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L’herbe synthétique, est-ce dangereux ?

Alors que l’expérience de la « fumette » se généralise chez les plus jeunes, les cannabis de synthèse ont pénétré le marché des drogues en France. Ces nouveaux produits de synthèse (NPS), perçus à tort comme anodins, peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Dimanche, comme dans d’autres soirées, Arnold, 24 ans, a tiré sur un joint qui tournait. Depuis quelque temps, Arnold et ses amis fument sans se cacher : comme il aime le dire, le cannabis « s’est démocratisé ».

Quelques minutes plus tard, Arnold a senti une grande vague de panique l’envahir, de plus en plus pressante. La montée des effets de la drogue était extrêmement brutale. Pris d’angoisse, il a redemandé le nom de l’herbe. « Elle arrache hein ? C’est parce que c’est du synthétique », s’est-il entendu répondre. Et Arnold s’est aperçu qu’il n’avait aucune idée de ce qu’il avait absorbé.

K2, Spice… Les connaître pour les éviter

Arnold n’existe pas. Par pitié pour notre personnage, on dira qu’il en a été quitte pour un « bad trip » qui lui a passé l’envie de reprendre du cannabis synthétique. Mais entre problèmes cardiaques, démence, paranoïa, hallucinations, délires suicidaires, les effets secondaires de cette drogue font froid dans le dos. Même les blogs à destination des adeptes d’herbe les déconseillent fortement.

(Photo : Fred Dufour/AFP)

Ce qu’on appelle le cannabis synthétique est classé par les spécialistes parmi les Nouveaux Produits de Synthèse (NPS), des substances chimiques qui imitent les effets des drogues illicites. Dans le commerce, elles ressemblent à s’y méprendre aux produits naturels : un mélange de plantes séchées, sur lequel le produit de synthèse a été vaporisé. Ces drogues, d’abord apparues aux États-Unis, ont de quoi inquiéter les pouvoirs publics : elles sont difficiles à repérer (donc à interdire) au fur et à mesure de leur création. Surtout, la recherche sur leurs effets secondaires est encore à ses débuts, et ils sont encore très imprévisibles.

« Un peu comme le crack vis-à-vis de la cocaïne »

Ces produits imitant la « weed » sont déjà sous les radars de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) depuis une dizaine d’années. En Europe, selon l’EMCDDA et sur la seule année 2015, 24 produits en contenant sont apparus. Les affaires liées à ces produits se multiplient, et la France n’est pas en reste. Ce week-end, c’est sur l’île de Mayotte que 16 personnes ont été arrêtées en lien avec une enquête de trafic international. Ils sont soupçonnés d’avoir écoulé 10 kg de ces drogues de synthèse sur l’île en 3 ans, pour une valeur marchande estimée à plus de 2 millions d’euros.

Pourtant, passé l’engouement de la nouveauté au début des années 2010, les entrées en France semblent subir une légère baisse. Elles s’illustrent par les chiffres de saisies des NPS aux frontières : 340 kg en 2015, pour 360 en 2014. « J’imagine que les consommateurs sont déçus des produits qu’ils ont achetés », commente une source de la Direction générale des Douanes.

(Infographie : Ouest-France)

Vendus sous les noms de Spice, K2, Skunk, Moon Rocks, Red Dawn, (etc.) leur popularité tient au fait qu’ils sont présentés comme « plus euphorisants » par ceux qui les commercialisent. Et en effet, ils ont été conçus pour être ce qu’on appelle, dans le jargon, des « agonistes purs ». « Grossièrement, ça veut dire que la molécule qui active le récepteur dans notre cerveau va le faire de façon plus directe » explique Jean Zwiller, chercheur en addictologie au CNRS.« Un peu sur le même principe que le crack vis-à-vis de la cocaïne », précise-t-il.

Mais l’absence de THC (principe actif du cannabis) n’empêche pas ce type de substances euphorisantes d’être terriblement dangereuses.« Ceux qui recherchent ces produits le font pour des effets euphorisants plus intenses, mais ils ne pensent pas que tous les effets dévastateurs du cannabis sur le cerveau sont, eux aussi, exacerbés », détaille le chercheur.

Une dépendance accrue ?

Inquiet, le scientifique prévoit : « Malheureusement, la recherche sur le cannabis de synthèse en est encore à ses débuts, mais on peut prévoir que la dépendance, elle aussi, sera plus forte. Quand je rencontre des jeunes pour parler de drogue, ils me disent souvent que le cannabis n’induit aucune dépendance. C’est faux. »

(Photo : AFP)

En effet, 7 à 9 % des usagers réguliers de joints sont dépendants. « Cela peut paraître peu, mais quand on sait que plus de la moitié des jeunes fument du cannabis en France, ça donne au bout du compte un grand nombre de dépendants. » Pour cet addictologue, ceux qui expérimentent ces nouvelles substances ne se rendent pas compte des risques, par manque de renseignements. Et il insiste :« L’effet recherché par les personnes qui consomment des drogues n’est jamais la dépendance ! »

Non, ces drogues ne sont pas licites

On entend souvent déclarer à tort que les drogues de synthèse sont « légales ». Une rumeur qui peut contribuer à la perception faussée de leur dangerosité. Mais en France, la plupart de ces drogues ont été interdites dès 2009. Ce qui est vrai, c’est qu’elles sont entrées sur le marché via des vides juridiques. « Elles ont pu être présentées comme légales, simplement parce que le législateur n’avait rien prévu », fait remarquer Jean Zwiller.

Souvent commercialisées sous des formes anodines, comme de l’encens, ces drogues ont mis du temps à être identifiées comme telles. Pour ne rien arranger, les fabricants ajoutent souvent des mentions comme « impropre à la consommation humaine » sur les produits, afin de tromper les services publics.

Le drame, c’est que ces produits n’ont effectivement pas été conçus pour une consommation humaine. « Au début, j’ai cru que c’étaient des vendeurs de drogue qui avaient inventé ces cannabinoïdes », explique Jean Zwiller. « Mais c’est un chercheur en chimie organique, John William Huffman, qui a synthétisé les premiers cannabinoïdes de synthèse à des fins de recherche sur le cannabis. » Et d’ajouter :« Il paraît qu’il s’en veut beaucoup. »

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Cannabis et Sécurité routière

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DROGUE DE SYNTHÈSE: LA « STRAWBERRY » INQUIÈTE DES TRAVAILLEURS SOCIAUX

ILE MAURICE

Un sachet de la drogue synthétique « strawberry » se vend à Rs 100 (3€), ce qui la rend accessible aux jeunes.

La « strawberry » est prisée par les jeunes en ce moment. Elle peut être sous forme de bonbons ou de chocolat. Une association lance une campagne de prévention.

Une association socioculturelle tire la sonnette d’alarme sur WhatsApp. Plusieurs parents ont reçu un message disant que la strawberry se vend aux alentours de plusieurs établissements scolaires. L’association lance un appel aux parents pour qu’ils dissuadent leurs enfants d’accepter des bonbons offerts par des étrangers et des amis. La situation devient encore plus préoccupante, dans la mesure, où, la semaine dernière, dix jeunes ont été admis à Brown-Séquard.

« Cette drogue est, en effet, disponible depuis quelque temps », indique Imran Dhannoo. Ce que redoute surtout le travailleur social est le fait qu’un sachet de cette drogue synthétique se vende à Rs 100, soit un produit qui est à la portée des jeunes.

« Seul le nom change… »

Imran Dhannoo explique qu’il y a plusieurs familles de drogue de synthèse, dont les cannabinoïdes. Ceux-ci contiennent une substance qui imite le tétrahydrocannabinol (THC), le principe actif du cannabis, qui procure une sensation d’euphorie ou de bien-être. « La drogue de synthèse est une imitation du THC, qui se trouve dans le cannabis naturel. À Maurice, elle est connue sous divers noms : fraise, C’est pas bien… En 2013, on connaissait le Black Mamba. Actuellement, la drogue la plus prisée est Bat dan latet. »

Ce que confirme le travailleur social Ally Lazer. « Auparavant, on avait Ben Laden, ensuite Black Mamba et maintenant Bat dan latet », confie-t-il. Concernant la strawberry, il affirme qu’elle est en effet disponible depuis quelque temps. « C’est seulement le nom qui change, car il faut écouler le produit. Il y a des collégiens qui ont déjà consommé cette drogue. »

Selon une étude menée par le ministère de la Jeunesse et des Sports en 2015, un élève sur cinq consomme du cannabis ou de l’héroïne. Le rapport Youth Determinants in Mauritius, financé par les Nations unies, décrit le comportement des jeunes âgés de 15 à 24 ans à Maurice. L’étude souligne que les garçons sont les plus touchés par les drogues. 16,2 % ont déclaré avoir fumé un joint dans l’enceinte de l’école. Ainsi, le rapport recommande de mettre l’accent sur des programmes de prévention au niveau des écoles ou encore dans des centres communautaires. De plus, l’étude estime qu’il faut développer de nouvelles campagnes antidrogue.

En 2013, il y a eu cinq arrestations, 19 en 2014, 103 en 2015 et 111 de janvier 2016 jusqu’au 10 juillet 2016.

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Le cocktail tabac-cannabis réduit les chances de sevrage

Mélanger tabac et cannabis : un cocktail explosif pour l’addiction. Les adeptes de la fumette pure ont plus de chance d’arrêter le tabac que ceux qui associent les deux drogues.

Le cocktail tabac-cannabis réduit les chances de sevrage
Du tabac à rouler, de l’herbe, une feuille de papier à cigarette : voilà comme de nombreux amateurs consomment du cannabis. Un cocktail qui réduit les dépenses mais qui n’est pas sans effet sur le cerveau. Selon une étude parue dans Frontiers in Psychiatry, associer les deux drogues nuit au sevrage. Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs s’appuient sur un sondage réalisé auprès de 33 600 consommateurs.

Un cocktail européen ?

Ces participants sont issus de presque tous les continents : Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud et Océanie ont été interrogés sur la façon dont le cannabis était pris. Le mode de consommation change selon les origines. Pétards, blunts, pipes… les Européens sont bien plus friands du mélange avec le tabac que les Néo-zélandais à l’autre bout de la planète. 77 à 90 % des habitants du Vieux continent associent les deux drogues.

Le recours aux vaporisateurs de cannabis, exclusivement sans tabac, est en revanche bien plus fréquent au Canada et aux Etats-Unis. Ce n’est pas le cas dans les autres pays interrogés.

Moins motivés

Mêler cannabis et tabac, voilà qui ne devrait pas ajouter plus de risques que ceux déjà apportés par les deux produits. Surtout que le cannabis est assez peu addictif. En réalité, les adeptes du cocktail réduisent leurs chances de s’arrêter un jour. « Nos résultats montrent que la consommation simultanée de tabac et de cannabis est associée à une moindre motivation à l’arrêt du tabac et à chercher de l’aide pour cela », résume Michael Lynskey, co-auteur de l’étude.

Les chiffres sont éloquents : les partisans de la fumette pure ont 80 % plus de chance de vouloir une aide pour réduire leur consommation de tabac et deux fois plus de chances de s’y préparer activement. Les mélangeurs, eux, se montrent moins attirés par l’idée d’abandonner leurs cigarettes. Il y aurait donc une dépendance psychologique supplémentaire.

« La dépendance au cannabis et au tabac se manifestent d’une manière similaire, à tel point qu’il est difficile de distinguer les personnes qui utilisent les deux », souligne toutefois Chandri Hindocha, qui signe également la publication. Au vu du nombre massif de consommateurs dans le monde, la tâche semble particulièrement ardue : 1 milliard de personnes fument du tabac et 182 millions inhalent du cannabis.

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CANNABIS ET COCAÏNE: L’ÉTRANGE COMMANDE DE BENARD DEBRÉ SUR LE « DARKNET »

Afin d’illustrer les dangers d’Internet, le député Bernard Debré, un journaliste de « Valeurs Actuelles » et l’Association des Parents contre la drogue se sont fait livrer toutes sortes de stupéfiants sur un site internet hollandais puis sur le « darknet », un espace du Web accessible par logiciel où l’on trouve toutes sortes de sites illégaux.

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Bernard Debré découvre les dangers du Web. Associé à un journaliste de Valeurs Actuelles et au président de l’Association des Parents contre la drogue Serge Lebigot, l’élu Les Républicains s’est fait livrer de la drogue par Internet afin de démontrer à quel point il est facile de se procurer des stupéfiants sur la toile. Choqué par les résultats de ses pérégrinations, il a réclamé la semaine dernière une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet dont « on ne parle pas«  et « qu’on ose pas évoquer« .

Sur LCI, le député-médecin a raconté ce mardi sa plongée dans les tréfonds du Web. « On se connecte sur un site au pays bas, et on va commander de la drogue. On paye avec la carte bleue! Et on reçoit ça avec un timbre hollandais », s’indigne-t-il. « On l’a fait livrer chez Serge Lebigot. C’est très intéressant parce que l’on reçoit une enveloppe en papier kraft. Il y a deux enveloppes en plastique pour éviter l’odeur et les chiens renifleurs, et on reçoit ça tranquillement », poursuit-il.

Non-contents d’avoir exploré les sites les moins recommandables de l’Internet « classique », le frère de Jean-Louis Debré et ses complices se sont également rendus sur le « darknet », un espace du Web accessible par logiciel où l’on trouve toutes sortes de sites illégaux.  « Et là, vraiment, c’est incroyable (…) Là vous avez un super marché de tout! Vous avez des kalachnikovs, du TNT, des faux billets, des organes à greffer! Et vous avez par exemple, 30 à 36 000 sites de cocaïne. Et donc on a commandé de la cocaïne. Mais il faut payer par bitcoins », raconte l’élu, qui veut faire interdire cette monnaie virtuelle en France. « Est-ce que c’est la démocratie de pouvoir acheter une kalachnikov sans que personne ne le sache? Du TNT? On peut acheter des films pornographiques. On peut tout acheter, le pire de ce qui existe: même des faux billets », s’insurge-t-il. « On a commandé et on a été livré: un gramme de cocaïne pour environ 80 euros. Et on s’est dit: +c’est pas possible on va faire analyser ces drogues+! Et ces drogues sont quasiment pures! Il faut la couper par quatre ou par dix », précise le député, se souvenant de l’émoi de ses confrères à l’Assemblée nationale. « Tout le monde est venu faire des photos: sur mon bureau de l’Assemblée, il y avait de la cocaïne, des champignons hallucinogènes, de la marijuana et un autre produit du cannabis ».

Scandalisé, Bernard Debré a donc adressé une question au gouvernement sur les nouveaux modes de trafic et de distribution de drogue par Internet, réclamant au passage la création d’une mission parlementaire sur le sujet. « Si ça continue comme ça, il n’y aura plus de dealer physiques puisqu’on se fera livrer, peut-être est-ce un bien… C’est l’ubersiation », déplore-t-il. A fin de remédier à cela, « le gouvernement doit s’engager dans trois directions, et vite : imposer aux pays abritant des sites légaux de vente de drogue, en particulier les Pays-Bas, de proscrire tout commerce avec la France ; renforcer les contrôles douaniers sur les envois postaux issus de ces pays ; enfin, déclarer la guerre aux dangers du Darknet, qui outre de la drogue permet aussi, notamment, de se procurer des armes et des explosifs. Le fait de se rendre sur ces sites, même sans commander, devrait tomber sous le coup de la loi, comme cela existe déjà pour les sites pédophiles », explique-t-il sur le site de Valeurs Actuelles. Et de conclure: « si le gouvernement n’agit pas, c’est qu’il est prêt à sacrifier une partie de la jeunesse française”. 

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La Fédération Française d’Addictologie (FFA) à la manœuvre pour faire exploser les toxicomanies

Professeur Jean Costentin
Président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies
Le 18 avril 2016, (j’avais lu un peu vite le 1er avril, avant de découvrir, hélas, que ce n’était pas une farce) la Fédération Française d’Addictologie (FFA), soucieuse d’épauler les coups de boutoir concertés et convergents des mouvements qui militent pour la légalisation de toutes les drogues, à commencer par le cannabis, y est allée de son brûlot et s’est lâchée complètement. Elle veut offrir ainsi, aux toxicomanes, un panier garni qui comporte :
–La rupture avec la recherche de l’abstinence ; elle n’affiche plus comme objectif qu’une réduction des doses des drogues. La FFA a oublié que c’est à partir d’un usage modéré initial que les victimes d’addiction ont sombré dans l ‘abus.
–Elle anticipe qu’une légalisation des drogues ouvrirait la voie à des actions préventives enfin efficaces ; ce qui revient à mettre « la charrue avant les bœufs ». La FFA ne peut ignorer les précédents du tabac et de l’alcool, dont la licité génère en France 13 millions de fumeurs et 4,5 millions d’alcoolo-dépendants ; avec, annuellement, 78.000 morts imputables au tabac, 49.000 morts à l’alcool, sans compter leurs très nombreux estropiés.
Les membres de la FFA nous ont cruellement manqué dans les actions de prévention contre ces drogues licites ; de plus ils nous ont très sournoisement combattus dans nos actions contre les drogues illicites. Aussi, dans ce contexte, leur raisonnement confine à une impudeur manifeste.
–La FFA ne se suffit déjà plus de la perspective de la mise en place des « salles de shoots », qu’ils ont obtenues de la ministre de la Santé (qui, d’ailleurs, les met en place d’une main tremblante), puisqu’elle propose dès maintenant de les généraliser aux CAARUD (centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues ; qui sont au nombre de 150) et aux CSAPA (Centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie ; qui sont au nombre de 260, mais deviendront 510 après leur fusion avec les CCAA = centres de cures ambulatoire en alcoologie). Si nous comptons bien, il s’agirait de faire de ces 660 structures des salles de shoots, en plus de celles qui se mettent en place ; les drogues partout !… Toutes ces structures, à l’acronyme délibérément complexe qui en dissimule l’objet, ont gravement failli dans la mission qui leur était confiée, puisqu’elles n’ont pas empêché l’instauration de ces sortes de salles de soins palliatifs pour toxicomanes que sont les « salles de shoots ».
-La FFA s’inscrit déjà (comme nous l’avions anticipé à l’heure du débat tronqué sur les « salles de shoots ») dans la mise à disposition aux héroïnomanes d’une « héroïne médicale » qui sera (il va sans dire, mais disons le tout de même) gratuite, comme la méthadone ou le trop fameux « Subu » (si scandaleusement détourné par près de 50% de ses bénéficiaires). Ainsi sera satisfait le vœux suprême de l’héroïnomane : « Ma drogue, de la meilleure qualité, gratuite, quand je veux, à la dose que je veux (la plus élevée possible puisque je bénéficie d’une assistance médicale), injectée au calme, au chaud, couché, avec le sourire de l’infirmière, une petite collation, voire une douche et du parfum… rien dans tout cela qui ne l’incite vraiment à rompre avec ses démons.

Parce que ces addictologues déviants, n’ont pas voulu, pas su, pas pu, traiter et guérir les malades qui leur étaient confiés, ils rêvent de recourir à cette méga-homéopathie, qui traite le mal par un libre usage de ce qui l’a provoqué. Ils espèrent de ce fait, pouvoir satisfaire enfin ces nouveaux critères de très bas niveau qu’ils se fixent. Paul Lechat, René Yafil, Georges Nahas, Léon Hovnanian, Pierre Deniker et tous nos autres mentors inspirez-nous pour les combattre ; ils sont devenus fous !

« Un Homme ça s’oblige » disait A. Camus ; la FFA, elle, ne s’oblige pas.
Toutes les dépenses somptuaires englouties, avec sans cesse la demande de moyens supplémentaires, pour en arriver là !

Cette situation doit interpeller le citoyen contribuable.
Les politiques doivent, de toute urgence, donner du pied dans ce nid de frelons.
Les pouvoirs publics, s’aidant d’une large diversité d’expertises et de regards extérieurs, doivent revisiter toutes ces structures et leurs fonctionnements, pour mettre en perspective les moyens consacrés et les résultats obtenus.
La pensée médicale doit réinvestir ces territoires sanitaires perdus, abandonnés à des addictologues-idéologues ; elle doit contraindre ces praticiens égarés à se ressaisir, à faire beaucoup plus dans le soin et beaucoup moins dans l’idéologie soixante-huit attardée, marquée par « l’interdiction d’interdire ». La réduction des risques, qui leur sert d’armure, doit faire réaliser enfin que leurs remèdes sont pires que le mal qu’ils ont mission de combattre, parce que leurs remèdes augmentent le nombre des victimes.

ONU : le cannabis, drogue toujours la plus consommée au monde

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Nombre de consommateurs de drogue dans le….. cliquez sur LIRE LA SUITE

Une belle victoire

Dr CostentinNous sommes heureux d’annoncer à nos lecteurs que le Président du CNPERT, le Professeur Jean-Henri Costentin vient d’être, par décret du 16 Juin 2016 , nommé membre du collège de l’Agence française de lutte contre le dopage « au titre de la personnalité ayant compétence dans le domaine de la toxicologie, désigné par le Président de l’Académie des Sciences ».

Cette nomination est d’abord un succès personnel qui distingue sa lutte inlassable et passionnée contre les méfaits des drogues par son activité d’enseignement, ses multiples conférences et ses publications.

C’est aussi la reconnaissance du travail fourni par l’ensemble du groupe qu’il anime, par la lettre mensuelle du CNPERT, ses cahiers et son blog.

C’est enfin une incitation très claire à poursuivre dans la voie qui nous est tracée d’informer, de prévenir des dangers des drogues et de traiter les addictions.

Toutes nos félicitations, cher Jean-Henri et tous nos vœux pour que ton action soit de plus en plus efficace, écoutée et entendue et qu’elle parvienne à convaincre les responsables des enseignements publics et privés.

Les éditeurs.

Cannabis : l’exposition prénatale modifie la structure cérébrale

Les enfants ayant été exposés au cannabis avant leur naissance présentent des modifications du cortex préfrontal, selon une étude danoise.

Cannabis : l'exposition prénatale modifie la structure cérébrale

Cannabis et grossesse ne font pas bon ménage. Selon une étude publiée dans la revueBiological Psychiatry, les enfants ayant été exposés avant leur naissance au cannabis sont pourvus d’un cortex préfontal plus « épais ». Des études antérieures avaient déjà identifié des conséquences comportementales à court terme, mais les effets sur la morphologie du cerveau demeuraient inconnus. Les spécialistes estiment que 2 à 13 % des femmes dans le monde fument du cannabis pendant leur grossesse.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont fait appel à l’IRM (Imagerie par résonance magnétique). Ils ont réuni 54 enfants danois âgés de 6 à 8 ans. Parmi eux : des enfants exposés au cannabis ou au tabac durant la période prénatale. Un groupe témoin était constitué d’ enfants qui n’avaient été exposés à aucunes de ces deux substances. Les chercheurs ont ensuite analysé la structure cérébrale de tous les enfants, observant les éventuels effets du cannabis sur sa morphologie.  

Une morphologie cérébrale différente 

Après analyse, les chercheurs ont noté des différences dans l’épaisseur corticale.

Le cortex préfontal étais plus « épais ». Cette région du cerveau, particulièrement importante, coordonne notamment la capacité de prendre une décision et joue sur la mémoire.
Cependant, les chercheurs n’ont pas conclu sur des conséquences fonctionnelles. 
« Cette étude suggère uniquement que l’exposition prénatale au cannabis entraine des anomalies structurelles du cerveau », souligne le rédacteur en chef de la revue Biological Psychiatry, le Dr John Krystal. « Comprendre ce qui se passe dans le cerveau peut nous donner un aperçu sur la façon dont les enfants se développent après avoir été exposés au cannabis », explique le Dr El Marroun. Pour l’auteure principale de l’étude, la consommation de cannabis pendant la grossesse est « relativement courante » et l’ignorance règne quant aux « conséquences potentielles que peut avoir cette substance pendant une grossesse, mais aussi sur le cerveau de la mère et de son bébé ».

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