Recherche

Cliquez sur la photo pour l’agrandir

Des lunettes pour simuler les effets du cannabis

QUÉBEC – Pour accompagner sa campagne de sensibilisation sur les risques du cannabis au volant, CAA-Québec va présenter des lunettes qui simuleront les effets du pot aux élèves du secondaire.

«Vingt minutes au volant, mais j’me souviens juste d’être embarquée dans mon auto pis de m’être stationnée.»

«Passé 20 minutes à chercher mon cell dans l’char… En m’éclairant avec mon cell!»

Voilà deux extraits de la campagne publicitaire qui sera présentée sur les médias sociaux par CAA-Québec. L’objectif: montrer les comportements ridicules au volant après avoir consommé du pot et faire réfléchir sur les risques de la consommation.

«On peut rire tant qu’on veut, mais au volant, ce n’est plus drôle», a précisé Marco Harrison, directeur de la Fondation CAA-Québec.

L’organisme entend marteler ce message sur toutes les tribunes au cours des prochains mois afin de détruire le mythe que le cannabis n’affecte pas la capacité à conduire.

En effet, selon un sondage de la CAA datant de septembre 2016, plus d’un jeune sur quatre au Canada croit que le cannabis n’affecte pas la conduite, ou même l’améliore.

«Des lunettes de poteux»

Dès le mois prochain, CAA-Québec se rendra dans des écoles secondaires pour sensibiliser les étudiants de 5e secondaire avec des «lunettes de poteux» qui donneront une idée des effets du cannabis à celui qui les porte.

«Notre but, c’est que les consommateurs réalisent que le cannabis allonge le temps de réaction et diminue l’attention, et qu’au volant, ça multiplie les risques de collisions», a expliqué M. Harrison.

Les effets sur la conduite

La drogue peut notamment altérer :

  • -la coordination,
  • -le temps de réaction,
  • -l’attention,
  • -l’aptitude à prendre des décisions,
  • -la capacité à évaluer les distances

Portail d’information sur le cannabis et la conduite

Source

Jeux olympiques 2018 : la bière sans alcool, secret des médailles allemandes

Les Allemands occupent actuellement la deuxième place du classement des médailles derrière la Norvège. REUTERS
La délégation allemande est venue avec 3 500 litres de cette boisson en Corée du Sud.

Avec déjà dix titres olympiques, vingt médailles en tout et une actuellement deuxième place au classement des médailles derrière la Norvège, l’Allemagne réussit d’excellents Jeux d’hiver de Pyeongchang. Leur secret ? La bière sans alcool, nous apprend le New York Times dans un article publié lundi.

La délégation germanique est partie en Corée du Sud avec 3 500 litres de houblon, fournis par le brasseur Krombacher. Médecin de l’équipe olympique allemand de ski, Johannes Scherr affirme que presque tous ses athlètes la savourent à l’entraînement.

Des effets positifs sur la santé ?

Si aucune consigne collective n’existe, Scherr met en avance une étude, financée par un brasseur, qu’il a menée en 2009. Des coureurs du marathon de Munich s’étaient hydratés trois semaines avant et deux semaines après la course avec de la bière sans alcool. Résultat : ils souffraient moins d’inflammations ou d’infections respiratoires que ceux qui avaient consommé un placebo.

« C’est très bon après l’échauffement ou la compétition », confirme le biathlète Simon Schempp, battu à la photo-finish par Martin Fourcade dimanche. « Ça a bon goût, et c’est bénéfique pour notre corps », appuie le géantiste Linus Strasser.

Rassurez-vous, les Allemands restent fidèles à leur réputation d’amateurs de leur boisson nationale. 11 000 litres de bière, avec alcool cette fois, accompagnent la délégation allemande à Pyeongchang. Il faut bien fêter les médailles.

Source

ALAIN DE BENOIST : LA DROGUE, PHÉNOMÈNE DE MASSE

UNE SOCIÉTÉ DE DROGUÉS, C’EST DÉJÀ PRESQUE UNE SOCIÉTÉ DE ZOMBIES  Alain de Benoist  Intellectuel, philosophe et politologue

L’éternel serpent de mer revient avec le débat sur une possible légalisation du cannabis. Certaines régions des États-Unis viennent, d’ailleurs, d’en autoriser la vente à « usage récréatif ». En France, le gouvernement annonce un aménagement des sanctions frappant ses utilisateurs. On se souvient que les Américains n’ont jamais autant bu que sous la prohibition. Le combat est-il perdu d’avance ?

Précisons, d’abord, que la légalisation et la dépénalisation ne sont pas la même chose et qu’en France, les autorités ne s’orientent, pour l’instant, ni vers l’une ni vers l’autre. Selon la législation actuelle, les fumeurs de joints sont, en principe, passibles d’une peine d’un an de prison. Comme on compte environ 700.000 fumeurs quotidiens, si l’on appliquait la loi, il faudrait transformer des villes ou des régions entières en prisons. C’est donc une loi inapplicable – et il n’y a rien de tel, pour discréditer la loi, que de la rendre inapplicable. En rendant l’usage du cannabis justiciable d’une simple contravention, on rend au moins la loi applicable. C’est donc le contraire d’une dépénalisation. (Vous remarquerez que, dans l’immédiat, rien n’est prévu pour les drogués au Nutella®.)

Les stupéfiants sont aussi vieux que l’humanité. Il en était fait, autrefois, un usage religieux, chamanique ou divinatoire. Freud était cocaïnomane, Nabokov morphinomane, Rimbaud et Pierre Loti fumeurs d’opium, Antonin Artaud a eu recours à toutes les drogues, Ernst Jünger a essayé le LSD.

Le problème ne commence vraiment que lorsque la drogue devient un phénomène de masse : une société de drogués, c’est déjà presque une société de zombies. Quant aux États-Unis, qu’on y légalise maintenant le cannabis (la coke et le crack s’y consommant déjà à la tonne) alors que fumer une cigarette dans la rue suffit presque à vous faire considérer comme un terroriste, disons qu’ils nous surprendront toujours…

C’est en grande partie grâce à l’interdiction des stupéfiants, et donc à leur trafic, que nos « cités sensibles » demeurent relativement « tranquilles ». Si ces substances venaient à se retrouver en vente libre, les mêmes « banlieues » exploseraient pour de bon. Le prix à payer pour cette paix sociale vous paraît-il trop élevé ?

Le principe du racket mafieux, c’est : Tu payes pour ta « protection » ou on casse tout ! La « loi des banlieues », c’est la même chose : Tu laisses faire le trafic ou ce sera l’émeute ! Cela n’a rien à voir avec une éventuelle légalisation du cannabis. Si celle-ci se produisait, les bandits et les voyous se reconvertiraient instantanément dans un autre trafic juteux, et la situation serait la même. Faire reposer la « paix sociale » sur des concessions faites à la pègre, cela revient à reconnaître que c’est elle qui a le pouvoir de décision.

L’INSEE annonce qu’à partir du mois de mai, à la demande de l’Institut européen des statistiques, il va intégrer le trafic de drogue dans le calcul du produit intérieur brut (PIB). Faites-vous partie de ceux qui s’en indignent au motif qu’il est « immoral » de considérer que la drogue fasse partie de la richesse nationale ?

Ceux qui s’en indignent sont des naïfs : ils croient encore que l’économie a quelque chose à voir avec la morale ! Mais ce sont surtout des gens qui n’ont absolument pas compris ce qu’est le PIB. Le PIB ne mesure pas la richesse mais la croissance qui résulte de l’activité économique, sans s’interroger sur les causes de cette croissance ni sur la nature de cette activité.

Le PIB ne mesure nullement le bien-être, mais seulement la valeur ajoutée des produits et des services ayant fait l’objet d’une transaction commerciale, quelle que soit la source, positive ou négative, de ces échanges. C’est la raison pour laquelle il comptabilise positivement l’activité économique qui résulte des accidents de la route, des catastrophes naturelles, de certaines pollutions, etc.

La tempête de décembre 1999, par exemple, a été comptabilisée comme ayant contribué à une hausse de la croissance de l’ordre de 1,2 %. Le PIB, d’autre part, ne tient aucun compte de la dégradation de l’environnement ni de l’épuisement des ressources naturelles. Ce qui est stupéfiant, ce n’est donc pas qu’il intègre le trafic de drogue ou la prostitution dans ses statistiques, mais qu’il y ait encore des gens pour être en extase devant la croissance mesurée par le PIB.

À l’instar de tous les autres commerces, celui de la drogue est désormais mondialisé. Le criminologue Xavier Raufer se désole que cette « économie grise », représentant près de 15 % du PNB mondial, intéresse assez peu les économistes et les politiques. Qu’est-ce que cela nous dit sur celui de nos sociétés ?

Cela nous dit qu’à l’échelle mondiale, la part de l’illicite ne cesse de croître par rapport à celle des activités licites. Mais cela nous dit surtout, et c’est beaucoup plus grave, que les deux domaines deviennent de plus en plus indiscernables. Il y a belle lurette, en effet, que les profits faramineux des narcotrafiquants sont allés s’investir dans des sociétés industrielles et financières tout à fait légales, ce qui a encore renforcé leur pouvoir.

Dérégulation aidant, pratiquement toutes les banques utilisent de l’argent sale, et très peu sont condamnées. Système capitaliste et crime organisé ont, ainsi, peu à peu fusionné. Entre le narcotrafic, le crime, la corruption, la spéculation à haute fréquence (à la vitesse de la nanoseconde), les contrefaçons et les pratiques frauduleuses, ce sont des centaines de milliards de dollars qui se promènent ainsi dans le monde. Lisez, à ce propos, le livre de Jean-François Gayraud sur « Le Nouveau Capitalisme criminel » (Odile Jacob, 2014). Il est éclairant.

Source

Cannabis médical : surestimation des bénéfices sur la douleur selon de nouvelles recommandations

Des recommandations canadiennes, éditées par l’Université de l’Alberta, énoncent que les risques du cannabis médical pourraient l’emporter sur les avantages dans nombre de maladies et limitent donc leurs indications.

Selon le document intitulé « Recommandations simplifiées pour la prescription de cannabinoïdes médicaux en soins primaires », il existe peu de données probantes à l’appui des bénéfices allégués du cannabis médical. Les avantages réels sont souvent contrebalancés ou même annulés par les inconvénients.
Ces nouvelles recommandations médicales suggèrent que les médecins généralistes canadiens devraient prendre un second avis spécialisé avant de prescrire du cannabis médical chez la plupart des malades.

Un enthousiasme très exagéré

« Même si l’enthousiasme pour le cannabis médical est très fort chez certains malades, les recherches médicales de bonne qualité n’ont pas objectivé un tel bénéfice », a déclaré Mike Allan, directeur de l’Evidence-Based-Medicine à l’Université de l’Alberta et chef de projet pour les recommandations.

Ces recommandations ont été élaborées après une analyse approfondie des essais cliniques publiés sur le cannabis médical et elles ont été supervisées par un comité de 10 experts, assistés de 10 autres spécialistes et de 40 autres médecins, pharmaciens, infirmières praticiennes, infirmières et malades.

L’analyse a concerné les bénéfices des cannabinoïdes utilisés pour le traitement de la douleur, de la spasticité, des nausées et des vomissements, ainsi que de leurs effets secondaires et leurs toxicités.

Des preuves scientifiques faibles ou inexistantes

Selon les chercheurs, dans la plupart des indications revendiquées pour les cannabinoïdes, le nombre d’études randomisées testant le cannabis médical est extrêmement limité, voire totalement absent. La taille et la durée des études existantes sont par ailleurs très limitées, ce qui en limite très nettement la portée scientifique.
« En général, nous parlons d’une seule étude et dont la méthodologie est très mauvaise », a déclaré Allan. «

Par exemple, il n’y a pas d’études pour le traitement de la dépression. Sur l’anxiété, il y a une seule étude de 24 malades souffrant d’anxiété sociale dans laquelle la moitié a reçu une dose unique de dérivé de cannabis (…). C’est très insuffisant pour déterminer si un traitement à vie du trouble anxieux généralisé est raisonnable ».

Une poignée d’indications validées

Selon les recommandations, le niveau de preuve est acceptable pour l’utilisation des cannabinoïdes médicaux uniquement dans une poignée de maladies très spécifiques.

Celles-ci comprennent la douleur neuropathique chronique (douleur d’origine neurologique), le traitement palliatif de la douleur cancéreuse, la spasticité associée à la sclérose en plaques (ou à une lésion de la moelle épinière), ainsi que les nausées et les vomissements secondaires à la chimiothérapie. Même dans ces cas précis, les bénéfices évalués ont été jugés généralement mineurs.

Pour la douleur neuropathique, 30% des malades qui prennent un placebo ont une amélioration modérée de leur douleur contre 39% de ceux qui prennent des cannabinoïdes médicaux. Chez les patients souffrant de spasticité, 25% des patients sous placebo ont une amélioration modérée, contre 35% sous cannabis médical.

L’utilisation du cannabis médical semble plus efficace pour la prise en charge des nausées et des vomissements sous chimiothérapie. Un peu moins de la moitié des patients utilisant des cannabinoïdes n’ont plus de nausées et de vomissements, comparativement à seulement 13% des malades sous placebo.

Des effets secondaires non négligeables

« Les cannabinoïdes médicaux devraient donc être envisagés seulement dans une poignée de maladies où les preuves sont suffisantes et seulement après que le malade ait essayé les traitements standard, » ajoute Allan. « Compte tenu de la variabilité du dosage de cannabis médical, et des risques possibles de tabagisme associés, nous recommandons également que les cannabinoïdes pharmaceutiques soient essayés en premier, avant de fumer de la marijuana médicale ».

Alors que les preuves supportant l’efficacité des cannabinoïdes médicaux sont limitées, les effets secondaires eux sont fréquents et réguliers. Environ 11% des patients ne sont pas capables de tolérer les cannabinoïdes médicaux, contre 3% des patients le placebo. Les effets indésirables les plus courant sont une sédation (50% contre 30% sous placebo), des étourdissements (32% contre 11% sous placebo) et une confusion mentale (9% contre 2% sous placebo).

Rester rationnel et prudent

« Ces recommandations ne vont pas satisfaire certaines personnes, en particulier celles qui ont un point de vue partisan en faveur des cannabinoïdes médicaux », a déclaré Allan. Il a ajouté que ceux qui s’opposent à l’utilisation de cannabinoïdes pour un traitement médical peuvent également être déçus que les recommandations prennent en compte les cannabinoïdes médicaux dans un petit nombre de cas spécifiques.

« D’autres, qui pensent que les cannabinoïdes sont très efficaces et ne présentent aucun risque, pourraient se sentir frustrés que les recommandations ne préconisent pas leur utilisation plus tôt ou dans un plus large éventail de maladies ».

Mais le problème essentiel d’après les experts est le manque criant d’études de bonnes qualités sur le cannabis médical. « Des recherches de meilleure qualité sont absolument nécessaires : des essais contrôlés et randomisés qui suivent un grand nombre de malades pendant de longues périodes de temps. Si nous avions cela, cela pourrait changer notre vision des choses et changer nos recommandations ».

Source

Pourquoi le marché de la bière sans alcool croît-il si vite?

Budweiser et Corona estiment que 20 % de leur production de bière sera sans alcool d’ici 2025.

Aujourd’hui, les gens ont une panoplie de produits qui s’offrent à eux s’ils désirent ne pas boire. La bière sans alcool a aujourd’hui presque exactement le goût de la bière normale, et plusieurs bars offrent des cocktails sans alcool, voire des cocktails « placebos », qui ont le goût de l’alcool sans en contenir.

Le marché de la bière désalcoolisée, surtout, connaît une croissance sans précédent. Alors que la consommation mondiale de la bière conventionnelle a chuté de 2015 à 2016, celle de la bière sans alcool a grimpé de 5 %. Les géants brassicoles s’y mettent : Budweiser, Corona, Heineken et Carlsberg ont tous sorti des versions sans alcool de leurs bières dans les trois dernières années. Budweiser et Corona estiment que 20 % de leur production de bière sera sans alcool d’ici 2025. Diageo, propriétaire de Guinness, a de son côté décidé d’investir dans une compagnie de spiritueux sans alcool, en plus de sortir la Pure Brew, une lager sans alcool, plus tôt cette année.

(Ce n’est par ailleurs pas très compliqué de faire de la bière sans alcool. On fait une bière conventionnelle, et on la fait ensuite bouillir pour en retirer l’alcool. En plus, on n’a pas besoin de payer de taxes sur l’alcool.)

Mais d’où vient cet engouement soudain pour les boissons sans alcool?

Il faut en premier lieu comprendre que ce n’est pas si soudain que ça. On le voit dans les statistiques depuis un moment déjà : les jeunes d’aujourd’hui sont pas mal moins intéressés par la drogue, l’alcool et le sexe.

Source

Libérez-vous de l’alcool avec la Croix bleue

 L’alcool tue environ 50 000 personnes en France (entre 1800 et 2000 en Lorraine) et plus de 3 millions dans le monde par an. L’ONU estime que l’alcool est responsable d’un décès sur vingt sur Terre. Soit plus que le sida, la tuberculose et la violence réunis.

Un des socles de l’association consiste en la tenue des réunions qui se tiennent deux fois par mois, les vendredis soirs. Chaque personne peut déposer un peu son fardeau. Pas de jugement ni de commentaires, simplement de l’écoute et de l’échange. Photo RL

Après dix-neuf années d’existence, la Croix bleue Porte de France Thionville-Yutz reste une valeur sûre et forte où se côtoient continuellement des nouveaux et des anciens.

Bernard Carentz, président de la Croix bleue à Yutz, nous expose un constat alarmant sur les ravages que peut provoquer la consommation excessive d’alcool. Synonyme et symbole de convivialité, de détente, d’amusement et de réjouissances, l’alcool est bien souvent de la partie quand il s’agit de faire la fête. Anniversaire, mariage, réveillon ou simple plaisir de se retrouver entre amis : toutes les occasions sont bonnes pour trinquer. Et on ne se pose même pas la question de la présence ou non de cette potion magique. L’alcool est culturellement présent dans notre vie.

«  Quelle serait la réaction de la majorité des gens s’ils ne trouvaient que des jus de fruits et sodas pour célébrer une réunion amicale ou familiale ? Est-ce que la fête peut être plus folle sans alcool ? Je vous dis oui, bien sûr  », affirme le responsable.

Jeunes et adultes tous concernés

Les adolescents sont susceptibles de rechercher des sensations fortes et d’adopter des comportements à risques. Nombre des jeunes sont en mode « cuite express » qui consiste en une consommation occasionnelle mais excessive dans l’intention de se défoncer par amusement.

Concernant les adultes, il est vrai que la conjoncture actuelle n’est pas reluisante. Il y a aussi les accidents de la vie, un décès, une séparation, une perte d’emploi, avec comme issue, une consommation d’alcool.

C’est pour toutes ces raisons que la Croix bleue existe.

Un des socles de l’association consiste en la tenue des réunions qui se tiennent deux fois par mois, les vendredis soirs. Chaque personne peut déposer un peu son fardeau. Pas de jugement ni de commentaires, simplement de l’écoute et de l’échange.

Les membres interviennent également dans les lycées ou lors d’autres manifestations lorsqu’ils sont sollicités.

La méthode mise en place par la Croix bleue qui consiste à un accompagnement personnalisé et à l’aspiration à l’abstinence permet à nombre de personnes de ne pas recourir ni au sevrage, ni à la postcure.

Source

Un magistrat s’inquiète de l’usage grandissant du cannabis

Un magistrat s'inquiète de l’usage grandissant du cannabis

André-Frédéric Delay : « Sur les 18-30 ans, un quart des hospitalisations est lié aux stupéfiants ». 

Quelle réponse la justice doit-elle apporter face l’usage grandissant du cannabis ? Le juge, André-Frédéric Delay ouvre des pistes de réflexion. Quelle réponse la justice doit-elle apporter face à l’usage grandissant du cannabis ? Le juge André-Frédéric Delay ouvre des pistes de réflexion.

André-Frédéric Delay, vice-président du tribunal de grande instance du Puy connaît bien la question de la consommation de cannabis, à travers son ancien métier de policier, aujourd’hui en tant que magistrat. Il accepte de nous éclairer sur ce phénomène de société.

Que pensez-vous des nouvelles dispositions en matière de répression de l’usage du cannabis ?

J’ai compris qu’il y aurait une amende délictuelle, avec quand même des possibilités de poursuites. Mais pour le moment c’est très flou. En réalité, ça ne change pas grand-chose. Il y a bien longtemps que l’usage de cannabis n’est réprimé que par une amende. Seuls des cas exceptionnels appellent d’autres sanctions. Je traite régulièrement par ordonnances pénales des affaires d’usage de stupéfiants, souvent associées d’ailleurs à des conduites sous l’empire de la drogue.

Vous parlez là de petits usagers ?

Tout dépend ce que l’on entend par petits usagers. Si vous entendez simple consommateur par rapport à celui qui détient des quantités importantes ou celui qui en revend, alors oui, celui-ci n’est pas renvoyé devant un tribunal, mais il est poursuivi malgré tout pour avoir commis un délit et il est le plus souvent puni d’une amende qui varie en fonction des ressources, entre 200 et 500 euros.

Il m’arrive de ne pas accepter d’ordonnance pénale, si je m’aperçois que la personne possède des antécédents importants d’usage de stupéfiants. Dans ce cas, la comparution devant un juge est peut-être nécessaire, pour arriver à une prise de conscience, pour engager des soins. Il faut essayer de trouver dans notre « boîte à outils » des moyens d’aider le sujet de sortir de son addiction.

La consommation de cannabis a-t-elle réellement explosé ?J’ai du mal à quantifier l’augmentation. Je peux dire par contre que l’essentiel des ordonnances pénales concernaient auparavant des conduites en état alcoolique. Maintenant, sur une cinquantaine de dossiers que je traite, j’en ai à peu près une vingtaine avec du cannabis.

Je vais à l’hôpital psychiatrique deux fois par semaine (depuis 2011, la loi impose l’intervention d’un juge avant le douzième jour d’hospitalisation sans consentement). L’an dernier, j’ai rendu près de 350 ordonnances, soit une cinquantaine de dossiers en plus par rapport à 2016. Sur les 18-30 ans, un quart des hospitalisations est lié à une consommation de produits stupéfiants, ce qui est énorme. En général, du cannabis, la drogue ordinaire, que l’on prend pour se calmer, pour dormir le soir. On voit apparaître la cocaïne, qui est un peu comme la bouteille de champagne pour les fêtes. On se fait plaisir avec un petit rail de coke.

À travers votre expérience, que pouvez-vous dire sur les méfaits du cannabis ?L’usage provoque la psychose cannabique. Une modification de l’état de conscience. Sur les personnalités fragiles, il favorise l’apparition de failles importantes de type psychotique. Je n’évoque même pas les problèmes induits comme la désocialisation, les troubles de la concentration, le décrochage scolaire. Les gens connaissent très mal les effets du cannabis, en particulier les professionnels de la route. Le gars qui se fait un joint le week-end en boîte de nuit, ne se rend pas compte qu’il sera contrôlé positif au volant, le lundi ou le mardi. En plus, les cannabis sont beaucoup plus nocifs qu’avant, plus chargés en THC. Les drogues douces n’existent plus.

La dépénalisation, vous n’y pensez même pas ?

Ce serait catastrophique. L’argument selon lequel on autorise l’alcool ne tient pas. Ce n’est pas parce que l’on a une drogue dure avec laquelle on est extrêmement complaisant que pour autant il faut en rajouter une autre. L’alcool est culturellement accepté, on est moins désociabilisé en buvant. Mais les effets du cannabis sont tout autant sinon plus redoutables que ceux de l’alcool. Avant de parler de dépénalisation pour désengorger les tribunaux, mieux vaudrait réfléchir à l’éducation. Faire peur aux jeunes, ça ne sert à rien. Il est préférable de les faire réfléchir sur la manière de conduire leur vie

On pourrait penser que la Haute-Loire est relativement privilégiée, sur le plan de la délinquance en général. Qu’en est-il concernant les stupéfiants ? N’allons pas croire que la Haute-Loire soit épargnée. Tout le monde sait qu’il y a des dealers professionnels qui vendent aux portes des lycées de Monistrol-sur-Loire, de Roche-Arnaud et de La Chartreuse. Il y a une très grande porosité entre la plaque urbaine stéphanoise et l’est de la Haute-Loire. Le département est un territoire de consommation et d’échanges de stups. D’ailleurs les « clients » que j’avais à Saint-Étienne avant, je les retrouve au Puy.

Philippe Suc Source

Le désarroi des parents face à la consommation excessive de cannabis

Plus de 7 % des jeunes de 17 ans présenteraient un risque élevé d’usage problématique, soit environ 60 000 adolescents de cet âge.

LE MONDE | Par François Béguin

Que faire lorsqu’un adolescent se met à avoir une consommation excessive de cannabis ? Cette question, des milliers de parents se la posent chaque année en France, avec souvent le sentiment d’être bien démunis et bien seuls pour y répondre.

Aucune famille ne semble a priori immunisée contre une telle situation. Médecin à Bordeaux (Gironde), Stéphanie, qui préfère garder l’anonymat, et son mari, dentiste, n’avaient par exemple jamais pensé que l’un de leurs enfants puisse un jour être concerné par une telle addiction. Lorsqu’un soir celui-ci, alors en classe de troisième, rentre en stop parce qu’il s’est endormi dans le bus de retour du collège, « défoncé » après avoir fumé du cannabis, ils tombent des nues. A cette époque pourtant, avec une consommation quasi-quotidienne, ses résultats scolaires plongent.

Phénomène loin d’être marginalFin de l’argent de poche, interdiction de sortie… Stéphanie et son mari multiplient les sanctions mais rien n’y fait. Au domicile familial, les positions se figent, « c’était la guerre », dit la mère de famille. C’est finalement le recours à CAAN’abus, une consultation jeune consommateur (CJC) conseillée par la ligne d’appel gratuite et anonyme Drogue info service, qui permet de faire retomber la tension. « La psychologue nous a aidés à lâcher prise, raconte Stéphanie. On le flique moins. On est moins sur lui, ça ne se termine plus en pugilat, à le plaquer au sol… »

Le phénomène est loin d’être marginal. Selon les chiffres publiés mardi 6 février par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 7,4 % des jeunes de 17 ans, soit environ 60 000 adolescents d’uniquement cet âge, seraient susceptibles de présenter en 2017 un « risque élevé d’usage problématique » de cannabis. Une population qui représentait un quart (24,9 %) des jeunes ayant fumé au moins une fois dans l’année écoulée, en hausse de 3 points par rapport à 2014 (21,9 %).

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑