CANNABIS ET COCAÏNE: L’ÉTRANGE COMMANDE DE BENARD DEBRÉ SUR LE « DARKNET »

Afin d’illustrer les dangers d’Internet, le député Bernard Debré, un journaliste de « Valeurs Actuelles » et l’Association des Parents contre la drogue se sont fait livrer toutes sortes de stupéfiants sur un site internet hollandais puis sur le « darknet », un espace du Web accessible par logiciel où l’on trouve toutes sortes de sites illégaux.

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Bernard Debré découvre les dangers du Web. Associé à un journaliste de Valeurs Actuelles et au président de l’Association des Parents contre la drogue Serge Lebigot, l’élu Les Républicains s’est fait livrer de la drogue par Internet afin de démontrer à quel point il est facile de se procurer des stupéfiants sur la toile. Choqué par les résultats de ses pérégrinations, il a réclamé la semaine dernière une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet dont « on ne parle pas«  et « qu’on ose pas évoquer« .

Sur LCI, le député-médecin a raconté ce mardi sa plongée dans les tréfonds du Web. « On se connecte sur un site au pays bas, et on va commander de la drogue. On paye avec la carte bleue! Et on reçoit ça avec un timbre hollandais », s’indigne-t-il. « On l’a fait livrer chez Serge Lebigot. C’est très intéressant parce que l’on reçoit une enveloppe en papier kraft. Il y a deux enveloppes en plastique pour éviter l’odeur et les chiens renifleurs, et on reçoit ça tranquillement », poursuit-il.

Non-contents d’avoir exploré les sites les moins recommandables de l’Internet « classique », le frère de Jean-Louis Debré et ses complices se sont également rendus sur le « darknet », un espace du Web accessible par logiciel où l’on trouve toutes sortes de sites illégaux.  « Et là, vraiment, c’est incroyable (…) Là vous avez un super marché de tout! Vous avez des kalachnikovs, du TNT, des faux billets, des organes à greffer! Et vous avez par exemple, 30 à 36 000 sites de cocaïne. Et donc on a commandé de la cocaïne. Mais il faut payer par bitcoins », raconte l’élu, qui veut faire interdire cette monnaie virtuelle en France. « Est-ce que c’est la démocratie de pouvoir acheter une kalachnikov sans que personne ne le sache? Du TNT? On peut acheter des films pornographiques. On peut tout acheter, le pire de ce qui existe: même des faux billets », s’insurge-t-il. « On a commandé et on a été livré: un gramme de cocaïne pour environ 80 euros. Et on s’est dit: +c’est pas possible on va faire analyser ces drogues+! Et ces drogues sont quasiment pures! Il faut la couper par quatre ou par dix », précise le député, se souvenant de l’émoi de ses confrères à l’Assemblée nationale. « Tout le monde est venu faire des photos: sur mon bureau de l’Assemblée, il y avait de la cocaïne, des champignons hallucinogènes, de la marijuana et un autre produit du cannabis ».

Scandalisé, Bernard Debré a donc adressé une question au gouvernement sur les nouveaux modes de trafic et de distribution de drogue par Internet, réclamant au passage la création d’une mission parlementaire sur le sujet. « Si ça continue comme ça, il n’y aura plus de dealer physiques puisqu’on se fera livrer, peut-être est-ce un bien… C’est l’ubersiation », déplore-t-il. A fin de remédier à cela, « le gouvernement doit s’engager dans trois directions, et vite : imposer aux pays abritant des sites légaux de vente de drogue, en particulier les Pays-Bas, de proscrire tout commerce avec la France ; renforcer les contrôles douaniers sur les envois postaux issus de ces pays ; enfin, déclarer la guerre aux dangers du Darknet, qui outre de la drogue permet aussi, notamment, de se procurer des armes et des explosifs. Le fait de se rendre sur ces sites, même sans commander, devrait tomber sous le coup de la loi, comme cela existe déjà pour les sites pédophiles », explique-t-il sur le site de Valeurs Actuelles. Et de conclure: « si le gouvernement n’agit pas, c’est qu’il est prêt à sacrifier une partie de la jeunesse française”. 

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