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Propositions du CNPERT : B – Prévenir l’intoxication tabagique des jeunes Français

L’Irlande, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont programmé l’éradication du tabac, s’accordant

un délai de 20 à 30 ans pour laisser aux uns le temps de s’en désintoxiquer et aux autres le temps d’en mourir. Une semblable détermination doit s’appliquer dès maintenant en France,  pour prévenir l’enrôlement de nouvelles jeunes recrues. Le Président Emmanuel Macron ambitionne de parvenir à une génération sans tabac en 2030, alors qu’actuellement un quart de nos concitoyens fument quotidiennement et que nos adolescents fument de plus en plus précocement. Cette ambition devrait constituer un impératif catégorique pour des politiciens attentifs à la longévité et à la qualité de vie de leurs électeurs.

En France, où le tabac tue chaque année 75.000 des nôtres (soit près de 10% des décès annuels), engendrant de multiples handicaps qui altèrent la qualité de vie des survivants et grèvent le budget de la sécurité sociale ; la lutte anti-tabagique doit être érigée en une grande cause nationale.

Un programme d’éducation civique sanitaire doit être mis en oeuvre dès l’école primaire, mettant en place une prévention précoce, imprimant plusieurs recommandations dans l’esprit très réceptif des enfants. Ultérieurement il faudra renforcer cette prévention en s’appuyant sur les neurosciences, l’épidémiologie, la clinique.

Il faut marteler que le tabac est le seul produit en vente libre qui tue, à plus ou moins long terme, un sur deux de ses consommateurs ; que l’espérance de vie d’un fumeur est réduite en moyenne de vingt à vingt-cinq ans ; que le tabac est la première cause de mort évitable ; qu’il tue chaque jour 205 Français, soit 23 fois plus que la route ; qu’avant de tuer, et même sans tuer, il altère à des degrés divers la qualité de vie des fumeurs. Quand le fumeur invétéré fume sa nième cigarette de la journée, s’il en ressent encore un peu de plaisir, celui-ci est très faible, relativement aux risques nombreux qu’il encourt. On dénombre 13 millions de fumeurs quotidiens ; 8% des collégiens de classe de sixième l’ont expérimenté ; leur nombre a presque quintuplé en classe de troisième (38%). C’est surtout entre les classes de cinquième et de quatrième que s’accélère la diffusion du tabagisme, qui passe de 14% à 26%. Cette diffusion s’accroît lors du passage au lycée, avec une expérimentation de 53%. En terminale 22% des élèves fument quotidiennement. Ce chiffre rejoint la moyenne nationale, ce qui montre bien que la prévention doit intervenir très en amont.

Plusieurs mesures législatives ou réglementaires indiquées ci-dessous doivent être prises et celles déjà prises doivent être réellement appliquées :

– intégrer une information et une prévention sur les dangers du tabagisme dans les programmes éducatifs, par une pédagogie précoce, étalée sur tout le cursus, depuis l’école primaire jusqu’au lycée (50% des élèves en classe de troisième ont déjà fumé) ;

               – accroître le prix du tabac pour qu’il atteigne un niveau dissuasif et même prohibitif pour les ressources usuelles des adolescents ; faire en sorte qu’il ne coûte plus au budget de la nation, son niveau de taxation actuelle ne couvrant que 40% du coût des soins engendrés par sa consommation ; aussi son prix actuel devrait-il être plus que doublé ;

               – faire scrupuleusement respecter l’interdiction de la vente aux mineurs par les buralistes ; verbaliser les contrevenants qui, en cas de récidive, pourraient être privés de leur licence. Plus de soixante-dix pour cent des lycéens fumeurs quotidiens déclarent acheter eux-mêmes leurs cigarettes chez un buraliste ;

               – prolonger la durée du séjour quotidien des élèves dans les lycées et collèges ; les intercours n’ayant plus lieu à l’extérieur, l’intervalle entre deux cigarettes successives s’en trouvera ainsi allongé ;

               -instaurer les facultés sans tabac, avec interdiction de fumer dans leur enceinte et, si possible, à l’entour ;

               – instaurer les hôpitaux sans tabac, tant pour les patients que pour les personnels. Dans le processus d’accréditation périodique de ces établissements de santé les actions déployées à l’encontre du tabac devront être particulièrement considérées ;  

               – faire respecter l’interdiction du tabac dans tous les lieux publics ;

               – mener la guerre aux jets de mégots (chaque année la ville de Paris collecte 350 tonnes de mégots), en verbalisant les contrevenants comme cela est prévu par la réglementation (68 euros) ; certaines villes ont institué des amendes plus dissuasives (450 euros à Nice) ;

               – interdire aux mineurs de fumer dans l’espace public, avec des contraventions acquittées par leurs parents, à qui un fascicule serait remis. Intitulé « Donner la vie impose sa protection ultérieure », ce livret rappellerait les risques sanitaires que fait encourir le tabac ;

               -interdire la vente de recharges de cigarettes électroniques associant à la nicotine des saveurs et des parfums destinés à rendre captifs les jeunes utilisateurs ;

               – interdire la vente de cigarettes électroniques et de leurs recharges aux mineurs ;

               -le service national de la jeunesse qui se met en place (à l’opposé de l’ancien service militaire qui a précipité dans le tabagisme une forte proportion de ses appelés) doit être aussi mis à profit pour détourner les jeunes recrues des drogues et des toxicomanies ;

               – doter les laboratoires de biologie des collèges et des lycées, ainsi que les clubs sportifs, d’appareils de mesure de l’oxyde de carbone (CO) exhalé pour détecter le tabagisme et expliciter les méfaits liés à ce CO ;

               – annihiler les menées de l’industrie du tabac qui, de longue date, associe cette drogue à des images valorisantes ; on y substituera l ‘énumération de ses multiples méfaits, insistant sur les modifications de la voix, du teint, la mauvaise haleine, la baisse des performances sportives, les défaillances de l’érection masculine, les perturbations de la grossesse et les déficiences des nourrissons qui naîtront, les risques cardio-vasculaires (infarctus du myocarde, artérites, accidents vasculaires cérébraux) ;

aggraver le caractère triste du paquet neutre et ses images dissuasives fortes ;

               – demander à des malades atteints d’un cancer du larynx ou des bronches, à un artéritique amputé d’une jambe, à une victime d’une broncho-pneumopathie obstructive (BPCO), d’exprimer publiquement leurs plaintes, leurs regrets, leurs recommandations ;

               – renforcer les propositions d’aide au sevrage tabagique en associant, pour épauler l’action des médecins généralistes, d’autres professionnels de santé (pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes..) et assurer le suivi des patients engagés dans un processus de sevrage ;

– améliorer la prise en charge par l’Assurance maladie des diverses modalités thérapeutiques au service du sevrage et de son maintien.

Prochain Article : C – Agir contre l’alcoolisation de nos concitoyens, et en particulier des plus jeunes le 21 Juin

Proposition du CNPERT : III – Développements des suggestions précédentes

A – Introduction

Depuis de nombreuses années le CNPERT combat l’insupportable progression des toxicomanies dans notre Nation. Il en analyse les causes, désigne ses responsables, donne la mesure de leurs méfaits sanitaires, sociaux, sociétaux et effectue des propositions pour en limiter les effets. Sa préoccupation majeure est résumée dans sa devise : « s’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il l’est plus encore de se préoccuper de l’état des enfants que nous léguerons à cette planète ».

Presque depuis son origine, la MILDT (mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies), prolongée par la MILDECA (mission interministérielle de lutte contre les drogues et conduites addictives) ont accompagné avec attentisme, parfois même avec complaisance, l’aggravation des toxicomanies en France, conduisant à la situation désastreuse qui affecte aujourd’hui notre pays.

La nouvelle gouvernance de la MILDECA a pris enfin la mesure de ce drame. Pourtant cela n’empêche pas un groupe de députés, pour la plupart appartenant au parti majoritaire – LaREM (en dépit de déclarations fortes du premier Ministre, M. Jean Castex) de s’échiner, avec de grands renforts médiatiques, pour faire adouber le cannabis comme médicament ; démarche qui s’inscrit dans leur projet de le légaliser à des fins « festives », « récréatives », et donc toxicomaniaques ; ce dont ils ne se dissimulent même pas.

               Notre nation connaît un niveau élevé de consommation de nombreuses drogues,  souffrant ainsi de leurs divers méfaits. Elle est de loin la plus grande consommatrice de cannabis en Europe, et laisse s’instaurer, sans une réaction adaptée, une génération de drogués. Cette intoxication survient au cœur d’une mondialisation qui sera sans pitié pour des populations d’individus « camés », « paumés ».

Si les civilisations sont mortelles, celles qui laissent leurs citoyens sombrer dans la drogue abrègeront leur survie ; la drogue est une des armes utilisées par ceux qui veulent, par « wokisme », euthanasier notre société.

Le CNPERT s’efforce de se faire entendre dans un paysage médiatique ne laissant s’exprimer que les opinions favorables à la légalisation des drogues.

Un retard considérable a été pris par la France en matière de prévention et de répression des toxicomanies. Ses carences en matière d’éducation et de prévention ont d’ailleurs été pointées par l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies. Elles sont à l’origine de la situation pitoyable et souvent explosive de nos « cités Far-West », des « territoires perdus de la République », des zones de non-droit, des Staline-crack et colline du crack parisien, de la salle de shoots de la Gare du Nord et de son quartier devenu invivable aux riverains, de l’affaiblissement des capacités cognitives d’une génération intoxiquée (d’où notre 27iéme rang au classement international PISA des performances éducatives), d’une éducation nationale à la dérive, de l’érosion d’une ambition collective, de l’appauvrissement des performances intellectuelles, des faibles performances de  notre recherche,  de l’émigration croissante de nos concitoyens les plus performants…

Cette situation impose que nos responsables politiques prennent des décisions courageuses et efficaces. Leur courage se limite souvent à celui que leur insufflent leurs électeurs, mais ceux-ci sont largement désinformés par les médias.

 Ce document a été élaboré par le bureau du CNPERT, puis amendé et enrichi par les membres de son conseil d’administration. Il résulte d’une longue gestation, ayant été présenté pour la première fois aux membres du CNPERT lors de l’assemblée générale annuelle de 2019, en les priant d’exprimer leurs suggestions.

Cet ensemble de propositions/suggestions sera adressé aux personnes ayant des responsabilités dans le champ législatif ou qui aspirent à en avoir. On voudrait qu’ils y puisent des éléments à inclure dans un plan national d’action contre les drogues et les toxicomanies ; plan aussi nécessaire qu’urgent.

L’accidentalité routière est l’objet d’une attention justifiée des pouvoirs publics ; elle tue chaque année 3.300 des nôtres. Simultanément, du fait de leur caractère licite,  tabac et alcool sont responsables, chaque année, de respectivement 75.000 et 41.000 décès. Si les autres drogues venaient à être légalisées, leurs méfaits s’envoleraient vers de semblables chiffres, auxquels il ne faut oublier d’ajouter des handicaps multiples, en particulier des troubles psychiques graves et souvent définitifs. Cela justifie un sursaut des pouvoirs publics pour instaurer une vraie politique de lutte contre les toxicomanies et en faire une priorité nationale.

On déplore que certains addictologues, très médiatisés, transforment l’empathie due à leurs patients en une collusion. Certains se livrent même à un prosélytisme des drogues et facilitent le détournement de certaines d’entre elles  (telle la buprénorphine à haut dosage) ; ils contribuent ainsi au recrutement de nouvelles victimes des addictions qu’ils pérennisent et même aggravent. Ils oublient la mission fondamentale qui leur est assignée : Traiter le patient dépendant et l’amener progressivement vers l’abandon de la drogue. Le Ministère de la santé doit se préoccuper de cette situation, en encadrant rigoureusement cette spécialité et en intervenant auprès de ses praticiens pour empêcher toute confusion pernicieuse entre traitement et « deal ». Il doit opérer un contrôle rigoureux des dotations accordées aux multiples dispositifs, dont les objectifs seront affichés, et s’assurer que ses dotations sont en adéquation avec les résultats qu’ils obtiennent et qu’ils doivent communiquer.

Prochain Article : B- Prévenir l’intoxication tabagique des jeunes Français le 19 Juin

Suggestions et propositions du CNPERT visant à enrayer la contamination de notre jeunesse et de notre société par les drogues

Madame, Monsieur

           Notre nation, notre société, notre jeunesse sont minées par l’immixtion de drogues toujours plus nombreuses, toujours plus puissantes, de plus en plus invalidantes.
           Dans la mondialisation en marche, ne survivront et ne s’imposeront que les sociétés qui sauront y résister. Notre pays n’emprunte pas le chemin du succès puisqu’il bat des records s’agissant de leur consommation. Il en paie déjà le prix, cela s’exprime, par exemple, dans le pitoyable classement PISA où les jeunes français sont relégués au 27ième rang, alors que notre Nation est parmi celles qui dépensent le plus de moyens financiers pour leur enseignement.

          Nous sommes à l’aube de ce nouveau quinquennat qui, pour une génération (et sans doute les suivantes) sera déterminant sur ce point, (et sans aucun doute sur plusieurs autres). Le centre national de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT) veut diffuser le plus largement possible à nos concitoyens et à ceux qui sollicitent leurs suffrages, le résultats de nos réflexions et des propositions/suggestions qui en sont issues sur les drogues et toxicomanies.
           Cette diffusion doit s’opérer sans aucune exclusive, ce thème ne devant être ni de droite, ni de gauche, mais de tous.
Nous vous prions, après vous être armé par sa lecture pour les débats à venir, d’assurer la plus large diffusion possible de ce document à toutes vos connaissances et en particulier à ceux qui briguent vos suffrages ou sont déjà en position de « décideurs ».

          Au nom du CNPERT nous vous remercions de l’attention que vous voudrez bien lui consacrer et de la diffusion que vous vous appliquerez à en faire.
                                     Pr. Jean Costentin – Président du CNPERT

Depuis sa création, il y a plus de trente ans, le centre national de prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT) s’applique à suivre :

– l’évolution des drogues en circulation (nature, composition, concentration, origine… ;

– l’évolution du nombre de ses consommateurs, leurs âges, et leurs diverses modalités de consommation ;

– l’évolution des législations qui leurs sont appliquées ;

– leurs principaux méfaits physiques et/ou psychiques ;

– leurs conséquences sociales et sociétales.

Le CNPERT est un centre de réflexions et d’analyses sur les toxicomanies, ayant le dessein d’inspirer les politiques publiques en matière de drogues,  via les « décideurs », les médias, les éducateurs, les parents et plus largement les citoyens.

 Il s’applique à mettre à jour les subterfuges qu’utilisent des idéologues déconstructeurs ou des groupes capitalistes qui tirent ou qui espèrent tirer de juteux bénéfices de l’intoxication de notre société.

 Tous ses membres sont cooptés par connaissance réciproque et en fonction de leur expertise et de l’intérêt qu’ils portent aux sujets  abordés.

Ils se recrutent en particulier dans les académies nationales de médecine ou de pharmacie, dans le monde enseignant, dans la société civile, dans le monde de la Santé.

Sa formule fondatrice s’exprime : «S’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à nos jeunes, il est encore plus important de nous préoccuper de l’état des jeunes qui nous succèderont sur cette planète ».

Le CNPERT est présidé par le Pr. Jean Costentin ; les deux vice-présidents sont les professeurs Jean-Pierre Goullé et Jean-Paul Tillement (tous les trois sont membres titulaires de l’Académie nationale  de médecine et de l’Académie nationale de  pharmacie). Ils sont assistés par le conseil d’administration constitué de Maitre A. de Bézenac, de Mr. J.-P. Bruneau,  du Pr.  A. Coquerel, du Dr. A. Demas, du Frère Eric,  du Pr. C. Giudicelli, du Pr. J.-P. Giroud, du Pr. C. Matuchansky, de la Pr. F. Morel et du Pr. B. Proust.

Voici le plan de ces suggestions et propositions du CNPERT. Compte tenu de l’importance de chaque sujet nous les diffuserons tous les 2 jours à partir du 17 Juin 2022

Mais si vous souhaitez lire le document en entier (28 pages) , cliquez en haut de cette page (partie noire) sur « Propositions du CNPERT » à partir du 17 Juin 2022

Suggestions et propositions du CNPERT

visant à enrayer la contamination de notre jeunesse et de notre société par les drogues

I – Prologue

II – Synopsis des propositions du CNPERT visant à faire régresser les drogues et toxicomanies

III -Développements des suggestions précédentes

A – Introduction

B – Prévenir l’intoxication tabagique des jeunes Français

C – Agir contre l’alcoolisation de nos concitoyens, et en particulier des plus jeunes

D – Protéger les jeunes de l’intoxication cannabique

E – Agir contre les opiacés et les opioïdes

F – Juguler l’accroissement de la consommation de cocaïne

G – Identifier les nouvelles drogues et leurs origines

H – Suggestions supplémentaires

I – Apostille

RAPPEL : Si vous souhaitez lire le document en entier (28 pages) , cliquez en haut de cette page (partie noire) sur « Propositions du CNPERT » à partir du 17 Juin 2022


Merci de signer cette pétition !

Un de nos collègues nous demande de diffuser cette information; Nous le faisons bien volontiers en demandant à tous ceux qui le peuvent de signer la pétition  et de participer à la manifestation,

le vendredi 17 Juin à 18 h devant le 1 Rue Chardon Lagache Paris 16ème

un centre de crack à côté d’une école!

cliquez sur https://chng.it/D7RSMJd5qM

Cocaïne : « Nous avons tous les jours des demandes de prise en charge, les consommateurs sont de plus en plus jeunes », alerte un addictologue

La cocaïne touche les plus jeunes « parce que la drogue est moins chère et qu’elle se diffuse plus », a expliqué vendredi sur franceinfo Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie.

Plus de 2,6 tonnes de cocaïne saisies à Hambourg en Allemagne (photo d'illustration), le 24 février 2022.  (MARCUS BRANDT / DPA)
Plus de 2,6 tonnes de cocaïne saisies à Hambourg en Allemagne (photo d’illustration), le 24 février 2022.  (MARCUS BRANDT / DPA)

Il n’y a jamais eu autant de cocaïne en circulation, alertent Europol et l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies dans un rapport, vendredi 6 mai. Un phénomène que constate également le professeur Amine Benyamina, chef du service psychiatrie et addictologie de l’hôpital Paul-Brousse à Villejuif et président de la Fédération française d’addictologie. « Nous voyons que ce phénomène s’est installé de manière durable, s’inquiète-t-il sur franceinfo, Maintenant nous avons pratiquement tous les jours des demandes de prises en charge concernant ce produit. »

La cocaïne est deuxième drogue la plus consommée dans l’Union européenne après le cannabis. Le marché est en pleine expansion et représentait 10,5 milliards d’euros en 2020. Pour la quatrième année consécutive, des quantités record de cocaïne (214,6 tonnes) ont été saisies en Europe en 2020, en hausse de 6% par rapport à 2019.

L’âge des consommateurs de cocaïne a également diminué. Les clients sont aujourd’hui attirés par le prix qui a baissé, étant passé de 80 à 60 euros en moyenne le gramme. « Dans les années 80-90, la cocaïne était un produit qui était plutôt marqué socialement et coûtait cher. Il intéressait une certaine classe sociale », détaille-t-il. « Maintenant, c’est un produit qui concerne tout le monde, explique le professeur Benyamina, et qui touche hélas aussi les plus jeunes : parce qu’il est moins cher et parce qu’il se diffuse plus. » « On a aujourd’hui le support du numérique et les trafiquants se sont adaptés ».

Problème de santé publique « planétaire »

« La cocaïne entraîne une addiction extrêmement puissante sur le plan psychologique, rappelle le spécialiste des addictologies, mais aussi des dommages importants. » « On a des atteintes au niveau des cloisons nasales et des problèmes cardiaques, martèle-t-il, On a des problèmes neurologiques avec des infarctus du myocarde suspects chez des jeunes de 30-35 ans« . Le professeur Benyamina dénonce un problème de santé publique « mais aussi planétaire ».

D’après le président de la Fédération française des addictologies, la France est à la traîne concernant la prévention, « surtout des plus jeunes, il n’y a aucune campagne dans les médias ». Mais aussi concernant la recherche, « il n’y a pour le moment aucun traitement de substitution », regrette-t-il, ce qui rend le sevrage plus compliqué que pour l’héroïne par exemple.

Source France Info

Le Professeur Goullé

Vice Président de l’Académie de Médecine

Chers Amis

C’est avec joie que je publie cette photo de notre Vice-Président du CNPERT qui étrennait pour la première fois celui de l’Académie nationale de médecine en attendant, l’année prochaine, la présidence de cette Académie.

Nous le félicitons chaleureusement et lui souhaitons tout le succès qu’il mérite dans ses nouvelles fonctions. Nous savons qu’il poursuivra le combat avec la même ténacité mais avec de nouvelles possibilités.

La lutte contre les drogues et les toxicomanies s’en  trouve renforcée, c’est une raison supplémentaire de la poursuivre.

Bravo à Jean-Pierre, qu’il soit sur de notre fierté et de notre vive amitié

Jean Paul Tillement

Voici ce que subit votre corps lorsque vous buvez un verre d’alcool par jour

Par Mathieu D’Hondt · 

On vous parle aujourd’hui des effets qu’un verre d’alcool quotidien peut provoquer sur votre corps et surtout votre cerveau. 

Voici la petite phrase qu’on se répète sans cesse pour se rassurer et relativiser lorsque l’on se sert un verre d’alcool.

Après tout, ne dit-on pas que boire un peu de vin tous les jours est bon pour la santé ?

En réalité, personne n’est dupe et chacun d’entre nous sait que cette affirmation n’est qu’un prétexte pour « picoler » sans scrupule.

Car qu’on se le dise, boire n’est jamais bon mais à partir de quelle quantité ou quelle fréquence peut-on parler de danger pour la santé ?

Crédit photo : krasula / Shutterstock

Est-ce dangereux pour la santé de boire un seul verre d’alcool au quotidien ?

Si la dangerosité d’une consommation excessive fait consensus et n’est plus à prouver, la question est en revanche davantage débattue lorsque l’on s’intéresse aux effets d’un verre au quotidien.

Les avis divergent en effet y compris au sein de la communauté scientifique !

Crédit photo : View Appart / Shutterstock

Mais alors, boire ne serait-ce qu’un seul verre par jour comporte-t-il des risques ?

Si l’on en croit une récente étude de l’Université de Philadelphie (États-Unis), dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Communication, les répercussions d’une telle consommation, aussi réduite soit-elle, ne sont pas à prendre à la légère.

Ainsi, lorsque l’on consomme un verre par jour, l’alcool a également des conséquences sur la santé, à commencer par notre cerveau.

La macrostructure et la microstructure de ce dernier subissent en effet les effets néfastes de l’alcool et ce dès le premier verre. Et, de manière assez logique, plus on en consomme, plus les dommages sont importants.

Pour rappel, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et les boissons alcoolisées doivent être consommées avec modération.

Source

Protoxyde d’azote : Axel, ancien consommateur, témoigne des dangers

Le protoxyde d’azote, ou gaz hilarant, est devenue une drogue de plus en plus populaire chez les jeunes, malgré les troubles neurologiques et cardiovasculaires qu’elle peut engendrer. Axel, ancien accro au protoxyde d’azote, témoigne de ces dangers.

cliquez ici pour voir la video

Jean-Pierre Pernaut : «J’ai été idiot de ne pas arrêter de fumer plus tôt»

En exprimant notre tristesse  de la mort de ce brillant présentateur télé, nous voudrions  restituer le message de prévention dont il a voulu faire bénéficier tous les autres fumeurs.

Condoléances à tous les siens

Dans les colonnes du Parisien , en novembre 2021, Jean-Pierre Pernaut avait exprimé ses
regrets de son ancienne vie de fumeur.

JPP revenait sur son état de santé après le diagnostic d’un nouveau cancer du poumon, cette fois inopérable, avec le franc-parler qui le caractérisait : 

« On m’a souvent dit d’arrêter de fumer mais, pendant 40 ans, j’ai envoyé balader tout le monde.

Là, j’ai arrêté net. J’ai eu tellement peur que je n’ai pas refumé depuis le 17 juin. […]

J’ai été idiot, con de ne pas arrêter de fumer plus tôt« , indiquait-il.

Souhaitant « adresser un message de prévention », il espérait que cette prise de parole aide les fumeurs à prendre conscience du risque encouru :

« S’il y a deux personnes qui arrêtent parce que j’en parle, j’ai gagné ».

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