inviter à une gorgée, acheter la boisson, tolérer la consommation à certaines dates, les laisser boire à la maison.
  • soutien affectif, la confiance et l’ouverture des canaux de communication ne suffisent pas, la supervision et le contrôle sont également nécessaires.
  • Grâce à toutes ces mesures, vous transmettrez des attitudes et des valeurs positives pour la prévention de la consommation et/ou de l’abus d’alcool.

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La boisson qui affaiblit le système immunitaire

PAR NATHALIE YANN PUBLIÉ LE 12/02/2022

La boisson qui affaiblit le système immunitaire

Vous vous sentez fatiguée, vous attrapez des virus à répétition, en particulier en hiver ? Peut-être n’est-ce pas dû à une simple fragilité. Une boisson largement consommée en France a tendance à affaiblir le système immunitaire…

Avoir un système immunitaire en bonne santé, c’est la meilleure façon d’éviter les maladies qui nous pourrissent la vie. Du rhume à la gastro en passant par le Covid-19 et même la grippe ! Plus le système immunitaire est en forme, plus il est à même de lutter contre les virus et autres microbes, d’où l’intérêt d’en prendre soin. 

Qu’est-ce qui peut affaiblir le système immunitaire ? 

De nombreux facteurs ont tendance à affaiblir le système immunitaire. La fatigue, une alimentation trop riche, le fait de ne pas manger assez de fruits et légumes… Mais il n’y a rien de pire que l’alcool pour l’épuiser et l’empêcher de faire son travail. 

Pourquoi ? Eh bien, pour plusieurs raisons. Non seulement le fait de boire de l’alcool déshydrate l’organisme, à cause de ses propriétés diurétiques, mais en prime il perturbe également la santé intestinale, empêchant le corps d’absorber les nutriments dont il a besoin pour bien fonctionner.

Par ailleurs, les cocktails alcoolisés riches en sucres augmentent le taux de sucre dans le sang, ce qui  perturbe la production de cellules immunitaires, mais aussi leur fonctionnement. 

Boire avec modération dérègle-t-il le système immunitaire ? 

Malheureusement, la réponse est oui.

Pas besoin d’être ivre pour que l’alcool ait un impact négatif sur le système immunitaire. Cette boisson entraîne en effet un dérèglement hormonal, qui perturbe la production de vasopressines, les hormones dont le rôle est de réguler l’activité des reins, et donc l’évacuation des toxines par l’urine.

Évidemment, plus la consommation d’alcool est importante, plus les dégâts seront importants. L’idéal est de suivre les recommandations des organismes de santé officiels : pas plus de deux verres d’alcool par jour, et surtout : pas tous les jours !

Comment renforcer son système immunitaire ? 

Pour mieux affronter les maladies hivernales, mais aussi être plus en forme et en meilleure santé tout au long de l’année, il est important de prendre soin de son système immunitaire. Et même de le booster ! Vous l’aurez compris : éviter l’alcool permet d’éviter bien des désagréments.

Pour aller encore plus loin, n’oubliez pas de vous hydrater en buvant de l’eau régulièrement, prenez le temps de bien dormir la nuit, misez sur les probiotiques, la vitamine C et le magnésium. Bref, faites le plein de bonnes choses et adoptez une meilleure hygiène de vie. Votre corps et votre santé vous diront merci. 

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Alcool : pourquoi les jeunes boivent ils ?

Mardi 8 février 2022

Comment passer une soirée entre jeunes sans boire ? Boire c’est faire comme tout le monde, c’est faire partie du groupe.

Globalement, la consommation d'alcool baisse régulièrement en France.
Globalement, la consommation d’alcool baisse régulièrement en France. © Getty – gilaxia

Il y a ces jeunes qui ne boivent pas tous les jours, qui ne se définissent pas du tout comme dépendants et qui pourtant cherchent l’ivresse lors de soirées. Mais est-ce que toutes les générations n’ont pas ce passage alcoolisé dans leur vie ?

La consommation d’alcool chez les jeunes

Depuis les années 60, la consommation d’alcool a baissé de moitié en France. 10% de la population consomme plus de la moitié de l’alcool consommé. Globalement, les Français boivent moins de vin au repas du midi et réservent cette consommation à des moments de convivialité.
Nicolas Palierne, sociologue spécialisé dans l’étude de alcoolo-dépendance, précise que c’est d’ailleurs dans ce cadre familial que les jeunes font leur première expérience de l’alcool, soit par une initiation par une figure masculine le plus souvent, soit par des verres dérobés et des verres consommés entre amis.

Consommer de l’alcool est un marqueur du changement de statut, de l’enfant à l’adulte.

Une étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies auprès de presque 2 000 jeunes montre que la consommation de tabac, d’alcool et de cannabis était en forte baisse en 2021 chez les élèves de 3ème. La vente d’alcool est interdite aux mineurs.

Ce que boire veut dire

L’alcool est une substance qui donne du plaisir et qui est en même temps dangereuse. C’est assez paradoxal. Dans le premier verre consommé par les jeunes lors de soirées, il y a une recherche d’effet psychotrope. Les consommateurs ont tendance à oublier qu’il n’y a pas de plaisir dans le premier verre. Boire dans une soirée entre jeunes, c’est un marqueur qui montre que l’on fait partie du groupe. L’alcool a une fonction sociale rappelle Nicolas Palierne. Etre dans une certaine ivresse modifie le registre de la communication.

Les jeunes ont une consommation centrée sur les effets de l’alcool.

Les jeunes boivent, dans l’ordre, des alcools forts, de la bière, du champagne. Les  prémix sont des boissons prisées des jeunes, composées d’alcool et de jus de fruit ou de soda, qui couvrent le goût de l’alcool. 

Les risques sur la santé

Le cerveau humain se développe et atteint sa maturité à 25 ans. Le cerveau des jeunes est particulièrement vulnérable aux substances psychoactives comme l’alcool.
Le « binge-drinking » (alcoolisation ponctuelle importante) est une tendance actuelle. Il s’agit de boire beaucoup en peu de temps, six verres en moins de deux heures. Cela augmente le seuil de tolérance à l’alcool. Le binge-drinking touche aussi les adultes.

Avec l’alcool, il n’y a pas de courbe ascendante d’euphorie.

L’alcool est classé par l’Organisation Mondiale de la Santé comme une molécule cancérigène avérée depuis 1988, y compris dans le cadre d’une faible consommation. La France reste d’ailleurs dans les pays plus gros consommateurs d’alcool.
L’alcoolisation peut avoir un impact sur la vie sociale et scolaire, avec par exemple des troubles de l’humeur. 

La dépendance à l’alcool

Le risque de cette alcoolisation massive jeune adulte, c’est d’installer une dépendance. A noter que cette alcoolisation concerne une minorité de jeunes. L’addiction consiste à être dans l’incapacité à sa passer de boire de l’alcool. Il est difficile de reconnaitre cette dépendance, car c’est une image stigmatisante.

Les risques liés à la consommation d’alcool, les bénéfices à réduire ou arrêter

Si vous suivez le défi janvier sans alcool (Dry January), alors sûrement en ressentez-vous les bénéfices. Si vous avez raté la ligne de départ le 1er janvier, il n’est pas trop tard pour tester votre mois zéro conso alcoolisée.

Dominique Salomez | Publié le28/01/2022Moins d’alcool, c’est aussi moins de nervosité, de stress, d’anxiété, d’irritabilité, plus d’estime de soi.Moins d’alcool, c’est aussi moins de nervosité, de stress, d’anxiété, d’irritabilité, plus d’estime de soi.

  • En France, selon une étude parue en janvier par la Ligue contre le cancer, près d’une personne sur trois ne respecterait pas les repères de consommation, s’exposant possiblement à des effets néfastes sur la santé. Il est recommandé de ne pas consommer plus de deux verres par jour, et ne pas boire tous les jours, qu’on soit un homme ou une femme.

– Quels sont les bénéfices à réduire ou arrêter sa consommation d’alcool ?

Arrêter ou réduire sa consommation permet d’avoir un meilleur sommeilmoins de maux de tête, de perdre du poids (l’alcool, c’est du sucre), de gagner en vitalité et même d’avoir meilleure mine. Moins d’alcool, c’est aussi moins de nervosité, de stress, d’anxiétéd’irritabilité, plus d’estime de soi. « Le moral et l’humeur sont meilleurs, l’attention et la concentration également », explique Olivier Cottencin, responsable du service d’addictologie à l’hôpital Fontan 2 de Lille.

Et à plus long terme ?

« En réduisant sa consommation d’alcool, on augmente de 40 % les chances de ne pas avoir de maladie cancéreuse ou cardiovasculaire », souligne Olivier Cottencin. L’alcool est en effet un facteur dans plus de 200 maladies et traumatismes (violences, accidents…)*. Sept formes de cancers ont un lien avéré avec sa consommation : la bouche, le pharynx, le larynx, l’œsophage, le côlon-rectum, le foie et le sein. On réduit aussi le risque de développer « un trouble avec la consommation d’alcool qui peut être léger, modéré, sévère ou très sévère (dépendance) ».

>> Pour mesurer votre consommation et les risques associés : alcoometre.fr. Pour tous renseignements ou besoin d’aide : Alcool info service

Changer les habitudes pour réduire sa consommation

– Repérer dans la semaine, les occasions où moments où on l’on sera tenté de partager un verre d’alcool et déterminer les moments où on privilégiera un soft.

– Apprendre à décliner un verre et lancer le sujet avec votre entourage : « Non merci ! J’ai arrêté de boire… tous les jours »

– Avoir sur soi une petite bouteille d’eau.

– Ne pas se désaltérer ou calmer une soif avec un verre d’alcool, même avec une bière aussi rafraîchissante soit-elle, mais boire un verre d’eau au début et régulièrement au cours d’un apéro ou repas.

– Découvrir de nouvelles saveurs : choisir de bon jus de fruits, des jus pressés, des jus de légumes dont la gamme s’étoffe, le kéfir de fruits, les eaux pétillantes agrémentées de sirop dont le choix est large. Retrouvez notre article sur les propositions sans alcool et peu sucrées.

– Se donner rendez-vous dans un salon de thé plutôt qu’un bar.

– Organiser des rendez-vous différents (sport, marche, activités ludiques…) entre amis plutôt que de se donner rendez-vous autour d’un verre.

Se renseigner, se faire accompagner

– N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre médecin généraliste. Surtout vous n’avez pas consulté depuis longtemps.

– Vous pouvez aussi vous rapprocher du centre de soins et d’accompagnement de prévention en addictologie (CSAPA) près de chez vous. Il en existe plus d’une quarantaine dans la région. Ils accueillent, informent, orientent, assurent une prise en charge des personnes ayant un trouble léger, modéré ou sévère en lien avec la consommation d’alcool.

– Le site internet alcool-info-service.fr où trouver une mine d’informations,de conseils et où faire un bilan de sa consommation.

– Le service téléphonique 0 980 980 930 (anonyme et non surtaxé) est ouvert de 8 heures à 2 heures 7 jours sur 7. Un service de chat est ouvert de 14 heures à minuit du lundi au dimanche.

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