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Êtes-vous capable de ne pas boire une goutte d’alcool pendant un mois ? Découvrez les bienfaits du Dry January 

Laura Baudier le 01 janvier 2023 à 06h05

Le Dry January peut être l’occasion de faire une pause dans sa consommation et de revoir sa relation à l’alcool.
Le Dry January peut être l’occasion de faire une pause dans sa consommation et de revoir sa relation à l’alcool. (Depositphotos)

La règle du Dry January est simple : ne pas boire d’alcool pendant un mois, du 1er janvier au 31 janvier 2023. L’objectif est clair : s’interroger sur sa consommation d’alcool. Alors, êtes-vous prêts à relever le défi ?

Né en Grande-Bretagne en 2013, le Dry January (ou « Défi de janvier ») a fait son apparition en France en janvier 2020. L’objectif est clair : évaluer son rapport à l’alcool et reprendre le contrôle sur ses consommations. Comment ? En ne buvant pas une seule goutte d’alcool durant tout le mois de janvier. « Ce n’est pas grave si vous n’y arrivez pas, mais c’est l’occasion de s’interroger sur sa consommation d’alcool : dans quel contexte on boit, est-ce par envie, par habitude, par besoin, etc. Parfois, on va boire simplement car tout le monde prend un verre : le Défi de janvier permet de voir comment on arrive à se positionner par rapport aux autres, comment les autres réagissent, pendant ce mois où ma normalité sera de ne pas consommer d’alcool. Ce défi ne s’adresse pas aux personnes qui ont une dépendance sévère à l’alcool, mais bien à celles qui ont une consommation qui devient régulière », indique le Dr Morgane Guillou, addictologue au CHU de Brest. « Pour que l’alcool reste un plaisir, il faut garder sa capacité à dire “non”, à s’arrêter. C’est pourquoi, ce mois sans alcool permet de tester notre liberté à dire non et c’est important que tout le monde se sente concerné ».

Pourquoi diminuer sa consommation ?

Selon Santé publique France, « la consommation d’alcool en France fait partie des trois premières causes de mortalité évitable. Les études montrent que l’alcool, même à faible dose, induit des risques pour la santé ». « Le nombre de décès lié à l’alcool, toutes causes confondues – complications hépatiques, cirrhoses, cancers digestifs, etc. -, est de 41 000 par an environ », assure le Dr Guillou.

Selon la Ligue contre le cancer, 31 % des Français dépassent les seuils limites d’alcool recommandés (maximum deux verres par jour et pas tous les jours) et 17 % boivent davantage depuis la crise sanitaire.

Les bienfaits

Stopper sa consommation d’alcool pendant un mois engendre de nombreux bénéfices selon le Dr Guillou : « Il y a une amélioration de la qualité du sommeil, car l’alcool, en agissant sur les neurotransmetteurs, dégrade la qualité du sommeil qui est alors moins profond et donc, moins récupérateur ».

Autre bénéfice, et non des moindres : « La peau est moins bouffie, car quand on boit, la peau est plus rouge, plus irritable. On note également une perte de poids, car l’alcool a un apport calorique important ».

À lire sur le sujetDry January : les brasseries bretonnes ont senti le filon des boissons sans alcool [Vidéo]

Des bénéfices physiques, mais pas que…

Selon le Dr Guillou, les bénéfices ne sont pas seulement physiques : « L’arrêt de l’alcool agit également sur le tempérament : plus on est anxieux, plus on peut avoir tendance à boire, mais plus on consomme d’alcool, plus on est anxieux et déprimé, l’alcool aggravant l’anxiété. L’humeur s’améliore au moment de l’arrêt. Et les effets bénéfiques arrivent assez rapidement ».

En outre, l’aspect financier n’est pas à négliger : « Les économies peuvent être importantes », poursuit l’addictologue.

Comment s’y mettre ?

Si l’envie de tester le Dry January vous tente, l’application (gratuite) Try Dry pourra vous aider à suivre votre pause sans alcool.

Il existe également un groupe Facebook (@DryJanuaryFR).

Enfin, le site dryjanuary.fr met à votre disposition des conseils, outils, etc.

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Objectif cannabis : 3 janvier 2023 l’Albanie a lancé ses deux premiers satellites

Cette semaine, l’Albanie a mis en orbite les deux premiers satellites de son histoire. Ils permettront aux autorités de lutter contre la drogue, entre autres.

Traquer le cannabis

A quoi cela va-t-il servir ?

  • « À partir d’aujourd’hui, l’Albanie dispose de plus de capacités de haute technologie pour contrôler, protéger et administrer le territoire, afin de fournir en temps réel des données importantes sur plusieurs aspects clés du développement durable », s’est réjoui le Premier ministre albanais Edi Rama.

  • Concrètement, l’Albanie compte sur ses deux satellites pour traquer la culture illégale de cannabis et d’autres drogues.
    • L’Albanie est considérée comme un haut lieu de la culture de cannabis sativa, qui se retrouve ensuite partout en Europe.
    • En 2022, elle a encore été classée parmi les pays du monde où l’on cultivait le plus le cannabis (illégalement) dans le Rapport mondial sur les drogues de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.
    • « Les satellites rendront impossible, non seulement la culture de parcelles entières [de cannabis], mais aussi la culture au-delà de 70 cm », avait déclaré Edi Rama lors de l’annonce de la collaboration avec SpaceX. « Chaque jour, en temps réel, la police aura sous les yeux ce qui se passe sur l’ensemble du territoire albanais. »

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Une sensibilisation aux addictions dans tous les collèges des Vosges

La gendarmerie des Vosges, avec d’autres partenaires, a publié des sets de table pour sensibiliser les collégiens aux addictions au tabac, à l’alcool mais aussi aux réseaux sociaux et aux jeux-vidéo. Ils sont distribués dans les 38 collèges publics du département.

Des sets de table sensibilisant aux addictions sont distribués dans tous les collèges des Vosges
Des sets de table sensibilisant aux addictions sont distribués dans tous les collèges des Vosges © Radio France

Comment sensibiliser les jeunes aux addictions, que ce soit aux drogues, à l’alcool, au tabac mais aussi aux jeux-vidéo ou aux réseaux sociaux ? La gendarmerie des Vosges, en partenariat avec la préfecture et le conseil départemental, diffuse dans les 38 collèges publics du département des sets de tables avec le message suivant : « Ni bien-être, ni enchantements, juste une bombe à retardement. Addict ou pas ? Essaie d’arrêter, tu sauras ». L’opération avait déjà eu lieu en 2019.

Des sets de tables qui mettent sur le même plan les addictions aux drogues, aux réseaux sociaux ou aux jeux-vidéo. Des sets qui font parler au moment de se retrouver au self comme aujourd’hui au collège Maurice Barrès de Charmes. Hugo est marqué, lui qui reconnaît passer plus de trois heures par jour sur Tik Tok : « si on est addict, ça peut ruiner notre vie. Je ne pensais pas que ça pouvait aller aussi loin d’être addict« . Des collégiens qui, pour certains, rejettent la faute sur leurs parents qui ont mis des écrans à disposition pour parfois avoir la paix.

Des sets de table sensibilisant aux addictions sont distribués dans tous les collèges des Vosges
Des sets de table sensibilisant aux addictions sont distribués dans tous les collèges des Vosges © Radio France

Des addictions très tôt

Autour de la table, le message semble porter. C’est maintenant qu’il faut en parler, dès le collège, pour le colonel Frédéric Avy, commandant du groupement de gendarmerie des Vosges : « ce sont des jeunes en train de se construire, de devenir des adultes, qui se cherchent une personnalité, et qui sont le plus vulnérable sur une génération qui a déjà le smartphone à la main, ce qui n’était pas le cas des générations précédentes« .

Les conséquences de ces addictions sont très concrètes au quotidien sur les résultats et l’état de santé des collégiens, comme le constate régulièrement Emmanuel Marchal, principal du collège Maurice Barrès de Charmes : « il y a des élèves dont on constate que les résultats scolaires ne sont pas terribles, le gamin ou la gamine n’est pas très réveillé le matin et ses camarades nous disent qu’à deux heures du matin, il communique encore sur les réseaux sociaux« . Dans certains cas, les parents sont reçus pour les sensibiliser aux risques des écrans mais difficile d’aller beaucoup plus loin.

Les jeunes finissent toujours plus à l’hôpital en raison du cannabis

Une nouvelle étude montre une forte augmentation des hospitalisations d’ados et de jeunes adultes qui ont consommé trop d’herbe en Suisse.

En Suisse, on observe une forte hausse des hospitalisations dues au cannabis.
En Suisse, on observe une forte hausse des hospitalisations dues au cannabis.20 minutes/Matthias Spicher

Alors que la Suisse s’apprête à tester la distribution légale de cannabis à des fins récréatives (lire l’encadré), les résultats d’une récente étude sont inquiétants: si, en 1998, il y a eu 185 personnes hospitalisées en raison d’une consommation excessive de cannabis, ce chiffre a augmenté à 961 en 2020, dévoile «20 Minuten» lundi. Et ce sont surtout les ados et les adultes de 15 à 24 ans ainsi que les 25-44 ans, qui sont les plus touchés.

Cannabis plus concentré

Plusieurs explications sont avancées pour expliquer cette forte hausse: d’une part, les jeunes Suisses consomment bien plus souvent du cannabis qu’il y a vingt ans; d’autre part, la proportion de l’ingrédient actif du cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC), a considérablement augmenté ces dernières années. «Certains produits sont même enrichis en cannabinoïdes synthétiques pour renforcer l’effet», explique Philippe Pfeifer, coauteur de l’étude et médecin-chef du Centre de psychiatrie des toxicomanies des Services psychiatriques universitaires de Berne.

En outre, le changement de perception joue également un rôle majeur. «Beaucoup ne voient pas le cannabis comme une drogue, mais comme une substance pour les loisirs, voire un remède naturel, ce qui réduit la perception du risque, surtout chez les jeunes», ajoute le scientifique.

Effets secondaires dangereux

Le hic, c’est que fumer de l’herbe n’est pas anodin, et une consommation excessive peut causer des hallucinations, des délires ou de la confusion mentale, rappelle Philippe Pfeifer. «J’ai développé des psychoses à travers des années de consommation excessive de cannabis», confirme un lecteur. Un autre affirme être devenu paranoïaque et s’être complètement retiré de son environnement social.

Selon le psychiatre et spécialiste des drogues Toni Berthel, les résultats de l’étude ne parlent pas en défaveur de la légalisation du cannabis. «Les hospitalisations sont aussi dues à un manque de contrôle qualité de la substance en circulation. Avec une légalisation, un tel contrôle peut être garanti», affirme-t-il.

Premier essai-pilote à Bâle à la fin du mois

Pour rappel, une modification de la loi sur les stupéfiants est entrée en vigueur en mai 2021. Elle autorise la remise de cannabis à des fins récréatives. Dans ce cadre, le projet-pilote Weed Care, doit démarrer le 30 janvier à Bâle. Il sera le tout premier essai de distribution légale de cannabis à usage adulte avec THC en Europe, cela via les pharmacies du canton. Le but: en savoir plus sur les effets du cannabis sur la santé physique et psychique des consommateurs et voir si son accès contrôlé peut avoir un impact sur le marché de la drogue et mieux protéger la jeunesse. D’autre essais-pilotes sont également sur les rails à Genève et à Lausanne.

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«Dry January» : ces conseils pour relever le défi du mois de janvier sans alcool

Ecouter l’émission https://www.europe1.fr/videos/embed/4158275

De nombreux Français ont consommé de l’alcool pour les fêtes de Noël et du Nouvel an. Face aux possibles excès, certains veulent se rattraper avec le « Dry January », le mois de janvier sans alcool. Dans l’émission « Bienfait pour vous », Laurence Cottet, autrice de « Non ! J’ai arrêté », partage ses astuces pour relever le défi.

Après les excès des fêtes, il est temps pour beaucoup de ralentir sur la consommation d’alcool. Certains vont s’essayer ou s’essayent depuis le jour de l’An au défi du « Dry January », c’est-à-dire un mois de janvier sans alcool.

Ce challenge s’adresse à tout le monde, et particulièrement à toutes celles et tous ceux qui s’interrogent sur leur consommation ou qui désirent faire une pause. Pour réussir ce défi, Laurence Cottet, autrice de Non ! J’ai arrêté, donne quelques conseils dans l’émission Bienfait pour vous.

Ne pas voir ce défi comme une punition

« D’abord, il ne faut pas le faire comme une punition. Il faut vraiment prendre la décision de le faire », prévient-elle auprès de Mélanie Gomez et Julia Vignali. L’autrice, qui raconte dans son livre comment elle est arrivée à limiter drastiquement sa consommation d’alcool, explique que le Dry January doit être « ludique et pédagogique » pour toutes les personnes qui veulent relever le défi. 

« C’est pour apprendre aussi des informations sur l’alcool, ses méfaits, etc », ajoute Laurence Cottet.

Relever le challenge en groupe

L’autrice de Non ! J’ai arrêté, conseille également de réaliser ce challenge entouré. « Il y a des groupes d’entraide, notamment sur Facebook, à commencer par le mien, Alcool Addiction France Janvier », partage-t-elle, soulignant que ce groupe compte 3.500 membres. « C’est génial parce que vous mettez un post en disant que vous avez démarré, mais que ça va être compliqué, et vous avez plein de gens qui répondent que vous n’êtes pas tout seul. »

« Ne le faites pas seul, et profitez de ce janvier sobre pour vous interroger sur votre relation à l’alcool », ajoute Laurence Cottet. Et pour les participants qui ne parviendraient pas à tenir le zéro alcool en janvier, pour cause d’anniversaire ou autre, pas de panique selon le docteur Christele Peybernard, psychiatre addictologue, le principal est de réduire sa consommation. « Il y aura un bénéfice de toute manière », relève-t-elle.

En s’appuyant sur des études, le docteur affirme que le mois de janvier sans alcool « apporte des bénéfices sur la santé, le sommeil, la peau, la baisse du poids, de la tension artérielle, de la glycémie, du cholestérol pour ceux qui en ont, et les effets bénéfiques se voient au-delà du mois ».

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TEMOIGNAGES. Pas d’alcool au réveillon du Nouvel An, voici leurs explications

Ecrit par Vincent Ballester.

Assortiment de boissons non-alcoolisées pour les fêtes : jus de fruits, eau du robinet de Strasbourg (ou rémoise), sodas, eau de source, boissons festives pétillantes, etc.
Assortiment de boissons non-alcoolisées pour les fêtes : jus de fruits, eau du robinet de Strasbourg (ou rémoise), sodas, eau de source, boissons festives pétillantes, etc. • © Vincent Ballester, France Télévisions

Certaines personnes profitent des réveillons de fin d’année sans consommer la moindre goutte d’alcool. Elles ont expliqué pourquoi à France 3 Champagne-Ardenne.

Sans alcool, la fête est plus folle. Beaucoup ne croient pas à cet adage, mais il n’empêche que certaines personnes se passent de la moindre goutte d’alcool lors des réveillons de fin d’année.

Raisons de santé, pas d’envie particulière, nécessité de rester sobre pour conduire… France 3 Champagne-Ardenne a lancé un appel à témoignages, qui montre que les raisons de cette abstinence peuvent être fort diverses et variées.

La sécurité avant tout

Maxime Gallet invoque la sécurité. « J’ai eu ma fille il y a deux ans, et depuis je ne bois pas pour rentrer en sécurité à la maison avec ma petite famille. Le réveillon du Nouvel An est fait pour passer de bons moments en famille. Ma femme admire le fait que je ne bois pas, elle se sent rassurée quand je prends la voiture après les fêtes. »

Et la santé aussi

Coraline n’a bu ni à Noël, ni au Nouvel An. « Je ne bois pas d’alcool car j’ai fait une cure en avril et je n’ai toujours pas repris. Mes proches sont contents, comme ça je peux conduire et m’occuper des enfants [rires]. Et comme dit le dicton : sans alcool, la fête est plus folle. »

Le travail en embuscade

Kody est un sapeur-pompier volontaire (SPV) des Ardennes. « Étant d’astreinte le soir du réveillon, je me dois de ne pas boire d’alcool. Je suis jeune conducteur également, et je ne faisais pas le réveillon chez moi. Je n’y ai pas le droit, même si un verre serait bien. La tolérance zéro est importante, pour toutes personnes reprenant le volant. Ma famille est assez étonnée que je ne puisse pas boire un verre, mais les lois restent les mêmes au moment des fêtes. » Il termine par un conseil. « Faites attention à vous sur la route. » 

Cela peut paraître surprenant pour certaines et certains, mais pas besoin d'une célèbre bière alsacienne, d'un fastueux champagne, ou d'un bon riesling millésimé pour passer une chouette soirée.
Cela peut paraître surprenant pour certaines et certains, mais pas besoin d’une célèbre bière alsacienne, d’un fastueux champagne, ou d’un bon riesling millésimé pour passer une chouette soirée. • © Vincent Ballester, France Télévisions

On s’amuse très bien sans

L’alcool ? Il n’apporte « rien » à Élise Rémy. « Faire une fête sans orgie alcoolisée semble inconcevable pour beaucoup. Pourtant, une soirée 100 % non alcoolisée s’avère tout à fait possible. Boire n’est pas en soi une nécessité. S’amuser, prendre du bon temps, créer des liens sont faisables sans nécessairement ingurgiter des doses excessives d’alcool. On peut très bien s’amuser sans. Souvent, les gens ne comprennent pas qu’on puisse passer un bon repas sans goûter à l’alcool. Personnellement l’alcool ne m’apporte rien. Je suis très bien sans. » Elle finit avec un petit appel bienvenu. « Je respecte les gens qui boivent, alors respectons les gens qui ne boivent pas. »

Moins de verres pour soi, plus d’attention aux autres

Alexis Maravilha s’amuse très bien sans boire. « Je ne bois d’alcool car je trouve ça inintéressant. Et cela peut me permettre de m’occuper des personnes qui ont bu. En contrôlant si elles sont aptes à conduire ou non, si elles doivent rester avec nous, si il faut les stopper. J’ai déjà goûté à différents alcools et je n’ai pas aimé, hormis une coupe de champagne. Au final, je ne bois pas et mes soirées se passent tout aussi bien. » 

Manon livre un joli souvenir. « Quand j’étais jeune et que l’on allait en soirée avec mes parents, papa disait toujours à maman : ‘on fait moitié moitié, j’emmène la voiture, et toi tu la ramènes’. Aujourd’hui, je ne bois pas, je sers de Sam à mes parents. Ils peuvent profiter pleinement de leurs soirée. »

Marie est une Sam : elle ne boit pas d'alcool pour ramener en voiture les personnes qui en ont consommé. On voit ici sa bouteille d'eau.
Marie est une Sam : elle ne boit pas d’alcool pour ramener en voiture les personnes qui en ont consommé. On voit ici sa bouteille d’eau. • © Marie

De son côté, Marie est également une Sam. « Depuis des années, je préfère ne pas boire pour reprendre le volant. Une fois, au Nouvel An, on m’a dit : ‘bois  un coup’. J’ai été tentée par l’ambiance. Et après, je n’étais pas en état de reprendre le volant. Et les autres étaient bien alcoolisés. Donc ça m’a bien refroidie. » 

Les moqueries et responsabilités, merci bien

Raccompagner les autres car elle n’a pas bu, ça agace au contraire un peu Cécile. « Mon conjoint et moi ne buvons pas d’alcool. On n’aime pas et on n’en voit pas l’intérêt. Le problème, c’est que bien souvent, on ne prévoit rien de ‘bon ou festif’ à la place. À croire que seuls les apéros alcoolisés comptent et qu’on ne sait rien boire d’autre de bon. Alors qu’il existe tellement de bon jus de bons fruits, cocktails, ou autres. Ou alors on est relégué au rang des gamins avec sirop et soda… » 

Quand vous dites que vous n’aimez pas, vous avez l’impression que vous-même n’êtes pas normal. Cécile, qui ne boit pas d’alcool au réveillon

« En plus on nous laisse bien souvent les responsabilités alors qu’on n’en veut pas. C’est bien malheureux à dire, mais… La consommation d’alcool, comme le vin, appartenant à la culture et au patrimoine français, est tellement forte et élargie à l’alcool en général… Que quand vous faites le choix de ne pas boire, et dites que vous n’aimez pas, vous avez l’impression que vous-même n’êtes pas normal. Puisque tout le monde aime ça, et que vous ne respectez pas les règles de la société qui a banalisé l’alcool. Bien souvent, le vin, champagne, et autres de ce genre ne sont même pas considérés comme de l’alcool. Contrairement à de l’alcool plus fort, type whisky, vodka, et autres. »

Montrer l’exemple

Pour Gégé, les raisons sont plutôt « simples. Mon compagnon et moi-même ne buvons pas d’alcool au réveillon, et de manière très rare d’ailleurs… Je trouve cela totalement ridicule, j’ai les enfants et je veux leurs montrer que l’on peut passer un bon moment sans forcément boire de l’alcool. Mes proches ne comprennent pas forcément, mais respectent. »

Pas d’alcool, pas de disputes

Un homme souhaitant conserver l’anonymat, sans doute pour éviter de subir les foudres des lobbies de l’alcool, raconte que « c’est mon cas. Mais pas que : nous sommes une tablée de 25 environ qui ne boit pas une seule goutte d’alcool (et c’était déjà le cas pour Noël). En ce qui me concerne, c’est une nouveauté : il n’y avait pas un réveillon, depuis que je suis adulte, où je ne buvais pas un ou plusieurs verres. Ce sera la première fois cette où je n’angoisserai pas en me demandant comment va se dérouler la soirée. Souvent, cela dégénérait et se terminait en engueulades violentes. »

Un très mauvais souvenir

Constance Lagarde a 26 ans, mais contrairement à nombre de personnes de son âge, profite de ses soirées et festivités autrement : l’alcool, très peu pour elle depuis une situation très difficile survenue lors du Nouvel An 2020. « Mon ex-compagnon n’a pas su se retenir de boire, plus qu’il ne fallait : une bouteille de whisky à lui seul. Il pensait avoir l’alcool gentil : il faisait des câlins à tout le monde. Mais il a fini par avoir le vin méchant. Il est devenu incontrôlable en fin de soirée, il a levé la main sur moi, et a failli me tuer en m’étranglant. On a dû faire intervenir la police, j’ai porté plainte, et je l’ai quitté. »

J’ai toujours peur lorsqu’il y a énormément d’alcool aux fêtes. Constance Lagarde, qui ne boit quasiment plus depuis qu’on a tenté de l’étrangler

 « Depuis, je ne bois plus d’alcool, ou alors vraiment juste un seul verre lors de grandes occasions. Je me contente de boire du soft [toute boisson sans alcool; ndlr] et cela ne m’empêche pas de faire la fête et de profiter de l’ambiance. Mais j’ai toujours peur lorsqu’il y a énormément d’alcool aux fêtes. Et je me méfie énormément. Je me prive même parfois d’aller dans certaines soirées où je sais que les gens ne savent pas s’empêcher de trop boire, pour éviter d’assister à des bagarres ou de voir les gens saouls, ce qui me gâche la fête de mon point de vue. Je pense qu’on peut très bien s’amuser sans avoir recours a la consommation d’alcool. »

Pour rappel et en guise de conclusion, l’abus d’alcool nuit à la santé, selon une expression consacrée.

Source France 3

Lettre du CNPERT de Janvier 2023

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Dry January : 5 bonnes raisons de ne pas boire d’alcool pendant un mois

Vous buvez peut-être trop d'eau et ça peut être dangereux pour votre santé

Plus que quelques jours avant que le mois de janvier pointe le bout de son nez. Et comme chaque année, de nombreuses personnes adopteront une bonne hygiène de vie en commençant par le Dry January. Une tradition qui persiste et qui consiste à ne pas boire de l’alcool jusqu’au 30 janvier. Voici 5 raisons de se mettre au mocktail.

D’après l’agence sanitaire Santé publique France, la consommation d’alcool est la deuxième cause de mortalité. C’est pour cela que sur le même principe que le Mois sans Tabac, plusieurs associations concernées par l’addiction, le cancer et la santé publique ont repris le concept du Dry January pour inciter les Français à arrêter l’alcool pendant un mois et prendre conscience de cet effet sur leur corps et leur comportement. Si l’alcool a un effet très festif, il est surtout dangereux pour la santé avec de nombreux effets néfastes.

La perte de poids

On ne vous l’apprend pas, mais les boissons alcoolisées sont très caloriques. Si vous avez tendance à boire beaucoup, cela risque de se faire ressentir dans vos jeans… Et oui, qui dit calories, dit prise de poids. En janvier 2019, le Docteur Richard De Visser, professeur à l’université de Sussex en Angleterre, a révélé que 54% des participants du Dry January avaient perdu du poids. Pour garder la ligne, vous savez par quoi commencer.

Un sommeil réparateur

Vous avez l’impression de mieux dormir en ayant bu ? C’est une erreur. L’alcool altère la quantité et la qualité de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Si vous buvez souvent de l’alcool, votre cycle du sommeil en est perturbé et vous risquez de faire des insomnies. Toujours d’après l’étude du Dr Richard Visser, 70% des personnes qui ont arrêté de boire de l’alcool en janvier ont mieux dormi.

Une belle peau

Teint pâle, acné… L’alcool peut en être la cause. Boire a un effet diurétique et par conséquence votre corps va être déshydraté. Une consommation excessive ou régulière assèche la peau et peut même être ridée beaucoup plus vite. C’est pour cela qu’il est conseillé de boire beaucoup d’eau après les excès pour éliminer les toxines et réhydrater votre corps. Un mois sans alcool va vous aider à retrouver une belle peau pulpeuse et lumineuse.

Des économies

Si votre santé vous remerciera d’arrêter de boire de l’alcool, votre compte en banque aussi. 86% des personnes sondées par le professeur de l’université de Sussex, qui ont décidé de ne plus toucher à une seule goutte pendant un mois, ont réussi à faire des économies. Ce qui n’est pas négligeable, surtout après les fêtes.

Une meilleure santé

Un mois sans alcool peut faire des miracles… D’après l’enquête du professeur, 65% des sondés avaient une meilleure santé générale. Consommer de l’alcool régulièrement élève la pression artérielle, favorise le risque d’hypertension, d’hémorragie cérébrale et de cirrhose du foie, une maladie chronique et irréversible. Vous pouvez aussi souffrir de troubles du rythme cardiaque et augmenter le risque de mort subite. Pour être en forme et en bonne santé, il est préférable de se faire plaisir avec de bons smoothies.

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