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Utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques : les juges sans indulgence pour un patient de Besançon

Besançon, le vendredi 12 juillet 2013 –

Souffrant de dermato-polymyosite, Mr D. L. consomme régulièrement du cannabis pour soulager ses douleurs et en cultive quelques pieds chez sa sœur à Belfort.

Les magistrats de la cour d’appel de Besançon pas plus que ceux du tribunal correctionnel de Belfort n’ont cependant accepté d’entendre les raisons du patient et l’ont condamné à 50 euros d’amende pour « usage et détention de stupéfiants ». « Il n’existe aucune certitude quant au bien de la consommation du cannabis sur sa maladie et sur l’impérieuse nécessité de fumer à des fins thérapeutiques », ont précisé les juges.

Illégales, les salles d’injection des toxicomanes ?

Editorial du 9 Juillet 2013

Nous nous attachons au CNPERT à démontrer, preuves à l’appui, que la création de ces salles ne répond à aucun objectif médical, n’apporte pas de solution humaine véritable et est un déni de santé publique.

Un de nos alliés, Monsieur Serge Lebigot, Président de Parents contre la drogue, attaque cette initiative sous un autre angle, celui de la loi. Il montre qu’une telle création est contraire à la législation en vigueur. C’est bien volontiers que nous lui ouvrons ces colonnes en reproduisant le message qu’il nous adresse :

 Nous avons déposé avec notre avocat : 

  1. Un recours administratif devant le Conseil d’Etat : Requête en annulation pour excès de pouvoir de la décision du Premier ministre en date du 5 février 2013 d’autoriser une « salle de shoot » à Paris.
  1. Une plainte auprès du Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Paris : Plainte contre X pouvant être notamment Monsieur le Premier ministre, Jean-Marc AYRAULT, et Madame le ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol TOURAINE.
  1. Une plainte auprès de la Cour de Justice de la République : Plainte contre X pouvant être notamment Monsieur le Premier ministre, Jean-Marc AYRAULT, et Madame le ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol TOURAINE.

Ces actions ne sont qu’un début, si le Maire de Paris fait passer lundi le vœu de début des travaux, nous déposerons un référé auprès du Conseil d’Etat pour les faire stopper. Nous ajouterons également sur les plaintes contre X le Nom du maire de Paris.

Nous le félicitons pour son courage et sa ténacité.

Nous souhaitons vivement que toutes les initiatives qui se font jour pour s’opposer à l’ouverture de ces salles puissent rapidement ne parler que d’une seule voix, elles n’en seront que plus efficaces.

Jean-Paul Tillement

Le cannabis, drame sanitaire et social (Le Rotarien)

Extrait de l’article de Jean Costentin dans « Le Rotarien »
La consommation de cannabis fait l’objet de débats, notamment quant à sa dépénalisation. Bien qu’interdit en France, le cannabis est largement consommé et touche une population de plus en plus jeune. Trop souvent banalisée, cette substance a des conséquences sur la santé des consommateurs cannabinophiles au plan physiologique et psychologique, mais aussi sur leur développement.

Parmi les méfait du cannabis figure la diminution des défenses immunitaires mobilisées dans la lutte contre les agresseurs microbiens. Ceci explique la plus grande incidence de pneumonies chez les fumeurs de cannabis. Les mécanismes immunitaires interviennent aussi dans la lutte contre les cancers. Leur défaillance facilitera le développement de certains cancers broncho-pulmonaires.
Le cannabis n’aime ni le cœur ni les vaisseaux. Des publications récentes soulignent sa responsabilité dans la survenue d’artérites des membres inférieurs chez des sujets jeunes, dans la survenue d’accidents vasculaires cérébraux, là encore chez des sujets jeunes, et dans le déclenchement d’infarctus du myocarde.
Le cannabis peut aussi s’attaquer aux attributs masculins; il réduit la sécrétion de testostérone,l’hormone mâle. Au long cours, cela a pour conséquence d’amoindrir les caractères masculins, de diminuer la libido, et de favoriser la diminution du nombre des spermatozoïdes dans le liquide séminal. Plusieurs études pointent la responsabilité du cannabis dans l’accroissement du nombre de cancers du testicule dans sa variété la plus agressive. Un tel accroissement s’est manifesté au cours des trente dernières années ; Le cannabis fait mauvais ménage avec la grossesse: 4 femmes sur 5 qui abordent une grossesse alors qu’elles fument tabac et cannabis sont incapables d’arrêter ces deux consommations. Leur grossesse s’en trouve abrégée; elles donnent naissance à des bébés de plus petit poids que ne laisse attendre cette prématurité. Chez ces bébés, le risque de mort subite inexpliquée est accru ; leur développement psychomoteur, suivi jusqu’à la dixième année, montre un retard significatif ; le risque de présenter un syndrome d’hyperactivité avec déficit de l’attention est augmenté ; enfin, à l’adolescence, leur risque de développer une addiction est plus important.

Beaucoup d’autres méfaits sont les conséquences de l’usage du cannabis.

Jean Costentin

Eminem : Retour sur son passé de drogué, il a frôlé la mort !

Dans le documentaire How to Make Money Selling Drugs (Comment se faire de l’argent en vendant de la drogue), Eminem revient sur son passé de drogué, son addiction aux médicaments et ses difficultés à réapprendre à vivre normalement sans la drogue.  

Avec ce témoignage, il espère aider ceux qui ont vécu ou vivent encore la même chose que lui.

Voir la vidéo en cliquant sur Eminem : Retour sur son passé de drogué, il a frôlé la mort ! par News de stars

Les adolescents français sont les plus grands consommateurs de drogue en Europe (Marie Claire)

La jeunesse toxicomane de France serait-elle une génération « perdue » et irrémédiablement vouée aux affres de l’addiction ? D’après le rapport 2013 de l’Observatoire européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT), les jeunes français figureraient parmi les plus « addicts » du continent européen. Les résultats de cette étude établissent que les adolescents français de 15-16 ans sont les plus grands consommateurs d’ecstasy, de cannabis, de cocaïne et d’amphétamines en Europe.

Premiers consommateurs du continent pour chaque drogue

Triste record pour les jeunes français âgés de 15 à 16 ans ! Ils seraient les plus toxicomanes d’Europe, selon le rapport 2013 de l’Observatoire européen des Drogues et des Toxicomanies.

Les jeunes Français, premiers fumeurs de cannabis en Europe Continuer à lire « Les adolescents français sont les plus grands consommateurs de drogue en Europe (Marie Claire) »

Shit : le bien nommé cannabis (Le Monde)

par Patrick Lemoine, qui est psychiatre, directeur médical international de la division psychiatrie du groupe Clinéa. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont «Le Mystère du nocebo» (Odile Jacob, 2011).

Depuis une bonne quarantaine d’années (soit presque deux générations), l’usage «récréatif »du cannabis ne cesse de croître régulièrement dans la population française,
avec des âges d’initiation de plus en plus précoces chez les adolescents et même les préadolescents. Parallèlement à ce phénomène, il existe un véritable lobbying, souvent inconscient, et très souvent de type bobo, et certains groupes de pression tendentà faire penser au grand public que le haschich pourrait avoir des vertus thérapeutiques et que, de toute manière, il est beaucoup moins dangereux que le tabac pour les poumons et les artères, ce que les adolescents ne manquent pas de gober.
Mais qu’en est-il exactement? Quels …. Lire la suite 

Le projet de salle d’injection de drogue inquiète les riverains (La Croix)

Lors d’une réunion publique mardi 11 juin au soir à la mairie du 10e arrondissement de Paris, les promoteurs de la salle de « consommation à moindre risque » pour les toxicomanes ont présenté leur projet.

De nombreux habitants du quartier ont évoqué un risque d’aggravation des problèmes d’insécurité.

Le projet, à visée expérimentale, doit en principe démarrer cet automne.

Le débat n’a pas encore commencé. Mais les esprits sont déjà à vif. « Votre question est stupide ! », lance une dame d’un âge respectable à une journaliste. « Si on est là, c’est pour défendre la valeur de nos biens immobiliers. Qui, demain, ira acheter un appartement juste à côté d’une salle de shoot ? » ajoute cette habitante sous le regard approbateur de ses voisins.

RÉDUCTION DES RISQUES

Il est 19 heures, mardi soir, à la mairie du 10e arrondissement de Paris. Et c’est dans un climat électrique que le maire socialiste, Rémi Féraud, ouvre une réunion de « concertation » sur la future salle de « consommation à moindre risque ». C’est en principe à l’automne que devrait ouvrir ce lieu expérimental géré par l’association Gaïa. Il vise à accueillir des toxicomanes pour leur permettre de faire un usage sécurisé de leur produit.

« Cette salle sera une nouvelle étape dans la réduction des risques », explique Thomas Dusouchet, pharmacien et coordinateur de l’association Gaïa qui mène déjà un programme d’échange de seringues près de la Gare du Nord. « C’est un quartier à forte consommation, avec de nombreux toxicomanes en situation de grande précarité et de désaffiliation sociale », explique-t-il

80 À 100 PERSONNES PAR JOUR

Ouverte 7 jours sur 7, la salle aura vocation à accueillir entre 80 et 100 personnes par jour.« Cela ne sera pas juste un espace de consommation, mais aussi un lieu pour aller vers le soin, vers les traitements de substitution et la réinsertion sociale », précise une autre responsable de Gaïa, Céline Debaulieu. « Et nous aurons une ligne téléphonique, en lien avec la police, pour soutenir les riverains en cas de difficultés ».

La parole est ensuite donnée à Martine Baudin, la directrice du Quai 9, une salle de consommation ouverte en 2001 à Genève. « Nous avons toujours travaillé avec le voisinage qui, au départ, avait des inquiétudes légitimes », explique-t-elle. « Le bilan est satisfaisant. Aujourd’hui, le Quai 9 n’est plus un sujet à Genève », renchérit Philippe Bertschy, un responsable policier local.

DES RIVERAINS HOSTILES

VIDEO : Echanges houleux sur la future salle de shoot à… par BFMTV

Autant de paroles qui se veulent rassurantes mais ne semblent guère porter dans une salle majoritairement hostile. Au micro, les habitants se succèdent dans une ambiance houleuse pour dire leurs craintes que la création d’un lieu dédié n’aggrave les problèmes d’insécurité.

« Depuis 2006-2007, on a assisté à une explosion de la consommation de drogues autour de la gare du Nord. Cette salle risque de créer un deuxième point de fixation des dealers », expose Hervé. « Le principal problème, ce ne sont pas les seringues qui traînent par terre, mais les drogués en manque d’argent qui agressent les personnes âgées », affirme Véronique.

Cette habitante s’exprime « au nom » de sa mère de 90 ans, « qui a été attaquée par un toxicomane », et de sa voisine « qui a eu le bras cassé ». Le maire est interpellé par une autre habitante. « Venez donc habiter dans notre quartier ! Il y a des appartements à vendre et les prix sont en train de chuter de manière monumentale ». Cette participante, Muriel, se fait aussi du souci pour son fils qui va bientôt entrer en sixième. « Je me demande si on devra l’envoyer au collège avec un garde du corps ! ».

DIMINUER LES NUISANCES

En face, l’équipe municipale a visiblement anticipé ces appréhensions. « Cette salle ne sera pas là pour apporter plus de problèmes aux riverains », assure Myriam El Khomri, l’adjointe en charge de la sécurité. « Aujourd’hui, on connaît la réalité du quartier : on retrouve des seringues sur la voie publique et dans les jardins. Et il y a des consommations qui se font au vu et su de tous », indique-t-elle.

Le projet vise aussi à diminuer toutes ces nuisances. Cette responsable assure qu’il a été prévu d’affecter, près de la salle, des policiers « connaissant bien les riverains, les commerçants et les habitants ». Même fermeté du côté de Nicolas Lerner, directeur adjoint du préfet de police de Paris.

« La lutte contre la consommation de stupéfiants et les trafics restera une priorité », assure-t-il en affichant deux autres objectifs : éviter toute « stagnation » de toxicomanes aux abords du lieu et prévenir un « effet-report », c’est à dire une convergence d’usagers de drogue de la région parisienne vers le 10e arrondissement.

DE NOMBREUSES INTERROGATIONS

Mais dans la salle, d’autres questions émergent déjà. « Si le projet est à visée sanitaire, pourquoi ne pas l’installer dans un hôpital ? », interrogent plusieurs habitants. D’autres dénoncent un « projet low cost » et dont le financement reste « encore très flou ».

Une femme s’interroge sur sa pertinence : « Vous voulez juste cacher la misère et la mettre entre quatre murs ». Peu avant 22 heures, le maire lève la séance au terme d’un débat de près de trois heures qui, au final, n’aura guère fait bouger les lignes.

PIERRE BIENVAULT  Source

Le cannabis est il aussi dangereux pour le coeur (Figaro 10/06/2013)

13 06 10 Article Costentin Figaro

 

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Drogue, alcool: des nouvelles mesures contre l’addiction

Dans un rapport remis le 7 juin à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) publié par « Le Parisien », une quinzaine d’experts réclament la mise en place de mesures radicales pour lutter contre la consommation excessive de drogue et d’alcool en France. Le rapport condamne également le manque de connaissance des dégâts causés par l’addiction.

Le rapport sur « les dommages liés aux addictions et les stratégies validées pour réduire ces dommages » remis à Danièle Jourdain-Menninger, présidente de la Mildt, pointe du doigt les dégâts de certaines drogues de synthèse dont la consommation progresse ou stagne au sein de la population.

Des « épidémies industrielles »

La consommation d’alcool, notamment chez les jeunes, inquiète également les professeurs de santé publique, addictologues, criminologues et psychiatres auteurs du rapport. « Aujourd’hui, ces « épidémies » industrielles dépassent largement les épidémies infectieuses », constatent-ils.

Afin de lutter efficacement contre les dégâts directs et collatéraux provoqués par la consommation d’alcool et de drogue, le groupe d’experts préconise un certain nombre de mesures radicales comme la hausse des taxes, la fin des publicités sur Internet et l’harmonisation des délits concernant la consommation de drogues licites et illicites.

Augmenter les taxes sur l’alcool et le tabac

Les auteurs du rapport souhaitent que les pouvoirs publics s’engagent à revoir à la hausse la fiscalité sur l’alcool, en unifiant les taxes sur la boisson. Ils partnt du constat que « pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la santé publique, les gouvernements épargnent systématiquement le vin. »

Dans la législation actuelle, la taxe sur le vin s’élève en effet à 3,55€ par hectolitre, contre 56€ pour les muscats et 600€ pour un whisky à 40°, rappelle Le Parisien.

Bientôt la fin des pubs sur internet ?

« Revenir à l’esprit de la loi Evin » : voilà l’objectif retenu par les auteurs du rapport qui préconisent l’interdiction de la publicité pour l’alcool sur la Toile, « sauf sur certains sites bien définis comme ceux des producteurs ou des marchands en ligne. » Promulguée en 1991, la loi Evin limite fortement la publicité pour les boissons alcoolisées. Mais un nouvel article, inséré en 2009 à la fin de la liste des supports autorisés, autorise désormais la publicité pour l’alcool sur Internet.

Une harmonisation des sanctions

Autre point important du rapport : l’harmonie des sanctions concernant les drogues licites et illicites. L’alcool ou le tabac, considérés comme des drogues licites, devraient ainsi être logés à la même enseigne que les drogues illicites et considérées comme des drogues addictives. « L’intérêt de ce rapprochement est que toute personne verbalisée serait automatiquement orientée vers un service d’addictologie », note Le Parisien.

Enfin, les auteurs du rapport insistent sur l’importance de l’implication forte du président de la République dans ce combat qui doit être « un chantier présidentiel », afin de lutter activement contre le poids des lobbys.

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