Présentation du Professeur Goullé
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Par Jean Paul Tillement
aux éditions Docis, 2015, 179 pages
Nos collègues connaissent bien Jean-Henri Costentin, grand pourfendeur des trafiquants de drogues et de ceux qui les soutiennent, Président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Drogues et les Toxicomanies (CNPERT) où il a succédé au regretté Roger Boulu. Professeur émérite de pharmacologie à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rouen, chercheur spécialisé en neuropsychopharmacologie, c’est au double titre de sa spécialité et de la lutte contre les addictions qu’il s’intéresse à la dopamine. Pourquoi ce neuro médiateur en particulier? C’est parce qu’il intervient de façon prépondérante dans le fonctionnement cérébral et que ses dysfonctionnements sont une cause principale de différentes pathologies neuropsychiatriques.
L’originalité et l’intérêt de cet ouvrage résident dans sa mise en relation des mécanismes physiopathologiques et des observations cliniques, expliquant les secondes par les premières, attribuant aux dérèglements dopaminergiques les principaux signes des maladies concernées. Cette juxtaposition clinico-biologique permet de mieux comprendre et de proposer des interventions pharmacologiques adaptées.
Les premiers chapitres retracent l’histoire de la dopamine. L’auteur la raconte de façon originale dans le cadre de la jeune et nouvelle discipline qu’était, il y a 60 ans, la neuropsychopharmacologie. Il évoque successivement Continuer à lire « La dopamine dans tous ses états, un livre de Jean Costentin »
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Leurs recherches, présentées à Milan dans le cadre du Congrès de l’International Early Psychosis Association montrent que l’abus de drogue ou d’alcool augmente plus ou moins fort le risque d’être schizophrène.
Les risques augmentent de la manière suivante :
Cannabis : 5,2 fois
Alcool : 3,4 fois
Drogues hallucinogènes : 1,9 fois
Sédatifs : 1,7 fois
Amphétamines : 1,24 fois
« Nos résultats montrent une association forte entre presque tous les types d’abus de substances et un risque accru de développer la schizophrénie plus tard dans la vie » affirment les chercheurs danois qui s’interrogent malgré tout sur l’origine de ce lien.
Il est pour l’instant impossible de prouver si c’est l’abus de drogue qui provoque la schizophrénie ou si c’est une prédisposition à la schizophrénie qui pousse aussi à l’addiction.
Chaque semaine, il ouvre la porte de son camion à Compiègne, dans l’Oise. Laurent Baisadouli s’occupe de la maraude. Il distribue aux toxicomanes du matériel stérile pour éviter la transmission d’hépatites ou du sida. Depuis deux ans, il constate qu’un nouveau produit inonde les rues de la ville: le crack, une drogue très puissante qui s’inhale et se présente sous la forme de petits cailloux.
Cet usager qui préfère garder l’anonymat est venu chercher une pipe pour en fumer. Ce dérivé de la cocaïne, dangereux, est devenu la nouvelle drogue dans cette commune connue avant tout pour son palais et sa forêt. Suscitant l’addiction dès la première prise, elle provoque des dommages rapides et irréversibles sur le cerveau et peut même entraîner un arrêt cardiaque ou respiratoire.
« J’ai commencé ici à Compiègne, confie à BFMTV un consommateur qui assure qu’il est assez facile de s’en procurer. Le crack, c’est comme le shit maintenant. Voire plus facile. »
Il y a encore deux ans, ce stupéfiant était une drogue exclusivement parisienne, consommée par un public marginalisé. Aujourd’hui, le crack touche de nouvelles personnes et se répand dans tout le département.
« Au centre de soins de Creil, en 2013, on n’avait aucune demande de pipe à crack, remarque Laurent Baisadouli, chef de service du Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction de risques pour usagers de drogues à Montataire. Ensuite, en 2014, on a eu à peu près une centaine de distributions. Quasiment 200 en 2015. Et là, courant 2016, on est à 400 distributions de pipes à crack depuis le début de l’année. »
Proche de Paris, desservi par l’autoroute A1 qui conduit aux Pays-Bas, Compiègne se situe à un carrefour de la drogue. Auparavant, le trafic se limitait surtout du cannabis. Les trafiquants ont ainsi vu dans le crack une nouvelle opportunité.
« De toute façon, comme à la première prise vous êtes addict au crack, c’est bien plus facile, dénonce pour BFMTV Julien Soir, secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance police. Au lieu d’avoir un client qui va revenir une fois par semaine pour prendre 5g ou 8g, là on a un client qui va revenir quotidiennement pour reprendre une dose de crack. »
Une majorité de Français (53%) se déclare opposée à l’ouverture de « salles de shoot » comme celle qui accueillera à partir de lundi à Paris ses premiers consommateurs de drogue, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien dimanche.
Seules 46% des personnes interrogées sont favorables à l’ouverture de « salles de consommation de drogue à moindre risque » (SCMR), selon l’appellation exacte. Ce type de salle est réservé aux toxicomanes majeurs qui s’injectent des produits qu’ils apportent eux-mêmes, sous la supervision de personnes qualifiées, avec du matériel stérile. Première à ouvrir en France, la salle parisienne sera installée à l’hôpital Lariboisière (Xe arrondissement).
Cette politique est jugée laxiste (58%), passéiste (50%), inexistante (43%), répressive (34%). Seuls 41% la trouvent préventive et 17% efficace (plusieurs qualificatifs étaient possibles).
Sondage réalisé par Internet les 13 et 14 octobre auprès d’un échantillon de 1.003 personnes majeures représentatives de la population française.
« Je connais Giovanna depuis trois ans. Quand je l’ai invitée à Morlaix pour parler des addictions aux drogues dures, elle a tout de suite dit oui », confie Yves Blouin, du réseau social de proximité Solidaire social club, co-organisateur de l’événement en lien avec la libraire Dialogues et le lycée Notre-Dame-du-Mur-Le Porsmeur.
Elle n’a que 20 ans quand elle sniffe sa première ligne d’héroïne. Après une déception amoureuse,elle commence à s’autodétruire. Un anéantissement qui durera vingt ans et qu’elle raconte dans son livre, Accrochée à la vie,journal d’une renaissance, livre sorti en mai
Elle explique comment des faiblesses momentanées, des mauvaises rencontres peuvent changer le cours de toute une vie en quelques jours. Elle relate sans détour, son combat contre les drogues dures, son univers familial, amical, médical qui l’a soutenue toutes ces années.
Aujourd’hui, forte de son expérience, elle a choisi de parler de sa vie, pour tenter d’éviter à un maximum de gens de tomber dans l’enfer de la toxicomanie et de subir ses conséquences quasiment irréversibles.
« Son message s’adresse également à l’entourage des toxicomanes, car selon elle, il est plus facile à faire passer, poursuit Yves Blouin.
La personne qui se drogue dit oui mais n’écoute pas. C’est souvent improductif. »
Son témoignage aura de l’impact auprès des élèves du lycée, espère Patricia Hairie, conseillère pédagogique du lycée. « Car si la plupart des jeunes vont bien, une minorité est plus fragile. On est tous concernés, on doit se montrer vigilant envers les autres. »
La venue de Giovanna à Morlaix est une opportunité : « Pour nous, les encadrants, mais aussi pour les jeunes. Elle entre dans le cadre des actions de prévention du lycée, et s’adresse aux élèves de seconde générale qui auront la chance de la rencontrer mardi matin. »
Vanessa Hauguel le 14 octobre 2016
Voici 5 des substances les plus addictives et dangereuses dans le monde, d’après les conclusions d’une étude menée par le chercheur David Nutt et son équipe. Le classement établi est également basé sur les torts que ces substances causent aux individus et à la société.
Si la cigarette entraîne une telle dépendance, c’est principalement en raison de la nicotine présente dans le tabac. La nicotine est absorbée par les poumons, puis circule dans le réseau sanguin avant de se rendre au cerveau en seulement 10 secondes.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le tabagisme tue près de 6 millions de personnes chaque année.
S’ils sont beaucoup moins prescrits de nos jours en raison notamment de leurs effets indésirables et du risque d’abus, les barbituriques ont fait de nombreux dégâts dans la première moitié du XXe siècle.
La prise chronique de ces derniers entraîne rapidement une dépendance physique et psychologique. Dans le cas d’abus, une tolérance est rapidement développée, découlant trop souvent en une prise de dose létale, causant coma et décès.
La cocaïne est un puissant stimulant et psychotrope hautement addictif. Elle est la plupart du temps coupée ou « allongée » dans le but d’en augmenter le volume, avec des substances diverses telles que du bicarbonate de soude, du lactose, du paracétamol, de la caféine ou des médicaments, pesticides et même un antiparasitaire la rendant d’autant plus nocive.
Entraînant une dépendance psychique rapide et forte, on estime qu’environ 21% des usagers deviennent dépendants.
Quant au crack, qui est la forme la plus dangereuse de la cocaïne, il peut entraîner une très forte dépendance dès la prise de la première dose : il est donc possible de devenir accro dès les premières inhalations.
Bien que légal un peu partout dans le monde, l’alcool n’en reste pas moins la deuxième substance la plus addictive du monde. Des expériences menées en laboratoire ont démontré qu’elle pouvait faire augmenter la dopamine relâchée dans le cerveau entre 40 et 360% – et plus on ingère d’alcool, plus ce taux augmente.
D’après Santé Canada près de 5 millions de Canadiens se livrent à une consommation d’alcool à risque élevé, ou pouvant causer des accidents routiers, des méfaits et bien sûr des problèmes de santé tels que le cancer, la cirrhose et d’autres types d’affections.
Pour ce qui est du risque de développer une dépendance, 22% des gens ayant bu de l’alcool dans leur vie risquent de développer une addiction à cette substance.
En plus d’être une drogue extrêmement dangereuse, Nutt et son équipe classent l’héroïne au premier rang des substances les plus addictives. 1 individu sur 4 essayant cette drogue deviendrait accro.
La consommation régulière d’héroïne a des effets dévastateurs sur le corps et le psychisme, sans parler de ces terribles effets de sevrage, aussi physiques que psychologiques. Une overdose ne nécessite que 5 fois la dose normale.
Bien sûr, tout comme le soulignent différents chercheurs, il ne faut pas sous-estimer le caractère dépendogène et dangereux de d’autres drogues, telles que la méthamphétamine (aussi appelée meth, chalk, crank, crystal meth et ice) ou encore la flakka, la drogue qui rend fou et cannibale…
Une forte consommation prolongée de cannabis peut conduire à la réduction de la densité osseuse et expose à un plus gros risque de fractures, selon une nouvelle étude britannique menée par des chercheurs de l’Université d’Édimbourg.
Cette étude est la première à s’intéresser la santé osseuse des consommateurs de cannabis.
Les chercheurs ont recruté 170 personnes fumant régulièrement du cannabis récréatif et 114 personnes qui n’en consomment jamais.
Les chercheurs ont défini les grands consommateurs de cannabis comme ceux qui rapportent avoir fumé 5000 fois ou plus. (La moyenne du groupe étudié est de 47.000 fois).
Ceux qui ont consommé cette drogue un millier de fois sont décrits comme des consommateurs modérés.
Consommateurs réguliers, modérés ou non-fumeurs, tous les participants ont vu leur densité osseuse mesurée grâce à l’ostéodensitométrie (scan DEXA).
Les tests ont permis de constater que la densité osseuse des grands fumeurs de cannabis était inférieure de 5% à celle des fumeurs de cigarettes ne consommant pas du tout de cannabis. Le risque d’apparition ultérieure d’ostéoporose est dans ce cas supérieur.
Les chercheurs ont aussi découvert que par rapport aux non consommateurs, les grands fumeurs de cannabis ont souffert d’un plus grand nombre de fractures. Aucune différence n’a cependant été remarquée entre les fumeurs modérés et les non-fumeurs.
De nombreux fumeurs rapportent souvent que sous l’effet du cannabis, leur appétit est augmenté. Toutefois, l’étude souligne que le poids et l’indice de masse corporelle (IMC) des grands fumeurs étaient réduits. Les chercheurs pensent qu’une grande consommation prolongée réduirait au contraire l’appétit. Un facteur expliquant en partie la perte de masse osseuse.
Stuart Ralston, l’un des responsables des recherches, commente : « Nous savons depuis longtemps que les composants du cannabis peuvent avoir un effet sur le fonctionnement des cellules osseuses. Nous n’avions en revanche pas idée jusqu’à aujourd’hui de ce que cela traduisait chez ceux qui fumaient en régulièrement ».
L’équipe note cependant que ces résultats appellent à des recherches plus approfondies dans le domaine.
L’étude, financée par Arthritis Research UK, a été publiée dans la revue American Journal of Medicine.