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Alcool ou drogue au travail: les métiers les plus touchés

A l’occasion de la journée de prévention des conduites addictives au travail, l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) publie une étude sur les addictions en milieu professionnel.
Construction, arts et spectacles et hôtellerie-restauration : voici le trio de tête des secteurs d’activités où l’on consomme le plus de substances addictives, licites ou illicites. Le BTP est en tête pour les produits licites (alcool et tabac). Les arts et spectacles, puis l’hébergement et la restauration, se caractérisent par un recours plus fréquent aux stupéfiants.C’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), à l’occasion de la journée de prévention des conduites addictives au travail.

Dans le monde du travail, le tabac reste la principale addiction, suivie de l’alcool et du cannabis. Avec une hausse des consommateurs de cannabis dans le monde professionnel. Ils sont passés de 6,8% en 2010 à 9% en 2014.

2015-10-22 alcool et métiers
Cette augmentation est à mettre en parallèle avec la progression du cannabis en population générale, mais aussi avec une pression croissante dans le monde du travail. Les jeunes travailleurs fument du cannabis le soir pour décompresser d’une journée difficile, comme auparavant leurs prédécesseurs se servaient un verre d’alcool, selon Danièle Jourdain-Menninger, présidente de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (retrouvez son interview dans nos colonnes ce jeudi).

L’alcool encore largement répandu
La présence d’alcool sur le lieu de travail n’est pas négligeable non plus. D’après les données du baromètre INPS de 2010, en-dehors des occasions telles que les « pots » et les repas, 18,9 % des hommes et 10,3 % des femmes, soit 16,4 % des actifs occupés, ont consommé de l’alcool durant leur temps de travail au moins une fois dans l’année. La proportion de ceux qui déclarent consommer pendant leur temps de travail au moins une fois par semaine est beaucoup plus faible mais atteint 3,5 %.

La consommation de produits psychoactifs inquiète les responsables d’entreprises et les partenaires sociaux. Selon un sondage BVA commandé par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et conduites addictives (Mildeca), ils sont 91% à déclarer que les salariés de leur structure consomment « au moins un produit psychoactif » et 85% d’entre eux se disent « préoccupés » par les conséquences de cette dépendance.

Sondage réalisé fin 2014 par téléphone auprès de 605 dirigeants, encadrants et personnels RH, ainsi que 253 représentants du personnel ou syndicats du secteur privé et public.

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New York déclare la guerre aux cannabis de synthèse

La ville de New York a déclaré mardi la guerre aux cannabis de synthèse, drogues bon marché plus puissantes et dangereuses que le cannabis, qui inquiètent de plus en plus les autorités.

Le maire Bill de Blasio a signé trois projets de loi qui renforcent les sanctions contre la fabrication et la vente de ces drogues apparues dans les années 2000, à la composition variable, et déclinées sous des noms multiples, comme K2, Spice, Galaxy, Bizarro, Diamond, Rush, Matrix, etc

Les débits de tabac et autres magasins qui continueront à en vendre verront leur licence suspendue pour 30 jours à la première infraction, et seront fermés dès la deuxième. Vendre du K2 devient passible d’un an de prison, 5.000 dollars d’amende et 50.000 dollars d’autres pénalités.
« K2 est un poison qui menace la sécurité et la santé publiques », a souligné le maire avant de signer les projets de loi qui prendront effet dans 60 jours.
Ils ne criminalisent pas le simple consommateur.
Le maire a souligné que les autorités avaient récemment renforcé leurs efforts pour lutter contre ces cannabinoïdes de synthèse, dont la composante de base, venue de Chine, est généralement mélangée à des solvants une fois arrivée aux Etats-Unis. Un goût (citron vert, fraise, myrtille…) y est ajouté, et le liquide ainsi obtenu est ensuite pulvérisé sur des feuilles comme des feuilles de thé, vendu ensuite sous forme de petits sachets d’herbe.

– Effet imprévisible –

Le chef de la police Bill Bratton a souligné l’effet « imprévisible » de ces cannabis de synthèse, « mélangés selon des formules variées, pour essayer de rester en avance sur la loi ».
Une personne est morte d’une overdose à New York, selon les autorités, et plus de 4.500 hospitalisations d’urgence ont été attribuées depuis le début de l’année au K2, qui peut provoquer des hallucinations, des comportements agressifs, mais aussi léthargie, vomissements, perte de connaissance ou problèmes respiratoires.
Ces hospitalisations d’urgence ont beaucoup augmenté depuis avril, et la moitié (2.300) ont eu lieu en juillet et août, selon le Département de la Santé qui souligne qu’il n’y a pas actuellement d’antidote en cas d’intoxication au cannabis de synthèse, qui ne peut pas être détecté dans les analyses d’urine classiques.
Le 16 septembre, les autorités avaient annoncé un vaste coup de filet à New York contre un réseau de trafiquants. Six personnes avaient été arrêtées et dix inculpées.
Le réseau avait importé entre septembre 2014 et septembre 2015 au moins 100 kilos de composantes illégales de synthèse depuis la Chine, de quoi produire, selon les autorités, environ 1.300 kilos de produit sec, et au final 260.000 paquets destinés à la vente de détail, aux logos multicolores, vendus environ 5 dollars chacun. Les paquets individuels, de 3 à 6 grammes, étaient vendus dans quelque 70 magasins, dans les cinq arrondissements de New York.
Le département de la santé a souligné que les SDF et les personnes avec des problèmes de santé mentale étaient particulièrement touchés par les problèmes associés à la consommation de K2. Un quartier de l’est de Harlem a été décrit comme le centre de la crise.
Au niveau national, les appels aux centres antipoison, liés à la consommation de cannabis de synthèse entre janvier et mai 2015, ont augmenté de 229% par rapport à la même époque l’an dernier, avaient indiqué les autorités lors du coup de filet du mois dernier.
« Même si (cette drogue) est parfois appelée cannabis de synthèse, ce n’est pas du cannabis, et elle peut avoir des effets imprévisibles et graves, mêmes mortels », avait insisté le procureur de Manhattan Preet Bharara.

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240 cas en 2014 : Cannabis : les intoxications pédiatriques en hausse

Les intoxications pédiatriques liées à l’ingestion accidentelle de cannabis sont en forte hausse, selon le dernier bulletin de l’ANSM. Les enfants de moins de deux ans sont particulièrement touchés.

Ne laissez pas traîner vos pochons de marijuana : les enfants, avec leur curiosité naturelle, pourraient bien être tentés d’en ingérer le contenu. Cette expérience, loin de leur procurer les douceurs d’un plaisir grisant, risque surtout de les envoyer à l’hôpital avec un pronostic vital sérieusement engagé.

C’est l’ANSM qui tire l’alarme dans son dernier bulletin Vigilances (octobre 2015, N°67). L’agence a été alertée par les réseaux d’addictovigilance et les ARS (Agences Régionales de Santé) d’une hausse des cas d’intoxication au cannabis par ingestion accidentelle, en particulier chez des enfants de moins de deux ans.

247 hospitalisations en 2014

Pour suivre de plus près ce signal, l’ANSM a demandé au CEIP (Centre d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance) de Toulouse de mettre en place une surveillance et une remontée des cas dans la région Midi-Pyrénées, d’où le signalement est parti.

Entre 2010 et 2014, le réseau d’addictovigilance a rapporté 140 notifications d’intoxications pédiatriques liées à l’ingestion accidentelle de cannabis, dont 59 pour la seule année 2014. Au total, 120 enfants ont été hospitalisés au moins 24 heures.

En France, cette situation n’est pas isolée. En effet, une analyse de la base nationale du PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d’information) de 2010 à 2014 a montré une augmentation constante du nombre d’hospitalisations liées à l’ingestion de cannabis chez les enfants de moins de 2 ans, avec un total de 615 cas, survenus principalement en 2013 (151 cas) et 2014 (247 cas).

Bad trip

Les enfants hospitalisés après avoir mangé du haschich ou de l’herbe présentaient un tableau clinique associant des troubles de la conscience, des troubles cardiaques (bradycardie, tachycardie), des troubles ventilatoires (bradypnée, apnée) et des convulsions.

Dans neuf cas, le pronostic vital a été engagé, nécessitant une hospitalisation en réanimation ou en soins médicaux continus. L’évolution a été favorable et aucun décès n’a été décrit à ce jour en France.

Les régions les plus touchées par ce phénomène en 2014 sont l’Île-de-France (49 cas), PACA (39 cas), Rhône-Alpes (29 cas), Languedoc-Roussillon (26 cas) et Midi-Pyrénées (15 cas).

Trouver une planque

À l’échelle internationale, ue tendance similaire s’observe en Espagne, aux États-Unis, au Maroc, en Israël et en Italie, notent les rédacteurs du bulletin de l’ANSM. « Cette hausse des intoxications pédiatriques se fait en parallèle de l’augmentation de la consommation de cannabis dans la population générale et sans doute également de celles des teneurs en tétrahydrocannabinol (THC) du cannabis qui sont de plus en plus élevées », notent-ils. De fait, les teneurs en THC ont, en moyenne, été multipliées par trois depuis 15 ans pour atteindre en 2013, 17,4 % dans la résine et 12,6 % dans l’herbe.

L’ANSM souhaite sensibiliser les parents sur la nécessité de tenir le cannabis hors de portée et de vue des enfants, en particulier des plus jeunes. En somme, de se trouver une bonne planque ! Une recommandation qui vaut aussi pour les animaux, alors que de nombreux vétérinaires reçoivent dans leur cabinet d’innocents chiens et chats, consommateurs malgré eux et victimes de leur gourmandise.

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En France, le cannabis se généralise chez les jeunes

En France, près d’un jeune sur deux de 17 ans a déjà fumé du cannabis.

Cette drogue dite douce, Claire Moscicki, mère de famille en garde un souvenir pénible. Sur ses trois enfants aujourd’hui adultes, l’un d’eux en a beaucoup consommé. « Il en fumait 25 par jour, le cannabis lui a fait quitter l’école. Problème de concentration, problème de mémoire. C’est un gosse qui avait une énergie colossale, une soif de vie intense et le cannabis l’avait rendu d’une tristesse profonde », explique Claire Moscicki.

Des revendeurs partout

Pour les jeunes, le cannabis est une drogue très facile à trouver. À 17 ans, 9% des jeunes sont des fumeurs réguliers. C’est le cas de Jules, il avait 14 ans quand il a commencé. Les revendeurs sont dans la rue, dans les quartiers chics, dans les banlieues comme à Saint-Ouen. La police n’arrive pas à endiguer le trafic. Fumer du cannabis est interdit, mais que risque vraiment les consommateurs ?

Longtemps passible d’une peine de prison, ils risquent désormais une simple amende.

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Transaction pénale : de simples amendes pour les fumeurs de cannabis

Les policiers prendront cette décision sous le contrôle du parquet. Mais certains pensent qu’elle profitera aux trafiquants.

Des amendes pour désengorger les tribunaux et une autonomie plus grande laissée aux forces de sécurité. La loi du 15 juillet 2014 instaurait la transaction pénale à l’usage des policiers. Un décret datant du lendemain des manifestations policières, le 15 octobre, en fixe désormais l’application.

Il s’agit pour les policiers d’alléger les procédures et de pouvoir infliger des amendes sous contrôle du procureur et après homologation du juge pour des délits jugés mineurs. Les officiers de police judiciaire peuvent également consigner la somme en attendant l’accord du tribunal. En revanche, le décret prévoit que la transaction pénale ne peut s’imposer aux personnes gardées à vue ou sortant de garde à vue afin d’éviter le soupçon de pression.

Ces amendes concerneront des infractions encourant jusqu’à un an d’emprisonnement. Soit une bonne dizaine allant de la menace à la violation de domicile sans oublier les usurpations de domicile ou encore les loteries prohibées. À cela s’ajoutent d’autres infractions qui ne figurent pas dans le Code pénal comme l’occupation de halls d’immeubles (Code de la construction et de l’habitation) ou l’usage de stupéfiants (Code de la santé publique). Il appartiendra aux parquets de fixer les barèmes du montant des amendes et des seuils à partir desquels cessera cette procédure simplifiée pour reprendre le cours des poursuites judiciaires devant le tribunal correctionnel.

Les «petits vols» pourront aussi faire l’objet d’une amende

Si la mesure est vue d’un bon œil par les praticiens, certains d’entre eux soulignent le risque, notamment en matière de trafic et de détention de stupéfiants, que «l’amende ne devienne pour les trafiquants le loyer à payer pour occuper un territoire et exercer une activité délictueuse. Il ne faut pas non plus que cela limite les investigations qui permettent, à partir des usagers, de remonter les filières». En effet, aujourd’hui sur 56.600 dossiers de stupéfiants, 28.000 concernant l’usage de stupéfiants font l’objet de poursuites. Ces dernières sont essentiellement menées dans le cadre de remontées des filières.

Car comme le souligne Dominique Raimbourg, le député PS de Loire-Atlantique, qui a défendu le principe de la transaction pénale, «l’usage de stupéfiants est aujourd’hui très peu poursuivi en règle générale. La transaction pénale a le mérite de la rapidité, de l’allégement des procédures pour la police et la justice et celui du recouvrement des sommes».

Autre délit pouvant faire l’objet d’une transaction pénale, «les petits vols» dont la peine encourue va jusqu’à trois ans. Ces derniers – les vols de supermarchés – pourront faire l’objet d’une amende quand la valeur ne dépasse pas 300 euros. En revanche, sont exclues les infractions routières puisqu’elles ne figurent pas dans le Code pénal et qu’elles ne sont pas prévues dans le décret. «C’est un peu regrettable, note Véronique Léger, de l’Union syndicale des magistrats, dans la mesure où les délits routiers sont l’un des contentieux qui encombre le plus les tribunaux. L’homologation par le tribunal aurait pu être évitée également, mais nous n’avons pas été consultés.» Chaque année, le contentieux routier représente 250.000 poursuites.

Le cerveau en dit long sur nos addictions

Georges Tignon, président de l'Université citoyenne, et Daniel Moreau, directeur de l'Espace Mendès-France, ravis de collaborer pour faire connaître le fonctionnement du cerveau. - Georges Tignon, président de l'Université citoyenne, et Daniel Moreau, directeur de l'Espace Mendès-France, ravis de collaborer pour faire connaître le fonctionnement du cerveau.Georges Tignon, président de l’Université citoyenne, et Daniel Moreau, directeur de l’Espace Mendès-France, ravis de collaborer pour faire connaître le fonctionnement du cerveau.

A l’Ifsi, l’Université citoyenne propose au public de découvrir l’expo de l’Espace Mendès-France sur le cerveau et les addictions.

On n’est pas dans le domaine de la morale mais dans celui de la science. Comme l’université citoyenne, cette exposition est là pour informer, pas pour dire aux gens ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. Georges Tignon, président de l’Université citoyenne, présente ainsi l’exposition de l’Espace Mendès-France de Poitiers, installée jusqu’au 30 octobre dans le hall de l’école d’infirmières.

«  On ne s’en sort pas d’un coup de baguette magique  »

Suite de l’exposition « Le cerveau à tous les âges », l’année dernière à la Galerie 22 (NR du 5 octobre 2014), « Cerveau et addictions » explique les mécanismes qui nous rendent dépendants à une substance ou un comportement. Et rappelle que les addictions sont des pathologies. « Il est important de le savoir, on ne s’en sort pas d’un coup de baguette magique », note Georges Tignon. « On ne peut pas y arriver seulement avec de la volonté », complète Daniel Moreau, directeur de l’Espace Mendès-France. A cause notamment du « circuit de la récompense », qui nous pousse à reproduire les comportements qui engendrent des effets positifs : les drogues addictives agissent justement sur ce circuit. Mécanismes de l’addiction, action des drogues sur l’organisme, prévention : cette exposition très complète et accessible s’adresse non seulement aux futurs personnels soignants, mais aussi au grand public.
« En rencontrant des chefs d’établissements scolaires, POE, la Maison de l’emploi, etc., nous avons eu l’idée de former des gens pour animer l’exposition : 46 personnes ont participé », se félicite Georges Tignon. Autre nouveauté pour l’Université citoyenne : l’association a acheté l’exposition en modèle réduit, afin de la mettre à disposition.« Deux établissements ont déjà demandé à l’avoir. »

«  Petite perle du territoire  »

Ce nouveau partenariat entre Université citoyenne et Espace Mendès-France atteint l’un de ses objectifs : « rapprocher université et recherche », tout en informant le grand public. « Vous ne savez pas la chance que vous avez d’avoir cette Université citoyenne, a lancé Daniel Moreau lors de l’inauguration. C’est une petite perle dans votre territoire. »

« Cerveau et addictions » : exposition ouverte au public les mardis, mercredis et vendredis de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30. Entrée gratuite. Ouvert aux groupes sur rendez-vous : universite.citoyenne@sfr.fr
Conférence sur « Le circuit de la récompense » par Marcello Solinas, directeur de recherche CNRS, lundi 12 octobre, à 20 h 30 au Théâtre de Thouars.

Nantes: Le gâteau au cannabis envoie toute la famille aux urgences

Quatre membres d’une même famille ont été transportés au CHU de Nantes, après une intoxication alimentaire, samedi…

La petite fête a mal tourné. Ce samedi, alors que six membres d’une même famille célébraient un anniversaire, à Cordemais en Loire-Atlantique, le gâteau au milieu de la table était pour le moins spécial, rapportent Ouest-France et Presse Océan.

Il s’agissait d’un space cake, un gâteau au cannabis, que l’une des filles et son petit ami avaient apporté.

Mais la pâtisserie n’a pas plu à tout le monde. Vers 18h, les parents, d’une soixantaine d’années, ainsi que de jeunes gens de 25 et 30 ans ont été pris de violents maux de ventre et de malaises. Ils ont été transportés au CHU de Nantes pour intoxication alimentaire.

Les gendarmes ont ouvert une enquête après la saisie des restes du gâteau

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Hausse des intoxications au « crystal meth » selon Addiction Suisse

Addiction Suisse constate une diversification des drogues et des sources d’approvisionnement en Suisse. Celle-ci contribuerait à une légère hausse de la disponibilité et de l’usage de méthamphétamines.

Le phénomène demeure toutefois limité et « localisé essentiellement dans les régions où se situent les principaux lieux de distribution », précise jeudi Addiction Suisse. Les principaux canaux de distribution sont les salons de massage et commerces asiatiques.

Une analyse menée avec le concours de Fedpol et de l’Office fédéral de la santé publique révèle une hausse des cas d’intoxications dus à la métamphétamine sous sa forme cristalline, communément appelée « crystal meth ». Des sources d’approvisionnement alternatives, comme la frontière germano-tchèque, ont en outre émergé.

Moins de demande que pour l’ecstasy

Cependant, sur le marché des drogues, « il semble que la demande pour la méthamphétamine reste faible en comparaison avec d’autres stimulants illicites » tels l’ecstasy ou la cocaïne.

Il n’est pourtant pas exclu que des « vagues » limitées de consommation de cette drogue se développent autour des villes où la substance est revendue et consommée: Neuchâtel, Bienne, Zurich, Lucerne, Bâle et Berne.

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Cocaïne, alcool, cannabis, le cocktail qui a tué trois personnes à Esquelbecq

De la cocaïne, de l’alcool, du cannabis, consommés en grande quantité… L’Esquelbecquois à l’origine de l’accident qui a coûté la vie dimanche matin à deux femmes, et qui s’est lui-même tué au volant, blessant très grièvement deux autres personnes, roulait sous l’effet d’un cocktail désastreux.


Les premiers résultats de l’enquête démontrent que ce drame ne relève pas de la fatalité. Le conducteur de la 306 était sous l’emprise d’alcool et de drogue.

Dimanche matin à la sortie du village d’Esquelbecq, deux véhicules sont entrés en collision, suite à un violent choc frontal.

L’enquête sur ce dramatique accident qui a coûté la vie Dorothée Lauerière, une Lederzeeloise de 45 ans mère de cinq enfants, à Viviane Vangrevelynghe, une Audomarroise de 58 ans, elle aussi mère de famille, et à Maxime Vandenberghe, un Esquelbecquois de 29 ans, faisant du surcroît deux blessés graves, a livré ses premiers résultats. Ils sont accablants et ne relèvent en rien de la fatalité.

Les analyses toxicologiques concernant Maxime Vandenberghe ont révélé qu’il avait pris le volant après avoir consommé de la cocaïne, du cannabis et de l’alcool (1,73 gramme par litre de sang au moment du décès), en quantité importante.

Pour reprendre le langage imagé utilisé par la jeunesse, il conduisait « défoncé ». Les mots sont parfois brutaux. La réalité l’est encore plus.

Peu avant 10 h, l’Esquelbecquois accompagné de son passager roulait sur la départementale 17, en direction d’Esquelbecq. Un groupe de copains les précédait dans une autre voiture. Ils revenaient d’une nuit bien arrosée (lire plus bas). Les premières investigations semblent confirmer qu’à l’entrée du village, sortant d’une légère courbe, alors que les deux voitures se suivaient, Maxime Vandenberghe, au volant de sa Peugeot 306, a mordu sur la voie de circulation opposée, percutant de plein fouet l’Opel Corsa qui arrivait en face.

Les trois femmes qui se trouvaient à bord se rendaient à la brocante de Wormhout. La conductrice et sa passagère arrière sont mortes sur le coup. La passagère avant, Odette Sourdeval, 58 ans, orginaire de Lederzeele, se trouvait toujours entre la vie et la mort, ce mercredi, au centre hospitalier régional de Lille.

L’expertise en accidentologie tend à démontrer que l’Opel Corsa qui venait de quitter le village roulait à 70 km/h, soit 20 km/h en-dessous le la vitesse autorisée.

En l’état de l’enquête, la vitesse de la Peugeot 306 au moment du choc n’a pu être déterminée avec précision. Mais la violence du choc tend à démontrer que le véhicule roulait à vive allure. Le passager avant de Maxime Vandenberghe, un Wormhoutois de 18 ans, a d’ailleurs été très grièvement touché. Ses jours ne sont plus en danger.

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