Vidéo enregistrée par une touriste française dans le centre de Vancouver (« Downtown Eastside »), qui s’est fortement dégradé depuis la légalisation du cannabis au Canada en 2018.
La dépénalisation n’est pas le seul facteur en jeu car le problème est multifactoriel mais elle a aggravé la situation (50% des habitants sont des consommateurs réguliers de cannabis !). Citons les autres facteurs en jeu:
– crise des opioïdes propre à toute l’Amérique du Nord mais pire ici (la Chine alimente le Canada en fentanyl bon marché)
– absence de solutions pour les personnes en situation de mal-être qui n’ont pas d’endroits où aller
– cercles vicieux créés par les « salles de shoot » du quartier où n’importe qui peut se « droguer propre » sous la supervision de personnel de santé et qui attirent de ce fait de nouveaux drogués
– absence de politique sérieuse de prévention et d’information sur le danger des drogues à l’instar de ce qui se pratique en Suède
– coût énorme du nettoyage des tags (certains commerçants dépensent plus de 2000 dollars par mois, pour rien) qui fait qu’on laisse le quartier s’enlaidir.
Downtown Eastside devient un véritable enfer, de pire en pire chaque année.
Vous le constaterez aisément en visionnant la vidéo, tournée en 2020.
Commentaire de Jean Costentin sur l’information donnée dans J.I.M. (Journal international de Médecine) média français des professions médicales, concernant la proposition de sénateurs socialistes de légaliser le cannabis
Le 12 août 2022
Depuis «l’appel du 18 joints 1976», du journal «Libération», s’expriment, très périodiquement, des lobbies de déconstructeurs, de militants écologistes soucieux de régression économique, de groupes capitalistes avides.
Cette fois ce sont des sénateurs socialistes, toujours prompts à proposer des « solutions » de nature à aggraver le problème à traiter (pacifisme quand l’envahisseur est aux frontières, 35h hebdomadaires
de travail quand la Chine et ses 50h nous inonde de ses produits, retraite à 60 ans quand les caisses sont vides et que l’espérance de vie continue de croître…).
La récente sortie des sénateurs socialistes, épaulés par quelques comparses subvertis par les lobbies à l’œuvre au sein de la Haute assemblée, ne trouve rien de mieux, pour calmer le feu cannabique, que sa légalisation. Ils mettent les extincteurs au rebut, alors que notre Nation s’embrase du cannabis avec 1.500.000 usagers réguliers, tandis que nous sommes les premiers consommateurs de cette drogue en Europe.
Sans revenir sur la très longue liste des méfaits physiques, psychiques et sociétaux du cannabis, que ces sénateurs devraient finir par connaître, parlons leur des effets épigénétiques de cette drogue, qu’ils doivent ignorer, sans que cela les empêche de gloser, de façon tonitruante, sur le cannabis.
Que ne savent-ils que le consommateur de cannabis (via le THC) modifie l’expression de plusieurs de ses gènes et qu’il transfert à sa progéniture le « tagage » ainsi acquis de la chromatine. Les conséquences peuvent affecter la vulnérabilité de leurs enfants (au moins de la première génération) aux
toxicomanies, à la schizophrénie, à l’autisme, à la dépression, aux déficiences cognitives, à une dépression de l’immunité… Le cannabis « pour tous » frappe aussi, au plan génétique, leurs infortunés héritiers.
Mais il semble qu’il ne faille pas le dire, pour ne pas faire naître de culpabilisations ; pourtant se taire alors, ce que nous ne pouvons faire, c’est devenir complices de la poursuite de ce funeste type d’héritage.
L’indigence des justifications sénatoriales à leur proposition de légalisation devrait faire honte à leurs collègues : « meilleure protection des consommateurs » (on a vu pour le tabac et l’alcool) ; « pacification des quartiers sensibles » (les trafiquants et dealers se reconvertissant) ; « perception de taxes » pour renflouer un budget de la Nation (au seuil du redressement judiciaire), alors que le tabac et l’alcool coûtent deux fois plus au budget qu’ils ne produisent de taxes.
Le Colorado, qui a légalisé le cannabis, conclut à un déficit accru, du fait des accidents routiers et professionnels, des violences, des dépenses hospitalières en particulier psychiatriques, de l’incurie d’un nombre croissant d’individus que la société doit assister, de l’envol des effets tératogènes, 10% des femmes enceintes y consommant du cannabis.
A aucun moment nos éminences n’envisagent de mettre un terme à l’absence complète de prévention qui prévaut dans notre pays sur les toxicomanies ; ce que nous reproche l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies – OEDT.
Et que font-ils de l’engagement du président de la République à instaurer, dès 2030, «une génération sans tabac», alors que le cannabis est porté sur les épaules de l’herbe de Nicot?
Pr Jean Costentin
Réaction d’un médecin urgentiste à mon admonestation des sénateurs socialistes
Bravo !
Cette crétinisation et ce nivellement par le bas ont envahi notre société, à tous niveaux et âges …
La pratique courante désormais : un joint pour se détendre puis un rail de coke pour se re/énergiser …
Un jeune chef dans le BTP me confiait récemment les raisons de sa reconversion comme ambulancier : il lui était impossible de manager ses hommes sur les chantiers : ils étaient soit ralentis sous cannabis, soit surexcités et irritables sous Cocaïne …
Quant au nombre de jeunes qui nous appellent au 15 ou qui consultent pour douleurs abdominales qui ne sont autres que des syndromes cannabinoïdes …
Les pertes de repères actuels sont la porte ouverte pour tous les laxistes, opportunistes, pro-cannabis …
Boulevard Voltaire 12 Août 2022

Pr. Jean Costentin
Si le bélouga dans la Seine était une première, la réapparition du monstre du Loch Ness de la légalisation du cannabis au Parlement est rituelle. 31 sénateurs socialistes, dont l’ancien ministre Laurence
Rossignol, viennent de signer une tribune dans Le Monde en faveur de cette légalisation.
De puissants lobbies d’idéologues déconstructeurs, de militants pour une régression économique (EELV) et de groupes capitalistes affamés ne désarment donc pas. Leur « appel du 18 joints » dans Libé date de 1976.
Les socialistes sont à la manœuvre dans un exercice conforme à l’un de leurs stéréotypes : répondre à un
problème grave en proposant une « solution » de nature à l’aggraver. Ainsi, face à la pandémie du cannabis qui fait de notre nation la toute première consommatrice en Europe, ils proposent sa légalisation, alors que partout où elle a été instaurée, elle a accru le nombre de ses consommateurs.
Alors que la consommation de cannabis affecte, en France, 1.500.000 usagers réguliers, sa consommation débute maintenant au collège.
Alors que sa responsabilité dans l’accidentalité routière et professionnelle est avérée (majorée par
l’alcool, au point de multiplier par 27 le risque d’accident mortel).
Alors que son rôle dans la crétinisation de notre jeunesse se lit dans la dégradation du niveau du
« baccalauréat pour tous » et notre rang pitoyable (27e) au classement international PISA des performances éducatives.
Alors qu’il est irréfragable que, par un mécanisme d’escalade, il incite à la consommation d’autres
drogues, conduisant aux polytoxicomanies.
Alors que l’explosion des maladies mentales déborde les possibilités d’accueil des hôpitaux
psychiatriques, nombre de ces maladies résultant ou étant aggravées par sa consommation (anxiété, dépression, schizophrénie).
Alors qu’elle frappe nos jeunes pendant leur maturation cérébrale (12 à 22 ans) en la perturbant.
Alors que sa toxicité physique l’emporte sur celle du tabac, responsable de 75.000 décès annuels et
source de divers handicaps – le cannabis induit cancers broncho-pulmonaires, bronchites chroniques, infarctus du myocarde (3e cause de déclenchement), accidents vasculaires cérébraux, artérites des membres inférieurs, cancers du testicule…
Alors qu’au Colorado où il est légalisé, 10 % des femmes enceintes en consomment, faisant s’envoler le
nombre de malformations congénitales (tératogénèse).
Apprenons à ces sénateurs qu’un fumeur de cannabis modifie l’expression de certains de ses gènes et qu’il transmet à sa progéniture ce marquage épigénétique, ce qui se traduit par une vulnérabilité accrue aux toxicomanies, des perturbations psychiques, une vulnérabilité à l’autisme, à la schizophrénie, aux déficiences cognitives, aux troubles dépressifs, à une dépression de l’immunité…
Qu’attendent donc de sa légalisation ces éminences sénatoriales ?
« Une meilleure protection des consommateurs » ? Comme si elles méconnaissaient les drames multiples du tabac et de l’alcool, alors qu’elles ne savent contenir ces deux drogues licites.
L’apaisement des cités « sensibles » où elles ont laissé le climat se détériorer ? Comme si elles espéraient que trafiquants et dealers se reconvertissent dans la vente du muguet.
L’abondement d’un budget (proche du redressement judiciaire) par les taxes qui seraient perçues ? Elles
semblent ainsi ignorer que les méfaits du tabac et de l’alcool coûtent deux fois plus cher à l’État qu’ils ne lui rapportent et que le bilan économique de la légalisation du cannabis au Colorado est déficitaire (accidents, violences, procès, hospitalisations pour pathologies somatiques ou psychiatriques, incurie d’un nombre croissant d’individus que la société doit assister).
Alors que prévaut, en France, une absence complète de prévention éducative sur les toxicomanies – ce
que nous reproche l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) – ces sénateurs n’ont pas un mot sur l’instauration d’une éducation civique sanitaire, portant une attention privilégiée aux drogues qui minent notre jeunesse et, à terme, notre société.
Le cannabis étant porté sur les épaules du tabac, leur proposition est-elle leur réponse au président de la
République qui a fixé pour objectif national une génération sans tabac pour ceux qui auront 20 ans en 2030 ?
Jean Costentin
Docteur en médecine
Publié le 27/07/20

Quelle est la relation entre les différents types de cannabis et leurs problèmes de dépendance et de santé mentale ? Selon des chercheurs anglais, la teneur en THC est directement impliquée.
Sommaire
- Plus le cannabis est puissant, plus il est addictif
- Davantage de troubles de santé mentale
- Eclairer le consommateur sur ses choix
Les chercheurs de l’Addiction and Mental Health group de l’Université de Bath au Royaume-Uni, ont réalisé une méta analyse d’une vingtaine d’études, impliquant plus de 120 000 personnes, pour arriver à cette conclusion. Les résultats sont publiés dans la revue The Lancet Psychiatry.
Plus le cannabis est puissant, plus il est addictif
Dans le cannabis, c’est la concentration en THC ou tétrahydrocannabinol qui traduit sa « puissance ». Ainsi, plus la drogue en contient, plus le cannabis sera fort. Les chercheurs ont tout d’abord démontré qu’au fil du temps, le cannabis en circulation était de plus en plus fort, avec des concentrations de THC en augmentation.
Dans leurs résultats, les chercheurs constatent que les personnes qui consomment du cannabis à forte puissance sont plus susceptibles de développer une dépendance que celles qui utilisent des produits à faible puissance.
Davantage de troubles de santé mentale
Par ailleurs, les résultats des chercheurs suggèrent également que les personnes qui consomment du cannabis à forte puissance sont plus susceptibles de souffrir d’un trouble psychotique, comme la schizophrénie.
Un phénomène constaté par les chiffres, comme ceux de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, qui montrent « une augmentation de 76 % du nombre de personnes entrant en traitement pour dépendance au cannabis au cours de la dernière décennie ».
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Eclairer le consommateur sur ses choix
Malgré des preuves anecdotiques de liens entre le cannabis et l’anxiété et la dépression, les auteurs notent que l’association entre la puissance du cannabis et d’autres problèmes de santé mentale ne sont pas clairement établis.
Cependant, le Dr Tom Freeman, auteur principal de ce travail, estime que « les résultats suggèrent que les personnes qui consomment du cannabis pourraient réduire leur risque en utilisant des produits moins puissants. Dans les endroits où le cannabis est vendu légalement, fournir aux consommateurs des informations précises sur le contenu du produit et l’accès à des produits à faible puissance pourrait aider les gens à consommer du cannabis de manière plus sûre ».
Rappelons qu’après l’alcool et la nicotine, le cannabis est la drogue la plus consommée dans le monde. Les dernières estimations du Royaume-Uni suggèrent d’ailleurs qu’au cours de l’année dernière, environ un jeune de 16 à 24 ans sur cinq avait consommé du cannabis.
Droguées à leur insu après avoir mangé des « space cakes » dans leur salle de pause le 9 février 2022, deux salariées du port de Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) avaient été transférées aux urgences de l’hôpital de Perpignan. Leur collègue, qui avait laissé traîner ses gâteaux au cannabis, a été mis à pied trois jours.
Ouest-France 13/07/2022 à 18h30
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Lors de leur pause matinale, mercredi 9 février 2022, deux salariées du port de Canet-en-Roussillon avaient mangé des cookies laissés dans leur salle de pause. D’après nos confrères de L’Indépendant, elles ne savaient pas qu’il s’agissait en réalité de « space cakes », des gâteaux au cannabis.
Se sentant soudain mal, les deux femmes avaient dû être transférées aux urgences de l’hôpital de Perpignan. L’une d’elles souffre encore aujourd’hui de troubles du sommeil et de crises d’angoisse. Employée comme agent d’entretien par la société publique locale Sillages, elle est en arrêt de travail.
Des plaintes classées sans suite
Selon L’Indépendant, un expert psychiatre avait dressé un diagnostic de « syndrome anxieux suite à une agression par intoxication involontaire au cannabis ». Les deux victimes avaient porté plainte contre leur collègue de travail pour « administration de substance nuisible commise en réunion suivie d’une incapacité n’excédant pas huit jours ».
Selon la directrice de Sillages, « un rappel des règles aux personnels » a été fait pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise. D’après nos confrères, les plaintes des deux victimes ont été classées sans suite. L’employé visé a été mis à pied trois jours.
45 % des jeunes ont fumé du cannabis dans l’année, d’après une enquête de MAAF Prévention. Une pratique qui peut avoir des répercussions dangereuses, même pour ceux qui ne fument pas. Explications.

L’étude réalisée par MAAF Prévention chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans montre que 45 % d’entre eux ont consommé du cannabis durant l’année 2021, soit une hausse de 13 points par rapport à 2020. Plus grave, cette consommation ne les empêche pas de conduire après consommation : 4 jeunes sur 10 ayant leur permis de conduire disent l’avoir déjà fait.
Le “cannabis passif”
En voiture, 20 % des jeunes avouent avoir déjà laissé leurs amis fumer dans l’habitacle. Lorsqu’ils sont plusieurs à fumer des joints, la voiture se transforme en un véritable fumoir. Et qu’en est-il de ceux qui ne fument pas et se retrouvent enfermés dans la fumée du cannabis ? Comme pour le tabagisme passif, le ou les jeunes qui ne fument pas inhalent quand même la fumée. C’est ce qu’on appelle l’effet “aquarium”’.
Des risques d’accident élevés
La consommation de cannabis multiplie par deux le risque d’avoir un accident mortel.
D’ailleurs, 700 personnes meurent chaque année d’un accident causé par un conducteur ayant consommé de la drogue.
En cas de contrôle, qu’une personne ait fumé ou non du cannabis, si elle en a seulement respiré par l’effet “aquarium”, son test sera positif. Il faut savoir qu’en cas de positivité lors d’un accident, il n’y a aucune prise en charge de l’assurance. Et avant tout, on risque sa vie et celle des autres… A méditer avant de prendre le volant.
Pr. Jean Costentin Président du centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)
Après la féria de Mai 1968, une loi de décembre 1970 prohiba le commerce et l’usage du cannabis ; à la même époque ses effets thérapeutiques étant modestes et son potentiel addictif élevé, il fut évincé de la pharmacopée. La suite a été écrite par des soixante huit attardés s’appliquant à annihiler ces dispositions. Ces sirs, jamais purs font que le pire jamais sûre, le devient.
La loi prohibant le cannabis n’est connue que de ceux qui veulent l’abroger. Ni enseignée, ni justifiée, elle apparaît tel un oukase.
Les méfaits physiques et psychiques de son constituant, toxicomanogène, le THC, sont largement ignorés. Qui sait, par exemple, que ses effets épigénétiques, opérant sur les gamètes de ses consommateurs, pourront faire hériter leur progéniture d’une vulnérabilité : aux toxicomanies, à l’autisme, à la schizophrénie, aux troubles dépressifs, à des perturbations cognitives, à des malformations congénitales, à des déficits de l’immunité…?
La prohibition est inefficace car la loi n’est pas appliquée. Les dealers présentés par la police à la justice, sont aussitôt relâchés, avec classement sans suite.
La guerre contre le cannabis pour être perdue devrait avoir été livrée ; or les simulacres de résistance n’ont été qu’une série de concessions. La désobéissance à la loi est devenue une simple infraction, sanctionnée par une contravention de 200 €, qui ne laisse même pas une mémoire informatique, qui permettrait d’en majorer le montant en cas de récidive.
L’éducation nationale oppose une splendide indifférence à la montée du péril ; elle expérimente encore la façon d’aborder le sujet et empêche d’éminents praticiens de le faire bénévolement à sa place. Comme Vassili dans « Maîtres et serviteurs » (Tolstoï) : « Touche pas Nikita, c’est pour les maîtres » ! La défaite cannabique sera consommée qu’elle n’aura tiré aucune cartouche. Pourtant notre rang est pitoyable (27 ième ) au classement PISA des performances éducatives. L’éradication du cannabis de toute la
sphère éducative (enseignés et enseignants) élèverait significativement ce rang.
Longtemps des médias, à l’instar de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, ont relativisé la pandémie cannabique. Révélant le chiffre de 1.500.000 usagers réguliers, faisant des français les premiers consommateurs Européens, ils utilisent ces chiffres pour estimer que l’irréversible est atteint, imposant la reddition (une légalisation de cette drogue, puis des autres).
Une mission parlementaire, initiée par O. Véran avant qu’il soit ministre de la Santé, vise à légaliser le cannabis sous toutes ses formes. S’y dépense intensément un porte-parole de La REM (J.-B. Moreau, agriculteur), voulant couvrir de chanvre indien sa campagne Creusoise. Avec d’autres députés, subvertis par le lobby cannabique, il prône l’organisation d’un référendum pour légaliser le cannabis « récréatif ».
Ces mêmes missionnaires, avant l’obtention des résultats de la caricature d’expérimentation qu’ils
ont initiée, concluent à l’intérêt « thérapeutique » du cannabis. Ils se substituent sans vergogne aux spécialistes des médicaments et transgressent les règles qui président à la reconnaissance de tout médicament digne de ce nom.
Le cannabis « de confort » et son cannabidiol (CBD) diffusent de façon explosive ; grâce aux florilèges débridés de la publicité ; bon pour tout et bon pour tous ; il s’invite au repas ridicule de Boileau : « Aimez-vous le CBD, on en a mis partout » (« passez muscade » !).
L’effondrement du bon sens et de la science engendrera-t-il la force d’un rebond salutaire ? On peut en douter car, ayant touché le fond, les fossoyeurs continuent de creuser. Une convergence d’intérêts variés œuvre à la légalisation du cannabis « récréatif » ; en mobilisant : les appétits irrépressibles des cannabinophiles ; celui insatiable de groupes capitalistes ; les écologistes adeptes d’une régression
économique ; les tenants du wokisme, de la cancel culture et ceux qui veulent détruire notre civilisation ; des politiciens démagogues qui voient dans cette drogue un moyen de transformer des insurgés en résignés ; sans oublier de nombreux idiots utiles…
Notre société soufre de nombreux maux, l’anesthésie cannabique, en précipitant son trépas, serait son euthanasie. Au pessimisme que ces constats inspirent, substituons l’optimisme d’une victoire contre cette drogue. Elle dépend de notre capacité d’en faire très largement connaître les multiples méfaits sanitaires et sociaux.

La consommation du cannabis, en France, est d’un très haut niveau ; nous sommes, et de loin, ses tout premiers consommateurs parmi les 27 Etats membres de l’Union européenne. Après avoir frappé nos grandes cités, le cannabis s’est répandu dans toutes nos campagnes. Sa diffusion, sur un mode pandémique, s’accompagne d’un pitoyable cortège, ouvert par ses 230.000 dealers et autres trafiquants, promoteurs d’accidents de toutes sortes (routiers, professionnels, sanitaires, sociaux et sociétaux).
Sa toxicité physique est supérieure à celle du tabac : cancérogène, fauteur de troubles cardio-vasculaires (artérites, accidents vasculaires cérébraux, 3ième cause de déclenchement d’infarctus myocardiques) ; il perturbe le déroulement de la grossesse (qui s’en trouve abrégée) et l’enfant qui en naitra (malformations, vulnérabilité à l’autisme, à la schizophrénie, aux toxicomanies, aux déficits immunitaires…). Il s’y ajoute une toxicité psychique faite d’ivresse, de désinhibition rendant le consommateur dangereux tant pour lui que pour autrui ; avec des relations sexuelles non consenties, non protégées contre les maladies sexuellement transmissibles et sans contraception.
Cette drogue, par son tétrahydrocannabinol/THC, est à l’origine d’accidents routiers (impliqué dans 23% des accidents mortels), d’accidents professionnels, d’une perturbation de la cognition, inductrice d’une crétinisation qui imprime sa marque dans la mauvaise place (27ième rang) de notre pays dans le classement international PISA des performances éducatives ; inductrice de troubles délirants, d’hallucinations, d’une psychose cannabique (réversible) ; qui déclenche ou aggrave une schizophrénie ; qui incite à l’abus d’autres drogues aboutissant à ces poly toxicomanies devenues si fréquentes…
A ce jour, le cannabis est, de très loin, la substance illicite la plus consommée par les adolescents ; elle concerne de plus en plus la population devenue adulte ; 18 millions de personnes de 18 à 64 ans l’ont expérimenté en France (soit 46% de cette tranche d’âge, le double de la moyenne européenne). Parmi les éléments les plus saillants de cette consommation, retenons :
– ses 1.500.000 usagers réguliers (plus de 10 joints par mois), incluant 900.000 usagers quotidiens et multi-quotidiens. Eu égard à la très longue durée d’action du THC, la consommation d’un « joint » tous les 3 jours entretient, au moins à un certain degré, une stimulation permanente de ses cibles biologiques, les récepteurs CB1 ;
– son expérimentation est de plus en plus précoce ; elle apparait au collège, dès la cinquième (12 ans), c’est à dire à un âge critique car le cerveau, alors en pleine phase de maturation (entre 12 et 22 ans), est particulièrement vulnérable ; autoriser, comme le propose certains, sa consommation au delà de 18 ans le ferait consommer par des individus n’ayant pas terminé leur maturation cérébrale.
– diffusent désormais des résines dont la teneur en THC est de plus en plus élevée (multipliée par 6,5 en 40 ans) ;
– certains modes de consommation peuvent décupler la cession du THC à l’organisme (vapoteurs, pipes à eau) ;
– les cannabinoïdes de synthèse sont beaucoup plus actifs que le THC ;
– l’addiction au cannabis est croisée avec celle des opioïdes.
Certains Etats défaitistes ont rendu les armes. Ils ont signé l’armistice avec : le monde du « deal » ; avec les puissances financières à l’affût ; avec ceux qui organisent la fuite de leur existence dans la drogue.
N’abdiquons pas, la guerre n’est pas perdue, donnons nous les moyens de la gagner, et pour cela il faut :
1- Rappeler la législation qui prohibe le cannabis (loi de 1970). Alors qu’elle est d’une complète actualité elle reste méconnue, sauf de ceux qui veulent l’abolir. Il faut la faire connaître, l’expliciter, la justifier. Contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs, elle est actuellement inappliquée même pour les dealers, comme le montre l’enquête européenne sur les sanctions judiciaires prononcées. Pour la possession de 1 kg de résine de cannabis, la France et les Pays-Bas sont les deux pays les plus laxistes parmi tous les 27 pays de l’Union européenne. Justifier la législation consiste à montrer ses effets protecteurs vis à vis des multiples méfaits physiques et psychiques que peut susciter cette drogue. Ceci doit conduire à présenter tous les méfaits du cannabis, dans leurs détails, avec tous les éléments de preuve.
2- Mettre en place une pédagogie précoce, dès l’école primaire, étalée sur tout le cursus éducatif, déterminée, répétitive. Elle saisira l’opportunité des visites médicales prénuptiales pour évoquer la santé pré conceptionnelle, la grossesse, les méfaits épigénétiques opérés par les drogues, méfaits que les parents peuvent transmettre à leur progéniture.
Ces interventions pédagogiques seront effectuées par des intervenants qui insisteront sur le rappel de la loi, sur les subterfuges des dealers et des affairistes, sur les aspects sanitaires, en fonction de leurs compétences respectives. Ces actions ne sont que très partiellement remplies par la Police et la Gendarmerie nationale ; Elles doivent être complétées par celle d’autres intervenants, dont on se sera assuré qu’ils sont exempts de tout problème toxicomaniaque et qu’ils sont convenablement formés pour présenter les méfaits biologiques, cliniques, toxicologiques, épidémiologiques de cette drogue ;
3 – Lutter contre le cannabisme, c’est lutter aussi contre le tabac, car il est « porté sur les épaules de ce dernier » ; c’est aussi lutter contre les ivresses alcooliques qu’il potentialise. La première ligne de défense contre le cannabis consiste donc à faire respecter l’interdiction du tabac chez les mineurs, porte d’entrée du cannabis. Il faut aussi interdire aux mineurs la e-cigarette et faire respecter cette interdiction. Alors qu’à l’origine elle ne dispensait que de la nicotine, elle est maintenant détournée par l’emploi de recharges d’« huile de cannabis » (à très haute teneur en THC) et de divers produits à base de cannabis et de cannabinoïdes de synthèse ;
4 – Sanctionner toute infraction à la loi prohibant le cannabis ; en s’affranchissant du « tout ou rien », i.e. le « tout » (le maximum de 2 ans de prison ou 3.500 € d’amende, jamais appliqué) ou le « rien » (classement sans suite, qui prévaut habituellement et fait classer le délit presque sans sanction, hormis une contravention de 200 €, d’ailleurs pas toujours perçue, ce qui ne laisse même pas une trace qui aurait permis d’en accroître le montant en cas de récidive(s). Il faudra recourir à la gamme des nombreuses peines intermédiaires imaginables entre la sanction maximale prévue par la loi et une totale absolution, en tenant compte des circonstances dans lesquelles le délit a été constaté. Ce devrait être, a minima, une amende d’un niveau plus élevé que celle de base qui, surtout, ne devrait pas être en solde de tout compte. Inscrite extemporanément sur un fichier national informatisé, elle permettrait qu’à chaque nouveau constat de détention d’une quantité de cannabis pour usage personnel et/ou de consommation, le niveau de l’amende soit accru, multipliant le tarif de base par le nombre de récidives.
Au-delà de 4 infractions, attestant d’une dépendance/addiction forte (7,4 % des jeunes de 17 ans ont une consommation problématique au sens du « cannabis abuse screening test » ou CAST), serait instituée une prise en charge médicale. Elle jouerait de la persuasion, par le suivi d’un stage (payant) d’information intensive, se déroulant sur deux jours ; il comporterait à son issue un contrôle des connaissances, dont un niveau insuffisant imposerait une réitération du stage, à nouveau payant. Une surveillance ultérieure par des contrôles urinaires réguliers s’assurerait du sevrage et de sa persistance. En cas d’échec, un traitement serait réalisé en milieu fermé, médicalisé, pendant lequel seraient poursuivies des activités éducatives, focalisées sur les disciplines majeures ;
5 – Dénoncer les lobbies à l’affût : industrie du tabac, buralistes, alcooliers et comparses… pour qui la haute « valeur ajoutée » d’un produit anesthésie toute réflexion éthique sur la valeur et la qualité de la vie humaine ;
6- Indiquer, de façon aussi précise que détaillée, aux consommateurs, dont beaucoup ont un fond moral qui peut avoir résisté à l’affaiblissement de leur volonté, où va l’argent qu’ils dépensent pour satisfaire leur toxicomanie (enrichissement des dealers, des gangs, des gros bonnets de la drogue, soutien au terrorisme, voire à des guerres…) ;
7- « Pourrir » la vie des « dealers ». Lors des intercours, aux sorties des collèges et des lycées, des parents d’élèves viendraient veiller à tour de rôle ; constatant une activité de « deal », ilsdisposeraient d’un numéro enregistré sur leur téléphone portable leur permettant d’appeler discrètement la police.
Lors de la présentation des délinquants à la justice, elle ne classerait plus sans suite, et ne libérerait pas instantanément des dealers, narguant alors les policiers qui viennent de les arrêter.
8 – Insister auprès des parents sur les méfaits d’un argent de poche dispensé de façon excessive, mais aussi sur le fait que les jeunes consommateurs de cannabis, prêts à tout pour se procurer cette drogue, peuvent recourir au vol, à la prostitution, voire faire usage de la violence pour obtenir de l’argent ou devenir à leur tour des dealers ;
9 – Sensibiliser les parents sur l’attention qu’ils doivent porter aux fréquentations et aux sorties de leurs enfants ; sur l’importance d’avoir avec eux des loisirs, des sorties, des vacances ;
10- Diffuser la pratique de tests urinaires au collège et au lycée ; les premiers tests s’effectueraient de façon anonyme ; si le taux des intoxiqués s’avérait élevé, il serait alors annoncé que seraient effectués des contrôles personnalisés, ce qui permettrait d’identifier ceux qui sont incapables d’arrêter quelques jours leur consommation en raison de leur forte dépendance à la drogue. Cet état justifierait un signalement de l’enfant mineur à ses parents en leur indiquant le besoin d’une prise en charge médicale ;
11 – Rompre avec la confusion, délibérément entretenue, entre d’hypothétiques activités thérapeutiques du cannabis et ses usages à des fins « récréatives ». Tous les Etats qui ont légalisé le cannabis « récréatif » avaient instauré, plusieurs années auparavant, le cannabis thérapeutique ; ainsi aux Etats-Unis et au Canada. Très peu de preuves de son efficacité thérapeutique ni de son innocuité n’ont été apportées ; en revanche, les études épidémiologiques montrent que l’accès facilité à un usage « médical » favorise la consommation à titre « récréatif » ;
12 – Apporter sans relâche une contradiction à ceux des journalistes et médias (avec la requête d’un droit de réponse automatique et non laissé à leur discrétion) qui, par différents artifices, entretiennent la banalisation du cannabis et contribuent à sa diffusion ;
13 – Former le monde médical (médecins et infirmières scolaires en particulier), les parents, les éducateurs, les ministres des cultes, les responsables de clubs sportifs, ainsi que tous les milieux professionnels sur les risques du cannabis ; les former au repérage de sa consommation et à la façon de se comporter avec ses utilisateurs ;
14 – Rappeler avec insistance que le cannabis est souvent l’antichambre de la cocaïne et de l’héroïne par un effet passerelle ; ce constat est expliqué désormais par ses effets épigénétiques. Le cannabis/THC est donc un des premiers barreaux de l’échelle qui fait accéder aux poly toxicomanies ;
15 – Diffuser les connaissances sur les effets épigénétiques du THC. Alors que les premières connaissances datent de plus de dix ans, elles demeurent largement méconnues du public. Il importe de les lui faire connaître, en indiquant qu’une exposition de ses gamètes (spermatozoïdes ou ovules) au THC, même longtemps avant de procréer, peut induire chez sa progéniture des malformations, des retards de développement psychomoteur, une vulnérabilité à l’autisme et, à l’adolescence, une vulnérabilité aux toxicomanies, à la schizophrénie, aux troubles de l’humeur, à des déficits immunitaires, à des déficiences cognitives…
Prochain article : E – Agir contre les opiacés et les opioïdes le 27 Juin
