Le cannabis entraînerait la perte de vocabulaire

Une étude récente montre que la consommation fréquente de cannabis peut occasionner des pertes de mémoire au fil des ans, et notamment une réduction du vocabulaire.

Le cannabis était déjà pointé du doigt pour ses effets nocifs sur le comportement. De nouvelles recherches prouvent qu’il est désormais en cause dans la perte de la mémoire.

Selon une étude de l’université de Lausanne, en Suisse, parue dans le journal JAMA Internal Medicine, la consommation régulière de cannabis favoriserait l’oubli d’un certain nombre de mots.

5.000 personnes suivies sur 25 ans

5.000 participants, âgés de 18 à 30 ans, ont été suivis pendant 25 ans. L’enquête au départ devant porter sur les risques coronariens liés à la consommation de drogues, ces personnes ont été soumises à des questionnaires sur leur utilisation de cannabis.

Un des phénomènes récurrents s’est avéré être la perte de vocabulaire pour ceux qui admettaient avoir consommé du cannabis. Les chercheurs ont fourni aux cobayes une liste de 15 mots à mémoriser. Ils se sont rendu compte que les consommateurs réguliers en oubliaient un tous les cinq ans.

Le tétrahydrocannabinol en case

Les chercheurs expliquent cette perte de vocabulaire par le tétrahydrocannabinol (THC) contenu dans le cannabis : cette substance active pourrait affecter la manière dont les informations sont emmagasinées par l’hippocampe, la zone de notre cerveau qui régit notre mémoire.

Autre conclusion de l’étude : les consommateurs ayant commencé très jeunes sont davantage affectés par les pertes de mémoire ou les pertes de vocabulaire.

De même si la personne fume beaucoup de cannabis : plus l’exposition est intense dans le temps, plus les effets mesurés sont négatifs.

Une mémorisation inférieure de 18%

Selon Slate.fr, ces résultats font écho à une autre étude de la Northwestern University, aux États-Unis : réalisée sur 97 volontaires, elle montrait des performances de mémorisation inférieures de 18% de la part de personnes ayant fumé tous les jours pendant au moins trois ans.

Cependant, l’étude montre que le cannabis n’affecterait pas les autres capacités intellectuelles, comme la concentration ou la déduction. Elle confirme les résultats d’une recherche sur le cas de 290 paires de jumeaux dont seul l’un des deux fumait. Les tests d’intelligence n’avaient montré aucune différence.

Risques de psychose et de dépression

Rappelons cependant que le cannabis, consommé à fortes doses, entraîne des risques de dépendance, de psychose, de dépression et d’isolement social.

Un message d’autant plus important lorsque l’on sait que 40,9% de la population française a déjà essayé le cannabis et qu’à 17 ans; un ado sur deux a déjà fumé un joint.

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