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Bordeaux. Un accord à 30 millions de dollars pour développer un traitement contre l’addiction au cannabis

Aelis Farma, une société de technologie installée à Bordeaux (Gironde) vient de signer un accord avec le laboratoire spécialiste des addictions Indivior. D’un montant de 30 millions de dollars, celui-ci vise à accélérer le développement et la mise sur le marché du premier traitement pharmacologique des troubles liés à la consommation de cannabis, dont l’addiction et la psychose, rapporte Sud Ouest, mardi 8 juin.

« Un besoin médical croissant et insatisfait »

« Plus de 8 millions de personnes ont été diagnostiquées avec une addiction au cannabis en Europe et aux États-Unis. Ces chiffres devraient augmenter dans les années à venir du fait de la légalisation de plus en plus répandue de l’usage récréatif du cannabis » a expliqué le Dr Pier Vincenzo Piazza, cofondateur et président de l’entreprise bordelaise, cité par nos confrères. Selon lui, la psychose induite par cette substance est également la première cause d’admission aux urgences en Europe.

De son côté, le PDG d’Indivior, Mark Crossley, a affirmé qu’il s’agissait « d’une opportunité formidable pour développer des traitements innovants pour les troubles liés à la consommation de drogues pour lesquels le besoin médical est croissant et insatisfait », note le quotidien régional. De nouveaux essais doivent être réalisés pour évaluer l’efficacité de la molécule.

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Cannabis : « Ceux qui défendent la légalisation y ont un intérêt lucratif »

ENTRETIEN. Kevin Sabet, cofondateur de Smart Approaches to Marijuana, explique pourquoi, selon lui, la légalisation est une très mauvaise idée.

Propos recueillis par Laetitia Strauch-Bonart

Spécialiste depuis 20 ans des politiques de lutte contre les drogues, Kevin Sabet est docteur en politiques publiques, auteur et consultant, et cofondateur et président depuis 2013 de SAM (Smart Approaches to Marijuana), une organisation de lobbying antidrogue. « L’un des plus grands ennemis de la légalisation du cannabis », selon le magazine Rolling Stone, il a travaillé sous trois administrations différentes – Clinton (2000), Bush (2002-2003) et Obama (2008-2011) – comme conseiller au sein de l’Office of National Drug Control Policy. Après Reefer Sanity: Seven Great Myths About Marijuana (Beaufort Books, 2013), il vient de publier Smokescreen: What the Marijuana Industry Doesn’t Want You to Know (Forefront Books, 2021), où il s’alarme de la constitution de ce qui pourrait devenir un nouveau « Big Tobacco ».

Le Point : Quel est l’état de la législation aux États-Unis ?

Kevin Sabet : La perception dominante est que le cannabis est en train d’être légalisé partout aux États-Unis. Mais la réalité est que cela ne concerne que 16 États sur 50, et que le gouvernement fédéral et le président y sont opposés. Comme en France, la tactique des partisans du cannabis est de prétendre que ce mouvement est inéluctable. Mais c’est faux ! La politique est imprévisible. Le Colorado est même sur le point de limiter davantage la consommation. Et cette année, plusieurs États ont rejeté la légalisation. De plus, dans tous les États, même là où le cannabis est légal, les électeurs s’opposent toujours à l’existence de magasins de détail de cannabis dans leur quartier.

Pourquoi faire campagne contre la légalisation du cannabis ?

Je m’intéresse à ce sujet depuis mon adolescence. Je vis en Californie et j’y ai vu l’effet du cannabis sur les jeunes, notamment à l’université de Berkeley, que j’ai fréquentée. Ces jeunes ne peuvent vivre pleinement leur vie parce qu’ils ont consommé cette substance dont ils pensaient qu’elle était inoffensive. Dans les vingt dernières années, nous avons beaucoup appris sur les dommages causés par celle-ci. L’expérience américaine du cannabis n’est pas un exemple à imiter. Or lorsque je travaillais pour Barack Obama, j’ai remarqué à quel point le contraste était fort entre ce que les gens en comprenaient et ce qu’en disaient les scientifiques. Car dès cette époque, il y avait de fortes pressions en faveur de la légalisation. En m’y intéressant de plus près, je me suis rendu compte qu’elles étaient largement le fait de grandes entreprises qui y voient un nouveau moyen de faire du profit.

À LIRE AUSSICannabis : l’amende, c’est de la « merde »

Quelles entreprises ?

Essentiellement l’industrie du tabac (par exemple Altria – qui détient Philip Morris – et Imperial Brands), mais aussi celle des vins et spiritueux. Ces multinationales qui valent des milliards de dollars sont les principaux acteurs à s’impliquer au niveau mondial pour légitimer, normaliser, légaliser et demain commercialiser le cannabis. Il y a aussi des fondations, comme les Open Society Foundations de George Soros . C’est ce dont parle mon livre. J’y retrace mes rencontres avec des personnes qui travaillaient dans ces domaines et qui regrettent leur implication en raison des problèmes causés aux familles par cette drogue, et avec des parents et des jeunes qui évoquent leur addiction et leurs problèmes de santé qui en découlent. J’ai aussi enquêté sur ceux qui financent les campagnes de légalisation, et ai trouvé que presque tous y ont un intérêt lucratif. À côté de cela, les autorités médicales, l’OMS, les Nations unies et toutes les grandes associations médicales du monde s’accordent dans leur opposition à la légalisation du cannabis en raison de sa nocivité. C’est pourquoi avant même de la légaliser, il ne faut pas légitimer cette pratique.

Quid de la perspective d’une production nationale, locale, et même individuelle ?

Nous ne sommes plus au temps des hippies ! Je trouve l’idée de productions nationales ou locales naïve. Ce sont les multinationales qui en tireront essentiellement profit.

Pourquoi le cannabis bénéficie-t-il d’une si bonne image, notamment chez les jeunes ?

Le cannabis est promu par des célébrités. Il est supposé aider les jeunes à se détendre et les vieux à aller mieux. C’était le cas du tabac à ses débuts, et il nous a fallu cent ans pour qu’il soit enfin considéré négativement, même si ses dommages étaient connus depuis longtemps. Comme l’industrie du tabac a besoin de nouveaux produits, le cannabis permet à la fois de combler ce manque et de redorer son blason.

Ceux qui défendent la légalisation prétendent que le cannabis n’a pas d’effet si nocif sur la santé.

Le cannabis altère l’esprit. Dire que le cannabis ne provoque pas d’addiction est aussi lunaire que de prétendre que le changement climatique n’existe pas ou que la Terre est plate. Il n’y a pas de « débat » scientifique là-dessus, il y a un consensus. Alors cela ne concerne que certaines personnes, mais c’est comme le tabac ! La proportion de jeunes dépendants du cannabis est le double de celle du tabac et de l’alcool. On constate que de plus en plus de personnes développent cette addiction par le biais d’une consommation individuelle extrême, hors de tout cercle social. La proportion de personnes qui consomment tous les jours est plus forte pour le cannabis que pour l’alcool. Je veux insister sur le fait que le cannabis d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier ! La force du THC, son principe actif, est de nos jours inédit, bien supérieure à ce qu’elle était. Le cannabis, aujourd’hui, ce sont les concentrés, les cires, le vapotage avec cigarette électronique, les bonbons, les cookies, les glaces…

Lutte contre les stupéfiants

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Lettre ouverte aux députés promoteurs de la drogue de la crétinisation

Extrait de la lettre que le professeur Costentin, président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies, vient d’adresser aux députés à l’origine d’un rapport sur le « cannabis récréatif ».

Cette appellation de « cannabis récréatif » qui vous est propre, s’agissant de cette sale drogue, illustre votre manipulation de l’opinion qui, dans les fonctions que vous occupez, s’apparente à une forfaiture.

Vos déclarations banalisant cette drogue et l’absence de prévention en milieu éducatif (que vous ne déplorez ni réclamez) expliquent le premier rang de sa consommation par les Français en Europe.

Votre « cannabis récréatif » est une addiction affectant 20 % de ceux qui l’ont expérimenté. Chez l’adolescent, son pouvoir addictif est supérieur à celui des morphiniques (étude récente de Nora Volkow). Malgré sa prohibition, il piège 1.500.000 « usagers réguliers » ; on est incapable de les en guérir. Ils y ajoutent souvent d’autres drogues, dans une escalade dont les mécanismes neurobiologiques sont maintenant précisés.

Sa toxicité physique est supérieure à celle du tabac, responsable de 75.000 décès annuels et de nombreux handicaps, en produisant sept fois plus de goudrons cancérigènes et d’oxyde de carbone : troisième cause de déclenchements d’infarctus du myocarde, responsable d’accidents vasculaires cérébraux, inducteur d’artérites.

Les femmes enceintes, souvent incapables d’arrêter sa consommation, ont des grossesses abrégées, des nourrissons hypotrophes, porteurs d’éventuelles malformations, avec un développement psychomoteur retardé ; une fréquence accrue d’hyperactivité avec déficit de l’attention ou des troubles du spectre de l’autisme. À l’adolescence, ils sont plus vulnérables aux toxicomanies, à la schizophrénie, avec des difficultés cognitives.

Drogue de la « crétinisation », elle fait stagner intellectuellement ses victimes, recrutant même des assistés à vie. Elle nous relègue au vingt-septième rang du classement PISA des performances éducatives internationales. Drogue du syndrome amotivationnel, elle sévit quand il faudrait être performant dans la compétition internationale pour éponger notre dette abyssale, aggravée par la Covid.

Elle tue sur la route ou au travail ; elle rend auto-agressif (suicide) ou hétéro-agressif (bouffées délirantes).

Elle induit des dépressions (avec leur risque de suicide) ; elle induit, décompense ou aggrave la schizophrénie (qui, dans 10 % des cas, conduit à une mort brutale).

Elle est une étape de l’escalade vers d’autres drogues, dont les morphiniques et leurs overdoses mortelles.

Quoi de récréatif dans tout cela ?

Où est l’attention que vous devriez porter à la santé de notre société et à celle de ses membres, en particulier des plus jeunes d’entre eux ?

La promesse du caractère « encadré » que revêtirait cette légalisation, à la lumière des précédents du tabac et de l’alcool, est une sinistre plaisanterie.

N’ayant pas été conviés à vos audits, des points essentiels manquent à votre rapport, tels les effets épigénétiques du THC, dont les méfaits affectent non seulement ceux qui le consomment, mais aussi leurs descendants. Ses consommateurs en âge de procréer, exposant au THC leurs spermatozoïdes ou leurs ovules, transmettent à l’enfant qu’ils viendraient à concevoir des marques épigénétiques, réduisant l’expression de certains de leurs gènes, à l’origine d’anomalies tératogènes, d’une vulnérabilité aux addictions à l’adolescence, et d’autres méfaits.

Votre « consultation citoyenne » sur ce « cannabis récréatif » interrogeait des citoyens désinformés, ayant encore l’idée fallacieuse d’une « drogue douce » ; elle était indécente. La pratiquer au cœur de la Covid-19, source de préoccupations vitales, détournant du cannabis l’attention des citoyens ; elle était inconvenante. Espérant l’appui des 1.500.000 consommateurs réguliers, seuls 250.000 citoyens vous ont répondu, dont 20 % pour dire leur opposition à la légalisation ; ce fut un « bide » retentissant. Pourtant, aussitôt, vous proposez un référendum. Dans le déclin national que cette légalisation aggraverait, n’y a-t-il pas sujets plus importants à soumettre à cet exceptionnel arbitrage démocratique ?

Si l’on ne sait à qui imputer les drames liés à l’alcool et au tabac, vos signatures au bas de ce rapport permettront de vous identifier comme les responsables des drames que recrutera le cannabis. Pour notre nation, pour votre réputation entamée, passez votre rapport dans le broyeur à papier et faites oublier ce très mauvais faux pas en vous investissant dans d’intenses actions de prévention.

Source : Boulevard Voltaire

Consommation de tabac, d’alcool et de cannabis à la fin de l’adolescence

Consommation de tabac, d’alcool et de cannabis à la fin de l’adolescence en fonction de la situation familiale et du niveau socio-économique – Impact du niveau éducatif sur les consommations à l’âge adulte – Recommandations

Pr Jean-Pierre Goullé

Une très intéressante étude1 a été menée, chez des adolescents de 17 ans, à partir des résultats de l’Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense (ESCAPAD) conduite par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT). Il s’agit de l’exploitation de la dernière enquête ESCAPAD réalisée en 2017, portant sur près de 40.000 adolescents des deux sexes dont l’objectif était d’apprécier l’impact du milieu familial (niveau socio-économique et situation familiale) sur leur consommation de tabac, d’alcool et de cannabis. La moitié vivaient dans une famille éclatée ou recomposée. Ils étaient élevés par une mère seule (15%), un parent et un beau-parent (10%), un père seul (3%), connaissaient une garde partagée (6%), ou une autre situation (9%).

Les critères de consommation utilisés ont été ceux de l’OFDT. La « beuverie express » ou binge drinking est définie par le fait d’avoir bu, au cours du mois précédent, en une occasion, au moins cinq unités alcooliques, correspondant à 50 g d’alcool pur. Le tabagisme quotidien consiste à fumer au moins une cigarette par jour pendant le mois écoulé. Quant à l’usage régulier du cannabis, il correspond à la consommation d’au moins 10 joints lors des 30 derniers jours. Globalement le tabagisme quotidien était le fait de 25% des adolescents de 17 ans, la « beuverie express » concernait 16% d’entre eux et la consommation régulière de cannabis 7%. Si la prévalence du tabagisme quotidien était pratiquement identique chez les garçons et chez les filles, la « beuverie express » et l’usage régulier du cannabis était deux fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles.

L’analyse des résultats de l’enquête montre que la prévalence estimée du tabagisme quotidien, comparativement au niveau socio-économique, a tendance à progresser légèrement lorsque le niveau socio-économique parental diminue (le ratio de prévalence augmente à 1,2 puis à 1,3 pour les plus modestes). Pour la « beuverie express », le phénomène inverse a été constaté. En ce qui concerne le cannabis, aucune différence notable n’a été trouvée quel que soit le niveau socio-économique familial.

Dans les familles éclatées ou recomposées, la situation familiale influe de manière notable sur la consommation des trois drogues. Ainsi le tabagisme quotidien est 1,5 à 1,8 fois plus fréquent chez les adolescents vivant avec une mère seule, un parent et un beau-parent, un père seul, ou en garde partagée. Chez ces mêmes adolescents, la « beuverie express » est également 1,3 à 1,4 fois plus fréquente que ceux vivant dans une famille non éclatée. Quant à l’usage régulier de cannabis il est 1,8 à 2,3 fois plus fréquent dans les familles éclatées ou recomposées.

Cette enquête confirme ce qui avait déjà été constaté, à savoir que les adolescents issus de ces familles sont plus enclins à expérimenter et à consommer régulièrement des substances psychoactives

Parvenus à l’âge adulte, l’usage de ces drogues est significativement influencé par le niveau éducatif. En effet, les enquêtes de prévalence réalisées montrent en ce qui concerne leur usage, que les ouvriers et les employés sont de plus gros consommateurs que les cadres, tandis que les professions intermédiaires occupent une position également intermédiaire2.

Afin de prévenir la consommation de ces drogues, l’Académie nationale de médecine a formulé des recommandations3 :

1) augmenter significativement les enseignements consacrés aux sciences de la vie et de la terre dans le système éducatif, afin d’intégrer dès l’école primaire et jusqu’à l’université, une information régulière sur les dangers encourus ;

2) promouvoir des actions collectives de sensibilisation, de prévention et d’information sur les risques de ces substances psychoactives ;

3) maintenir l’interdiction du cannabis, rendre dissuasif l’accès au tabac en poursuivant l’augmentation des prix, en faisant respecter l’interdiction de vente de l’alcool et du tabac aux mineurs, et en limitant leur publicité et promotion ;

4) donner explicitement mission aux médecins scolaires et universitaires, avec le concours des infirmières, d’assurer un repérage médical des sujets consommateurs de produits addictifs ; afin de les orienter vers une prise en charge médicale adaptée.

Article rédigé à la demande des Prs Michel, Debré et Parodi de l’Académie de médecine, suite à la dernière lettre du CNPERT

1 – Use of tobacco, alcohol and cannabis in late adolescence: roles of family living arrangement and socioeconomic group. Khlat et al. BMC Public Health,2020, 20:1356   

2 – Palle C. Synthèse de la revue de littérature sur les consommations de substances psychoactives en milieu professionnel. Observatoire français des drogues et toxicomanies, note 2015-05, 12pp.

3 – Goullé J.-P., Morel F. Consommation de drogues licites et illicites chez l’adolescent : une situation alarmante qui impose une prévention précoce. Bull Acad Natl Med, 2020, 204:4-15

Faut-il rendre libre la consommation des dérivés du chanvre , le cannabis ?

Ou la régulariser , sur le modèle du tabac ,  et de l’alcool ?

Le témoignage médical du Dr André Badiche , psychiatre des hôpitaux publics, professeur émérite de psychiatrie à l’Université de Rennes 1

1 . Les soins à l’hôpital

Au début des années 2000  , je travaillais au Centre hospitalier psychiatrique CHGR , et aux urgences du CHU de Rennes .
J’ai constaté une augmentation significative des jeunes présentant une psychose délirante aigue , beaucoup plus fréquente chez les fumeurs de joint , à base de cannabis , Ils ou elles manifestaient des troubles du comportement tels que l’hospitalisation  en psychiatrie s’avérait nécessaire , souvent sans leur consentement , sur la demande de leurs parents , car ils étaient dans le déni de leurs symptômes graves .


Avec le recul des années passées ,  certains évoluaient vers la schizophrénie .
Les traitements médicamenteux psychotropes devenaient alors indispensables au long cours .

Une enquête faite en Nouvelle-Zélande ,chez 1000 jeunes suivis pendant 10 ans , montrait  une augmentation importante de la prévalence de  la maladie schizophrénique ,  à l’âge de 25 ans , chez les consommateurs de cannabis depuis l’âge de 15 ans , comparée à la prévalence de cette maladie ,  chez ceux qui n’en avaient pas pris .

Aux urgences du CHU on constate que le nombre des accidentés  de la voie publique est beaucoup  plus important  chez les conducteurs  qui absorbent : alcool + cannabis ,  que chez ceux qui prennent  seulement de l ‘alcool , avant de conduire .
Des enquêtes épidémiologiques nationales ont été publiées , et donnent les mêmes résultats .

Des recherches en neuro-radiologie chez les jeunes fumeurs réguliers de cannabis montrent un retard du développement du cerveau pré-frontal .
Et la mesure du quotient intellectuel,  chez les jeunes fumeurs de cannabis ,  met  en évidence  un retard de développement intellectuel , comparé au QI des non- consommateurs de cannabis .

2 . La prévention en milieu scolaire

J’en ai fait , à la demande d’infirmières ,  travaillant en collège et lycée
Les jeunes nous disaient : pourquoi voulez vous nous empêcher d’absorber ce qui nous rend «  cool «  ?
en leur demandant de préciser le sens de ce mot , ils nous disaient que cela leur permettait de ne plus sentir les émotions négatives , l’anxiété , face au stress . mais ils avouaient que ce produit chimique  , issu d’une plante ou d’un produit synthétique , n’améliorait pas  l’ambiance «  récréative  «  des fêtes qu’ils organisaient .

J’ai aussi participé à des réunions dans des cafés de la ville , organisé par une conseillère municipale , il était très difficile d’argumenter ,face à des militants du plaisir par la chimie , récréative !

3 .  La loi du 31 décembre  1970 , est elle répressive ?

L’article 1 de cette loi ,demande aux consommateurs de cannabis , appréhendés sur la voie publique ,  de se présenter à l’autorité sanitaire .
Seuls les trafiquants sont déférés à l’autorité judiciaire. 
Une décision récente permet à la police de leur faire payer une amende , dans l’immédiat .

4 . Faut il rendre libre le commerce du cannabis , ou de ses dérivés, dont certains sont fabriqués de façon industrielle ?

Sur le modèle du Tabac : 70 OOO morts par an en France ?
Sur le modèle de l’alcool : 45 OOO morts par an sans compter les troubles psychiatriques ?

Et surtout ,  que pourrons nous dire en prévention des risques , si les représentants du peuple , les députés leur disent : allez -y , consommez  !  si ça vous fait plaisir .

Le Canada a libéralisé la consommation de cannabis en 2018  et le nombre de fumeurs de cannabis et de tabac a augmenté .
Si on augmente l’offre , la consommation s’accroit , l’addiction des stupéfiants  ( le cannabis , dont on extrait le T.H.C. ) est sans limite au niveau des neurones .
Et des firmes industrielles ,  qui en fabriquent de façon synthétiques , ont vu leur cote financière  , à la Bourse augmenter de façon exorbitante .

Lettre ouverte aux députés à l’origine du rapport sur le cannabis « récréatif »

    

Docteur Jean Costentin                                                                                   le 17 Mai 2021

Professeur émérite

Président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT)

               Mesdames et Messieurs les députés,

               Effaré par la légèreté avec laquelle vous vous exprimez publiquement à propos de ce que vous appelez le cannabis « récréatif », je m’adresse à vous au nom du CNPERT.

Cette appellation de « cannabis récréatif » qui vous est propre, s’agissant de cette sale drogue, est une illustration de la manipulation de l’opinion à laquelle vous vous livrez. Dans les fonctions que vous occupez cela s’apparente à une forfaiture.

Vos déclarations s’inscrivent dans le droit fil de la banalisation de cette drogue, associées à une absence complète de prévention en milieu éducatif (que vous n’avez jamais déplorée et moins encore réclamée) qui est dénoncée par l’observatoire européen des drogues et toxicomanies (O.E.D.T.), elles contribuent au nombre record des consommateurs de cannabis dans notre Nation, en tout premier rang à cet égard des 27 Etats membres de l’U.E.  

Le rapport que vous avez si rapidement rendu public après que le Ministre de l’Intérieur et le Président de la République aient sifflé l’arrêt de votre « récré »,  est une désobéissance aux ordres supérieurs. Cela pourrait se concevoir si vous contestiez une décision insupportable, mais en l’occurrence cela ne l’est pas, car votre action vise à  en instaurer une.

Votre « cannabis récréatif » :

 C’est une addiction qui affecte 20% de ceux qui l’ont expérimenté ; avec, chez l’adolescent, un pouvoir addictif supérieur à celui des morphiniques (étude de N. Volkow publiée il y a un mois). Cette addiction a piégé, malgré la prohibition de ce cannabis, 1.500.000 « usagers réguliers », incapables de s’en abstraire, contre laquelle on est complètement démuni. Ces usagers y ajoutent souvent d’autres drogues (poly toxicomanies) dans un processus d’escalade désormais incontestable et dont les substrats neurobiologiques sont maintenant précisés.

C’est une toxicité physique supérieure à celle du tabac (qui tue annuellement en France 75.000 fumeurs et induit de nombreux handicaps) car sa combustion produit 6 à 8 fois plus de goudrons cancérigènes et d’oxyde de carbone : troisième cause de déclenchements d’infarctus du myocarde ; responsable d’accidents vasculaires cérébraux chez des sujets jeunes (cf. les travaux du CHU de Strasbourg) ; induisant des artérites des membres inférieurs plus précoces que celles dues au tabac.

 Avec le cannabis ce sont des femmes enceintes (incapables dans leur très grande majorité d’arrêter sa consommation) ayant des grossesses abrégées, des nourrissons fragiles aux tailles et poids réduits, porteurs d’éventuelles malformations dont le développement psychomoteur est retardé. C’est dans l’enfance, une fréquence accrue d’hyperactivité avec déficit de l’attention ou des troubles du spectre de l’autisme. C’est à l’adolescence, une vulnérabilité aux toxicomanies, à la schizophrénie, à des difficultés cognitives et à des déficits de l’immunité…

Le cannabis est la drogue de la « crétinisation » ; il affecte des trajectoires intellectuelles qui auraient pu être favorables, mais qui font stagner ses victimes dans des statuts des plus modestes, en faisant même des assistés à vie. Il relègue la France au 27ième rang du classement PISA des performances éducatives internationales. Cette drogue du renoncement, de l’aboulie, du syndrome amotivationnel sévit en une période où il faudrait être performants dans la compétition internationale pour éponger notre dette abyssale, aggravée par la COVID.

C’est une drogue qui tue sur la route ou dans des activités professionnelles ; une drogue qui rend auto-agressif (suicide) ou hétéro-agressif (bouffées délirantes).

C’est une drogue qui induit des dépressions de l’humeur (avec, en embuscade, leur risque de suicide) ; qui induit, décompense ou aggrave la schizophrénie (laquelle dans 10% des cas conduit à une mort brutale).

 C’est une étape de l’escalade vers d’autres drogues, dont les morphiniques et leurs overdoses mortelles. 

Qu’y a t’il donc de récréatif dans tout cela ?

Où les méfaits précités sont-ils mis en exergue dans votre rapport? Cachant mal sa vacuité, son épaisseur sera pour la grande majorité des citoyens, une dissuasion à sa lecture.

Où est l’attention que vous devriez porter à la santé de notre société et à celle de ses membres,  en particulier des plus jeunes d’entre eux ?

 D’une façon qui serait risible, si ce n’était dramatique, vous insistez sur le caractère « encadré » que revêtirait cette légalisation ; le précédent du tabac et de l’alcool ne vous rappellerait-il rien, à l’heure où ils sont consommés d’une façon intense et de plus en plus précoce.

C’est d’une voix hésitante que vous devriez évoquer cette drogue, au lieu de pérorer comme le font quelques uns d’entre vous, pour tenter de masquer leur connaissance partielle voire leur méconnaissance de points essentiels d’un sujet que vous ne maîtrisez pas.  

Nous déplorons de ne pas avoir été conviés à présenter nos connaissances lors des audits que vous avez effectués ; cela aurait enrichi votre rapport de points essentiels… mais ils contredisaient vos thèses.

L’article ci-joint vous permettra de faire la connaissance de ce sujet majeur que sont les effets épigénétiques du THC, « oubliés » dans votre rapport. En substance il est établi que les méfaits du cannabis n’affectent pas seulement ceux qui le consomment, mais aussi leurs descendants. En effet, quand ses consommateurs sont en âge de procréer, l’exposition de leurs gamètes (spermatozoïdes, ovules) au THC leur fait transmettre à l’enfant qu’ils viendraient à concevoir des marques épigénétiques,   réduisant l’expression de certains de leurs gènes, ce qui sera à l’origine : d’anomalies tératogènes, d’une vulnérabilité aux addictions lors de l’adolescence, auxquels s’associent les méfaits détaillés dans le précédent paragraphe.

Nous protestons enfin contre l’indécence de votre « consultation citoyenne » sur le cannabis « récréatif ».  Pour faire partager / diluer votre responsabilité, vous avez lancé cette «consultation » sans que les citoyens interrogés disposent d’informations sérieuses sur les dangers du cannabis, beaucoup d’entre eux ayant encore l’idée fallacieuse d’une « drogue douce ». Il était inconvenant de pratiquer cette consultation au cœur de la pandémie Covi19, source de préoccupations vitales, d’une crainte de reconfinement, d’inquiétudes économiques qui détournaient du cannabis l’attention des citoyens, à l’exception, que vous escomptiez, des 1.500.000  consommateurs réguliers de cannabis, impatients d’en disposer librement. Seuls 250.000 citoyens ont répondu, dont 20% d’entre eux pour exprimer leur opposition à la légalisation. Cette consultation           « bidon » fut donc un « bide ». 
Pourtant, sans vous le tenir pour dit, vous proposez un référendum, comme si dans le déclin ambiant, que cette légalisation aggraverait, il n’y aurait pas de sujets plus urgents et plus importants à faire trancher par ce mode exceptionnel d’arbitrage démocratique.

               Ce rapport, tout comme cette « consultation citoyenne », ne prouvent rien d’autre que la mauvaise foi de ses rédacteurs et de ses organisateurs. C’est pourquoi nous avons considéré qu’il était important d’exprimer notre désapprobation et de porter à votre connaissance et à celle de nos concitoyens les informations omises ou relativisées dans votre rapport.

               Si l’on ne sait pas, ou si l’on ne sait plus, à qui imputer les drames multiples liés à l’alcool et au tabac, il est maintenant possible d’identifier ceux par qui adviendraient les drames que recruterait le cannabis. Ils ne  pourront plus se réfugier derrière l’anonymat et le fait qu’ils ne savaient pas.

               Nous ne saurions trop vous recommander, pour notre Nation, pour votre réputation entamée, pour votre avenir politique et pour plein d’autres raisons que vous concevrez facilement, de passer votre rapport dans le broyeur à  papier. Pour tenter  de faire oublier ce très mauvais faux pas, vous devriez vous investir dans d’intenses actions  éducatives de prévention.

               Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les députés, l’expression de la déférence que nous avons pour tous les membres de la représentation nationale ; déférence néanmoins troublée par le mauvais usage  que vous  venez de faire de votre mandat.

                                                                                         Professeur Jean Costentin

« Désastreux de légaliser le cannabis »

Société. « Rien ne sera réglé car si le produit est légalisé, le trafic continuera, et il y aura encore plus de consommateurs. »

Voilà ce que dit le rapport de la mission d’information parlementaire sur l’usage du cannabis récréatif : « Le constat que nous dressons dans ce rapport est sans appel. Les politiques publiques menées depuis des dizaines d’années ne portent pas leurs fruits et ne parviennent ni à enrayer les trafics ni à diminuer la consommation de cannabis en France. »

C’est sûr, on ne voit pas de panneaux de prévention 4X3 sur le bord des routes. Depuis des années, on diminue les effectifs de police et de justice. On a fermé les commissariats de quartier. Certains quartiers ne sont même plus accessibles, etc. Comment ces politiques publiques pourraient-elles porter leurs fruits ? La solution, à force d’en parler, elle va arriver : la légalisation ! Plus besoin de policiers à courser les trafiquants, plus besoin de personnel judiciaire puisque plus de jugements pour les personnes non responsables de leurs actes, et donc plus besoin de construire de prisons…

Comment se fait-il que personne n’y avait pensé ? On fera des rappels à la loi, comme actuellement, ça sera très bien. Et on va faire des économies ! Enfin pas sûr, parce que côté médical, il va falloir investir sérieusement en personnel. Nombreux seront ceux qui n’y auraient pas touché et qui vont vouloir essayer. Il va y avoir un paquet de personnes à soigner et à remettre dans le droit chemin.

Et rien ne sera réglé, car si le produit est légalisé, il sera atténué par rapport à celui du trafic, donc celui-ci continuera. Il y aura encore plus de consommateurs. C’est désastreux.

Finalement, le terme « récréatif » est représentatif d’un certain monde ado et adulte qui pense et agit comme des enfants. Dans quelques années, les enfants demanderont du cannabis récréatif à leurs parents… pour la récréation. Ça sera sur la liste des courses.

Si la légalisation se fait, elle va être belle la société de demain !

Source

Alcool, tabac, drogue : le top des professions qui en consomment le plus

La consommation d’alcool, de tabac ou de drogue varie selon les milieux professionnels, d’après le dernier baromètre de Santé publique France. On vous dévoile la liste des corps de métiers où la consommation de ces substances est la plus élevée.

Le 4 mai, Santé publique France a publié son dernier baromètre portant sur la consommation de substances psychoactives en milieu professionnel. Cette nouvelle enquête a analysé les données de 25.000 adultes âgés de 18 à 75 ans. Ces derniers ont été interrogés en 2017 sur leur consommation de drogues licites et illicites.

D’après les résultats de Santé publique France, la prise d’alcool, de tabac ou de cannabis varie selon les activités professionnelles. « Nos résultats révèlent des disparités entre secteurs d’activité, mettant ainsi en lumière les risques accrus au sein de certains secteurs en vue d’une éventuelle prévention ciblée », a souligné Viêt Nguyen-Than, responsable de l’unité addictions à la Direction de la prévention et de la promotion de la santé de Santé publique France, à nos confrères de Top Santé.

Tabac : quelles sont les professions en consomment le plus ?

La consommation de tabac est par exemple plus élevée chez les hommes travaillant dans les secteurs de la construction, de l’hébergement, de la restauration et de l’immobilier. Les femmes occupant des emplois dans la restauration et l’hébergement consomment également plus de tabac que la moyenne. « L’analyse selon les catégories socioprofessionnelles montre que, chez les hommes comme chez les femmes, la proportion de fumeurs quotidiens est moins élevée parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures et plus élevée parmi les ouvriers », ont souligné les chercheurs.

Quels sont les secteurs qui consomment le plus d’alcool ?

Dans leur recherche, les scientifiques ont indiqué que « parmi les personnes en emploi, 11,7 % des hommes et 9,1 % des femmes déclarent que la consommation d’alcool au travail fait partie de la culture de leur milieu professionnel« . Ces proportions sont plus importantes dans les milieux de l’agriculture, de la sylviculture, de la pêche, de la construction, de l’hébergement et de la restauration. Les activités professionnelles liées aux arts, aux spectacles et aux activités récréatives ont également une consommation importante d’alcool. Ces données concernent aussi bien les hommes que les femmes.

Les chercheurs ont constaté que les professionnels travaillant dans l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale ont une consommation d’alcool moins élevée que la moyenne« La majorité des personnes en emploi ont affirmé ne jamais consommer d’alcool au déjeuner les jours de travail », ont précisé les auteurs de l’enquête, avant d’ajouter que « respectivement 22,3 % des hommes et 6,8 % des femmes en consomment au moins une fois par mois. »

Cannabis : quelles sont les professions les plus concernées ?

En 2017, 44,8 % des Français âgés de 18 à 64 ans ont déclaré avoir déjà consommé du cannabis selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Dans son dernier rapport, Santé publique France a observé que la proportion d’expérimentateurs masculins de cannabis est plus importante dans les milieux de l‘hébergement, de la restauration, des arts, du spectacle et des activités récréatives« Parmi les femmes en emploi, la proportion d’expérimentatrices de cannabis est supérieure à la moyenne dans les secteurs de l’information et communication, des activités spécialisées, scientifiques et techniques, des arts, des spectacles ainsi que des activités récréatives », ont complété les chercheurs.

Alcool, tabac, drogue : des disparités selon les métiers

« Cette étude met en évidence des disparités d’usages de substances psychoactives parmi les actifs occupés et quelques tendances sont observées. Les différents indicateurs suggèrent des niveaux d’usage plus élevés que la moyenne dans le secteur de l’hébergement et restauration pour pratiquement tous les produits (hors alcool quotidien), chez les hommes comme chez les femmes », peut-on lire dans le document de Santé publique France.

Selon les produits, certains secteurs d’activités ont cependant des niveaux de consommation inférieurs à la moyenne. C’est notamment le cas de l’administration publique, des activités scientifiques et techniques ainsi que de l’enseignement avec la consommation de tabac.

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