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Vente d’alcool dans les stades: «cet article de loi scélérat doit être retiré!»

Vente d’alcool dans les stades: «cet article de loi scélérat doit être retiré!»

INTERVIEW – Le Pr Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer, est fermement opposé à la proposition de loi visant à autoriser la vente d’alcool dans les stades. Il explique pourquoi.

Médecin généticien, le Pr Axel Kahn est président de la Ligue contre le cancer

Le 24 juillet dernier, 70 députés LaREM déposaient une proposition de loi «visant à faire de la France une nation sportive», cinq ans avant les Jeux Olympiques de Paris. L’un des 18 articles qui figurent dans cette proposition a provoqué la colère et l’indignation de plusieurs associations de santé publique. Il s’agit d’une mesure visant à autoriser la vente d’alcool dans les stades.

Vendredi après-midi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a pris fermement position contre les parlementaires, rappelant sur Twitter que «l’alcool tue 41.000 personnes chaque année dans notre pays» et demandant à ne pas inciter davantage à la consommation. Une réaction aussitôt qualifiée d’hypocrite par l’Association nationale des supporters.
Le Pr Axel Kahn, médecin généticien aux multiples casquettes, actuellement président de la Ligue contre le cancer, explique en quoi cet article de loi n’est pas une bonne chose d’après lui.

LE FIGARO. – Qu’est-ce qui vous pose problème dans cet article?

Axel Kahn. – Depuis 1991, la loi Évin interdit la vente, la distribution et l’introduction d’alcool lors d’événements sportifs. Toutefois, les municipalités peuvent accorder 10 dérogations à des clubs amateurs par an. Cet article de loi vise à étendre ces dérogations aux clubs professionnels. L’argumentaire des auteurs de cette loi est le suivant: les grands clubs professionnels ont tous des clubs amateurs qu’ils utilisent pour contourner la loi et ainsi vendre des boissons alcoolisées, donc autant faire cesser l’hypocrisie.

Or il ne devrait pas être question d’adapter la loi à la réalité d’une situation, mais plutôt de tout faire pour empêcher que la consommation d’alcool ne s’aggrave en interdisant son introduction dans les grandes manifestations sportives. C’est dans ce contexte que la ligue dénonce totalement cette proposition. Cet article de loi scélérat doit être retiré, nous nous battrons pour cela.

L’alcool circule déjà dans les événements sportifs amateurs. Qu’est-ce que cela changerait?

Le problème, c’est que les événements sportifs organisés par des clubs professionnels sont de très grands événements. Vendre de l’alcool dans un stade où il va y avoir des dizaines de milliers de personnes, ce n’est pas la même chose qu’en vendre dans un petit événement sportif, ce que de toute façon je regrette. Les parlementaires devraient plutôt s’offusquer que dans le sport amateur, avant et après les matchs, l’alcool coule à flots, et essayer de faire mieux appliquer la loi Évin!

Quelles conséquences sanitaires pourraient avoir une telle loi?

En France, la lutte contre l’alcoolisme est largement un échec. Et ceci pour plusieurs raisons dont le développement de l’alcoolisation festive chez les jeunes, via le milieu estudiantin et les événements sportifs.

L’alcool est responsable de 45.000 décès par an dans notre pays, dont 15.000 par cancer qui sont pour près de la moitié d’entre eux évitables. Il est du devoir de la République de protéger les jeunes, de faire passer des messages de prévention. Cet article 18 fait exactement l’inverse, c’est totalement déplorable. Il banalise, relativise la gravité de la consommation d’alcool. Si des morts peuvent être évités au moyen d’une loi, il ne faut pas s’en priver. Il faut se battre d’arrache-pied sur ce point

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Audrey Bourolleau quitte Vin & Société pour l’Élysée

Lundi 22 mai 2017 par Alexandre Abellan

Ayant quitté ses fonctions entre les deux tours de la présidentielle, Audrey Bourolleau s’était mise en disponibilité durant la campagne présidentielle.
Ayant quitté ses fonctions entre les deux tours de la présidentielle, Audrey Bourolleau s’était mise en disponibilité durant la campagne présidentielle. – crédit photo : DR
À défaut d’un ministre de l’agriculture aguerri au vignoble, le président Emmanuel Macron pourra bénéficier des conseils de l’ex-déléguée générale du lobbying viticole.

Référente du programme agricole du candidat Emmanuel Macron, Audrey Bourolleau devient logiquement la conseillère agriculture, pêche, forêt et développement rural du président fraîchement élu. Une nomination effective aujourd’hui, et qu’elle avait anticipé en quittant la direction de Vin et Société il y a trois semaines. « Avoir l’oreille du président, c’est déjà ça. Quand on voit ce qui nous tombe aux ministères de l’environnement et de la santé… » souffle un élu du vignoble, non moins inquiet que fataliste face aux changements.

Déléguée générale de l’outil de lobbying pendant cinq ans, Audrey Bourolleau « a conçu et mis en œuvre le volet consommation responsable, éducation et œnotourisme de Vin & Société, lancé son portail de la prévention en ligne, piloté la première campagne d’information sur les repères de consommation et impulsé le programme 1 Minute 1 Vignoble »résume le vigneron Joël Forgeau, le président de Vin & Société, dans un communiqué.

De la candidature à l’investiture

L’an dernier, Audrey Bourolleau avait participé à la création de l’initiative La Transition. Se voulant une alternative aux partis politiques traditionnels, le mouvement a rejoint le parti d’Emmanuel Macron fin 2016. Ayant intégré son équipe de campagne, elle a assisté aussi bien à ses meetings qu’à son investiture, en passant par ses débats télévisés (elle pouvait ainsi être distinguée derrière son candidat lors de l’émission du 20 mars).

À noter que si le président est un ancien de la banque d’affaires Rothschild, sa conseillère a pour sa part participé au service marketing de Baron Philippe de Rothschild France Distribution.

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Les viticulteurs californiens en guerre contre les producteurs de cannabis

Les viticulteurs californiens en guerre contre les producteurs de cannabis

Les odeurs indésirables émises par les cultures de chanvre sont considérées comme étant néfastes dans cette région très touristique.

Vin californien et parfum de chanvre font mauvais ménage. Depuis que la Californie a autorisé la consommation récréative du cannabis en 2016, l’ambiance est à couteaux tirés entre les agriculteurs de la côte Est américaine et les producteurs de marijuana, rapporte l’AFP.

Les plants d’herbe ont fleuri depuis trois ans sur les coteaux viticoles des vallées de Santa Ynez et Santa Maria. Ces nouveaux voisins se voient reprocher le fait que leurs cultures émettent des odeurs indésirables et polluent visuellement le paysage, ce qui est jugé néfaste dans une région très touristique. Aux côtés des pieds de vigne se dressent désormais des enfilades d’arceaux recouverts de bâches blanches, dont chaque hectare peut rapporter des millions de dollar

Sans compter que la culture du cannabis contraint certains viticulteurs à abandonner l’usage de pesticides chimiques sous peine d’être poursuivis en justice. Il s’agit de «la plus importante menace pour le secteur depuis 25 ans», estime Stephen Janes, gérant des vignobles de Pence. «Je ne pense pas que ce soit juste qu’une autre industrie débarque et nous oblige à changer», plaide-t-il.

Graham Farrar, le président de l’Association des producteurs de cannabis responsables, juge pour sa part que tout est fait pour entretenir les relations de bon voisinage: dispositifs de contrôle d’odeurs, contribution nouvelle à l’économie locale… Les raisons de la discorde sont à chercher ailleurs. «Beaucoup ne nous aiment pas car ils pensent que le cannabis est immoral», soutient-il.

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Agnès Buzyn s’oppose à un retour de l’alcool dans les stades

105 députés LREM ont déposé fin juillet à l’Assemblée une proposition de loi visant à assouplir la loi Évin et à réautoriser l’alcool dans les stades.

C’est non. Pour la ministre de la Santé Agnès Buzyn, l’hypothèse d’un retour de l’alcool dans les stades n’est pas envisageable.

« La ferveur n’a pas besoin d’alcool pour s’exprimer dans nos stades », a jugé Agnès Buzyn dans un message publié ce vendredi sur Twitter. « L’alcool tue 41 000 personnes chaque année dans notre pays. Chacun de ces décès est évitable. Ne laissons pas de nouvelles incitations à la consommation d’alcool se rendre complices de ce bilan », a-t-elle martelé.

105 députés LREM (un tiers du groupe) ont déposé fin juillet à l’Assemblée une proposition de loi « visant à faire de la France une nation sportive » dans laquelle ils proposent « d’assouplir de manière encadrée » la loi Evin « dans les stades en étendant l’octroi d’autorisations temporaires de vente d’alcool aux sociétés sportives ». 

La loi Évin de 1991 contre le tabagisme et l’alcoolisme interdit la vente, la distribution et l’introduction de boissons alcoolisées dans tous les établissements d’activités physiques et sportives. Les clubs disposent d’une dérogation pour vendre de l’alcool dix fois par an. Mais ils veulent plus, souhaitant pouvoir s’aligner sur leurs concurrents européens et bénéficier de revenus substantiels les jours de match grâce à la vente d’alcool et à la publicité.

Une initiative qui fait « bondir les addictologues »

« Afin de prévenir toute polémique », les députés LREM ont répété ce vendredi leur attachement à la loi Évin. « En aucun cas, la proposition de loi qui sera finalement portée par le groupe dans son ensemble ne pourra s’apparenter à une remise en cause de la loi Évin à laquelle ce dernier reste profondément attaché, dans son esprit et dans sa lettre », ont-ils insisté dans un communiqué.  

LIRE AUSSI >> Le retour de l’alcool dans les stades, un projet qui divise

Les députés LREM font ainsi valoir que les sociétés sportives pourraient éventuellement bénéficier de certaines dérogations prévues par la Loi Évin qui autorise déjà les associations sportives à vendre de l’alcool dix fois par an.

L’initiative de ces députés a fait bondir les addictologues et la Fédération française d’addictologie (FFA) a envoyé ce vendredi une lettre ouverte à Agnès Buzyn. « L’ensemble des acteurs de l’addictologie représentés par la FFA attend (…) que vous vous opposiez fermement et publiquement à ces basses manoeuvres qui n’ont comme seul objectif de vider progressivement la loi Évin de l’ensemble des dispositions qui gênent le lobby alcoolier », écrit-elle.

Selon la FFA, l’autre objectif de la proposition de loi est « de réautoriser le sponsoring des activités sportives » par des entreprises du secteur de l’alcool, « en vue des jeux Olympiques et de la Coupe du monde de rugby » qu’organisera la France en 2024 et 2023. Ces derniers mois, des députés LR ont également signé des propositions de loi allant dans le même sens.

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Alcool dans les stades: la nouvelle offensive du lobby.

Nouvelle offensive du lobby des alcooliers allié à celui des clubs de foot: ils veulent obtenir la vente d’alcool en permanence dans les stades au lieu de dix fois par an.
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Permettre la vente d’alcool en permanence dans les stades, c’est ce que proposent 105 députés LREM, au détour d’une proposition de loi perversement intitulée « Faire de la France une nation sportive ». Le lobby des alcooliers est particulièrement puissant à l’Elysée, au gouvernement et chez les députés LREM. Mais il est aussi trans-partis, comme l’a montré la remise en cause de la loi Evin déjà obtenue en 2015 par la conseillère actuelle de Macron Audrey Bourolleau  suite à une manoeuvre tordue du groupe PS de l’époque 

Didier Guillaume ancien dirigeant du PS et actuel ministre de l’Agriculture et du pinard en est un exemple typique. Il  insiste: « je n’ai jamais vu un jeune qui sort de boîte de nuit et qui est saoul parce qu’il a bu du Côtes-du-Rhône, du Crozes-Hermitage, du Bordeaux ou du Costières de Nîmes »

Or la ministre de la santé Agnès Buzyn, médecin cancérologue, avait exprimé exactement le contraire:  « L’industrie du vin laisse croire aujourd’hui que le vin est différent des autres alcools. En termes de santé publique, c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka, du whisky, il y a zéro différence. »

Et la ministre d’ajouter: « On a laissé penser à la population française que le vin serait protecteur, qu’il apporterait des bienfaits que n’apporteraient pas les autres alcools. C’est faux. Scientifiquement, le vin est un alcool comme un autre. »

En réalité dans la sortie de  Guillaume, il s’agit d’une nouvelle manifestation du lobbying en faveur de la filière du vin, dont le pouvoir est installé au coeur même de l’Etat.

Comme d’autres médecins de santé publique, j’y ai été confronté durant mes fonctions à la direction générale de la santé (DGS). A chaque fois qu’il a été question de politiques fortes et novatrices afin de contrer le discours des industriels et producteurs de ce domaine, le dossier « remontait  » au cabinet du ministre et se retrouvait bloqué. Ce fut notamment le cas quand les publications scientifiques et institutionnelles (OMS) ont montré que le risque accru de cancer se produisait y compris avec des consommations modérées d’alcool.

Derrière Didier Guillaume il y a Emmanuel Macron qui donne le plus mauvais exemple en la matière.

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Sa conseillère agriculture Audrey Bourolleau est une  représentante connue du lobby du vin.

Déléguée générale de l’organisme de lobbying bien connu « Vin et société »  elle avait obtenu l’affaiblissement de la loi Evin par le Parlement en 2015.
L’un de ses principaux faits d’arme a en effet été d’obtenir, lors de l’examen de la loi santé en 2015, le détricotage de la « loi Evin » qui encadre la publicité sur les boissons alcoolisées en France depuis 1991. Les parlementaires avaient alors fortement assoupli les conditions dans lesquelles il était possible de faire la promotion du vin, en dépit de l’opposition de la ministre de la santé Marisol Touraine. La mesure avait reçu la bénédiction de François Hollande et de son ministre de l’économie  d’alors… Emmanuel Macron.

L’actuelle ministre de la santé, Agnès Buzyn, alors présidente de l’Institut national du cancer, s’était dite « très inquiète » de cette volonté de changer la législation. « C’est un échec grave pour la santé publique et une victoire des lobbies, avait-elle assuré dans un entretien à L’Humanité, estimant que « clairement, les industriels [avaient] gagné cette bataille sur le front parlementaire ».

Audrey Bourolleau avait par ailleurs piloté en 2015 une campagne de communication malfaisante . Sous le slogan « Aimer le vin, c’est aussi avoir un grain de raison », cette opération était censée donner aux Français les « repères de consommation » de vin, baptisés « 2.3.4.0 ». Soit deux verres maximum par jour pour une femme, trois verres pour un homme, quatre en une seule occasion et 0 un jour par semaine

L’officielle Haute autorité de santé( HAS) avait alors dénoncé une « campagne publicitaire qui détourne un outil médical de lutte contre les dangers de l’alcool ».

Soulignant que « la consommation d’alcool représente un problème de santé publique majeur », l’autorité avait jugé que « la campagne publicitaire orchestrée par Vin et société transforme des seuils de consommation à risque nécessitant une prise en charge médicale en “repères” pour une consommation “acceptable” d’alcool ».

La consommation excessive d’alcool est responsable de 49 000 morts par an en France et également de très nombreux actes de violence, notamment contre les femmes. Il s’agit donc d’un mauvais coup porté dans un des domaines-clé de la santé publique en France. Macron qui déclare vouloir mettre au premier plan les actions de prévention est en totale contradiction avec cet engagement; il doit annuler cette nomination. »

Non seulement Macron a maintenu Audrey Bourolleau mais il a multiplié les déclarations promouvant la consommation quotidienne et excessive  d’alcool. Il se promeut en modèle et se vante de boire du vin plusieurs fois par jour. De plus lors de la présentation de son plan santé le 18 septembre, il a mentionné le tabac comme facteur de risques mais a soigneusement omis l’alcool. Macron cherche à combattre l’image de président des villes, éloigné de la « France des territoires et des terroirs », particulièrement dans le contexte de la mobilisation des Gilets jaunes.

Il a donc choisi de favoriser les chasseurs et les producteurs de boissons alcoolisées.

Ainsi le plan gouvernemental sur les  addictions récemment publié en catimini ignore le risque alcool et ne propose aucune mesure forte en la matière, au point que la presse a noté cette victoire du lobby correspondant .

Pour nous il ne s’agit pas de promouvoir une illusoire abstinence mais de permettre une véritable politique de prévention et de réduction des risques, sans se plier aux diktats de l’industrie alcoolière.

Une fois de plus c’est la santé publique qui doit être au poste de commande et pas les lobbys.

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Possible retour de l’alcool dans les stades : des addictologues s’inquiètent

Depuis 1991, la vente d'alcool et de tabac est interdite dans les établissements sportifs.
Depuis 1991, la vente d’alcool et de tabac est interdite dans les établissements sportifs. © JONATHAN DANIEL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie voit en ces propositions de loi une « offensive contre la loi Evin » de 1991, qui interdit la vente de tabac et d’alcool dans les établissements sportifs.

Va-t-on assister au retour de l’alcool dans les stades ? Des propositions de loi en ce sens ont en tout cas été déposées par des députés de la majorité et de l’opposition au grand dam des addictologues qui dénoncent des textes sous l’influence de lobbies.

« Sous prétexte de soutien au sport, ces députés se font le relais fidèle du lobby alcoolier qui, années après années, rogne progressivement la plus grande loi de santé publique dont la France soit dotée« , a dénoncé dans un communiqué l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA).

La loi Evin de 1991 contre le tabagisme et l’alcoolisme interdit la vente, la distribution et l’introduction de boissons alcoolisées dans tous les établissements d’activités physiques et sportives. Les clubs disposent cependant d’une dérogation pour vendre de l’alcool dix fois par an. La loi restreint également la publicité pour l’alcool.

« Faire de la France une nation sportive »

Cent cinq députés La République en Marche (LREM) ont déposé fin juillet à l’Assemblée une proposition de loi « visant à faire de la France une nation sportive » dans laquelle ils proposent « d’assouplir de manière encadrée » la loi Evin « dans les stades en étendant l’octroi d’autorisations temporaires de vente d’alcool aux sociétés sportives ».

Mais, face à la polémique, l’une des signataires, la député Michèle Peyron, a déjà pris ses distances sur Twitter en se disant « farouchement » contre le retour de l’alcool dans les stades.

En février, une quinzaine de députés Les Républicains (LR) menés par le député des Vosges Stéphane Viry avaient déjà signé une proposition de loi allant dans le même sens et Valérie Beauvais (LR) avait présenté un autre texte visant lui à autoriser le sponsoring des clubs sportifs par des entreprises viticoles et des brasseurs français.

La député de la Nièvre Perrine Goulet (LREM) a enfin proposé en novembre, dans un rapport remis à Matignon, de passer de dix à quinze les événements annuels où les clubs sont autorisés à vendre de la bière. Elle suggère elle aussi d’assouplir également les restrictions de publicité pour les marques d’alcool sur les sites internet sportifs et le retour du sponsoring d’équipes françaises pour les viticulteurs et les brasseurs.

L’alcool « incompatible avec le sport »

« Il nous semble important de rappeler à ces députés que la consommation d’alcool est incompatible avec le sport » car sa « promotion (…) via les compétitions sportives », vise « à banaliser la consommation générale » et « en premier lieu, celle des jeunes qui constituent la majorité du public », explique l’ANPAA, appelant le pouvoir à sa « responsabilité » vis-à-vis de « la santé publique ».

L’association voit dans ces propositions de loi l’enjeu économique que représente le sponsoring de futurs événements sportifs en France comme la Coupe du monde de rugby de 2023 et les Jeux olympiques de Paris en 2024.

Apéros en été : quand l’alcool fait payer une lourde addition à la santé

L’été est une période favorable à la consommation et surtout à la surconsommation d’alcool. Les apéros entre amis, les soirées qui durent, la bière en cas de forte chaleur pour se désaltérer (ce qui ne marche pas !), les occasions sont nombreuses de se relâcher sur sa consommation d’alcool. Mais évidement, une fois la fête fini, il faut payer l’addition. Et l’abus d’alcool se paye très cher question santé.

Sans surprise, d’innombrables études ont permis d’identifier l’alcool comme un facteur de risque important de plusieurs types de cancers, notamment ceux de la cavité buccale, du larynx, de l’œsophage, du côlon, du foie et du sein.  Par exemple, la consommation régulière de 80 grammes d’alcool, ce qui correspond à un peu plus de la moitié d’une bouteille de vin, augmente de 18 fois le risque de cancer de l’œsophage comparativement aux personnes qui ne consomment pas d’alcool.

L’excès d’alcool se transforme en cancer

Cette hausse de risque devient encore plus importante pour les personnes qui fument  elles ont alors 44 fois plus de risques d’être touchées par ce cancer redoutable.

Bien que l’exposition prolongée des cellules à l’éthanol (le type d’alcool qu’on retrouve dans les boissons alcoolisées) puisse provoquer un cancer, il semble que les effets cancérigènes de l’alcool sont surtout causés par sa transformation en acétaldéhyde, une molécule très réactive qui peut provoquer des mutations dans le matériel génétique des cellules (ADN).  Les nombreuses bactéries présentes dans la bouche ainsi que dans le côlon peuvent également oxyder l’éthanol en acétaldéhyde, générant de grandes quantités de cette molécule cancérigène dans la salive ainsi que dans le tube digestif des personnes qui consomment de grandes quantités d’alcool.  Des études ont montré qu’à de telles concentrations, l’acétaldéhyde peut entraîner une trop forte croissance des cellules de la muqueuse tapissant le tube digestif et ainsi provoquer des effets toxiques qui favorisent le processus de carcinogenèse.

Quitte à boire mieux vaut que ce soit du vin rouge

En dépit des effets néfastes associés à la consommation excessive d’alcool, plusieurs études ont clairement démontré que la consommation modérée de boissons alcoolisées peut au contraire être bénéfique pour la santé.  Par exemple, il est maintenant bien connu que les personnes qui boivent modérément (1-2 verres pour les hommes et 1 verre pour les femmes) connaissent une incidence réduite de maladies cardiovasculaires, une des principales causes de mortalité en Occident.

Cet effet protecteur est particulièrement prononcé si cette consommation modérée fait partie d’un mode de vie sain, c’est-à-dire qu’elle est associée à une alimentation riche en fruits et légumes, à une activité physique régulière et à l’absence de tabagisme. Cependant, pour éviter que ces bienfaits soient contrecarrés par une augmentation du risque de cancer, cette consommation d’alcool doit demeurer modérée.

Vin rouge : de la modération ou la catastrophe

Le vin rouge est sans contredit l’alcool qui a le plus d’effets positifs sur la santé. En effet, cette boisson très complexe contient plusieurs milliers de composés chimiques, en particulier une molécule nommée resvératrol, qui exercent de multiples actions positives sur le système cardiovasculaire, entre autres celle de réduire la formation de caillots qui peuvent bloquer les vaisseaux sanguins et ainsi provoquer de graves problèmes cardiaques.

Le resvératrol contenu dans le vin rouge est l’une des seules molécules d’origine nutritionnelle à pouvoir agir simultanément sur plusieurs étapes essentielles à la croissance des cancers, autant en prévenant l’apparition de cellules cancéreuses qu’en empêchant celles déjà présentes d’atteindre un stade mature.  Par exemple, certaines études indiquent que la consommation modérée de vin (de 1 à 7 verres par semaine) réduit significativement les risques de développer certains types de cancers, notamment ceux du poumon, de la prostate et de l’œsophage.

Au-delà de cette quantité, cependant, le risque de ces cancers augmente considérablement, ce qui illustre encore une fois à quel point l’alcool, même dans le cas du vin rouge, est une arme à double tranchant qu’il faut savoir utiliser intelligemment.

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La consommation de cannabis aurait des effets similaires aux troubles d’alcoolisation fœtale

Plusieurs études montrent que les méfaits sur le développement du fœtus de la consommation de cannabis pendant la grossesse sont comparables à ceux provoqués par la consommation d’alcool. 

Alors qu’une étude vient de paraître s’inquiétant de l’augmentation de la consommation quotidienne de cannabis chez les femmes enceintes aux Etats-Unis ces neuf dernières années, de nouvelles recherches mettent en avant les méfaits de la drogue sur le foetus. En effet, au cours de la grossesse, la marijuana, consommée seule ou avec de l’alcool, peut entraîner des handicaps morphologiques et comportementaux similaires à ceux observés chez les enfants souffrant de troubles causés par l’alcoolisation foetale (ETCAF), est-il révélé dans un numéro spécial sur La recherche sur les anomalies congénitales publié mardi 23 juillet par la Société américaine de Tétralogie.  

Des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord (Etats-Unis) ont travaillé sur un poisson zèbre sur lesquel ils ont testé les effets d’un composé similaire aux cannabinoïdes. Ils ont ainsi pu montrer que « les phénotypes pathologiques et comportementaux associés à l’ETCAF sont induits par l’exposition à des agonistes de CB1R ». « Cette étude, en plus de recherches antérieures sur des souris, suggère que l’exposition au cannabis prénatal (combiné à de faibles niveaux d’alcool ou pas) pourrait entraîner des handicaps similaires à l’ETCAF », explique Scott E. Parnell qui travaille à l’Ecole de Médecine de Caroline du Nord et a co-édité ce numéro spécial sur les anomalies congénitales. 

Par ailleurs, des recherches également menées sur un poisson zèbre par Desire M.Buckley de l’Université du Texas à Austin et ses collègues montrent pour la première fois un lien entre exposition précoce à l’alcool et hétérotopies dans le cerveau postérieur, soit du tissu cérébral situé dans la mauvaise partie du cerveau. Les effets de l’exposition dépendent bien sûr du temps qu’elle a duré et de la dose ingérée. 

L’ETCAF, un « défi mondial de santé publique »

Les effets à long terme de l’exposition alcoolique prénatale ont également été abordés dans ce numéro spécial. La chercheuse Mary J. O’Connor de l’Université de Californie et ses collègues ont ainsi apporté de nouvelles preuves selon lesquelles les adolescents atteints du Syndrome d’Alcoolisation Foetale (forme grave de l’ETCAF) et en particulier les garçons, sont 29% plus susceptibles de faire une tentative de suicide sérieuse. « Cette étude montre que les professionnels de santé devraient faire attention à la vulnérabilité spécifique des adolescents atteints de SAF, surtout les garçons », explique Christina Chambers, professeur de pédiatrie et l’Université de Californie à San Diego et coéditrice de ce numéro. 

« Ce numéro spécial est consacré à l’exposition prénatale à l’alcool et à ses conséquences, aux mécanismes et aux stratégies de prévention et de traitement. L’alcool est probablement l’exposition tératogène la plus courante survenue pendant la grossesse dans le monde. Par conséquent, le syndrome de troubles causés par l’alcoolisation foetale constitue probablement l’incapacité développementale la plus courante entraînant des effets coûteux et durables. Ce numéro présente une série d’articles qui couvrent un large éventail de sujets de recherche pertinents au défi mondial de santé publique qu’est l’ETCAF », expliquent Chambers et E. Parnell dans l’éditorial. 

« Il est extrêmement opportun et pertinent de traiter le sujet de l’exposition prénatale à l’alcool », poursuit Chambers. La chercheuse a récemment attiré l’attention des médias en prouvant que l’ETCAF pourrait toucher jusqu’à 5% des enfants aux Etats-Unis, soit plus que ce qui était connu jusque-là.

21% des Français pensent qu’il faut boire un petit verre de vin de temps à autres pendant la grossesse  

En France, environ 1 enfant sur 1 000, soient 8 000 enfants, naissent chaque année avec des troubles causés par l’alcoolisation fœtale. Sur ces 8 000 enfants, 800 souffrent du SAF, explique l’Association France Assos Santé. « Le syndrome d’alcoolisation fœtale est la première cause de handicap mental non génétique et d’inadaptation sociale de l’enfant en France, car l’alcool traverse le placenta et est toxique pour le bébé », commente François Bourdillon, le directeur de Santé publique France. 

Parmi les troubles causés par l’alcoolisation foetale chez l’enfant, on liste notamment un retard de croissance, un petit périmètre crânien, des malformations diverses, des troubles de l’attention, de la mémoire, de l’apprentissage, du langage, une hyperactivité, de l’impulsivité et de la colère ou encore des difficultés d’adaptation sociale. 

Et malgré toutes ces données relativement bien connues du grand public, selon un sondage réalisé en 2017, seuls 44% des Français déclarent spontanément qu’il n’y a pas de consommation sans risque pour l’enfant pendant la grossesse. Par ailleurs, 21% des personnes interrogées pensent qu’il est recommandé pour les femmes enceintes de boire un petit verre de vin de temps à autres. 

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Près d’un quart des accidents mortels est dû à l’alcool, la drogue ou les médicaments

Sur autoroute, le plus grand danger n’est pas la vitesse : alcool, drogues et médicaments, ainsi que la somnolence et la fatigue, ont été parmi les principales causes d’accidents mortels en 2018, selon un bilan de l’Association française des sociétés d’autoroutes (ASFA) publié vendredi.

Somnolence et fatigue, restent également des facteurs majeurs, relevés dans près d’un accident mortel sur cinq (18,6
%), même s’ils reculent par rapport à 2017 (25,3
%).

Somnolence et fatigue, restent également des facteurs majeurs, relevés dans près d’un accident mortel sur cinq (18,6 %), même s’ils reculent par rapport à 2017 (25,3 %).

L’an dernier, 157 personnes ont perdu la vie dans 140 accidents, soit neuf tués de moins qu’en 2017, a recensé l’ASFA, qui regroupes les concessionnaires privés gestionnaires de 9.180 des 12.000 kilomètres d’autoroutes françaises.

Depuis près de vingt ans, le nombre de morts ne cesse de reculer sur les autoroutes, qui sont de loin le réseau routier le plus sûr (1,4 accident pour un milliard de kilomètres parcourus en 2018).

Mais l’alcool, les drogues et les médicaments, impliqués dans près d’un quart (22,9 %) des accidents mortels en 2018, y font un retour « préoccupant » ces dernières années.

« C’est un phénomène qu’on constate depuis deux ans : alors qu’il y avait une tendance à la diminution de ces accidents depuis longtemps, on assiste à une remontée très claire, très nette et préoccupante », souligne le directeur général de l’ASFA, Christophe Boutin.

Ces infractions se font parfois dans des proportions inquiétantes : sur la période 2014-2018, trois conducteurs alcoolisés sur cinq présentaient une alcoolémie deux fois supérieure à la limite autorisée.

Somnolence et fatigue, restent également des facteurs majeurs, relevés dans près d’un accident mortel sur cinq (18,6 %), même s’ils reculent par rapport à 2017 (25,3 %).

Le sujet est d’autant plus sensible durant les vacances d’été, où le trafic sur autoroutes augmente d’environ 25 % et où certains automobilistes privilégient les départs nocturnes pour éviter la chaleur et les bouchons.

« Une grande part des accidents liés à la somnolence se produit dans le créneau horaire 6h-8h pour une raison simple : si vous êtes en train de conduire à une heure où vous êtes habituellement en train de dormir, il y a de fortes chances que le naturel reprenne le dessus », rappelle Christophe Boutin. Pour lui, « décaler son horaire de départ, c’est souvent un calcul dangereux ».

La vitesse excessive n’était impliquée que dans 12,1 % des accidents mortels en 2018, moins que les « distracteurs d’attention » que sont les smartphones, GPS et autres tablettes, dont l’omniprésence dans les voitures alarme.

Les accidents mortels dus à l’inattention augmentent d’année en année (13,6 % en 2018, contre 11,3 % en 2017) « et il y a certainement une sous-comptabilisation de ces accidents », estime M. Boutin.

« C’est une cause qui n’est pas facile à détecter. Autant avec l’alcool, les drogues ou la vitesse, on a des preuves physiques de la cause, autant sur l’inattention, un conducteur préférera souvent dire “j’étais perdu dans mes pensées” plutôt que “j’étais en train de taper un SMS”, explique-t-il.

« C’est un problème générationnel », ajoute-t-il, redoutant « un risque qui va aller croissant ».

Ces « distracteurs » viennent aggraver le lourd tribut payé par les jeunes, adeptes des comportements à risques : les conducteurs âgés entre 18 et 34 ans représentent 18 % du trafic autoroutier mais sont impliqués dans 30 % des accidents mortels.

Les jeunes sont notamment présents dans la moitié des accidents mortels liés à la vitesse, dans la moitié de ceux avec manœuvres dangereuses (dépassement par la droite, non-respect des distances de sécurité…), ainsi que dans deux accidents sur cinq liés à l’alcool, drogue et médicaments.

Enfin, 2018 a marqué une légère accalmie pour les patrouilleurs autoroutiers, qui comptent 11 blessés dans 132 accidents. L’année 2017, marquée par la mort d’un agent et 14 autres blessés dans un total de 187 accidents, avait été noire pour les hommes en jaune.

Femmes : les 4 bonnes raisons d’arrêter l’alcool

  • Femmes : les 4 bonnes raisons d’arrêter l’alcool
En France, la consommation d’alcool des femmes n’a jamais été aussi proche de celles des hommes. Les 30-50 ans sont les plus concernées par les ivresses à répétition. Les usages modérés mais réguliers touchent davantage les femmes plus âgées. Or la vulnérabilité féminine face à ces abus, chroniques ou ponctuels, n’est pas anodine. Voilà les principaux risques dont vous vous protégez en arrêtant de boire.

Chez les femmes, l’arrêt de la consommation d’alcool protège contre le risque de :

Fragilité mentale. Pour le prouver, l’équipe japonaise du Dr. Michael Ni a suivi 10 386 volontaires non buveurs ou buveurs modérés (ne dépassant pas les 14 unités par semaine pour les hommes et 7 pour les femmes). Une étude menée entre 2009 et 2013. Résultats, 64% des  hommes et 88% des femmes ne buvaient pas. Le degré de bien-être en terme de santé mentale était bien plus élevé chez les abstinents. Et les femmes qui buvaient modérément et celles qui mettaient fin à leur consommation voyaient leur santé mentale s’améliorer ;

Démence. Selon une étude de l’Inserm menée entre 2008 et 2013 auprès de 57 000 cas de démence, plus de la moitié des épisodes précoces (survenant avant 65 ans) sont provoqués par l’alcool. Chez les personnes atteintes d’une maladie neurodégénérative type Alzheimer, on répertorie 3 fois plus de patients alcooliques comparé à la population générale. Parmi les sujets déments en lien avec l’alcool, 4% sont des femmes. Ce phénomène peut s’expliquer par l’impact neurotoxique de l’alcool provoquant d’importantes lésions cérébrales ;

Cancer du sein. Aujourd’hui, tous sexes confondus, l’alcool constitue le 2e facteur de risque de cancer, après le tabac. Chez les femmes, 15% des cancers du sein sont déclenchés par l’alcool. Et l’incidence de cette tumeur a quasiment doublé entre 1990 et aujourd’hui. ;

Décès. Cette diminution de la consommation constitue une priorité de santé publique : l’alcool est en effet à l’origine de 60 maladies (cardiovasculaires, cancers, diabète, épilepsie, hémorragies…). Plus de la moitié des décès dont 11 000 femmes.

A noter : les repères de consommation d’alcool comportent 3 recommandations : pas plus de 10 verres par semaine, pas plus de 2 verres par jour et maintenir toutes les semaines des jours d’abstinence.

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