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Bachelot : « Réservez la consommation de vin, aux événements festifs

Bachelot : « Réservez la consommation d’alcool, et donc de vin, aux événements festifs sans jamais dépasser trois verres de vin » (LCI)

L’ORDONNANCE DE BACHELOT – Même si la consommation d’alcool a baissé dans notre pays, elle est à l’origine de problèmes graves chez 10% de la population française.

Louis Pasteur disait : « Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ». Et selon le Dr Bertillon : « L’alcoolisme est tenu en échec par la consommation de vin ».

A 17 ans, 60 % des jeunes ont déjà été ivres alors que l’alcool est un facteur responsable ou aggravant de plus de 200 maladies. A noter que les ennuis de santé surgissent dès la consommation de treize grammes d’alcool, soit 1,3 verre de vin, par jour. Que faut-il donc faire pour préserver notre santé ?

Ce mardi 6 mars 2018, Roselyne Bachelot, dans sa chronique « L’ordonnance de Bachelot », nous parle de la consommation d’alcool.

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Le vin, un alcool comme les autres ?

En termes d’effets sur la santé, existe-t-il des différences à consommer un volume donné d’alcool pur sous forme de vin, de bière ou de whisky ? Le « french paradox » existe-t-il vraiment ? La présence d’antioxydants a-t-elle un effet positif qui contrebalance significativement les effets négatifs ?

Le vin, un alcool comme les autres ?
Le vin, un alcool comme les autres ?

Au début du mois de février, sur le plateau du Grand débat de France 2, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a lancé un pavé dans la tonnelle :

« L’industrie du vin laisse à croire que le vin est un alcool différent des autres alcools. Or, en termes de santé publique, c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka ou du whisky. Il y a zéro différence. On laisse penser à la population française que le vin serait protecteur, apporterait des bienfaits que [ne conféreraient] pas les autres alcools : c’est faux. Scientifiquement, le vin est un alcool comme un autre. »

La déclaration a depuis lors alimenté de nombreux débats, mêlant d’une part citations (plus ou moins exactes et plus ou moins à jour) d’études scientifiques et, d’autre part, opinions sur la défense du terroir, des traditions, de l’emploi et des savoir-faire. Intéressons-nous ici exclusivement au volet scientifique du dossier et à l’exactitude des déclarations de la ministre, sans débattre de leurs implications potentielles en termes politiques ou de choix de société.

Faux arguments

Des critiques superficielles ont opposé à Agnès Buzyn qu’un même volume de vin ne contenait pas la même quantité d’alcool qu’un même volume de whisky, et ne pouvait donc pas être aussi dangereux… C’est feindre d’oublier que, pour chaque boisson, la définition du « verre » est précisément alignée sur son taux d’alcool moyen. Les doses servies dans les débits de boisson sont normalisées : 25 cl de bière à 5°, 12,5 cl de vin (de 10° à 12°), 3 cl d’alcool distillé à 40° (whisky, anisette, gin) contiennent chacun environ 10 g d’alcool pur [1].

Ceci étant rappelé, existe-t-il des différences – en termes d’effets à moyen ou à long termes sur la santé – à consommer un volume donné d’alcool pur sous forme de vin, de bière ou de whisky ? Autrement dit, les substances qui côtoient l’alcool dans le verre modulent-ils ses effets ?

Pas de bénéfice spécifique au vin… si bénéfice il y a !

Il est souvent affirmé qu’un bénéfice en terme de mortalité globale et de risque cardiovasculaire est observé chez les personnes qui boivent quotidiennement, et modérément, du vin. L’affirmation est trompeuse à plusieurs titres.

Premièrement, elle suggère que la corrélation mentionnée serait spécifique au vin. Or, dès le début des années 2000, l’Inserm constatait que, dans la littérature scientifique, « aucun type de boisson ne semble supérieur aux autres » quant à un lien entre consommation modérée d’alcool et risque apparememnt diminué de diverses pathologies cardiovasculaires [2].

Mais la nature même de ce lien est douteuse. Comme l’observait le nutritionniste Boris Hansel sur le plateau du Magazine de la santé, d’autres facteurs de confusion existent : les buveurs modérés tendraient à manger plus de fruits et légumes et à faire plus d’activité physique que les abstinents. Ils seraient également d’un niveau social plus élevé, « avec donc un meilleur accès aux soins ». « Il est donc probable que ce ne soit pas le vin qui les protège mais plutôt un mode de vie globalement plus sain », résumait-il. En 2016, des chercheurs nord-américains et australiens ont par ailleurs montré que, dans les études comparant abstinents et buveurs modérés d’alcool, un facteur était rarement pris en compte : les causes de l’abstinence. Maladie préexistante, arrêt suite à de longues années d’excès… une fois ces paramètres pris en compte, la consommation modérée d’alcool ne diminue plus la mortalité globale.

Dernier problème : quand bien même un lien de cause à effet entre consommation modérée d’alcool et diminution du risque cardiovasculaire serait formellement avéré, il ne pèserait pas lourd dans la balance par rapport aux effets délétères avérés.

Oui, le vin est bien cancérogène à faibles doses

La consommation modérée d’alcool est associée à l’augmentation d’un grand nombre de cancers (bouche, gorge, larynx, œsophage, estomac, foie, sein…) [3]. Ce, même à faibles doses.

Le vin ne fait pas exception, et il ne semble pas exister de dose quotidienne « sans effet ». Typiquement, chez les femmes, l’augmentation du risque de cancer du sein dès le premier verre est analogue avec le vin et les autres types de boissons alcoolisées (de l’ordre de +10%).

Le grand public est parfois trompé par des annonces sur les effets positifs sur la santé de molécules anti-oxydantes extraites du vin (polyphénols…). Si certains d’entre eux ont des effets biologiques in vitro et, à doses élevées, sur le modèle animal, ces effets restent aujourd’hui très spéculatif chez l’homme. En outre, l’idée que leur présence annulerait les effets cancérogènes de l’alcool est démentie par la littérature scientifique.

la rédaction d’Allodocteurs.fr

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Alcool : à quoi joue Emmanuel Macron ? (L’Express)

« Il y a un fléau de santé publique quand la jeunesse se saoule à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n’est pas avec le vin ».

Cette phrase ne vient pas du lobby viticole – comme on pourrait le penser naïvement. Elle a été prononcée il y a quelques jours par Emmanuel Macron devant des représentants de la presse régionale et elle (me) pose problème. Ainsi, à en croire le chef de l’État, le « binge drinking » (expression anglaise signifiant boire le plus et le plus vite possible pour parvenir à l’ivresse) n’existe pas avec du vin.

J’ai donc été victime d’hallucinations en voyant récemment de grands ados acheter pour quelques euros plusieurs bouteilles de (mauvais) blancs « arôme pêche » (sic) dans un supermarché à côté de chez moi. J’ai aussi rêvé en entendant mon fils de 19 ans vanter ces produits « vraiment pas chers ». Et ma fille de 21 ans dire qu’elle trouve ça « bon et sucré »… Ainsi donc, dans notre beau pays de vignes centenaires, on ne consomme que des grands crûs – et toujours modérément, c’est bien connu.

C’est même une telle évidence que, début février Agnès Buzyn, la ministre de la Santé pour qui j’ai le plus grand respect, avait cru bon de rappeler sur France 2 cette vérité : « En termes de santé publique, c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka ou du whisky (…) On a laissé penser à la population française que le vin serait protecteur, qu’il apporterait des bienfaits que n’apporteraient pas les autres alcools. C’est faux scientifiquement, le vin est un alcool comme un autre. »

Que n’avait-elle osé dire ! Tout le monde ou presque lui est tombé dessus. La voilà étiquetée  » intégriste de l’hygiénisme «  par Jacques Dupont, journaliste œnologue au Point. Accusée de « diaboliser le vin » par un collectif emmené par Bernard Pivot et, plus surprenant, par l’oncologue David Khayat, personnage plus médiatique que scientifique. Désavouée par Christophe Castaner, qui estimait jeudi dernier sur BFM qu’ « il y a de l’alcool dans le vin, mais c’est un alcool qui n’est pas fort (…) le vin fait partie de notre culture, de notre tradition, de notre identité nationale. Il n’est pas notre ennemi. »

Je suis moi-même un amateur de vin ; il m’arrive aussi plus souvent qu’à mon tour de prendre un digestif ; j’ai connu et je connaitrai sans doute encore l’ivresse. C’est pourquoi je me sens autorisé à rappeler à M. Castaner quelques chiffres : l’alcool, c’est en France 50 000 décès par an, la première cause de handicap non génétique à la naissance, le deuxième facteur de mortalité précoce évitable. Sans oublier toutes les violences qu’il provoque – « conjugales, routières » et autres comme l’a précisé Agnès Buzyn le 19 février dernier. La Cour des Comptes a fait le calcul : l’alcool nous coûte, collectivement, 120 milliards d’euros !

L’été dernier, j’avais découvert avec inquiétude la nomination d’Audrey Bourolleau comme conseillère agriculture de l’Élysée. Car cette jeune femme de 37 ans était jusque-là déléguée générale de l’association « Vin et société », un faux-nez du lobby viticole fier de proclamer sur son site internet que « la génération des 18/30 ans s’est réappropriée le vin ». J’étais d’autant plus inquiet qu’en 2015 Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, avait défendu un amendement assouplissant la loi Évin au moment même où Agnès Buzyn, alors président de l’Inca (Institut national du cancer) voyait dans cet assouplissement « un grave échec pour la santé publique et une victoire des lobbies ».

Pour autant, devant la détermination affichée du gouvernement à promouvoir la prévention sous toutes ses formes, j’espérais qu’Emmanuel Macron serait aussi sévère avec le vin qu’il l’est avec le tabac. Je me suis trompé.

Monsieur le Président, vous avez récemment déclaré « boire du vin midi et soir ». Vous le faites avec modération, je n’en doute pas. Mais savez-vous, monsieur le Président, que cette consommation quotidienne suffirait pour de nombreux addictologues à vous classer parmi les dépendants potentiels ? Quand vous affirmiez qu’ « un repas sans vin serait un peu trist», qui s’exprimait : le citoyen, l’amateur éclairé de Bordeaux ou le candidat à la Présidentielle ? La défense des viticulteurs primerait-elle sur la santé publique ? En banalisant ainsi la consommation d’alcool, réalisez-vous l’effet que cela pourrait avoir sur la jeunesse et, au-delà, sur tous les Français ? Cynisme ou inconscience, Monsieur le Président, où est l’exemplarité de votre fonction ?

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Des dents plus belles, un ministre qui fait l’apologie du vin…

Stop ! Alcool = Danger.

Le vin ne serait pas un alcool comme les autre dixit Christophe Castaner pour contrer sa ministre de la santé qui affirmait le contraire. Une étude qui vient de sortir affirmant que le vin rouge est un facteur de belles dents (et de bonne haleine ?). Au moment où ces prises de position fleurissent il est peut-être opportun de rappeler quelques notions.

Des dents plus belles, un ministre qui fait l’apologie du vin…Stop ! Alcool = Danger.STOKKETE/EPICTURA

  • Politique quand tu nous tiens… En contredisant, cette semaine, sa ministre de la santé, Christophe Castaner va probablement s’attribuer les voix des viticulteurs et des alcooliques. Mais provoquer la colère des médecins qui se battent quotidiennement contre ce fléau.

Désinformation

Agnès Buzyn est certes ministre de la santé, mais elle reste avant tout médecin ; un excellent d’ailleurs. En déclarant début février que le vin était « un alcool comme les autres », elle ne faisait que dire une vérité qui apparemment dérange. Pourtant ce n’est pas le taux d’alcool du breuvage qui compte mais la quantité d’alcool consommée. Les dégâts d’un verre de vin, quel qu’il soit, d’un demi de bière ou d’une dose de whisky sont les mêmes puisqu’ils apportent la même dose d’alcool… Et l’importance de ses dégâts sont proportionnels à la quantité quel que soit le breuvage.

Castaner reprends les vieux arguments éculés, qui ont conduit, il y a quelques années, quelques professeurs de médecine – de régions viticoles bien évidemment… – de vanter les vertus thérapeutiques du vin. Vites remis en place par leurs confrères.

Les bordelais ont fait plus fort en faisant de leur vin régional un médicament contre le cholestérol. Là ce sont les bourguignons qui se sont chargés de les remettre à leur place…

Les deux « terroirs » seront sans doute ravis par l’étude publiée en fin de semaine,  qui prétend que  deux composants du vin seraient efficaces dans la lutte contre les bactéries responsables des caries et de la plaque dentaire

Pourquoi pas mais on peut aussi tuer une mouche sur son front avec un violent coup de marteau ; ça marche mais avec une fracture du crane en prime…

Tordre le cou aux fausses légendes

L’alcool et le tabac restent les deux grands tueurs de la planète. Et sans doute, malheureusement pour des années. Avec un coût pour la société, qui dépasse largement les taxes récoltées et les emplois menacés.

L’alcool n’est pas un stimulant, mais ralentit l’activité du cerveau. C’est même pour cela qu’il provoque des accidents de voiture. La gaieté et l’excitation qui suivent l’absorption d’alcool sont donc des leurres. De la même façon, il faut se méfier des apéritifs qui traînent, ou des “pots” au bureau.

Boire sans manger rend ivre beaucoup plus vite. Également boire pour se réchauffer est une hérésie. On ressent certes une impression de chaleur car l’alcool provoque une augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle. Malheureusement, cette réaction abaisse la température du corps.

En fait, l’alcoolisé résiste moins longtemps au froid… On comprend pourquoi le Saint-Bernard avec son petit tonneau de rhum sous le collier avait le même effet pour les disparus dans la neige qu’une rafale de mitraillette. Les légendes ont la vie dure… Tout comme celle qui prétend que l’alcool conserve. C’est vrai que l’on conserve les cerises dans l’eau de vie et les viandes en les fumant. De là à en tirer des arguments pour boire et fumer, il y a un pas dangereux !

Pour en revenir au rôle soi-disant protecteur de l’alcool, ce sont des études américaines qui ont montré que le risque d’infarctus, par exemple, est moins élevé chez ceux qui consomment un peu d’alcool chaque jour que chez les adeptes de la sobriété. Toutefois, d’abord, il ne s’agit que d’une faible diminution, ensuite le risque de dérapage, donc d’alcoolisme, semble plus important que la protection.

Quant à la limite de consommation au delà de laquelle on est proche de l’alcoolisme chronique, elle se calcule par semaine : l’alcoolisme commence au dessus de 14 verres de vin dits “standards” hebdomadaires pour la femme et 21 pour l’homme.

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Jeux olympiques 2018 : la bière sans alcool, secret des médailles allemandes

Les Allemands occupent actuellement la deuxième place du classement des médailles derrière la Norvège. REUTERS
La délégation allemande est venue avec 3 500 litres de cette boisson en Corée du Sud.

Avec déjà dix titres olympiques, vingt médailles en tout et une actuellement deuxième place au classement des médailles derrière la Norvège, l’Allemagne réussit d’excellents Jeux d’hiver de Pyeongchang. Leur secret ? La bière sans alcool, nous apprend le New York Times dans un article publié lundi.

La délégation germanique est partie en Corée du Sud avec 3 500 litres de houblon, fournis par le brasseur Krombacher. Médecin de l’équipe olympique allemand de ski, Johannes Scherr affirme que presque tous ses athlètes la savourent à l’entraînement.

Des effets positifs sur la santé ?

Si aucune consigne collective n’existe, Scherr met en avance une étude, financée par un brasseur, qu’il a menée en 2009. Des coureurs du marathon de Munich s’étaient hydratés trois semaines avant et deux semaines après la course avec de la bière sans alcool. Résultat : ils souffraient moins d’inflammations ou d’infections respiratoires que ceux qui avaient consommé un placebo.

« C’est très bon après l’échauffement ou la compétition », confirme le biathlète Simon Schempp, battu à la photo-finish par Martin Fourcade dimanche. « Ça a bon goût, et c’est bénéfique pour notre corps », appuie le géantiste Linus Strasser.

Rassurez-vous, les Allemands restent fidèles à leur réputation d’amateurs de leur boisson nationale. 11 000 litres de bière, avec alcool cette fois, accompagnent la délégation allemande à Pyeongchang. Il faut bien fêter les médailles.

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Pourquoi le marché de la bière sans alcool croît-il si vite?

Budweiser et Corona estiment que 20 % de leur production de bière sera sans alcool d’ici 2025.

Aujourd’hui, les gens ont une panoplie de produits qui s’offrent à eux s’ils désirent ne pas boire. La bière sans alcool a aujourd’hui presque exactement le goût de la bière normale, et plusieurs bars offrent des cocktails sans alcool, voire des cocktails « placebos », qui ont le goût de l’alcool sans en contenir.

Le marché de la bière désalcoolisée, surtout, connaît une croissance sans précédent. Alors que la consommation mondiale de la bière conventionnelle a chuté de 2015 à 2016, celle de la bière sans alcool a grimpé de 5 %. Les géants brassicoles s’y mettent : Budweiser, Corona, Heineken et Carlsberg ont tous sorti des versions sans alcool de leurs bières dans les trois dernières années. Budweiser et Corona estiment que 20 % de leur production de bière sera sans alcool d’ici 2025. Diageo, propriétaire de Guinness, a de son côté décidé d’investir dans une compagnie de spiritueux sans alcool, en plus de sortir la Pure Brew, une lager sans alcool, plus tôt cette année.

(Ce n’est par ailleurs pas très compliqué de faire de la bière sans alcool. On fait une bière conventionnelle, et on la fait ensuite bouillir pour en retirer l’alcool. En plus, on n’a pas besoin de payer de taxes sur l’alcool.)

Mais d’où vient cet engouement soudain pour les boissons sans alcool?

Il faut en premier lieu comprendre que ce n’est pas si soudain que ça. On le voit dans les statistiques depuis un moment déjà : les jeunes d’aujourd’hui sont pas mal moins intéressés par la drogue, l’alcool et le sexe.

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Libérez-vous de l’alcool avec la Croix bleue

 L’alcool tue environ 50 000 personnes en France (entre 1800 et 2000 en Lorraine) et plus de 3 millions dans le monde par an. L’ONU estime que l’alcool est responsable d’un décès sur vingt sur Terre. Soit plus que le sida, la tuberculose et la violence réunis.

Un des socles de l’association consiste en la tenue des réunions qui se tiennent deux fois par mois, les vendredis soirs. Chaque personne peut déposer un peu son fardeau. Pas de jugement ni de commentaires, simplement de l’écoute et de l’échange. Photo RL

Après dix-neuf années d’existence, la Croix bleue Porte de France Thionville-Yutz reste une valeur sûre et forte où se côtoient continuellement des nouveaux et des anciens.

Bernard Carentz, président de la Croix bleue à Yutz, nous expose un constat alarmant sur les ravages que peut provoquer la consommation excessive d’alcool. Synonyme et symbole de convivialité, de détente, d’amusement et de réjouissances, l’alcool est bien souvent de la partie quand il s’agit de faire la fête. Anniversaire, mariage, réveillon ou simple plaisir de se retrouver entre amis : toutes les occasions sont bonnes pour trinquer. Et on ne se pose même pas la question de la présence ou non de cette potion magique. L’alcool est culturellement présent dans notre vie.

«  Quelle serait la réaction de la majorité des gens s’ils ne trouvaient que des jus de fruits et sodas pour célébrer une réunion amicale ou familiale ? Est-ce que la fête peut être plus folle sans alcool ? Je vous dis oui, bien sûr  », affirme le responsable.

Jeunes et adultes tous concernés

Les adolescents sont susceptibles de rechercher des sensations fortes et d’adopter des comportements à risques. Nombre des jeunes sont en mode « cuite express » qui consiste en une consommation occasionnelle mais excessive dans l’intention de se défoncer par amusement.

Concernant les adultes, il est vrai que la conjoncture actuelle n’est pas reluisante. Il y a aussi les accidents de la vie, un décès, une séparation, une perte d’emploi, avec comme issue, une consommation d’alcool.

C’est pour toutes ces raisons que la Croix bleue existe.

Un des socles de l’association consiste en la tenue des réunions qui se tiennent deux fois par mois, les vendredis soirs. Chaque personne peut déposer un peu son fardeau. Pas de jugement ni de commentaires, simplement de l’écoute et de l’échange.

Les membres interviennent également dans les lycées ou lors d’autres manifestations lorsqu’ils sont sollicités.

La méthode mise en place par la Croix bleue qui consiste à un accompagnement personnalisé et à l’aspiration à l’abstinence permet à nombre de personnes de ne pas recourir ni au sevrage, ni à la postcure.

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Cannabis, alcool, tabac : quelles sont les conséquences chez les adolescents ?

La publication des premiers chiffres de l’enquête ESCAPAD menée par l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFTD) montre une diminution de la consommation de tabac, de cannabis et d’alcool chez les adolescents. L’occasion de revenir sur un risque pas si anodin à cet âge.

Cannabis, alcool, tabac : quelles sont les conséquences chez les adolescents ?  PHOTOGRAPHEE.EU/EPICTURA
 

Le tabagisme des adolescents est le plus bas jamais enregistré depuis vingt ans avec une baisse de 18 % par rapport à l’an 2000. Pourtant, 6 adolescents sur 10 disent avoir déjà essayé de fumer une cigarette. Les jeunes sous-estiment souvent les risques du tabac pour la santé et le risque de dépendance à un âge sensible pour la maturation de leur cerveau. Plus les enfants commencent à fumer jeunes, plus ils risquent de devenir des consommateurs réguliers et moins ils sont susceptibles de renoncer au tabac.

On croit à tort que pour sensibiliser les jeunes contre les méfaits du tabac, il faut adopter une démarche différente de celle des adultes. Pourtant une action pédagogique s’adressant à toutes les tranches d’âge est plus efficace pour changer les comportements, en particulier chez les adultes qui montrent souvent le mauvais exemple.

L’inquiétant « Binge Drinking »

L’adolescence est une période de changement et de transition, en particulier pour le cerveau. Il subit une reconfiguration importante et les centres responsables des émotions sont particulièrement modifiés.

Pour certains adolescents, consommer de l’alcool est une façon d’expérimenter des sensations fortes. Le « Binge Drinking », c’est à dire le fait de ne boire que rarement mais en quantité très importante (plus de 5 verres en un temps très court) concernerait plus de quatre jeunes sur 10 d’après cette enquête.

En plus du risque de violences et de blessures graves, la consommation abusive d’alcool attaque davantage la mémoire et la plasticité du cerveau des adolescents que celui des adultes. Une consommation excessive précoce augmente la prise de décision à risque tout au long de la vie. Sans oublier que les jeunes qui consomment de l’alcool avant l’âge de 21 ans augmentaient de 70 % leur risque d’être éventuellement aux prises avec un problème de consommation de drogues.

Pédale douce sur le cannabis

Les drogues dites « douces », comme le cannabis, en apparence moins dangereuses, peuvent constituer un piège important. Les conséquences d’une utilisation massive de cannabis sur le développement psychologique et social peuvent être nombreuses et influencer le jeune jusqu’à son âge adulte. Les effets nocifs en relation au cannabis sont plus prononcés lorsque la première consommation se fait avant l’âge de quatorze ans.

Comme pour le tabac et l’alcool, l’expérimentation du cannabis est en baisse et passe pour la première fois depuis 2000 sous la barre des 40 %. Ce chiffre est une bonne nouvelle à la vue des effets immédiats et chroniques d’une prise de cannabis sur le système nerveux, que ce soit sur le risque de psychoses, les capacités de mémorisation, d’attention et d’apprentissage. Le cannabis consommé par les adolescents est soupçonné d’être l’une des causes de l’échec scolaire.

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Les effets négatifs de l’alcool sur l’organisme

Avec une consommation de 15 litres par an par habitant en moyenne, la France est le troisième plus grand consommateur d’alcool en Europe. Un chiffre qui illustre le bien-vivre à la française mais qui n’est pas sans conséquence pour les organismes. Surtout, sa consommation n’aide en rien à la performance sportive.

Tour d’horizon des effets négatifs de l’alcool sur le corps.

Tous sports - Ilosport - L'alcool, une boisson aux multiples effets sur l'organisme. (Shutterstock/D.R)
L’alcool, une boisson aux multiples effets sur l’organisme. (Shutterstock/D.R)

Quels sont les effets de l’alcool sur l’organisme ?

L’alcool est absorbé par l’intestin grêle. Il n’est pas digéré comme un nutrimentmais plus comme une toxine, passant directement dans le sang. Son élimination dure environ 90 minutes et passe à 95% par le foie. La peau (transpiration), les poumons (l’air expiré) et la salive sont les autres moyens de l’évacuer.

Une fois ingéré, l’alcool influe sur le cerveau. A faible dose, il provoque une euphorie, de l’excitation et une baisse des réflexes. Avec une quantité plus importante, on observe des troubles de l’élocution, de la somnolence, des nausées. Les boissons alcoolisées jouent sur la conscience, le comportement, la perception et le ressenti. Elles entraînent aussi un « foie gras », le gras est moins bien éliminé et reste stocké dans le foie, entraînant des maladies et une prise de poids.

Après une consommation excessive d’alcool, il est possible d’avoir mal à la tête car l’organisme essaye de se débarasser de la surdose d’alcool. Cela entraîne une déshydratation qui provoque des maux de tête. C’est pour cette raison qu’il est recommandé de boire de l’eau. L’idée que la bière est un bon moyen de se réhydrater après l’effort est donc complétement faux.

 Pourquoi l’alcool est mauvais pour la santé ?

La consommation d’alcool a des effets néfastes sur l’organisme. C’est la deuxième cause de mortalité prématurée évitable en France avec 45 000 décès par an. Ce classement situe l’alcool derrière le tabac, mais ses effets sont bien plus rapides.

L’alcool favorise les cancers du système digestif, augmente les risques d’accidents cardiovasculaires et affecte la santé psychique, le sommeil, la tension artérielle, le système nerveux et la mémoire. Une consommation régulière peut entraîner d’autres maladies chroniques très graves : la cirrhose du foie ou le syndrome de Korsakoff par exemple. Dans le premier cas, cela nécessite une transplantation du foie alors que dans le second, il s’agit de troubles neurologiques importants comme la démence.

L’idée que le vin est bon pour la santé n’a pas encore été prouvée scientifiquement. Si le polyphénol, un puissant antioxydant, y est présent, il n’est pas encore certains que son effet positif soit supérieur aux effets négatifs de la consommation d’alcool.

Il vaut mieux une bière blanche qu'un mélange de vodka et de soda. (Shutterstock/D.R)
Il vaut mieux une bière blanche qu’un mélange de vodka et de soda. (Shutterstock/D.R)
 Quelle est la limite à la consommation d’alcool ?

Un verre d’alcool contient 10g d’alcool pur. On parle d’unités d’alcool, car les quantités disponibles notamment dans les bars sont équivalentes. Une bière est égale à un shooter d’alcool fort qui est égal à une unité.

Il est dangereux de boire plus de deux unités par jour, ou quatre lors d’une même occasion ou dix en une semaine. La consommation occasionnelle et festive d’alcool n’implique évidemment pas tous les effets négatifs cités plus haut, mais pensez à boire avec modération.

 En nutrition, l’alcool est un ennemi

Un gramme d’alcool contient sept calories. Plus que sa richesse en calories, c’est le fait qu’il ne contient pas d’autres nutriments qui est grave. L’alcool représente beaucoup d’énergie pour aucun effet positif pour l’organisme. A titre de comparaison, un verre contient autant de calories que 100 g de fromage blanc qui est beaucoup plus riches en nutriments essentiels.

Chez les personnes qui ont une consommation excessive d’alcool, la boisson peut représenter jusqu’à 6% des apports énergétiques journaliers. D’un point de vue esthétique également, l’alcool empêche la bonne élimination du gras et donne du ventre.

L’autre problème de l’alcool est qu’il est très sucré de nature. Les mélanges avec des boissons fruitées renforcent encore plus cela. S’il faut faire un choix, l’alcool le plus intéressant d’un point de vue nutritif est la bière blanche, car elle est moins sucrée donc moins riche en calories avec 178 pour un verre. Dans tous les cas, boire ou être en bonne santé, il faut choisir.

N.K. avec Emilie Engel
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