Cannabis : 400 centres pour faire décrocher les jeunes (France 2)

Une initiative médicale se développe pour tenter de faire décrocher les jeunes fumeurs de cannabis.

Il s’agit de centres de consultation et d’écoute mis en place dans 400 lieux en France.

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C’est l’image d’Épinal des consommateurs de cannabis : un jeune fumeur branché bien dans ses baskets. Mais derrière l’apparente décontraction, certains sont inquiets des conséquences de leur addiction. Des adolescents accros se confient dans des lieux d’écoute appelés Consultations Jeunes Consommateurs (CJC). Il en existe plus de 400, partout en France.

Une méthode longue

Pas de leçon de morale pour des jeunes fatigués des tensions familiales, des résultats scolaires en berne ou en perte de repères et de confiance. Les psychologues, qui les accueillent, décortiquent leur comportement pour les aider à décrocher. Des consultations pour tenter de leur éviter une dépendance plus lourde : drogues dures, alcool, écrans… Une méthode qui demande du temps, parfois de longues années.

Cannabis : Les Français sous-estiment sa nocivité sur le cerveau des jeunes

DROGUE Près d’un quart des Français pense que les effets sur le cerveau s’arrêtent juste après avoir arrêté de fumer. Une aberration pour les psychiatres..

Sans le pouvoir vulgarisateur d’« Il était Une fois la Vie », comment faire passer efficacement un message scientifique au grand public ? La question taraude quotidiennement Pier Vincenzo Piazza, professeur en neurosciences et chercheur sur les mécanismes de l’addiction aux drogues. Pour lui, la méconnaissance globale des Français sur les risques que représente le cannabis sur le cerveau des jeunes, est affligeante. Ce serait même « l’un des plus gros ratés de l’histoire en matière de transmission de l’info de la science au public. »

Un tout récent sondage Ifop commandé par la Mildeca*, illustre l’ampleur du décalage. Concernant l’usage de cannabis à l’adolescence, 23 % des Français pensent que les effets sur le cerveau s’arrêtent juste après avoir arrêté de fumer. Ils sont aussi nombreux à penser que le cannabis n’a pas de conséquences sur l’activité cérébrale à long terme. Dans le même temps, seulement deux personnes sur trois (65 %) considèrent que le cannabis présente des risques pour la santé dès la première consommation, tout en sachant que celle-ci intervient dès le collège (11-15 ans) pour un quart des adolescents. Par ailleurs, 47,8 % des jeunes de 17 ans déclarent avoir fumé du cannabis au cours de leur vie selon les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) datant de 2014.

« Une vulnérabilité exacerbée de l’adolescent »

« C’est un âge où le cerveau est un organe en transition vers l’état adulte, précise Etienne Hirsch, neurobiologiste français, directeur de recherche au CNRS et à l’INSERM. Les processus de maturation cérébrale se poursuivent jusqu’à 25 ans. De là résulte une vulnérabilité exacerbée de l’adolescent vis-à-vis de la neurotoxicité des substances psycho actives. » Le cortex préfrontal, qui permet la prise de décision, l’adaptation du comportement à une situation, serait plus particulièrement concerné.

Dans les heures qui suivent l’usage du cannabis, les troubles observés concernent pèle mêle : l’attention, le temps de réaction, la mémoire de travail et les fonctions exécutives. Il existerait aussi une corrélation entre l’usage et plusieurs passages à l’acte : tentatives de suicide, boulimie, comportements sexuels à risques, selon plusieurs études. Si ces troubles tendent à disparaître dans les mois qui suivent un arrêt de la consommation, « chez l’adolescent, ils peuvent persister », embraye le spécialiste, « y compris après sevrage si la consommation a commencé avant 15 ans ».

Troubles anxieux, de l’humeur et schizophrénie

Le professeur Marie Odile Krebs, chercheuse et praticienne en psychiatrie, alourdit un peu plus le tableau en évoquant les risques cognitifs et psychiatriques du cannabis chez les ados : « Les mésusages, c’est-à-dire l’abus et la dépendance, s’observent dans la période charnière de 15-25 ans. Or le problème c’est que c’est à cet âge-là que débutent les principaux troubles psychiatriques de l’adulte », dont les troubles anxieux, de l’humeur, la schizophrénie et, de façon moins évidente, la dépression.

Régulièrement, elle entend de jeunes consommateurs jurer que leur joint du soir n’a aucune incidence sur leur système cognitif. « Ben, si, peste la scientifique. Lorsque la dépendance et l’abus sont présents à 18 ans, on voit un effet sur le fonctionnement intellectuel global à l’âge adulte, même chez ceux qui ne consomment plus de cannabis. L’effet âge est important. » Dans le cerveau, une réduction de la taille des dendrites et une diminution de la plasticité neuronale est observée. Bref, en d’autres termes, les neurones subissent une sérieuse crise de croissance. Et se développent aussi bien qu’une orchidée au cœur d’un site de pétrochimie. N’est ce pas « Il Etait Une fois la Vie » ?

Cannabis : les jeunes fument beaucoup moins que ce qu’on pense

INFOGRAPHIE – Selon un sondage de la Midelca, la majorité des Français estiment qu’en moyenne, un jeune sur trois fume tous les jours en France. En réalité, les 18-25 ans sont 4% à s’adonner quotidiennement au cannabis.

Aujourd’hui, trois Français sur quatre (75%) s’estiment bien informés des risques pour la santé liés à la consommation de cannabis, selon un sondage Ifop pour la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives). Un chiffre qui grimpe même à 81 % pour les jeunes de 15 à 18 ans. Doit-il rassurer alors même que le baromètre santé de l’année dernière montrait que la consommation des adolescents repartait à la hausse et que près d’un jeune de 17 ans sur dix fumait des joints régulièrement?

Les jeunes, le cannabis et la prévention… Si le sujet a toujours été source de préoccupation, il est devenu ultra-sensible. Face ce phénomène, la Mildeca a décidé de faire le point sur les connaissances des Français en matière de cannabis lors d’un colloque organisé jeudi. «Notre stratégie consiste à mettre l’accent sur le transfert de connaissances scientifiques et la recherche, explique la présidente de la Mildeca, Danièle Jourdain Menninger. Il faut absolument sortir des discussions de comptoir sur le cannabis et ne plus se focaliser sur la seule question de la politique pénale. C’est ce que nous faisons en refondant les stratégies de prévention. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de dire que ce n’est pas bien de fumer mais plutôt de donner des compétences aux jeunes pour apprendre à résister à la pression du groupe».

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Les fumeurs sous-estiment les risques

Pour ce qui est des connaissances, les premiers résultats sont là. Troubles de la mémoire et des apprentissages, risques spécifiques à l’adolescence et risques sur la santé mentale, maladies pulmonaires…: les dangers du cannabis sont loin d’être inconnus aux adultes comme aux adolescents, notamment grâce à l’information dispensée à l’école (61%) et dans leur famille (57%) indiquent les jeunes sondés. Ces connaissances sont cependant plus vagues chez les fumeurs qui ont tendance à sous-estimer les risques, un phénomène de déni classique.

La plupart des Français (60%) estime cependant que les jeunes de moins de 25 ans devraient être mieux informés, preuve de leur inquiétude sur les consommations des mineurs. Une consommation d’ailleurs très largement surestimée quand on les questionne sur le nombre de fumeurs quotidiens. Dans leur écrasante majorité (96%), ils pensent que plus d’un jeune sur dix fume tous les jours en France. En moyenne, ils estiment même que c’est le cas d’un jeune sur trois… En réalité, les 18-25 ans sont 4% à s’adonner quotidiennement au cannabis. Cette vision en trompe-l’œil, partagée par les jeunes eux-mêmes, inquiète à la Mildeca. «Tout le monde pense que tout le monde fume. Cela pose un problème de banalisation de la consommation, notamment pour les jeunes de moins de 25 ans. Laisser penser que tout le monde fume, c’est laisser penser que ce n’est pas si grave, alerte Danièle Jourdain Menninger.Or, nous devons lutter contre le phénomène de pression chez les jeunes. Il ne faut pas oublier qu’une grande partie d’entre eux ne fume pas. Faire passer ce message, c’est aussi une manière de lutter contre la consommation».

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Un simulateur pour découvrir les dangers de la drogue au volant

Julien Bosseler

Grâce à la réalité virtuelle, les Responsible Young Drivers vont sensibiliser les jeunes conducteurs aux risques d’accident quand ils consomment du cannabis, de la cocaïne ou de l’ecstasy en conduisant.

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Le simulateur des RYD a été mis au point par leurs homologues hollandais. © René Breny
    Le simulateur des RYD a été mis au point par leurs homologues hollandais. © René Breny

Rouler sous influence du cannabis multiplie par trois le risque de commettre un accident de la route. Pour l’ecstasy, ce chiffre grimpe à… trente ! Piochées dans la Charte européenne de la sécurité routière, ces données édifiantes incitent les Responsible Young Drivers (RYD) à sensibiliser les automobilistes – singulièrement les plus jeunes, de 17 à 29 ans, qui consomment des stupéfiants le week-end – aux dangers de la conduite après avoir fumé un joint, sniffé de la cocaïne ou avalé un comprimé d’ecsta.

Grâce aux avancées technologiques, les RYD hollandais ont réussi à concevoir un simulateur de conduite sous influence. Composé d’un casque de réalité virtuel très immersif, d’écouteurs, d’un volant et de pédales de jeu, d’un siège mobile et d’un puissant ordinateur pour contrôler l’ensemble, ce dispositif simule la route avec des substances psychotropes dans le sang. L’effet est tout bonnement hallucinant : le programme « cannabis » augmente le temps de réaction, diminue la coordination des mouvements et complique les tâches complexes. Quant au parcours sous ecstasy, il est diablement rapide et agressif.

4 % des conducteurs sous influence

«  D’ici quelques mois, lorsque nous disposerons de notre propre simulateur, que nous financerons nous-mêmes, nous organiserons des démonstrations dans les écoles et dans les entreprises pour faire prendre conscience aux jeunes conducteurs des risques qu’ils prennent en prenant le volant sous l’influence de la drogue  », annonce Laura Gonzales Schena, directrice des RYD pour la Wallonie et Bruxelles.

Celle-ci égraine d’autres chiffres préoccupants qui justifient un travail de prévention spécifique : on estime qu’un Belge sur sept a déjà consommé de la drogue, qu’un sur cinquante a fumé du cannabis au cours du dernier mois et que 4 % roulent sous influence. Non seulement cette infraction met des vies en danger mais, en plus, elle peut coûter très cher : une amende de 1.200 à 24.000 € et une suspension du permis de conduire, de deux semaines minimum à une déchéance à vie.

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Cannabis – le professeur Costentin répond aux déclarations du professeur Dautzenberg

Le professeur Dautzenberg, pour faire baisser la consommation du tabac, vient d’imaginer de lui substituer le cannabis.

Un chercheur réserve habituellement au congrès où il doit s’exprimer, la primeur de ses déclarations, qui pourront ultérieurement être portées à la connaissance du public. Impatient, Mr. Dautzenberg a irrépressiblement communiqué ses cogitations à la presse, avant de les soumettre à la discussion des spécialistes de pneumologie réunis en congrès à Lille. Comme il devait s’y attendre, la machine médiatique,si conciliante avec le cannabis, s’est enflammée.

Elle vit aussitôt en lui : un « grand médecin », un « pape de la lutte anti-tabac », un « médecin réputé et reconnu », un « médecin de renom », « l’homme de science », un « éminent professeur » (on trouve tous ces propos laudatifs dans le journal –Aujourd’hui en France- du 29 janvier 2016). Parions que s’il avait tenu des propos prohibitionnistes sur le cannabis, ils n’auraient pas été restitués, ou un entrefilet aurait rapporté qu’un obscur pneumologue avait expiré une bouffée de sottises d’un autre âge sur cette drogue. Ainsi, la déclaration du Pr. Dautzenberg, en faveur d’une légalisation du cannabis, a eu un très beau retentissement médiatique.

Cette posture nous navre, et ce d’autant plus que nous avons épaulé la saine lutte qu’il a menée contre le tabac. Avec d’autres consœurs et confrères qui ont soutenu son action nous sommes éberlués, secoués (succutés pour parler comme les pneumologues) par ses ruades et foucades. « Ce n’est pas lui ! », « Un homonyme ? », « La presse n’a pas compris », tout cela fut entendu, mais, hélas, ni ses dénégations, ni ses démentis, ni ses protestations. Oui donc, Mr. Dautzenberg, pour alléger l’insupportable pression qu’exerce le tabac sur la santé de nos adolescents, a imaginé une manœuvre de diversion, visant à transférer leur appétence tabagique sur le cannabis. Pire qu’une fausse bonne idée il s’agit d’une vraie très mauvaise idée.

A la question posée à la cantine du lycée : «poire ou fromage ? » les jeunes répondent, avec leur bel appétit : « mais des poires et des fromages !». Car ces déclarations nous préparent une plus fréquente association du cannabis au tabac. C’est avec le tabac qu’ils s’initient à fumer puis, dans la logique toxicomaniaque du « toujours plus, toujours plus fort », ils arrivent aux « joints » ; ajoutant au tabac de la résine de cannabis, (haschish / shit) et alternent alors les cigarettes du seul tabac avec des « joints ». Pour dissocier le tabac du cannabis, Mr. Dautzenberg propose qu’ils fument le seul cannabis : «l’herbe », «la beuh » (en verlan), «la marijuana », usant alors, puis abusant bientôt des fameux « pétards ». Pour ce faire, il propose sa vente libre. Dans une telle substitution le compte n’y est pas, car il manque aux utilisateurs le tabac !

En termes de toxicité relative, faut-il rappeler à Mr. Dautzenberg que l’adjonction de résine de cannabis au tabac, tout comme la présence naturelle de cette résine sur les fleurs et feuilles du cannabis, augmente de 200°C la température de combustion de l’élément végétal ; ce qui accroit sa décomposition thermique (pyrolyse), générant 7 fois plus de goudrons cancérigènes que la combustion du seul tabac et produisant au moins cinq fois plus d’oxyde de carbone (ce CO, qui réduit le pouvoir oxyphorique de l’hémoglobine).

L’association tabac-cannabis n’est pas fortuite, le toxicomane demande aux effets stimulants de la nicotine de pallier les effets sédatifs / psycholeptiques du tétrahydrocannabinol (THC) du cannabis ; aussi ne peuvent-ils être dissociés aussi facilement qu’il l’a imaginé. Le THC n’enlève pas l’envie de la nicotine, tout comme la nicotine n’évacue pas l’envie du THC ; ils ne sont donc pas mutuellement substituables. Alors qu’il est si difficile de s’affranchir d’une seule addiction, qu’elle soit à la nicotine ou au THC, quand les deux addictions sont installées il devient impossible de s’en affranchir.

Bien que la nicotine rende plus volontaire, cette volonté ne permet pas de rompre avec le tabac. Le cannabis qui induit une aboulie, des troubles amotivationnels, enlève, lui, jusqu’au désir de s’en affranchir. On dispose de moyens, certes peu efficaces, pour aider au sevrage tabagique (varénicline, cytisine, bupropion..), alors qu’on est totalement démuni face à la dépendance cannabique. Au niveau des sphères O.R.L. et broncho-respiratoire, le tabac et le cannabis sont sensiblement aussi dangereux l’un que l’autre ; le cannabis étant peut-être encore plus cancérogène. Même pour un pneumologue, les effets du cannabis, bien plus que ceux de la nicotine, ne sauraient être cantonnés au seul appareil respiratoire, ni même au seul niveau somatique, car les conséquences cérébrales du cannabis sont nombreuses et majoritairement délétères.. Au plan cardio-vasculaire, le cannabis est plus dangereux que le tabac.

Il est (devant le tabac) la troisième cause de déclenchement d’infarctus du myocarde ; il est à l’origine d’artérites des membres inférieurs chez des sujets jeunes (le tabac est moins impatient à déclencher ce trouble) ; il est à l’origine d’accidents vasculaires cérébraux chez les sujets jeunes (là aussi le tabac est moins impatient pour frapper). Le cannabis est à l’origine de cancers du testicule du type « germinome non séminome », ce qui n’est pas imputé au tabac. C’est au niveau cérébral que la comparaison est de très loin plus défavorable au cannabis. La nicotine stimule l’éveil, l’attention, sa focalisation sur ce qui est pertinent, elle favorise la mémorisation. Elle réduit l’endormissement au volant, elle semble exercer une certaine protection vis-à- vis de la maladie de Parkinson…

Le THC, lui, est sédatif / psycholeptique, il est enivrant / ébriant, il fait mauvais ménage avec la conduite automobile, surtout associé à l’alcool. Mi-janvier, en pleine ville de Rouen, un conducteur ayant bu de l’alcool et fumé du cannabis a projeté sa voiture sur un arbre ; des six jeunes occupants, quatre ont été tués et deux autres très grièvement blessés… Le cannabis, au long cours, induit anxiété et dépression avec, pour cette dernière, en embuscade, un risque suicidaire. Le THC est un très grand perturbateur cognitif ; il altère gravement les capacités d’éducation et d’apprentissage, que notre société, dans la compétition internationale, doit solliciter d’une façon redoublée. Le THC, frappant le cerveau des adolescents en pleine maturation, peut perturber celle-ci très gravement, au point d’engendrer des troubles psychotiques (la schizophrénie / la folie au sens commun du terme). Le THC peut induire cette schizophrénie de novo ; il peut la décompenser / la révéler et aussi l’aggraver.

Il crée de plus une résistance aux traitements symptomatiques qu’on lui oppose. Le THC est un passage fréquent vers d’autres toxicomanies encore plus délétères (tous les héroïnomanes sont passés par la case cannabis). Quand le professeur Dautzenberg prétend que c’est l’interdiction qui crée l’attrait, on se demande s’il a bien présent à l’esprit le chiffre des alcoolo- dépendants (4 à 5 millions) et celui des dépendants du tabac (13 millions) ; bref, le désastre des drogues licites. Si l’on ne compte encore « que » 1.600.000 consommateurs réguliers de cannabis en France, c’est parce qu’il est interdit.

Prétendre que l’inclination à la transgression, assez fréquente chez les jeunes, fait de l’interdiction du cannabis la raison de son succès, conduit très logiquement à penser que sa légalisation, les inciterait à pratiquer cette transgression en s’adressant à des drogues encore plus « dures ». Prétendre que la légalisation du cannabis permettrait de contrôler sa vente, en l’interdisant aux mineurs (proposition avancée par les « verts »pour calmer / enfumer les citoyens raisonnables) incite à rappeler que 70% des buralistes ne respectent pas l’interdiction de vente du tabac aux mineurs.

Si, dans une démarche protectrice, le prix en était élevé, pour être dissuasif, ou si les produits proposés étaient faiblement dosés en THC, fleuriraient aussitôt des produits de contrebande, vendus sous le manteau. On connait déjà très bien tout cela ; ne réinventons pas l’eau tiède. Le pouvoir d’accrochage du cannabis est très grand, comme en atteste le recrutement, en France, de 1.600.000 usagers réguliers, en dépit de son caractère prohibé. Constatant le recrutement énorme opéré par le tabac et par l’alcool, tout indique que la légalisation du cannabis lui ferait atteindre des niveaux de consommation de l’importance de ces deux drogues licites.

Se protéger du tabac en s’abritant sous le cannabis est une aberration, comme Gribouille, plongeant dans l’eau pour se protéger de la pluie. Ce n’est pas parce-que la prohibition du cannabis ne parvient pas à empêcher le niveau important de son usage, qu’il faut le légaliser, surtout au pays qui en est le plus grand consommateur parmi les 28 états membres de l’union européenne. Ce n’est pas parce que l’interdiction des vols, des viols, des autres violences, de la pédophilie, des excès de vitesse… n’éradiquent pas ces comportements, qu’on envisage de les légaliser.

De la même façon ce n’est pas parce que la prohibition du cannabis n’empêche pas sa consommation, facilitée de longue date par des déclarations banalisantes, comme celle exprimée aujourd’hui par Mr. Dautzenberg, qu’il faut le légaliser. L’urgence est d’éradiquer le tabac, en renforçant son interdiction chez les mineurs, il n’est pas de leur faciliter l’accès « par préciput et hors part » à une deuxième drogue, encore plus nocive. C’est au niveau du tabac qu’il faut fixer l’interdit, donc le niveau de la transgression, et surtout pas au-delà du cannabis.

Le cannabis entraînerait la perte de vocabulaire

Une étude récente montre que la consommation fréquente de cannabis peut occasionner des pertes de mémoire au fil des ans, et notamment une réduction du vocabulaire.

Le cannabis était déjà pointé du doigt pour ses effets nocifs sur le comportement. De nouvelles recherches prouvent qu’il est désormais en cause dans la perte de la mémoire.

Selon une étude de l’université de Lausanne, en Suisse, parue dans le journal JAMA Internal Medicine, la consommation régulière de cannabis favoriserait l’oubli d’un certain nombre de mots.

5.000 personnes suivies sur 25 ans

5.000 participants, âgés de 18 à 30 ans, ont été suivis pendant 25 ans. L’enquête au départ devant porter sur les risques coronariens liés à la consommation de drogues, ces personnes ont été soumises à des questionnaires sur leur utilisation de cannabis.

Un des phénomènes récurrents s’est avéré être la perte de vocabulaire pour ceux qui admettaient avoir consommé du cannabis. Les chercheurs ont fourni aux cobayes une liste de 15 mots à mémoriser. Ils se sont rendu compte que les consommateurs réguliers en oubliaient un tous les cinq ans.

Le tétrahydrocannabinol en case

Les chercheurs expliquent cette perte de vocabulaire par le tétrahydrocannabinol (THC) contenu dans le cannabis : cette substance active pourrait affecter la manière dont les informations sont emmagasinées par l’hippocampe, la zone de notre cerveau qui régit notre mémoire.

Autre conclusion de l’étude : les consommateurs ayant commencé très jeunes sont davantage affectés par les pertes de mémoire ou les pertes de vocabulaire.

De même si la personne fume beaucoup de cannabis : plus l’exposition est intense dans le temps, plus les effets mesurés sont négatifs.

Une mémorisation inférieure de 18%

Selon Slate.fr, ces résultats font écho à une autre étude de la Northwestern University, aux États-Unis : réalisée sur 97 volontaires, elle montrait des performances de mémorisation inférieures de 18% de la part de personnes ayant fumé tous les jours pendant au moins trois ans.

Cependant, l’étude montre que le cannabis n’affecterait pas les autres capacités intellectuelles, comme la concentration ou la déduction. Elle confirme les résultats d’une recherche sur le cas de 290 paires de jumeaux dont seul l’un des deux fumait. Les tests d’intelligence n’avaient montré aucune différence.

Risques de psychose et de dépression

Rappelons cependant que le cannabis, consommé à fortes doses, entraîne des risques de dépendance, de psychose, de dépression et d’isolement social.

Un message d’autant plus important lorsque l’on sait que 40,9% de la population française a déjà essayé le cannabis et qu’à 17 ans; un ado sur deux a déjà fumé un joint.

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Augmentation de la consommation de cannabis : quels dangers pour la santé ?

La consommation de cannabis ne cesse d’augmenter et touche des Français de plus en plus jeunes.

Mais quels sont les dangers d’une telle consommation ?

consommation-cannabis

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies a dévoilé des chiffres inquiétants. Si la consommation de tabac par habitant a diminué de 50%, c’est le cannabis qui rencontre un franc succès avec 20% d’augmentation chez les jeunes. Car les Français sont de plus en plus jeunes à s’intéresser à ce produit dont les effets apaisants sont particulièrement appréciés.

Mais attention, au-delà du plaisir que la consommation de cannabis apporte, les effets néfastes sont légion.

En effet, le cannabis provoque divers problèmes respiratoires voire des cancers.

En outre, cette consommation est parfois la cause d’une reprise du tabac qui, comme chacun le sait, est extrêmement dangereux pour la santé.

De plus, le cannabis diminue les réflexes de ses consommateurs et est la cause de nombreux accidents de la route.

Enfin, cette substance entraîne parfois, dans le cas d’une forte consommation, une apathie, un sentiment d’anxiété voire la dépression et un isolement social.

Il est plus que conseillé de se désintoxiquer au plus vite en se rendant chez un professionnel de santé qui saura orienter les consommateurs vers des structures dont certaines sont prises en charge par l’Assurance maladie et la mutuelle santé.

Source

Ischémies vasculaires : le cannabis, un facteur déclenchant ou précipitant ? par le Professeur JP Goullé

Les preuves s’accumulent, les toxicités du cannabis et du tabac s’ajoutent. 

Notre collègue Le professeur Jean- Pierre Goullé nous en apporte ici une nouvelle preuve en décrivant l’impact vasculaire de l’association. Une fois encore, il montre bien que le cannabis est une drogue d’action lente et que ses lésions peuvent être réversibles alors que celles du tabac ne le sont pas

Jean Paul Tillement

ischémie titre Goulle

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Ischémies vasculaires le cannabis

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