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Le cannabis en forte hausse chez les ados

Tous les indicateurs sont au rouge. Après une décennie de baisse, la consommation de cannabis chez les adolescents de 17 ans est repartie nettement à la hausse. C’est ce que montrent les premiers chiffres issus des questionnaires anonymes remplis par plus de 22 000 jeunes lors des journées Défense et citoyenneté de mars 2014, publiés mardi 21 avril par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). De mauvais résultats qui s’accompagnent d’une hausse de l’usage régulier d’alcool et de tabac.

L’étude a été réalisée dans le cadre de l’enquête Escapad, menée régulièrement depuis 2000. Entre 2011 et 2014, l’OFDT observe « une recrudescence importante » de l’expérimentation de cannabis chez les adolescents de 17 ans : 47,8 % y ont goûté au moins une fois, contre 41,5 % trois ans plus tôt, soit près d’un jeune sur deux. Une hausse de plus de 6 points, mais un niveau en deçà, cependant, des 50,3 % observés en 2003. Depuis, il n’avait cessé de baisser.

En trois ans, la proportion de ceux qui ont expérimenté cette substance illicite est passée de 44 % à 49,8 % pour les garçons, et de 38,9 % à 45,8 % pour les filles. En 2000, les garçons étaient autant qu’en 2014 à l’avoir testée, mais les filles étaient « seulement » 40,9 %.

Le marché est mature : il y a des promotions, et des dealers préviennent de leurs arrivages par SMS

Bien plus que l’expérimentation, c’est le niveau de consommation qui interpelle. En trois ans, le pourcentage de jeunes de 17 ans déclarant avoir fumé un joint au moins une fois dans l’année est passé de 34,6 % à 38,2 %, et celui de ceux qui l’ont fait dans le mois de 22,4 % à 25,5 % (soit plus d’un jeune sur quatre). Près d’un sur dix (9,2 %) dit consommer du « shit » au moins dix fois par mois, contre 6,5 % en 2011. Sur ce point aussi, le chiffre de 2014 met fin à la baisse observée depuis 2003. Enfin, l’usage quotidien évolue de 3 % à 4 %.

La note de l’OFDT insiste en outre sur le fait, important, que parmi les jeunes ayant fumé du « shit » dans l’année 25,7 % des garçons et 17,3 % des filles présentent un risque élevé d’usage dit problématique ou de dépendance. Soit 8 % de l’ensemble des adolescents de 17 ans, contre 5,3 % en 2011. On sait notamment que le cannabis induit des troubles de l’apprentissage et de la mémoire et qu’il peut précipiter la survenue de troubles psychiatriques. Etude après étude, les dangers d’un début de consommation précoce, qui accroît en outre le risque de dépendance, sont soulignés. Sans compter la qualité parfois médiocre des produits achetés.

« Anxiolytique »

Ces dernières années, d’autres enquêtes auprès des jeunes montraient plutôt une stabilisation de l’usage. Tous les regards vont donc se porter sur les futurs chiffres, pour savoir si la hausse redevient la tendance. Il faut dire qu’alors que le cannabis est de loin le produit illicite le plus consommé – 17 millions de Français l’ont expérimenté – ces mauvais chiffres s’inscrivent dans un ensemble inquiétant. Début avril, un baromètre de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé a montré que la consommation repart à la hausse chez les 18-64 ans. Après des années de forte augmentation, une stabilisation à un niveau élevé s’était opérée dans les années 2000. Ce n’est plus le cas : entre 2010 et 2014, l’usage dans l’année est passé de 8 % à 11 %, l’usage régulier de 2 % à 3 %.

Le cannabis « répond à des attentes assez variées », remarque François Beck, le directeur de l’OFDT : « Certains l’utilisent comme anxiolytique ou pour trouver le sommeil, d’autres dans un contexte festif. C’est un produit transversal : on le trouve sur l’ensemble du territoire et dans beaucoup de milieux socioculturels. » Pour comprendre les motivations spécifiques des jeunes, des études plus qualitatives ont été lancées, précise-t-il.

La hausse globale actuelle s’inscrit dans un contexte de net accroissement de l’offre, notamment de la culture locale. Ces dernières années, la France est devenue un pays non seulement de consommation de cannabis, mais aussi de production. En 2013, 140 000 pieds ont été saisis, contre 55 000 en 2010. Parallèlement, la vente de résine est demeurée très dynamique. Les économistes parlent d’un marché « mature », où l’offre s’est diversifiée, rendant le produit encore plus attractif. Il y a désormais des promotions, et les dealers n’hésitent plus à prévenir par SMS de leurs arrivages.

« Il faut que les parents et les médias déconstruisent l’image du cannabis et débanalisent son usage »

On peut trouver du cannabis sans problème, et partout en France. Selon une autre enquête de l’OFDT, 50 % des lycéens jugent que la substance est assez ou très facile d’accès, et seulement 15 % estiment qu’il leur serait impossible de s’en procurer. Sans compter que le produit est bon marché : pour 10 euros, un adolescent peut en acheter. L’augmentation des taux de tétrahydrocannabinol (THC) – le principe actif – contribue aussi à la plus grande attractivité du produit : en 2013, le taux de concentration moyen était de 17 % pour la résine, et 12,5 % pour l’herbe, selon l’Institut national de la police scientifique. Contre 7 % à 8 % dix ans plus tôt.

En 2013, le plan gouvernemental de lutte contre les addictions, sans toucher au volet répressif promu par la droite précédemment, avait rééquilibré le volet sanitaire en mettant l’accent sur une prévention plus efficace. Il avait pour objectif de repérer plus précocement les consommateurs, avant leur arrivée dans les services d’addictologie, et de renforcer les consultations de jeunes consommateurs, lieux d’accueil des ados et de leurs familles. Ces mesures commencent à entrer en application.

Cela suffira-t-il ? « Faire la morale aux jeunes, ça ne marche pas, estime Danièle Jourdain Ménninger, la présidente de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca). Il faut que les parents et les médias déconstruisent l’image du cannabis et débanalisent son usage. » Pour elle, « ces chiffres inquiétants sont le résultat d’une politique passée ». En 2014, date de récolte des données, cela faisait néanmoins déjà deux ans que la majorité avait changé.

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Salle d’injection encadrée : place au débat

L’ouverture possible d’une salle de consommation à moindre risque dans l’enceinte de l’hôpital civil de Strasbourg (DNA du 12 avril 2015) divise l’opinion et les élus. La question sera mise sur le tapis cet après-midi par Pascal Mangin (UMP), qui fustige la consommation encadrée de drogues à l’hôpital.

Certes, le principe de l’expérimentation d’une salle de consommation à moindre risque, communément appelée « salle de shoot », n’est pas inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal de cet après-midi. La question sera pourtant abordée par Pascal Mangin , élu de l’opposition, à l’occasion d’une interpellation.

Adopté mardi en première lecture, le projet de loi Santé de Marisol Touraine prévoit l’expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risque à Paris, Bordeaux et Strasbourg. Ces espaces médicalisés, mis en place dans une dizaine d’autres pays (la plus ancienne a été créée il y a trente ans en Suisse), sont destinés aux toxicomanes majeurs les plus précaires, qui se piquent dans de mauvaises conditions d’hygiène, souvent dans la rue ou des halls d’immeubles. L’expérience est prévue sur six ans.

Roselyne Bachelot y était favorable dès 2010

« S’il appartient au Parlement de se prononcer sur la légalité de cette démarche, Strasbourg doit-elle absolument se positionner comme la première ville à lancer une salle de shoot en France, plutôt que d’attendre quelques mois pour disposer d’un retour d’expérience ? », avertit Pascal Mangin, membre du groupe municipal « Strasbourg à vos côtés », que préside Fabienne Keller.

« Dès 2010, une expérimentation était préconisée par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), qui avait remis un rapport sur la réduction des risques des usagers de drogues à la ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot, a précisé le docteur Alexandre Feltz , adjoint au maire de Strasbourg en charge de la santé, jeudi au cours d’un point presse préparatoire au conseil municipal. Roselyne Bachelot s’était montrée favorable à une telle démarche. Aujourd’hui, il existe une soixantaine de salles de ce type en Europe. Mais pas en France… »

« Il ne s’agit évidemment pas d’inciter à la consommation, insiste Roland Ries. Mais on ne peut pas laisser à la dérive des personnes fondamentalement fragiles et malades de l’addiction. Même si elles sont hors la loi. » Le maire de Strasbourg les considère « comme des êtres exposés à un risque supplémentaire ». D’où la nécessité de « les secourir », car « c’est de la responsabilité d’un maire de s’intéresser à ses concitoyens qui ne peuvent pas s’en sortir ». D’autant que « la toxicomanie peut déboucher sur le VIH et les hépatites », ajoute-t-il.

Pour Roland Ries, l’objectif de « ces salles de consommation à moindre risque » – et « non pas salles de shoot », insiste-t-il – est « de les accompagner médicalement pour essayer de les faire sortir de la drogue ».

Dans le collimateur de l’opposition

« Cette sortie de la toxicomanie doit-elle nécessairement passer par l’autorisation de faire rentrer de la drogue dans l’enceinte de l’hôpital ?, rebondit Pascal Mangin. Et avec quelles garanties de résultats ? »

L’élu d’opposition demande si « accompagner la prise de substances relève réellement d’une thérapie efficace. En sachant que notre seul objectif commun à tous reste au final celui d’extraire les consommateurs de leur toxicomanie ».

Pascal Mangin revient aussi sur la localisation à l’hôpital civil de cette salle de consommation un peu particulière, puisque sa création avait été envisagée un temps dans le quartier gare. « Est-ce le fruit d’une démarche concertée, notamment avec le personnel médical et les acteurs des environs, ou s’agit-il simplement d’une solution de secours pour faire aboutir une implantation que vous saviez impossible à son emplacement initial ? »

Réponses cet après-midi.

le 21/4/2015, à partir de 15 h. Conseil municipal, salle des conseils, centre administratif, parc de l’Étoile. Débat à suivre sur dna.fr

Source

JT de France 2 le 19 Avril 2015 à 20H

Cette vidéo est lisible jusqu’au 25 Avril 2015

en cliquant sur la photo ci-dessous 

Le sujet commence à 8’40 »

JT France 2 le 19 04 2015.

Drame d’Aubin : le chauffard était sous l’emprise de cannabis

Le laboratoire de police scientifique de Toulouse a mis les bouchées doubles pour procéder à l’analyse de l’échantillon de sang prélevé sur le conducteur de l’Audi, qui a mortellement blessé un policier, vendredi après-midi, avenue du lycée à Aubin.

Si l’analyse n’a pas révélé de présence d’alcool, le chauffard mis en cause conduisait en revanche sous l’emprise de produits stupéfiants, du cannabis en l’occurrence.

Précisons que, comme l’a confirmé le procureur samedi matin, Jérémy M. avait déjà été condamné par le passé pour conduite sous l’emprise de produits stupéfiants.

Le chauffard doit être présenté ce dimanche au pôle criminel de Montpellier qui doit décider des chefs de mises en examen, le plus probable étant la violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec au moins deux circonstances aggravantes : l’utilisation d’une arme par destination (la voiture) et le fait que la victime soit policier.

SOURCE

Pétition contre les salles de shoot organisée par UNI

petition salles de shoot

cliquez sur NON

Dans la nuit du mardi 7 avril, l’Assemblée nationale a autorisé la création de salles de shoot en France. Dans ces lieux, la consommation de drogues sera autorisée, y compris les plus dangereuses. Si nous ne l’empêchons pas, cela va entraîner une banalisation de la drogue auprès des jeunes et aggraver le problème de la toxicomanie en France.

Pour faire adopter cette mesure, le gouvernement a osé la présenter comme une mesure de santé publique. C’est tout le contraire ! En effet, comme le souligne Joséphine Baxter, vice-présidente de la Fédération mondiale contre les drogues,« ces salles entretiennent la dépendance aux drogues au lieu d’aider les gens à s’en débarrasser ». Des études menées en Suisse démontrent que la consommation des toxicomanes augmente lorsqu’ils fréquentent des salles de shoot. La prévalence à l’héroïne est d’ailleurs devenue 3 fois supérieure en Suisse par rapport à la France.

Les salles de shoot sont de véritables pousse au crime. Yann, un ancien toxicomane, ayant, pendant une quinzaine d’année fréquenté ces lieux, témoigne que « dans une salle de shoot, on monte les doses, pour avoir un effet plus fort et parce qu’il y a un médecin à côté, alors on ne risque pas l’overdose ».

Au delà du problème de santé, les salles de shoot posent également de graves problèmes d’insécurité. Ces endroits créent ce que les spécialistes appellent un effet “pot de miel”, puisque les dealers se regroupent aux abords de ces salles pour vendre leur drogue, ce qui entraîne des nuisances et une hausse de l’insécurité pour les riverains. L’expérience suisse montre d’ailleurs que de nombreux toxicomanes n’attendent même pas d’entrer dans la salle de shoot et se droguent n’importe où,transformant ainsi l’ensemble du quartier en lieu de consommation sauvage.Zoé, ancienne toxicomane, raconte « un toxicomane veut consommer dès qu’il achète. Il préféra faire 10 mètres et se piquer dans les toilettes publiques plutôt que faire 200 mètres et devoir en plus en parler à un psy. »

Le Pr. Jean Costentin, membre de l’Académie de médecine et de l’Académie de Pharmacie, dénonce la création de véritable « squats de santé » dans lesquels les lois de la République ne seront plus appliquées. En effet, des consignes sont données à la police. On lui demande de fermer les yeux sur le trafic fait aux alentours des salles de shoot, pour ne pas importuner les toxicomanes. Le 7 avril dernier, une députée socialiste, Mme Dagoma, a même proposé que l’on crée uneimpunité pénale pour les personnes qui se drogueront à PROXIMITE des salles de shoot. Qui pense aux riverains et aux enfants qui vivront dans ces quartiers ? 

Dans quelques semaines, ce texte sera examiné par le Sénat. Nous pouvons donc encore nous mobiliser pour empêcher cela. D’ici là, nous devons montrer que les Français n’accepteront pas que l’on joue ainsi avec la santé des plus jeunes, et leur sécurité.

En quelques jours, notre pétition a recueilli 30 000 signataires, notre objectif est d’en récolter 100 000 avant l’examen du texte au Sénat. Pour cela, j’ai besoin de vous, n’hésitez pas à transférer ce message et cette pétition à vos amis. 

Nous n’avons que quelques jours pour mener ce combat important.

UNI, 34 rue Emile Landrin, 92100 Boulogne Billancourt. 

Salles de shoot : le « Oui » des députés

Voilà une quinzaine d’années que dure le débat des salles d’injection supervisée, autrement appelées salles de shoot. Alors que ce dispositif d’accompagnement des usagers de drogues est plébiscité chez nos voisins allemands, belges, espagnols, et suisses, la France vient tout juste de donner son feu vert. Adoptée ce mardi 7 avril à l’Assemblée nationale, l’expérimentation des « salles de consommation de drogue à moindre risque » (SCMR) est prévue pour 6 ans.

Par 50 voix pour et 24 contre, cet accompagnement spécifique », estime Jean-Pierre Couteron.

Un geste plus encadré

Concrètement, des seringues à usage unique, des compresses stérilisées et des conseils d’hygiène seront délivrés dans des salles aseptisées. La prise en charge individuelle sera effectuée par des professionnels des Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des Risques chez les Usagers de Drogue (CAARUD). Grâce à cette pluridisciplinarité, chacun des entrants pourra, s’il le souhaite, intégrer un parcours de soins pour apprendre à maîtriser, voire réduire, sa consommation de substances illicites.

Des points de désaccord

« Toutes ces mesures font leurs preuves à l’étranger », insiste Jean-Pierre Couteron. En France, une partie de l’opposition y voit un risque de banalisation des injections, notamment auprès du public jeune. « Il s’agit pourtant d’une problématique de santé publique ». En plus d’aider des patients souffrant d’addiction, « encadrer ce geste dans un lieu dédié épargne l’espace public de matériels souillés et de pratiques d’injections peu sécurisées ». C’est pourquoi la ministre de la Santé a insisté sur l’urgence « de prendre en compte des situations qui existent, qu’on les supporte ou pas, qu’on les voie ou pas ».

« Paris et Strasbourg sont à ce jour en première ligne pour l’ouverture des centres pilotes, mais aucune décision n’est encore arrêtée », précise Jean-Pierre Couteron. « Dans plusieurs villes de France, les professionnels des secteurs médicaux, paramédicaux et sociaux (addictologues, infirmiers, éducateurs spécialisés) sont d’ores et déjà formés à la prise en charge de la toxicomanie. Il faut désormais attendre l’aval de leur ville pour organiser à l’échelle locale l’ouverture et la gestion de ces locaux », conclut le président de la Fédération Addiction. La date d’ouverture des premiers centres n’a pas encore été définie.

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Article dans JIM sur ce sujet

Suisse : Plus de consommateurs de cannabis admis dans des centres

DÉPENDANCE : Les centres d’aide font face à une augmentation des personnes liées à cette drogue. Une population plus jeune que les autres, constate Addiction Suisse.

Le nombre de personnes prises en charge dans des centres d’aide en raison de leur consommation de cannabis est en forte hausse en Suisse. En 2013, elles représentaient 51% des admissions contre 6% en 1997. De nombreux jeunes sont concernés.

La majorité des demandes restent liées à l’abus d’alcool, indique le mercredi 8 avril Addiction Suisse. Mais depuis les années 1990, les admissions pour consommation de cannabis augmentent.

Les personnes venant pour un problème lié à cette drogue constituent de loin la population la plus jeune parmi les personnes, poursuit la fondation. Environ 60% d’entre elles ont moins de 20 ans.

Environ un tiers des personnes qui débutent une prise en charge affirment en consommer tous les jours. A l’autre extrémité, 20% consomment cette substance un jour par semaine ou moins et 24% rapportent ne pas en avoir consommé durant le mois précédant l’admission.

Contrairement à d’autres patients admis, ces personnes indiquent plus souvent qu’elles ont effectué leur demande suite à des mesures judiciaires ou administratives (47%) et moins en raison d’une initiative personnelle, de la famille ou des amis (30%).

«Un défi particulier pour les centres d’aide, mais qui peut aussi permettre le repérage précoce de problèmes émergents», juge Addiction Suisse.

Moins d’opioïdes

Les admissions pour des problèmes de dépendance aux opioïdes, surtout l’héroïne, sont elles en revanche en diminution.La statistique suisse menée dans les centres ambulatoires et résidentiels montre qu’elles représentaient 78% des admissions contre 24% en 2013.

Cette baisse résulte notamment «d’une baisse de nouveaux consommateurs et d’un élargissement de l’offre de prise en charge des traitements de substitution de longue durée», explique la fondation.

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Hausse de la consommation de cannabis, d’ecstasy et de cocaïne en France

L’usage de cannabis et de substances stimulantes, comme l’ecstasy et la cocaïne, est en hausse en France, selon les premiers résultats du baromètre Santé 2014 publiées vendredi soir par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

Le cannabis est toujours le produit illicite le plus consommé en France, expérimenté au moins une fois dans leur vie par quatre personnes sur 10 (42 %) chez les 18-64 ans en 2014, précisent les deux organismes.

Une personne sur dix en avait consommé dans l’année (11 % contre 8 % en 2010). Une hausse constatée dans toutes les tranches d’âge, mais surtout chez les femmes de 18 à 40 ans et les hommes de 18 à 55 ans. Mais « l’usage au cours de l’année atteint son niveau maximum chez les 18-25 ans« , précise le communiqué, avec 34 % des jeunes hommes et 23 % des jeunes femmes (29 % et 17 % en 2010).

Cette augmentation s’inscrit dans un contexte de « développement de l’offre », aussi bien d’herbe, notamment grâce à l’autoculture, que de résine, dont le taux de THC (substance active du produit) a fortement augmenté, analyse l’OFDT.

La consommation de substances stimulantes, notamment dans un contexte festif ou de travail, est également en hausse, notamment pour l’ecstasy, que ce soit en comprimés ou sous forme de poudre et de cristal (MDMA). 4,3 % des 18-64 ans l’ont déjà expérimenté.

L’usage dans l’année est passé de 0,3 % en 2010 à 0,9 % en 2014. Ce sont les 18-25 ans qui consomment le plus (3,8 %), trois fois plus que les 26-34 ans (1,3 %).

Concernant la cocaïne, 5,6 % des 18-64 ans l’avaient expérimentée au moins une fois au cours de leur vie en 2014. Ils étaient seulement 1,2 % en 1995.  Un peu plus de 1 % des 18-64 ans en a par ailleurs consommé dans l’année, contre 0,9 % en 2010. Une consommation plus importante chez les 18-25 ans (3,1%) et les 26-34 ans (2,2%), qui régresse ensuite nettement.

L’enquête fait également apparaître des expérimentations très inférieures pour l’héroïne, les champignons hallucinogènes ou le LSD . Au cours de l’année, les consommations de ces trois produits ne dépassent pas 0,2 % de la population.

Le Baromètre santé 2014, portant sur plus de 15.000 personnes de 15 à 75 ans interrogées entre décembre 2013 et mai 2014 est mené tous les 5 ans.

Source

 

Les salles de shoot à l’Assemblée Nationale

 

Entretien. Yannick Moreau est député (UMP) de la troisième circonscription de Vendée. Il est l’un des opposants majeurs au projet de loi Santé de Marisol Touraine. Il dénonce les dangers de la création de « salles de shoot » à titre expérimental.

VA. L’expérimentation des salles de shoot a été votée en commission le 18 mars, la bataille est-elle perdue ?

YM. Les seuls combats perdus d’avance sont ceux qu’on ne mène pas. Et le combat contre l’idéologie soixante-huitarde qui consiste à maintenir les toxicomanes dans l’enfer de la consommation et de l’addiction, nous allons le mener. Le seul moyen de soigner les malades dépendant de la drogue est de les accompagner et de les entourer sur le difficile chemin du sevrage et de l’abstinence. C’est une réalité médicale objective à l’opposé de la vision hygiéniste de la ministre de la santé. Marisol Touraine préfère gaspiller l’argent public (que l’Etat n’a plus) en cachant la misère de la toxicomanie dans des salles ouvertes 35 heures par semaine. Cela ne répond en rien à la détresse des toxicomanes et de leurs proches exposés au fléau de la drogue. La bataille législative ne fait que commencer. Nous serons là, déterminés et responsables, pour la mener jusqu’à la dernière seconde.

VA. Quels dangers représentent les salles de shoot? Combien de salles de shoot pourraient voir le jour prochainement ?

YM. Dans son projet de loi dit de « santé », Mme Touraine veut légaliser les salles de shoot, et les généraliser sur l’ensemble du territoire national, dans chacune des grandes villes de France, dans chacun de nos départements. Sous couvert d’une pseudo expérimentation allant jusqu’à six ans (!), le gouvernement s’apprête à légaliser la consommation de drogue dans des salles de non-droit et, finalement à banaliser inexorablement la drogue dans notre pays. C’est une faute contre notre jeunesse à laquelle on adresserait un message mortifère. C’est une faute contre les familles éprouvées par le fléau de la drogue. Là où elles attendent de l’Etat un message de fermeté et d’accompagnement au sevrage, elles reçoivent un message de laxisme et de fatalisme. C’est enfin une faute contre nos forces de l’ordre qui luttent chaque jour au péril de leur vie contre les réseaux criminels liés à la drogue.

VA. Vous avez récemment reçu le soutien de Nicolas Sarkozy sur ce sujet, est-ce un enjeu prioritaire pour l’UMP ?

YM. Nicolas Sarkozy et l’UMP sont mobilisés autour des 105 signataires de la résolution parlementaire contre les salles de shoot, que j‘ai initiée, pour combattre l’idéologie laxiste de Mme Touraine et du gouvernement. Nicolas Sarkozy et l’UMP font un choix très clair contre l’esclavage de la dépendance et pour la liberté et la dignité des victimes de la drogue. En les entretenant dans l’addiction, les salles de shoot n’offrent pas de réelles perspectives aux toxicomanes. Avec Nicolas Sarkozy et l’UMP, je veux combattre les tentatives répétées de déconstruction des repères fondamentaux de notre société. Nos compatriotes exigent de leurs dirigeants politiques de parler vrai et de défendre les valeurs fondamentales de notre pays. La vérité c’est que la drogue est un fléau, un enfer que la France doit combattre de toutes ses forces.

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